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#Ludovia13 : avant, pendant, après

Un petit article avant de reprendre les publications régulières de Cinéphiledoc.

Dès demain je serai, comme l’année dernière, à l’université d’été Ludovia, à Ax-les-Thermes. La thématique de cette année est : « Présence, attention et engagement en classe avec le numérique ».

J’ai fait mon premier Ludovia l’an dernier, j’avais publié à cette occasion un petit abécédaire qui faisait le compte-rendu de cette expérience. Cette année, pas d’abécédaire, mais un article en trois temps, comme l’indique le titre.

Dans « Avant », vous retrouverez mon petit programme personnel, les petits points de rendez-vous que je me suis fixée, les explorcamps et tables rondes auxquels je tenterai d’assister (et qui ne correspondent pas toujours à mon formulaire d’inscription, mais l’université étant assez détendue, je ne me fais pas trop de soucis…).

La rubrique me sert aussi d’aide-mémoire personnel, mais elle peut varier très vite, en fonction des derniers mails reçus ou au gré de mes caprices.

Si vous êtes dans les parages, je porterai le mardi et le mercredi des tee-shirt de geek assez reconnaissables, le jeudi quelque chose de plus classique…

Dans « Pendant », vous trouverez des mises à jours de cet article que j’essaierai de faire au fur et à mesure, même si je ne garantis rien.

Enfin, dans « Après », vous trouverez le vendredi ou le lundi suivant Ludovia, des productions, Storify, cogitations, ressentis, etc.

Avant

Mardi 23 août

  • 18h30-19h30 : Table-ronde « Présence, attention, engagement avec le numérique en classe ;  les politiques publiques, la réponse des industriels, des chercheurs et des enseignants est-elle à la hauteur de cette proposition ? » (je ne sais pas encore)
  • Je ne sais pas encore non plus si je vais aux présentations du soir…

Mercredi 24 août

Premières modifications, il est 16h30 le 22 mai. En raison d’une réunion sur les mêmes créneaux au collège d’Ax, je ne pourrai malheureusement pas assister aux 3 Explorcamps suivants, je rumine :

  • 10h45-11h15 : Explorcamp de Marie Soulié : « sur les traces d’Harry Potter, un EPI lettres-anglais qui intègre le numérique »
  • 11h15-11H45 : Explorcamp de Valérie Marcon et Olivier Pingal : « Les évolutions du service en ligne de l’IGN, Edugéo : nouvelle interface et nouveau cahier pédagogique »
  • 11h45-12h45 : Explorcamp ARTE : « Educ’ARTE, le nouveau service  innovant de la chaîne franco-allemande »

Par contre pour l’après-midi, c’est bon, je suis toujours là.

  • 14h-15h30 : Table ronde : MOBILITÉS & PRATIQUES PÉDAGOGIQUES « Quelles possibilités les EIM ouvrent sur le plan pédagogique »
  • 16h30-17h : Explorcamp « Des Fiches pratiques pour utiliser les EIM en classe »
  • 17h30-18h : Explorcamp « Les TraAM arts plastiques, un exemple : le geste digital ».

Jeudi 25 août

  • 9h-10h30 : Table ronde CODES & CULTURE NUMÉRIQUE « Être un citoyen numérique éclairé, les compétences du XXIe siècle ; un enjeu majeur » (je serai obligée de partir un peu avant la fin)
  • 10h45-11H15 : Explorcamp « Nouvelles pratiques pour informer, nouveaux usages pour s’informer… sur les productions académiques en documentation ».
  • 11h45-12h15 : Explorcamp « l’EMI dans les TraAMs »
  • 12h15-12h45 : Explorcamp : « Construction de l’identité citoyenne. S’engager dans la formation, c’est s’engager dans la cité. L’art de ne pas se faire avoir »

Et après, je tournerai sans doute un petit peu, je butinerai d’un Explorcamp à une table-ronde, en fonction de ce qui titille ma curiosité, et en attendant la navette pour reprendre l’avion…

Voilà en tout cas où vous risquez de me trouver durant ces trois jours si vous êtes vous aussi dans les parages 😉

Pendant

Mardi 24 août

Je suis arrivée à Ludovia vers 15h. Après la récupération du badge et du gobelet, voici le détail de cette premiere demi-journée, bien remplie.

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17h-18h : on commence par la détente, direction les thermes, maillot de bain et serviette, je me suis dit que j’allais sécher les discours d’ouverture et arriver directement pour la table ronde à 18h.

18h20 : j’arrive dans la salle de conférence déjà bien remplie… L’ouverture a pris du retard, je retrouve tous les discours que je voulais sécher, et enfin le début de la table ronde.

Petit plus : la présentation des ressources du portail Europeana (@Europeanaeu).

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20h : auberge espagnole du soir, plein de spécialités, c’est sympa et convivial, et le groupe de Edmus met l’ambiance !

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21h20 : présentation plus approfondie d’Europeana avant une soirée Pechakucha : présentations en 20 secondes X 20 diapos sur présence, attention et engagement. Les intervenants sont énergiques, bluffants et le format vraiment sympa.

Mon préféré, en amatrice de la procrastination : celui de Laurence Juin (@frompennylane) qui explique comment elle a failli rater son Pechakucha 🙂

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23h30 : retour aux Chalets d’Ax pour une bonne nuit de sommeil avant de reprendre en fanfare Ludovia dès demain !

Mercredi 24 août 

  • Matin

Comme prévu j’étais en réunion toute la matinée. J’étais au collège d’Ax et j’aurais bien aimé voir le CDI… Mais non.

J’ai donc suivi très aléatoirement les Explorcamps de la matinée. J’ai vu avec plaisir que l’Explorcamp de Marie Soulié sur l’EPI « Sur les traces d’Harry Potter » avait été relayé et que les contenus étaient disponibles sur son blog.

http://tablettes-coursdefrancais.eklablog.com/exemple-epi-lettres-anglais-a125259320

  • Après-midi

14h-15h30 : j’ai assisté avec 2 collègues profs-docs, Audrey Démonière et Marie Ghorayeb, à la table ronde « Quelles possibilités les EIM ouvrent sur le plan pédagogique ».

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Les participants à cette table ronde étaient aussi bien enseignants, DAN, IG ou cheffe de département de la DNE et se sont intéressés à la valeur ajoutée des Équipements Individuels Mobiles ou comment un outil individuel ouvre à un usage collectif et collaboratif.

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Les questions abordées étaient celles de la gestion de l’espace-temps du cours (classe inversée, aménagement de la classe, CDI) et de l’usage responsable et légal des EIM (questions juridiques et techniques, question de la formation des enseignants, plan numérique, cadre de références, BYOD).

Nous avons écouté le témoignage de Stephanie Woessner, enseignante de langues vivantes en Allemagne, sur la manière dont les EIM améliorent la communication entre élèves, puis celui de David Cohen, enseignant d’arts plastiques de l’académie de Nice, porteur d’un projet pédagogique sur l’utilisation des smartphones en classe (geste pictural, captation photographique et vidéo, QR-codes, gestion de l’espace classe…)

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16h30-17h : j’ai assisté à l’Explorcamp de Pascale Montrol-Amouroux sur les usages des équipements individuels mobiles et sur les fiches qui leur sont dédiées sur Eduscol.

17h-17h30 : j’ai assisté au début de l’Explorcamp de David Cohen sur son expérimentation smartphone (déjà esquissée en table ronde plus tôt dans l’après-midi), puis j’ai un peu attendu avec Marie Ghorayeb pour assister à l’Explorcamp sur les TraAM arts-plastiques avant de craquer sous le poids de la chaleur et de décider de retourner aux thermes.

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Une deuxième journée qui s’achève un peu plus tôt que la première, mais tout aussi intéressante et motivante professionnellement, même si demeure la frustration de ne jamais pouvoir tout voir.

Jeudi 25 août

9h-10h : j’ai assisté au début de la table ronde « Etre un citoyen numérique éclairé, les compétences du 21e siècle ; un enjeu majeur », à laquelle participaient 3 enseignants, un chef d’établissement et Richard Galin, chef de projet EMI à la DNE.

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Après avoir tenté de définir la citoyenneté numérique, les intervenants (dont le public) sont revenus sur les enjeux sociétaux, économiques et humains, sur les enjeux positifs et créatifs, et sur les compétences à développer.

Nicolas Le Luherne est revenu sur la crise de la citoyenneté chez les jeunes et sur la question du harcèlement.

Durant les échanges avec le public, sont revenus la nécessité de la formation à l’esprit critique, la transmission des savoirs et le rôle d’exemplarité des enseignants, ainsi que sur plusieurs projets, notamment avec des EPAD. Le chef d’établissement présent, Cédric Merchet, a évoqué l’exemple de son collège et a souligné le rôle du professeur documentaliste.

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10h45-11h15 : J’ai dû quitter cette table ronde avant la fin afin d’aller préparer mon Explorcamp « Nouvelles pratiques pour informer, nouveaux usages pour s’informer… Retour sur les productions académiques en documentation », durant lequel j’ai présenté les productions issues des TraAM documentation et le réseau des IAN documentation, épaulée par Anne Delannoy et Anita Messaoui, IAN de Toulouse et IAN de Montpellier.

Vous pouvez retrouver ma présentation sur Twitter ou, d’ici quelques heures, dans la rubrique « Après » ci-dessous.

Durant cette présentation, j’ai rencontré Claire Balas (@DocMPy), prof doc du collège d’Ax-les-Thermes, qui m’a proposé de venir visiter son CDI !

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11h45-12h30 : j’ai assisté à la présentation de Richard Galin « L’EMI dans les TraAM » puis j’ai essayé de capter quelques moments à la présentation de Nicolas Le Luherne et de Nadya Benyounes sur la formation du citoyen numérique, tout en continuant à tweeter.

https://prezi.com/m/mh-fznrmz-li/construction-de-lidentite-citoyenne/

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14h : j’ai assisté à la prestation endiablée des EdMus qui reprenaient « Happy »…

14h30 : j’ai visité le CDI du collège d’Ax-les-Thermes, où exerce Claire Balas, avec Audrey Démonière et Marie Ghorayeb. Le CDI a fait l’objet de travaux pendant les vacances, c’est donc un CDI avant réaménagement que nous avons visité. Je souhaite donc plein de courage à Claire pour ses premières semaines de reprise et la remercie encore de son accueil très sympa !

16h : j’ai repris la navette pour l’aéroport, d’où je fais les dernières mises à jour de cet article.

Après

Voici le lien de ma présentation à l’explorcamp du 25/08/2016 :

http://www.genial.ly/5790e207b69aa2004cda7411/presentation-ludovia

Et voici le Storify « Cinephiledoc à Ludovia » reprenant l’ensemble de mes tweets et retweets :

https://storify.com/JFiliol/cinephiledoc-a-ludovia13

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Janvier 2016 : séances et animations du CDI

Je profite de ce premier article de 2016 pour vous souhaiter à tous, lecteurs occasionnels ou réguliers, cinéphiles, profs docs ou les deux, une excellente année.

Rumeurs, déformation de l’information et cinéma

En guise de préambule à ce nouveau mois d’activités, je ne peux pas m’empêcher de partager une vidéo, que ceux qui me suivent sur Twitter ont peut-être vu passer. Il s’agit d’une vidéo publiée par l’émission Blow Up d’Arte, dont je guette chaque nouvelle publication, tant le contenu est riche et agréable, et tant le ton est passionnément cinéphile.

J’ai trouvé cette vidéo captivante et n’ai pas pu m’empêcher d’en saisir les possibilités d’utilisation avec des élèves, pour les former à la circulation, la manipulation et la déformation de l’information, et à la rumeur.

Avant de passer au compte-rendu des séances, expositions, projets et réunions de ce mois de janvier 2016, je consacrerai une partie de cet article à un focus sur un sujet sur lequel j’ai particulièrement réfléchi ces derniers temps, et si l’occasion se présente à nouveau, je ferai peut-être à l’avenir des focus sur d’autres sujets…

Présenter le CDI : pourquoi, comment, quand, à qui ?

En décembre dernier, j’ai, en discutant avec des amis hors éducation nationale, ressenti le besoin de réfléchir à cette question : pourquoi présenter le CDI, comment, quand et à qui ? Si présenter le CDI semble une évidence, on ne le fait pas toujours sous la même forme ni pour les mêmes objectifs. Je ne voudrais pas donner l’impression d’enfoncer des portes ouvertes, juste partager une nécessité qui s’est rappelée à moi  : celle de faire connaître ou reconnaître mes activités auprès des élèves et de mes collègues. Vous verrez donc dans ce focus des choses que je faisais déjà, mais aussi de nouvelles publications issues de ces réflexions.

  • la plaquette de présentation

Plaquette Présentation CDI(1)

Un classique de début d’année. Le but : présenter de manière synthétique l’ensemble des activités et des conditions d’accès au CDI. Selon moi, elle doit être suffisamment claire pour être lisible par tous, aussi bien élèves et parents, que professeurs. J’avais il y a deux ans un petit fascicule recto-verso en trois plis, j’ai désormais une seule feuille, format A4 que je glisse dans tous les dossiers des futurs élèves de 6e et que je place à l’entrée du CDI.

  • la rubrique « Informations pratiques » du portail e-sidoc

Elle permet de revenir sur l’essentiel concernant le CDI, et ce en quelques pages, pour les élèves, les parents et les membres de l’équipe éducative : missions du CDI, horaires et personnel, règles de vie, conditions de prêt, lieu et équipements.

http://0910716j.esidoc.fr/rubrique/view/id/30

  • la page CDI du site internet d’établissement

Outre les actualités, elle permet de résumer de manière concise les horaires et les ressources proposées par le CDI et accessibles en ligne : http://clgmermoz-savigny.fr/index.php/2015/12/10/cdi-du-college/

Pour les élèves

  • le jeu de l’oie du CDI

Ma meilleure arme depuis trois ans pour présenter aux élèves de CM2 les différentes activités du CDI et les moments où l’on peut ou non y venir. Évidemment, cela reste à destination des élèves (les autres niveaux qui retrouvent le jeu en fin d’année durant la journée portes-ouvertes en sont cependant très contents). Sa forme est cependant amenée à évoluer, certains ateliers ayant été remplacés par d’autres…

JEU DE L’OIE DU CDI blog

règles du jeu du CDI blog

  • le quiz en ligne « Qu’est-ce que le CDI ? »

Une nouveauté de cette année pour la liaison CM2-6e, afin de compléter la découverte du CDI pour les élèves de CM2, par une activité en lien avec le numérique. Une manière ludique de revenir sur ce qui a été vu durant la séance.

LearningApps.org/watch?v=pv49bfjsj15

  • la vidéo « Qu’est-ce que le CDI ? »

Également une nouveauté de cette année, cette fois-ci pour les 6e : une capsule vidéo destinée à présenter en fin de première séance d’initiation à la recherche : le CDI, ses activités et les missions du professeur documentaliste.

  • l’interview

Réalisée en décembre par les élèves de découverte professionnelle 3h, elle m’a permis de présenter de manière simple et concise les missions et les conditions de travail du professeur documentaliste, sous une forme accessible.

Pour l’équipe éducative

  • le CDI c’est / ce n’est pas

Voici un document que j’ai réalisé début janvier, après avoir discuté avec une amie hors EN des représentations que les élèves et les professeurs ont parfois du CDI. Si je l’ai destiné à l’origine aux enseignants, je pense qu’on peut tout à fait l’utiliser avec des élèves (en l’adaptant bien sûr) pour se confronter à leurs représentations et tenter de les infirmer ou de les confirmer…

Le CDI c'est et ce n'est pas(1)

https://magic.piktochart.com/output/10318534-le-cdi-cest-et-ce-nest-pas

  • projets du CDI, bilan pluri-annuel

L’autre document que j’ai fait début janvier, c’est une infographie qui me permet de voir en un seul coup d’œil ce que j’ai fait en près de quatre ans au collège : les projets qui ont fonctionné, ceux qui n’ont pas marché, ceux qui se sont arrêtés. Je voulais également dans ce document donner un aperçu plus général de mes activités et une vision d’ensemble de mon métier.

Projets et durée de vie

https://magic.piktochart.com/output/10319138-projets-et-duree-de-vie

Pour tous (officiellement)

Terminons par un autre grand classique : le bilan d’activités. Présenté en fin d’année (juin) ou en début de l’année suivante, officiellement à destination de tous (membres du conseil d’administration, ensemble de la communauté éducative), même si l’on se doute que les élèves n’iront pas pinailler sur les statistiques, j’en donne ci-dessous sa formule « light » sous forme d’infographie

BILAN ACTIVITES CDI(1)

https://magic.piktochart.com/output/6455443-bilan-activites-cdi

Voilà pour ce petit focus sur « présenter le CDI et / ou le prof doc », j’espère qu’il vous aura été aussi utile qu’à moi. Passons maintenant aux activités du CDI pour le mois de janvier.

Séances

Peu de nouveautés pour ce mois de janvier (je les garde pour février-mars). Voici les quelques séances que j’ai faites en collaboration avec mes collègues de discipline ou avec les professeurs des écoles :

  • 2h de préparation à l’oral pour le projet énergies, pendant lesquelles les élèves de 3ème doivent construire leur argumentation sur l’énergie qu’ils ont choisie (la forme de cette séance étant loin de me satisfaire, il faut que je discute de son évolution avec mes collègues de français, pour l’an prochain…). En tout donc 6h de séance ;
  • 2h de débat final sur ce projet énergies, durant lesquels je récupère la sitographie des élèves, quand elle existe (ce qui n’est pas toujours le cas, malgré consignes et rappels) : à nouveau 6h de séance.

Voici un exemple de sitographie que j’ai réussi à récupérer : sitographie

  • 1h de liaison CM2-6e avec une classe de la seconde école du secteur, avec toujours les 5 ateliers présentés dans de précédents articles.

Bien-sûr, c’est relativement peu de séances pour un mois entier, mais durant ce mois de janvier, j’ai également été bien occupée, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du CDI…

Réaménagement

Cela a constitué mon gros chantier de début 2016 : j’ai bougé pas mal d’étagères et j’ai modifié les cotes de deux rayons entiers. Pour résumer, j’ai maintenant pour les documentaires :

  • un rayon pour les dictionnaires et encyclopédies, dont j’ai retiré les plus anciens
  • un rayon entier en plus pour généralités (000) et philosophie (100)
  • un rayon 200 (religions) 300 (société) 400 (langues) du coup plus aéré
  • un rayon 500-600 (sciences et techniques), un rayon 600-700 (techniques et arts – généralités jusqu’à architecture), un rayon avec la fin des 700 (de la peinture aux sports) ;
  • un rayon 800 (littérature) -910 (géographie)
  • un rayon 900 (histoire)

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J’ai également deux étagères en plus pour les romans, une étagère en plus pour les contes, une en plus pour la science-fiction, une en plus pour les romans policiers, et une en plus pour le théâtre.

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Dans la foulée, j’ai recoté les policiers, qui sont passés de P à RP, et les poésies, qui étaient cotées PO ou POT et sont devenues simplement P. C’est plus clair pour les élèves et cela évite la confusion entre policiers et poésies.

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Expositions, animations, ateliers et concours

Pour ce mois de janvier, la grande expo mise en place était consacrée aux « Grandes bestioles, petites bestioles, de l’infiniment grand à l’infiniment petit ». Voici les deux affiches proposées à cette occasion :

Expo Grandes bestiolesExpo Petites bestioles

Et voilà ce que l’exposition donnait, toujours accompagnée de ses QR-codes (vidéos de C’est pas sorcier sur les dinosaures, les mammifères et les insectes).

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La mini-expo que j’ai fait durer quasiment tout le mois de janvier, après celle consacrée à Star Wars, fait figure de rituel depuis mon arrivée au collège : il s’agit de l’exposition consacrée à la journée de l’amitié franco-allemande :

Photo 07-01-2016 14 16 41

J’ai montré à mon collègue d’allemand, plutôt enthousiaste, les QR-codes qui renvoyaient à l’hymne national allemand, à l’Ode à la joie et à une exposition virtuelle sur Anne Frank.

Mon collègue organise comme chaque année à cette occasion un petit concours de textes et de dessins sur l’amitié franco-allemande.

Pour les fans, j’ai laissé un petit bout de l’expo Star Wars sur mon bureau, avec une sélection de magazines…

Photo 07-01-2016 14 16 57

Un collègue surveillant a voulu organiser un concours d’histoires dont les meilleures auraient été récompensées en étant mises en dessins… Malgré une superbe affiche et du démarchage auprès des collègues et des élèves, il n’a pas eu le succès escompté.

Photo 26-01-2016 08 19 05

Quant à moi, j’ai toujours quelques élèves membres de l’atelier Twitter, qui tweetent dès qu’ils le souhaitent, et je compte remettre en marche d’ici quelques temps l’atelier cinéma… Les ateliers coloriages et jeux ont toujours le plus de succès.

Réunions, formations, communications professionnelles

Voici les réunions, formations, rendez-vous d’ordre professionnel auxquels j’ai assisté ce mois-ci :

  • 7 janvier : inscription à la semaine de la presse et des médias à l’école
  • 11 janvier : formation de formateurs
  • 18 janvier : rendez-vous avec un représentant de la bibliothèque pour l’école afin de commander des nouveautés pour le CDI ; le soir, réunion pour le contrat d’objectifs du réseau
  • semaine du 18 au 22 janvier : contacts téléphoniques pour organiser la venue de deux classes de sixième à la médiathèque Malraux, prévu au mois de février

Pour finir avec ce copieux mois de janvier, deux petites choses.

Suite au billet de Petite Noisette sur son blog, je me suis rendue compte que je n’avais pas mis en ligne le corrigé de ma séance de recherche sur internet pour les sixièmes. C’est désormais chose faite et le document est disponible juste ici.

Enfin, mes micro-ateliers à destination de l’équipe éducative n’ayant pas rencontré le succès escompté, j’ai décidé de produire des petites vidéos thématiques et de les mettre à disposition par mail et / ou via cette petite infographie (encore une) en ligne, qui s’enrichira progressivement de liens cliquables :

Boite à outils du CDI

La version en ligne est disponible à cette adresse : https://magic.piktochart.com/output/10741612-boite-a-outils-du-cdi

Voici d’ores et déjà, et en guise de conclusion, les trois premières vidéos,

  • La première, « Réaliser une infographie», à laquelle j’ajouterai un petit fond sonore dès que j’aurai le temps…
  • La deuxième, « Faire une veille disciplinaire»
  • La troisième, « Créer un mur de ressources»

Bon début d’année à tous !

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Mars 2015 : séances et animations du CDI

J’ai décidé de publier cet article un peu plus tôt que prévu, car le mois de mars a été particulièrement intense et fructueux en expositions, cogitations et projets divers et variés. Il y aura un donc un aperçu précoce des activités du mois de mars, et en avril, un article qui rendra compte de certaines activités amorcées en mars et poursuivies en avril.

Organiser autrement l’information en vue de la Semaine de la presse

Au début du mois de mars, j’ai principalement réfléchi, comme beaucoup de professeurs documentalistes, à l’organisation de la semaine de la presse. Malgré le changement de thématique annoncé en février, je restais tiraillée entre l’ancienne thématique : « Une info, des supports » et la nouvelle : « La liberté d’expression, ça s’apprend ».

Généralement, durant cette semaine, je ne parviens jamais à organiser des séances avec mes collègues, qui courent tous après leur programme, et c’est pour cette raison que je la fais durer environ deux semaines de plus, généralement, afin de voir si je peux faire venir des classes au CDI.

La préparation de cette semaine de la presse s’est faite dans une période de réflexion sur les jeux sérieux, et où j’ai tenté de me perfectionner dans la réalisation d’infographies (ce qui n’était pas si éloigné des formations que j’avais suivies en janvier dernier, sur le jeu en classe et la démarche heuristique).

Durant cette période j’ai été soutenue, conseillée et motivée par une collègue et amie avec laquelle j’ai passé des journées à travailler, Sandrine Duquenne, professeure documentaliste exerçant comme moi dans l’académie de Versailles. Nous avons réalisé conjointement deux infographies en vue de la semaine de la presse, la première sur la liberté de la presse :

Liberté de la presseLa seconde sur l’identité numérique :

Identité numérique

Dans la foulée, j’ai réalisé, de mon côté, un jeu à destination de mes élèves de collège, « Et si tu te Googlais ? » afin de les sensibiliser à la bonne gestion de leur identité numérique :

Et si tu te googlais _2

 

Proposer une autre manière de veiller et d’informer

À la suite de ces réflexions sur la présentation de l’information aux élèves, nous avons réfléchi, Sandrine et moi, à une meilleure façon de diffuser l’information auprès des collègues et du personnel de l’établissement.

Depuis 3 ans je propose à mes collègues deux bulletins d’information : le Buzz de Mermoz, hebdomadaire, et le Fil Culture, mensuel. Le premier proposait le planning de la semaine ainsi qu’une veille en éducation et culture. Le second recensait des manifestations culturelles locales, départementales et régionales, mais je n’avais pas toujours le temps de le publier.

J’ai donc décidé de fusionner les deux et de reprendre le Buzz de Mermoz sous forme d’infographie, ce qui donne, pour un numéro normal, ceci :

Buzz de Mermoz

J’ai également sorti deux numéros spéciaux, le premier, inaugural, sur le printemps des poètes (ce qui m’a permis de faire venir deux classes au CDI, j’y reviendrai plus loin) :

Buzz de Mermoz Spécial poésie

Le second sur la semaine de la presse, qui m’a permis de proposer des ressources et d’annoncer les différentes expositions mises en place au CDI, durant cette semaine-là :

Buzz de Mermoz Spécial SPME

(Je précise que WordPress n’accepte ni le iframe, ni le java, et c’est la raison pour laquelle vous n’avez les infographies qu’en format image,  je n’ai pas pu intégrer directement le code html fourni par Piktochart)

Expositions au CDI

  • Semaine de la presse et des médias à l’école

Pour cette semaine de la presse,  j’ai mis en exposition : les journaux et magazines reçus ainsi que le dernier numéro publié par l’atelier journal (Mermoz news n°3 2015), des documentaires sur les médias, l’information et Internet, les deux infographies, et le jeu « Et si tu te Googlais ? ». Voilà ce que ça donne :

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  • Éclipse du 20 mars 2015

Malgré un ciel nuageux, les mesures de sécurité étant des plus sévères (stores baissés pendant toute la matinée, élèves « mis à l’ombre » pendant la récréation), j’ai décidé de miser sur la curiosité frustrée des élèves, d’autant plus curieux qu’on leur interdisait de voir quelque chose – esprit de contradiction, quand tu nous tiens !

J’ai donc mis en place une micro exposition d’astronomie (voir ci-dessous) et j’ai fait tourner la vidéo du direct de l’éclipse sur tous les ordinateurs disponibles au CDI, de 9h20 à 11h35.

Au lieu d’avoir un CDI déserté par des élèves mis à l’ombre, j’ai donc accueilli pendant la récréation, avec l’aide d’une surveillante, une cinquantaine de gamins fascinés par quelque chose d’aussi éloigné d’un film d’action qu’un éclair au chocolat peut l’être d’un chou de Bruxelles…

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  • Printemps des poètes 2015

J’avais très envie d’organiser quelque chose mais je ne disposais que de relativement peu de temps pour mettre en place une exposition digne de ce nom. J’ai tout de même réussi, avec patience et mon manque de talent naturel pour les travaux manuels, à fabriquer un « arbre à poèmes », tous plus ou moins reliés à la thématique de cette année, l’insurrection poétique, et à proposer en-dessous de cet arbre, une boite à découvertes dédiée exclusivement à la poésie :

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 Séances, acquisitions et autres événements

  • Séances poésie avec une classe de 5e

Grâce au nouveau Buzz, j’ai réussi à faire venir un collègue de français au CDI avec ses élèves de 5e. À partir d’une liste de mots choisis par les élèves et inspirés des cinq sens, et d’une liste de mots imposés, les élèves ont eu d’abord 2h pour écrire un poème, le lire, le mettre en page et l’illustrer. Cependant, au bout des deux heures, nous nous sommes rendus compte que le temps imparti était beaucoup trop court. Le collègue est donc revenu le lendemain, où j’ai pu afficher une dizaine de poèmes. J’en ai par la suite affiché quatre de plus, mais il en manque encore. Voici les poèmes exposés au CDI :

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Je cite deux exemples de poèmes, l’un de Tony « La magnificence de la caresse » (il voulait absolument parler de magnificence, allez savoir pourquoi) :

Quand tu me caresses au printemps / J’ai envie de me jeter du haut / De la Tour Eiffel / Le mystère du chant des étoiles qui / N’est pas ordinaire. Je suis une / Étoile de la lune comme un / Nuage dans le ciel.

l’autre de Harine « Le chant du printemps » :

Le chant du printemps / À côté de la Tour Eiffel / Dans le ciel blanc / Avec des étoiles brillantes comme / Des chandelles / Accompagné par les nuages / Et la lune qui brille / L’ordinaire est bien sucré / Avec la caresse mystérieuse.

Saurez-vous retrouver les mots imposés ?

  • Séances poésie avec les élèves de UPE2A

Le même collègue est le professeur référent des élèves de UPE2A (unité pédagogique pour les élèves allophones arrivants). Nous devions reprendre le projet de l’an dernier qui consistait à faire venir ces élèves une fois par semaine au CDI. Les effectifs et les élèves concernés changeant sans cesse, il a été très difficile de s’organiser cette année. Le printemps des poètes a été l’occasion de faire revenir le groupe au CDI. Pendant une heure les élèves ont récité des poèmes dans leur langue maternelle, puis lu des poèmes en français.

Nous poursuivons ce projet dans les semaines qui viennent. La semaine suivante, nous avons échangé avec les élèves sur un film saoudien, Wadjda, qu’ils étaient allés voir dans le cadre du dispositif « Collège au cinéma ».

  • Opération « Petit déjeuner au collège » avec les élèves de 5e

Il s’agit d’un projet que nous avons repris des années précédentes avec une collègue de SVT et l’infirmière. Les élèves doivent produire des panneaux d’exposition sur des sujets liés au petit-déjeuner, à l’alimentation, et à l’hygiène alimentaire, pour les exposer le jour où toutes les classes de cinquième prennent le petit-déjeuner au collège. Le calendrier s’organise ainsi :

– deux heures de présentation du projet, choix des sujets de recherche (en trinôme), avec un travail sur le copier-coller et un autre travail, sur ordinateur, sur la citation des sources ;

– deux heures de recherche en autonomie, sur ordinateurs et sur ouvrages ;

– l’heure de petit-déjeuner avec l’ensemble des cinquièmes.

J’ai gardé, pour les premières séances, les mêmes documents que l’an dernier, à retrouver ici.

  • Acquisitions

En mars, j’ai particulièrement insisté, dans ma politique d’acquisition, sur le renouvellement du fond fiction : j’ai donc racheté un certain nombre de classiques de la littérature française et étrangère, en concertation avec mes collègues de français. Mais j’ai complété cette commande avec les suggestions des élèves, quelques bandes-dessinées et mangas, ainsi que trois albums sur des super-héros, qui ont beaucoup de succès.

  • Terry Pratchett (1948-2015)

Les amoureux de la littérature anglaise, de la littérature de fantasy, de l’humour, et de l’intelligence, n’auront pas pu passer à côté de cet événement inévitable mais insupportable, la disparition de Terry Pratchett, d’autant plus insupportable qu’elle a été quasiment passée sous silence, et que la fantasy demeure un genre méprisé malgré le génie de cet auteur, et de tant d’autres.

J’ai tout de même voulu faire découvrir aux élèves l’univers de cet auteur, je l’ai évoqué avec certains d’entre eux, et j’ai constaté à quel point Terry Pratchett manquait à mes rayonnages – à l’exclusion de trois ouvrages qui étaient déjà présents à mon arrivée, et du Fabuleux Maurice et ses rongeurs savants, qui faisait partie de mes premières acquisitions.

Le fabuleux Maurice

Acheter quelques romans de Terry Pratchett = participer à l’ouverture culturelle de l’établissement ? Pour moi, sans aucun doute !

Voilà pour les activités de ce mars précoce. À venir : la liaison CM2-6E (suite), des formations (suite et fin), l’opération petit-déjeuner (suite et fin) et des tablettes au CDI (enfin !).

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Novembre 2014 : séances et animations du CDI

Voici, un peu tardivement, un petit compte-rendu de mes activités professionnelles du mois de novembre, avec les habituelles séances et animations, mais aussi un petit point sur des lieux et des salons que j’ai visités ce mois-ci.

Séances

Le mois de novembre a été assez intense en ce qui concerne les séances pédagogiques que j’ai animées, mais comme il s’agit surtout de projets des années précédentes qui ont été repris, je ne vais pas m’étendre dessus.

  • J’ai fait 9 séances avec les élèves de troisième dans le cadre du projet « énergies » : 3 séances de présentation du projet en demi-groupe et 6 séances de méthodologie de la recherche (évaluation de l’information sur Internet), toujours en demi-groupe.

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Si j’ai conservé la même feuille de cours – mise en ligne sur l’ENT du collège, ainsi qu’une sélection de sites internet – j’ai modifié, comme chaque année, la fiche exercice, afin de la rendre plus claire aux élèves : Exercice méthodo de recherche projet énergies.

  • J’ai fait 6 séances avec les élèves de CM2 des deux écoles primaires du secteur. Ces séances sont les premières du projet de liaison CM2-6E, les 6 classes venant au CDI quatre fois dans l’année.

Pour cette première rencontre, j’ai repris les ateliers mis en place l’an passé, et détaillés dans un précédent article : le jeu de l’oie du CDI, associer le bon résumé et la bonne couverture de livre, le plan à remplir du CDI et la découverte des documentaires.

  • J’ai entrainé les élèves de Découverte professionnelle 3 heures à l’entretien téléphonique avec un professionnel dans le cadre de la préparation des « ambassadeurs des métiers », organisé par ces mêmes élèves et leurs professeurs référents.
  • J’ai préparé ma quatrième séance d’initiation à la recherche documentaire pour les élèves de sixième, réalisée en collaboration avec un collègue d’histoire géographie.

Animations

  • Expositions et décorations

Comme je l’avais annoncé dans mon article du mois d’octobre, j’ai mis en place une exposition autour du cinéma, et comme je suis dans une période de grande audace en matière de travaux manuels – ce qui n’est pas peu dire me concernant – j’ai fabriqué pour cette exposition des morceaux de pellicules avec des pages de mangas découpés et des marques-pages.

Le but pour les élèves, je l’ai également signalé, était d’associer le livre à son adaptation cinématographique (sur les marques-pages figurent les affiches des films). Les élèves empruntant ces livres étaient invités à prendre avec eux le marque-page correspondant.

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J’ai profité de cette humeur « déco » pour poursuivre le réaménagement et la décoration du coin lecture, déjà amorcée l’an passé.

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Il me tarde de montrer également la décoration de Noël / d’hiver du CDI, mais je ferai pour celle-ci un post séparé, car à mes yeux, elle n’est pas encore totalement terminée.

  • Animations

Avec ma collègue d’histoire, nous poursuivons notre atelier « films historiques », avec une légère hausse de fréquentation. Après l’antiquité et le Moyen âge, nous sommes passées à des films consacrés à l’Ancien régime et la Révolution.

J’ai donc proposé cette fiche aux élèves : Atelier films historiques ancien régime révolution

Une fois que mes séances avec les sixièmes seront passées, j’organiserai, pour les deux dernières semaines avant les vacances, des ateliers cinéma sur la pause méridienne, avec un programme de courts métrages.

Veille et déplacements professionnels

  • Visite de l’atelier CANOPÉ

Durant le mois de novembre, j’ai eu l’occasion de visiter l’atelier CANOPÉ à Chasseneuil du Poitou, visite que j’ai déjà mentionnée sur mon compte Twitter. L’atelier CANOPÉ est un lieu d’expérimentation  et d’espaces entièrement modulables. Chaque élément du mobilier est déplaçable et adaptable à chaque situation : réunion, travaux en groupe, consultation de vidéos, utilisation d’un tableau numérique interactif, expérimentation de jeux sérieux.

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  • Salon Éducatice à la Porte de Versailles

Le salon Éducatice s’est tenu à la Porte de Versailles du 26 au 28 novembre. Pour ma part, je m’y suis rendue le 26 toute la journée et le matin du 27 novembre. Il y avait un certain nombre d’exposants proposant des imprimantes 3D, des expérimentations de tablettes, de MOOC et de pédagogie inversée.

J’ai pu assister à deux conférences :

« Rendre les élèves acteurs de leurs apprentissages avec l’iPad » faisait le retour de deux expériences de classes équipées, l’une présentée par un chef d’établissement de collège privé sous contrat, l’autre par une enseignante de lettres qui a fait évoluer de manière globale son enseignement, depuis la préparation du cours via des capsules vidéos jusqu’à l’utilisation d’applications et d’avatars pour faire le bilan de ce cours.

« L’éducation prépare-t-elle les élèves au monde numérique ? » était une table-ronde de différents acteurs de l’éducation s’interrogeant sur la prise en compte par l’éducation de l’évolution des pratiques et des cultures.

  • Cartes heuristiques d’usages et de contenus

Durant le salon, j’ai pu voir une carte heuristique entièrement cliquable présentant les publications et les productions réalisées dans le cadre des Travaux académiques mutualisés (TraAM) :

http://applications.eduscol.education.fr/traam/traam_heuristique_2014.html

Photo 26-11-2014 10 17 16

J’ai retrouvé un autre exemple de ces cartes sur l’un des sites éduscol, consacré à la formation au numérique :

http://www.mindomo.com/fr/mindmap/se-former-au-numrique-3bef61c743cd41a1823cfff6d8290fde

  • Visibilité professionnelle

Outre ma page Facebook et mon compte Twitter, j’ai (enfin) créé un compte LinkedIn sur lequel vous pouvez désormais également me retrouver.

Voilà pour ces quelques activités professionnelles. Un petit article cinéphile, et je reviens très vite pour recoller au calendrier et présenter les activités du mois de décembre au CDI.

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Octobre 2014 : séances et animations du CDI

Un peu tardivement, voici un petit résumé des séances, animations et autres projets que j’ai menés et auxquels le CDI a participé durant le court mois d’octobre 2014.

Le point sur les séances

Peu de séances ont été engagées avant les vacances de la Toussaint, en dehors de celles qui sont réservées chaque semaine à une classe ou à un groupe d’élèves spécifique.

Les élèves d’UPE2A (élèves arrivant de l’étranger) ne sont venus qu’une fois au CDI pour la séance de présentation – alors qu’ils sont censés venir une fois par semaine – et cela principalement en raison des effectifs (plus d’une vingtaine d’élèves). La première séance portait sur la lecture visuelle de deux images : ville et campagne. Leur professeur référent m’a proposé depuis de les faire venir en demi-groupe par quinzaine.

Toutes les semaines, je réserve 2h aux élèves de découverte professionnelle. Dans un précédent article, j’avais déjà évoqué la création d’un compte Twitter @cdijeanmermoz91 dédié à la veille sur l’orientation. Nous avons à présent, avec les collègues chargées de cette option, lancé le blog « Mermoz destination DP3 » qui va proposer à l’ensemble des élèves de troisième (et du collège), des informations sur l’orientation, sur les lycées du secteur, et sur l’actualité de la DP3.

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La plupart des élèves ont déjà publié un premier article présentant les premières séances de l’année. Afin qu’ils aient également un modèle de rédaction pour la veille sur l’orientation, ainsi que des premières informations, j’ai également publié un article sur les prochains salons se tenant porte de Versailles.

Outre ces séances régulières, les seules séances que j’ai pu menées durant le mois d’octobre sont les séances d’IRD (initiation à la recherche documentaire) avec les sixièmes : j’ai repris la même séance 3  que l’an dernier sur la découverte des documentaires, à la différence que les séances se sont faites en classe entière, avec mon collègue d’histoire, et avec une dimension un peu plus ludique que l’an passé, sur le modèle du relais d’information.

Je fais une recherche documentaire COURS

Je fais une recherche documentaire

En gros, deux fois dans la séance, les élèves fonctionnent par équipe. Dans chaque équipe (à chaque table), on désigne un élève chargé d’aller chercher l’information, et de la transmettre à chaque personne de sa table avec exactitude. La première table à avoir reçu la bonne information  et à l’avoir communiquée sans erreur au reste de la classe gagne. Les élèves se prêtent assez bien au jeu, chaque équipe encourageant le participant désigné et cela crée une bonne dynamique de groupe.

Pour le mois de novembre, j’ai continué à préparer les séances de liaison CM2-6E, qui commencent aujourd’hui, sur le même modèle que l’an dernier, et les séances avec les 3e sur le projet « énergies », projet en collaboration avec les collègues de physique-chimie et français.

Voilà pour les séances.

Le point sur les animations

  • Expositions et concours

En ce qui concerne les expositions et concours, le concours autour de la fête de la science n’a malheureusement pas rencontré un succès foudroyant.

Nouveautés 09 2014

Nouveautés 10 2014

J’ai mis à disposition des élèves les nouveautés reçues – les dernières avant le mois de janvier – et je compte, d’ici la fin de la semaine, reprendre une exposition « cinéma » et adaptations cinématographiques que j’avais proposée lorsque j’étais en poste en lycée. Sur l’idée d’une collègue, il s’agissait de fabriquer des marques-pages avec les affiches de films et les associer avec les romans adaptés au cinéma.

  • Ateliers

Les ateliers jeux et coloriages rencontrent toujours le plus de succès, mais j’ai également une augmentation des inscrits à l’atelier journal, qui se tient désormais le lundi midi. Les élèves publient toujours sur le blog « Mermoz news« , mais j’ai aussi expérimenté Madmagz pour l’édition en ligne d’un premier numéro, accessible ici :

http://madmagz.com/fr/magazine/384848?utm_source=m3&utm_medium=email&utm_campaign=fuop#/page/1

Pour cet atelier, les élèves inscrits sont principalement des garçons – à l’exception d’une fille – sur le niveau 5e/4e, et souhaitant écrire surtout sur trois sujets : jeux vidéos et informatique, sports et cinéma.

Avec ma collègue d’histoire géographie, nous avons lancé avant les vacances l’atelier « films historiques », qui ne regroupent encore que peu d’élèves (mais cet atelier a lieu le lundi soir, quand se tient également un atelier théâtre et un atelier slam). Nous proposons à chaque fois aux élèves une petite plaquette de présentation sur la période historique concernée, antiquité avant les vacances, et moyen-âge après.

atelier films historiques

atelier films historiques2

Veille

Je tente actuellement d’intensifier ma veille professionnelle, toujours via mon compte Twitter et ma page Facebook.

2014-11-10_112840Vous pouvez retrouver :

  • sur le compte Twitter @JFiliol principalement les informations sur le numérique et l’éducation, retweets sur le numérique et sur les projets d’éducation aux médias et à l’information
  • sur la page Facebook Cinephiledoc les informations sur la culture et le cinéma

Bien entendu ces deux éléments se nourrissent l’un l’autre, et il n’est pas rare que vous trouviez des informations sur le cinéma sur le compte Twitter et, même dans une moindre mesure, des informations relatives au numérique et à l’éducation sur la page Facebook.

A bientôt sur le blog, sur Facebook ou sur Twitter ! Et allez voir Interstellar !

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Cycle Truffaut. Chapitre 4 : évoquer l’oeuvre

Après les ouvrages de référence consacrés à la vie de Truffaut – bien que la frontière entre vie et oeuvre soit, en ce qui le concerne, toujours poreuse – voici quelques ouvrages qui se sont penchés sur sa filmographie, que ce soit chronologiquement, ou en traitant un aspect particulier de son cinéma.

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Je m’attarderai plus en détail sur un livre, déjà évoqué, et qui m’a marquée sur le sujet, et je finirai cet article, avant la sélection des trois films désormais habituelle, par une petite sitographie sur Truffaut.

Deux ouvrages, un auteur

L’auteur qui a analysé avec le plus de précision la filmographie de Truffaut est Carole Le Berre. Ses deux ouvrages sont une mine d’informations sur chacun des films du cinéaste, depuis les lectures de ce dernier et l’écriture de son scénario, jusqu’à la sortie du film sur écrans.

Le premier, François Truffaut, a été publié en 1993 aux éditions des Cahiers du cinéma, dans la collection Auteurs. C’est un petit livre – la forme rappelle un peu celle d’une brochure – à couverture noire, illustré en noir et blanc de quelques photos de tournage et de documents d’archives, et d’un peu plus de 200 pages.

Comme l’indique la quatrième de couverture, le livre explore les « secrets de fabrication » de l’oeuvre du réalisateur. Il n’est pas construit chronologiquement, mais il se penche sur la « méthode » Truffaut, sur les constantes et les obsessions de son cinéma, archives à l’appui.

On y retrouve d’ailleurs, dans l’avant-propos de Carole Le Berre, l’homme hyper-documenté que j’ai évoqué dans le premier article de ce cycle :

Truffaut qui archivait tout, conservait tout, qui avait gardé de sa jeunesse l’habitude et le goût de constituer des dossiers sur les réalisateurs qui l’intéressaient et dont il suivait le travail (…) s’est mis très vite à garder trace de ses brouillons et notes préparatoires, comme des versions successives de ses scénarios. (…) Ces archives étaient avant tout un vivier dans lequel il puisait incessamment, ressortant des dossiers de leur tiroir pour lancer un nouveau film ou enrichir une écriture en cours, reprenant, parfois des années après, des notes jetées à la file sur un bout de papier, ou des fragments de projets abandonnés.

Si elle ne suit pas l’ordre chronologique des films dans ce premier ouvrage, Carole Le Berre observe l’élaboration chronologique du film, puisque tout commence par le projet pour finir à la mise en scène, en passant par l’écriture.

J’aime particulièrement ce passage du livre, sur la place du regard dans la mise en scène de Truffaut :

Voir sans être vu, voir ce qu’on n’aurait pas dû voir (…). Combien de fois une scène, banale ou épisodique en apparence, prend-elle sens, épaisseur ou ambiguïté, sous le feu d’un regard : les caresses des amoureux guettées par les mistons, les gestes du sauvage surveillés par le Docteur Itard, les plaisirs du lieutenant Pinson complaisamment espionnés par Adèle  (…). Le film est toujours double. Derrière une image factuelle, neutre, immédiate, il y a toujours autre chose… Le regard, dans le cinéma de Truffaut, est ce qui tue l’insignifiance.

En revanche, dans son deuxième ouvrage, François Truffaut au travail, publié en 2004 aux éditions des Cahiers du cinéma, Carole Le Berre suit l’ordre chronologique de sortie des films sur écrans.

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François Truffaut au travail est ce qui peut être rangé dans la catégorie des « beaux livres » : abondamment illustré, il fait partie de cette collection d’ouvrages publiés par les Cahiers du cinéma sur les cinéastes « au travail », dans laquelle on retrouve également Welles et Almodovar.

On retrouve dans ce livre quelques éléments du précédent (extraits, réflexions), signe que ce dernier a, en quelque sorte, servi d’ébauche, de travail préparatoire – sans que cela n’enlève rien de sa qualité – à cette somme publiée en 2004.

Les images, en couleurs, sont magnifiques, le livre profite de sa mise en page soigneuse et élégante, avec des photographies souvent en double-page, des documents d’archives… le tout donne un sentiment de richesse et de générosité constante, qui se retrouve dans le propos du texte, soucieux de se mettre à la portée du lecteur / spectateur et d’enrichir sans cesse son regard.

la femme d'à côté

Je retiens cette analyse de La Femme d’à côté :

La Femme d’à côté est un film happé par le vide, où les personnages ne cessent de tomber : Mathilde s’évanouit en glissant sur le sol du parking, elle tombe près du parasol, poursuivie par Bernard devant tous lors de la garden-party, s’effondre à terre derrière les courts de tennis, fait l’amour par terre avec Bernard dans la maison vide avant de lui tirer et de se tirer une balle dans la tête…

et cette anecdote un peu plus « légère » du tournage de Vivement dimanche ! :

Cette anecdote enfin : la gifle donnée à Barbara par son patron, rendu furieux d’avoir moisi de nombreuses heures dans l’arrière-salle de l’agence tandis que la jeune femme enquêtait à sa place, l’aurait été par François Truffaut lui-même. Il trouvait que Trintignant ne parvenait pas à y mettre la vigueur voulue et lui dit alors : « Je vais vous montrer ». Il attend l’entrée de Fanny Ardant, fait un clin d’oeil à Nestor Almendros afin qu’il lance le moteur, et lui balance une énorme gifle (…) certain d’avoir ainsi en boîte le sursaut de stupéfaction et le regard de colère voulus.

Un aspect de l’oeuvre : doubles et reflets

Carole Le Berre a publié deux ouvrages sur la filmographie de Truffaut, étudiant tour à tour l’élaboration chronologique de l’oeuvre (projet, écriture, mise en scène) et les films, de manière très approfondie, dans l’ordre chronologique de leur réalisation.

Quant aux études qui se penchent sur un aspect en particulier de l’oeuvre, j’ai déjà eu l’occasion de consacrer un article entier au livre qui a retenu mon attention.

Truffaut et ses doubles

Il s’agit de Truffaut et ses doubles, de Martin Lefebvre, publié en avril 2013 aux éditions Vrin. Ayant déjà  analysé le contenu et les qualités de l’ouvrage, je ne vais pas trop m’y attarder, si ce n’est pour rappeler qu’il s’agit d’une étude des phénomènes d’échos et d’auto-citation dans le cinéma de Truffaut, ce qui est très bien énoncé par l’auteur dans son introduction :

Il n’est peut-être pas de meilleure façon pour décrire l’ensemble de l’oeuvre de François Truffaut que de dire qu’elle s’apparente à une immense galerie des glaces (…). Des glaces ou des miroirs qui, en outre, pointent ou réfléchissent dans plusieurs directions à la fois.

La vie, l’oeuvre, littéralement et dans tous les sens

En dehors des biographies évoquées précédemment, et des études citées plus haut, l’ouvrage qui, à mon sens, traite la vie et l’oeuvre de Truffaut comme une totalité, reste le Dictionnaire Truffaut, dirigé par Antoine De Baecque et Arnaud Guigue, et publié en 2004 aux éditions de La Martinière.

dictionnaire truffaut

Parmi les rédacteurs des différents articles, on retrouve certains auteurs que j’ai déjà eu l’occasion de mentionner : Annette Insdorf, Dominique Rabourdin, Jérôme Tonnerre.

Là encore, j’ai consacré un article – ou plutôt une partie d’article – à ce dictionnaire.

Outre les articles attendus, films, acteurs, réalisateurs, influences diverses du cinéma de Truffaut, éléments biographiques, le lecteur découvre des thématiques qui reviennent régulièrement devant sa caméra et des citations « cultes » que le cinéphile reconnaîtra immédiatement :

  • amour définitif
  • apparition
  • « Ce papier est ta peau, cette encore est mon sang… »
  • chat (au petit déjeuner)
  • cierge
  • évanouissement
  • « Les femmes sont magiques »
  • « Les films sont plus harmonieux que la vie »
  • livres
  • obsessions

Voici quelques-uns des articles que l’on peut trouver en feuilletant ce dictionnaire, à la couverture blanche et à la mise en page épurée, que l’on peut tout à loisir poser et reprendre, sans qu’il ne perde rien de son attrait.

Deux extraits. Chat (au petit déjeuner) :

La difficulté de tourner avec des animaux – Truffaut l’apprend à ses dépens – c’est que l’on ne peut les diriger comme des comédiens. Tel ce chat, chaque fois différent et chaque fois le même de film en film, dont on attend qu’il se dirige vers le plateau du petit déjeuner pour y finir un bol de lait.

Pourtant, Truffaut préfère encore filmer un animal et devoir refaire la scène jusqu’à obtenir l’effet voulu plutôt que montrer deux amants qui s’étreignent. Pudeur du cinéaste ? Peut-être. Choix d’éviter les clichés ou une approche trop directe de la réalité ? Sûrement.

« Les jambes des femmes sont des compas… »

l'homme qui aimait les femmes

(…) Pour Truffaut-Morane, il n’y a rien de plus beau à regarder qu’une femme en train de marcher pourvu qu’elle soit vêtue d’une robe ou d’une jupe qui bouge au rythme de sa marche (…).

Ce qui compte dans tous les cas, c’est le mouvement d’aller et retour. Cela se traduit à l’image par un balayage latéral d’un côté et de l’autre de l’écran, scandé par le son des talons qui percutent le sol en un rythme régulier.

Tentative de sitographie

Après les textes de Truffaut, après les ouvrages de référence sur sa vie et son oeuvre, je suis allée regarder de plus près ce qu’on pouvait trouver sur internet à son sujet. Globalement, j’ai été plutôt déçue par le résultat de ces investigations.

Bien-sûr, Truffaut fait l’objet d’un article sur Wikipédia – pas trop mal construit d’ailleurs – d’une fiche sur l’internet movie database et sur Allociné, ainsi que sur d’autres sites sur le cinéma. L’internaute dispose également d’une fiche biographique sur le portail de ressources de la Bibliothèque du Film, et de la fiche du Ciné-club de Caen, qui n’arrive cependant qu’en quatrième page.

Pour trouver un site exclusivement consacré à Truffaut, il faut aller à la deuxième page des résultats sur Google, et encore, pour ne trouver qu’un site en anglais, certes prometteur, s’il est encore géré, mais allusif. L’un des sites les mieux fournis que j’ai pu trouver à ce stade de ma recherche est un site en anglais également, sur les films de la Nouvelle vague, et qui accorde à Truffaut un article détaillé.

À la troisième page, on trouve enfin quelque chose de conséquent, en français s’il vous plait, même s’il ne s’agit que d’une vidéo sur YouTube, et non d’un site internet, vidéo que je ne peux malheureusement pas intégrer dans le corps de cet article.

J’avoue m’être arrêtée à la page 10, après avoir trouvé quelques blogs et sites cinéphiles dédiant une page au réalisateur, les sites faisant référence à la bibliothèque François Truffaut (situé au Forum des images, à l’intérieur du Forum des halles, belle bibliothèque spécialisée de cinéma), et quelques établissements scolaires.

Fort heureusement, à l’occasion de l’exposition Truffaut, la Cinémathèque française met en ligne une exposition virtuelle : Truffaut par Truffaut.

Quant aux actualités qui apparaissent, elles concernent elles aussi parfois les établissements scolaires, parfois des rues et des centres culturels, mais également, en ce moment, l’exposition organisée par la Cinémathèque, et les nouvelles publications et programmations sur le cinéaste.

Trois films

Terminons par notre sélection habituelle de trois films.

  • La Peau douce (1964) avec Jean Desailly et Françoise Dorléac. L’histoire d’un écrivain d’âge mur, marié et père de famille, qui fait la rencontre d’une jeune hôtesse de l’air avec laquelle il a une liaison, l’objectif de Truffaut dans ce film étant de mettre les trois personnages – le mari, la femme, la maîtresse – à égalité, sans qu’aucun ne soit traité d’un point de vue négatif.
  • La Mariée était en noir (1968) avec Jeanne Moreau. Après la mort de son mari, le jour de son mariage à la sortie de l’église, abattu par des hommes qui le visait pour s’amuser avec un fusil, Julie Kohler décide de les retrouver et de les abattre un par un. Une histoire de vengeance implacable, avec la musique de Bernard Herrmann – compositeur attitré d’Hitchcock. Mes scènes préférés : la mort de Clément Morane (Michael Lonsdale) et celle de Fergus, l’artiste peintre (Charles Denner).
  • La Femme d’à côté (1981). Bernard (Depardieu) et sa femme vivent dans une maison avec leur petit garçon. Un couple s’installe en face de chez eux. Lors de leur première rencontre, Bernard reconnaît Mathilde (Fanny Ardant), avec laquelle il a vécu une passion amoureuse destructrice sept ans auparavant. Ou comment replacer le romanesque au coeur de la vie quotidienne, en la faisant ressentir au jour le jour. Scènes préférées : la scène de retrouvailles, l’évanouissement de Mathilde dans le parking du supermarché, et toutes les scènes avec Mme Jouve, narratrice magnifique.

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Rentrée 2014

Après un été riche en hors-série – je suis contente d’avoir pu respecter parfaitement le calendrier que je m’étais fixé pour chacun d’eux – voici un petit article de rentrée pour présenter les projets que je vais mettre en place, auxquels je vais participer ou qui vont être repris pour cette année 2014-2015.

Afin de réaliser cet article, je me suis appuyée sur ma « to-do-list » de début d’année, où je tente de recenser les urgences et les idées de dernière minute. Je vais ici un peu plus les détailler.

Séances pédagogiques du CM2 à la 3e

J’ai d’abord listé, histoire d’avoir une idée des projets existants et de ceux dont on vient seulement de me parler, les cadres de séances prévues et, pour chacun, les classes concernées :

douze travaux d'astérix

  • Liaison CM2-6e : je reprends le projet de l’an passé – j’indiquerai en cours d’année les modifications prévues à certains documents d’appui. J’ai cette année 6 classes de CM2 qui sont concernées par ce projet, et qui viendront 4 fois dans l’année (30 heures annuelles) ;
  • IRD (initiation à la recherche documentaire) 6e : en minimum 6 séances, pour 4 classes. Comme chaque année, je reprends de fond en comble ma première séance (IRD 1 6E 2014 2015), qui ne me satisfaisait pas en l’état. Je me suis beaucoup inspirée, pour le document support, de Petite Noisette. Pour les deux premières séances, j’utilise l’heure d’ATP – séance 1 en classe entière, dès la semaine prochaine pour les quatre classes. Ensuite, je travaille avec mon collègue d’histoire géographie pour les séances sur les documentaires, internet et Wikipédia. Enfin, je voudrais faire une séance sur l’utilisation de l’ENT avec les professeurs principaux de 6e.
  • Défi lecture 6e : questionnaire réalisé par les collègues de français / supports : les documentaires ainsi qu’un Jog élaboré les années précédentes.
  • Orientation 6e-3e : un projet avec la vie scolaire pour réaliser une véritable progression dans la construction du projet de l’élève – nous ne savons pas encore quelle forme lui donner.
  • Opération « petit déjeuner » 5e : reprise d’un projet de l’an dernier, qui a très bien fonctionné, et impliquant une collègue de SVT et l’infirmière, auprès d’une classe de cinquième, cette dernière présentant la production finale à toutes les autres classes du niveau.
  • Projet sur l’esclavage 4e : proposition de collaboration avec une collègue de français et une collègue d’histoire (travaux d’écriture, recherche documentaire, le tout débouchant normalement sur une sortie à La Rochelle).
  • Projet énergies 3e : reprise d’un projet de l’an dernier, en collaboration avec une collègue de physique chimie et un collègue de français, ce projet permet de travailler avec les 3e sur l’évaluation de l’information sur Internet.
  • Histoire des arts : ?
  • Découverte Professionnelle 3H (option de 3e) : normalement, j’administrerai cette année, en collaboration avec les deux collègues chargées de l’option, un blog DP3 qui fournira également à l’ensemble des 3e (veille et publication des élèves de l’option) des actualités sur l’orientation. J’aimerais aussi, à cette occasion, proposer aux collègues d’intégrer un compte Twitter sur le blog afin de suivre les actualités locales et nationales sur l’orientation…
  • Projet UPE2A : comme l’an passé, j’accueille une fois par semaine les élèves de la section UPE2A et leur enseignant référent.
  • Enfin je souhaite travailler plus régulièrement avec la vie scolaire et notamment l’assistante sociale sur la thématique « responsabilisation et citoyenneté » (ce qui est encore assez vague).

Voilà pour les projets pédagogiques en ce début d’année.

Offre numérique

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Quelques reprises :

  • le Buzz de Mermoz, bulletin hebdomadaire de veille sur l’éducation et la culture, avec l’emploi du temps du CDI. Envoyé par mail et affiché en salle des professeurs et au bureau des surveillants.
  • le Fil culture, bulletin mensuel – dans le meilleur des cas – sur les manifestations culturelles locales et régionales. Envoyé par mail et distribué dans les casiers.
  • la Page Facebook du CDI. L’ensemble des parents de 6e a désormais reçu son adresse, via une plaquette remise dans le dossier d’inscription des élèves. Mais il faut que je l’enrichisse plus régulièrement. https://www.facebook.com/cdijeanmermoz

Quelques nouveautés et / ou injonctions :

  • Déploiement et accompagnement de l’ENT : atelier enseignants (les premiers en juin), aider à la première connexion des élèves (si possible au collège avec un ou plusieurs adultes), participer à l’accompagnement dans l’utilisation (au moins des sixièmes), fournir une fiche de présentation aux parents, gérer la publication et les demandes.
  • Valorisation des travaux des élèves : via les blogs déjà existants ou à venir, la page Facebook, et bien-sûr, l’ENT.
  • Mise en place d’un club informatique : pour répondre aux questions posées par les élèves et les enseignants, notamment sur les questions d’identité numérique, d’utilisation des réseaux sociaux, de publication en ligne, voire quelques notions de code… Je n’ai pas encore de calendrier fixé pour ce projet.
  • Enfin, une veille documentaire plus accentuée afin d’enrichir les ressources numériques du fond.

Le fond, parlons-en !

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Cette année, outre les suggestions des enseignants et des élèves, j’ai établi trois priorités :

  • le renouvellement du fond scientifique et social, pour les documentaires
  • le renouvellement du fond fiction, principalement des romans (ce qui correspond principalement à remplacer les ouvrages poches défraichis)
  • l’enrichissement du fond en DVD

Ateliers et animations

Blog educ pros

Blog educ pros

Cette année, je relance ou maintiens les ateliers suivants :

  • atelier cinéma
  • atelier jeux (à enrichir avec de nouveaux jeux ?)
  • atelier journal en fonction des élèves intéressés

Et je souhaite mettre en place deux nouveaux ateliers ou clubs :

  • un atelier « coloriages » qui surfe quelque peu sur la mode actuelle de l’art thérapie (certains de nos élèves font de la sophrologie, pourquoi pas du coloriage ?)
  • un club informatique, en alternance ou remplacement de l’atelier journal

J’attend également de voir si des collègues me suggèrent d’autres idées.

Expositions et concours

Enfin, en ce début d’année, j’ai déjà mis en place une première exposition « enfance et savoir », avec des ressources sur l’école et le collège, sur les enfants, et quelques livres afin d’éveiller la curiosité des élèves dans tous les domaines de la connaissance.

D’ici fin octobre, je reprend avec ma collègue de physique chimie d’idée d’une exposition et d’un concours autour de la fête de la science, et je ferai également une exposition en octobre autour de la semaine du goût.

En attendant, il y a du travail !

J’espère que votre rentrée a été sereine et, elle aussi, pleine de projets et d »idées. Bon courage pour ce début d’année, et à très bientôt !

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Classé dans Tics de doc

Hors-série 1-2014 : sciences et cinéma

Bonjour à tous.

Comme annoncé dans le précédent article, voici le premier des hors-série de l’été de Cinephiledoc. Cet été, les hors-série seront consacrés aux relations du cinéma avec les autres disciplines artistiques et culturelles.

HORS-SÉRIE

Dans chacun des articles, je proposerai deux références principales : un livre et un site internet, ainsi que d’autres références secondaires et pouvant avoir déjà été abordées dans d’autres articles. Enfin, à chaque fin d’article, je donnerai trois suggestions de films sur le sujet.

Sciences et cinéma

Avoir une formation littéraire n’empêche pas nécessairement d’être fasciné par la représentation des sciences dans les arts, au contraire, et ce, quelles que soient les sciences impliquées : la cartographie – une représentation des mondes réels ou imaginaires – les mathématiques, la physique, l’informatique.

BlakeMortimerPiege

C’est peut-être d’ailleurs parce qu’ils donnent une représentation visuelle de la science que le littéraire chevronné va se tourner vers des modes d’expression tels que la bande-dessinée – ah, les inventions de Tournesol et les théories incroyables de Blake et Mortimer – les séries télévisées (suivre les aléas de l’adaptation à l’intelligence sociale de Sheldon Cooper dans The Big bang theory), et surtout les films.

Voir des scientifiques à l’écran faire des découvertes majeures ou griffonner à la craie des équations qui nous restent bien-sûr très obscures – tout comme certainement aux comédiens qui les incarnent – donnent l’impression, et peut-être seulement l’impression, de toucher du doigt les mystères de la science.

Et quoi de mieux qu’un ouvrage édité par Universcience pour les éclaircir ?

Sciences et univers imaginaires

La référence que je vous propose aujourd’hui est Sciences et science-fiction, ouvrage collectif publié en octobre 2010 aux éditions de la Martinière et Universcience. Il s’agissait du catalogue de l’exposition présentée à la Cité des sciences « Science et fiction, aventures croisées ».

sciences et science fiction

Bien que centré sur le genre de la science-fiction, ce livre propose un voyage thématique au coeur de différents espaces scientifiques, littéraires et cinématographiques. Comme l’indique Bruno Racine dans l’une des préfaces :

Nourrie d’imaginaire scientifique au sens large, la science-fiction part à la rencontre des « futuribles » – des futurs possibles – pour mieux nous renvoyer à notre humanité. (…)

La science-fiction envahit aussi le grand écran dès les début du cinéma, et renforce par là sa présence dans les collections nationales grâce aux spectaculaires affiches de films. Les grands classiques comme Metropolis de Fritz Lang, Le Jour où la Terre s’arrêta de Robert Wise ou La Machine à explorer le temps de George Pal sont là pour attester que les images qu’elle engendre ne cessent d’exercer leur pouvoir d’attraction.

Quels sont les petits plus de cet ouvrage ?

  • d’abord sa structure. Comme je l’ai dit, il propose différentes thématiques que le lecteur ne va pas forcément aborder de manière linéaire. Il peut prendre le livre par un bout, le laisser de côté, et le rouvrir à un tout autre chapitre. Trois parties principales : « L’espace-temps », « L’homme » et « Les machines ». Au sein de ces trois parties, on retrouve entre autres le voyage dans le temps, les dystopies, les extraterrestres, les vaisseaux spatiaux ou encore les robots.
  • ensuite son iconographie, extrêmement riche : gravures anciennes, couvertures de livres, affiches et images de films, et respectant également l’organisation thématique de l’ouvrage (des planches entières sont consacrées aux villes, aux robots ou aux vaisseaux spatiaux). Un vrai régal visuel !
  • son incroyable érudition. L’ouvrage est rédigé par des spécialistes qui sont soit des scientifiques, chercheurs entre autres au CEA* ou au CNRS, soit des auteurs ayant travaillé sur la science-fiction ou ayant eux-mêmes publié des livres de SF. Tous les sujets sont traités sous un angle non seulement scientifique, mais également philosophique et plongent au coeur de l’histoire de la pensée humaine, comme en témoigne notamment le chapitre consacré aux mondes imaginaires, « De l’utopie à l’uchronie : petite cartographie des mondes meilleurs ».
  • enfin, le petit plus de l’ouvrage que j’ai apprécié, c’est en annexe, une chronologie mêlant découvertes scientifiques, publications d’ouvrages et sorties de films.

Les petits points faibles, parce qu’il faut bien pinailler…

  • la science-fiction étant avant toute chose un genre littéraire, l’ouvrage se concentre principalement sur les références de la science-fiction (Wells, Asimov, Philip K Dick), n’accordant au cinéma qu’une valeur trop souvent illustrative – l’iconographie abonde d’affiches de films, d’images de Metropolis, Matrix, Star Wars ou Avatar. Vous me direz que c’est bien normal, puisque les films sont souvent les adaptations d’ouvrages de SF… mais tout de même, j’ai trop rarement savouré dans ce très bel ouvrage des analyses de cette sorte :

Dans Metropolis, la figure du robot s’inscrit en fait dans une tradition littéraire. Le « Machinenmensch » de Fritz Lang tire son apparence et sa fonction de l’Hadaly de l’Ève future de Villiers de L’Isle-Adam. Cette armure étincelante qui peut prendre forme humaine est une projection anthropomorphe du procédé de la photographie argentique. Quant à la fausse Maria, elle hérite du caractère monstrueux et du destin funeste de la créature de Frankenstein de Mary Shelley. Les robots au cinéma sont une famille aux profils et tempéraments fort différents mais qui empruntent et recombinent les éléments des mêmes archétypes : il y a le monstre qui échappe au contrôle de son créateur et en révèle l’ « hubris » (démesure), le serviteur dévoué qui suscite son amour ou son asservissement et la marionnette pleine d’aspiration à l’humanité.

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  • enfin, l’autre petit bémol tient au titre lui-même de l’ouvrage : sciences et science-fiction, et non pas sciences et fiction ou sciences et cinéma… mais cela reste secondaires par rapport aux qualités indéniables de ce livre.

D’ailleurs, si vous souhaitez compléter la lecture de Sciences et science-fiction par d’autres textes consacrés à la science-fiction, vous pouvez aller consulter les autres articles de Cinephiledoc sur ce sujet :

Et si les relations entre science-fiction et sciences vous intéressent, je vous recommande les conférences de Roland Lehoucq, chercheur au CEA, dont voici un petit exemple :

Et la science au cinéma, dans tout ça ?

Si, davantage encore que la science-fiction, c’est la science proprement dite qui vous intéresse, et sa manière d’apparaître au cinéma, je vous recommande deux sites internet.

Le premier est Sciences au cinéma : Quand le cinéma parle de sciences. Il propose de très nombreux articles sur des films, des séries télévisées ou des thématiques (voir justement la rubrique « Thématique » avec notamment les articles consacrés à « La vie des scientifiques sur (grand) écran »).

J’ai découvert ce blog juste après avoir vu le film Un homme d’exception, avec Russell Crowe, sur la vie du mathématicien John Nash et sur son travail sur la théorie des jeux. L’auteur du blog a également publié des articles sur les relations entre Harry Potter et la génétique, et plus récemment, sur la série Real humans.

Le deuxième site est Maths et tiques, qui consacre une page aux maths dans le cinéma. On y retrouve bien-sûr Un homme d’exception, mais aussi le film Pi ou encore Will Hunting.

Source : Allociné

Source : Allociné

Pour finir avec cette petite sélection de sites internet, voici justement quelques articles et vidéos qui se sont penchés sur la représentation d’internet au cinéma – autrement dit, souvent, sur comment des forcenés à lunettes parviennent à changer le monde en tapant frénétiquement sur un clavier d’ordinateur des codes qui demeurent obscurs aux êtres humains lambda – le code ayant remplacé l’équation à la craie dans ce qui rend la science glamour et mystérieuse au cinéma…

Evidemment pour chacune des sciences – mathématiques, physique, informatique, Wikipédia y va de ses petites catégories : Mathématiques au cinéma, Cinéma et espace, Informatique et cinéma.

Voilà pour cette petite sitographie, bien plus riche que prévue initialement… j’essaierai de faire de même dans les hors-séries à venir.

3 films à voir sur les sciences au cinéma

Pour finir, comme promis, une sélection de films évoquant les sciences au cinéma (avec un petit plus à la fin – je triche avec le chiffre 3). J’ai choisi trois films qui n’ont pas été du tout abordé dans cet article.

  • d’abord un souvenir d’enfance, le film Les Palmes de Monsieur Schutz de Claude Pinoteau, retraçant l’arrivée à Paris de Marie Curie, sa rencontre avec Pierre Curie et leurs découvertes du Polonium et du Radium.
  • ensuite, une comédie romantique (et oui : vous imaginez comme c’est glamour, mignon et sexy les maths ? en particulier les nombres premiers ?). Leçons de séduction, un film de Barbra Streisand AVEC Barbra Streisand et Jeff Bridges. Ou comment une prof de littérature célibataire met le grappin sur un prof de maths brillant mais coincé.
  • enfin, parlons un peu d’informatique, de codes et de réseaux sociaux, pour revoir le fabuleux The Social Network qui suit les traces de Mark Zuckerberg dans la création de Facebook.

Enfin, (et cette fois-ci un vrai enfin, parce que, oui, j’ai triché), la série qui représente selon moi le mieux la science, ou plutôt le fonctionnement de l’intellect, c’est, à consommer sans modération, Sherlock, série britannique produite par la BBC et replaçant les aventures de Sherlock Holmes dans le Londres actuel.

Bonnes lectures, bons films, bonnes cogitations et à très bientôt pour le 2e hors-série !

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Classé dans Bibliothèque cinéphile

Le paradigme de la chouette liseuse

Voici un petit article sans prétention, qui ne fera aucunement la promotion d’une liseuse quelle qu’elle soit – on peut se méprendre et considérer «chouette» comme adjectif. Certes, employer le terme «liseuse» au lieu de «lectrice» peut prêter à confusion. J’aurais pu, pour éviter cela, opter directement pour l’expression «chouette qui lit»… mais cela m’aurait privée d’une introduction.

Le sujet de cet article m’a été inspirée par Eva, dont je ne présente plus le blog… il explique à lui seul que les articles les plus facétieux publiés sur Cinephiledoc ait cette source d’inspiration. Il y a quelques semaines, donc, à la lecture de mon projet concernant la liaison CM2-6E, Eva avait soulevé un point qui avait retenu son attention, à savoir :

le fameux dessin de « la chouette qui lit » (…) je me demande en quelle mesure ce dessin de word a figuré au moins une fois sur TOUS les documents relatifs à un CDI ou à une bibliothèque

Pour ceux qui ignorent de quel dessin il s’agissait, le voici :

Chouette liseuse

On peut aussi le trouver sous cette forme :

lecture2

Je préfère mettre de côté le débat zoologique «Est-ce une chouette ? Est-ce un hibou ?», je laisse les experts en ornithologie trancher. Ce qui nous a davantage intéressées, Eva et moi, c’est l’idée selon laquelle la chouette qui lit est représentative de l’univers de la bibliothèque, du / de la bibliothécaire et du lecteur.

L’écueil de la vieille chouette

Laissons de côté les représentations de la bibliothécaire en «vieille chouette», chignon et lunettes complétant le costume – en ce qui concerne ces représentations, notamment cinématographiques, je vous renvoie une fois de plus vers l’excellent Notorious Bib, qui examine à la loupe de quelle façon sont rêvées ou cauchemardées les bibliothèques et les librairies dans les films – de L’Ombre d’un doute à Star Wars (à noter que même dans Star Wars, elle porte un chignon).

Evidemment, c’est cette vision qu’ont bon nombre de lecteurs, ou de non-lecteurs, de la bibliothécaire, et que l’on redoute un jour, suivant que l’on est usager ou professionnel, de côtoyer ou de devenir. La bibliothécaire, plus harpie ou gorgone que muse, voilà l’écueil.

Représentations mythologiques et littéraires

Puisque nous sommes dans la mythologie et la littérature, restons-y, histoire de donner davantage de poids à cette «chouette liseuse» et d’expliquer son omniprésence dans le milieu des livres. En effet, pourquoi des bibliothécaires et des documentalistes voudraient continuer à utiliser cette image, en dépit des clichés qu’elle véhicule ? Pourquoi une «chouette liseuse» est-elle chouette ?

La chouette est l’animal privilégié d’Athéna, déesse grecque de la sagesse, et le symbole de la ville d’Athènes dans l’antiquité, qui figure jusqu’à aujourd’hui sur les pièces de monnaie. Homère attache à Athéna l’épithète de glaukopis («aux-yeux-de-chouette»), cette dernière pouvant partager avec son familier la capacité de voir dans le noir – noir de la nuit pour la chouette, noir de l’ignorance pour Athéna. Athéna, et par extension, son attribut, vont représenter l’éclat de la civilisation grecque, et de la civilisation en général.

Chouette ou hibou, c’est un symbole d’érudition et d’amour de la lecture, modèle repris jusque dans Merlin l’enchanteur. Détourné, certes, mais repris :

C’est cependant leur capacité à voir de le noir qui porte préjudice aux chouettes et aux hiboux, oiseaux nocturnes qui profitent de la cécité de leurs proies pour mieux les chasser. On y voit tantôt un symbole de mort, tantôt la source de diverses superstitions… pour ma part, j’ai toujours trouvé terriblement injuste le sort voué à ce qui est, selon moi, la plus belle des chouettes, l’effraie.

Sources : Peter Trimming, Wikipédia

Sources : Peter Trimming, Wikipédia

Symbole de l’hérésie au Moyen-âge, elle était clouée sur les portes, soit disant pour protéger des orages et conjurer le mauvais sort. Elle figurait ainsi en bonne place parmi tout ce qui était, pour le contemporain, inexplicable, et du même coup, condamné – je vous recommande à ce titre la lecture de l’ouvrage de Jean Delumeau, La Peur en Occident.

Bien-sûr, la chouette et le hibou sont maintenant pratiquement dépourvus de tout cet attirail superstitieux – sauf peut-être auprès des personnes atteintes d’ornithophobie – comme la Guenièvre de Kaamelott – ou auprès des enfants encore influençables et apeurés. Certes, dans Harry Potter, les chouettes et les hiboux sont toujours associés à la sorcellerie – sorcellerie remise au goût du jour – mais sont dévolus à la distribution du courrier.

Considérations zoologiques, tout de même

J’ouvre ici une courte parenthèse sur certaines particularités physiques de la chouette, à savoir :

  • sa capacité à pivoter la tête à 270° ;
  • ses yeux qui lui offrent un champ de vision à 180°, certes pour une vision optimale de seulement 70° ;
  • son ouïe très développée

J’en conclus sommairement que ces trois caractéristiques ont pu être reprises et déformées chez la bibliothécaire pour des qualités telles que :

  • la vigilance en matière d’usages de la bibliothèque – rapportée à tort au rôle de surveillante, voire de gardienne ;
  • l’acuité visuelle qui découle de cette vigilance, et qui lui permet aussi bien de ranger le manga qui s’est retrouvé au milieu des documentaires sur les lézards, de dire à X d’arrêter de jouer à Angry Birds ou de consulter l’historique de recherche qu’Y a oublié de supprimer ;
  • la nécessité de maintenir un lieu relativement calme, ce que certains prendront pour une trop forte sensibilité au bruit

Au-delà de ces considérations physiques, il n’en demeure pas moins que la chouette reste, semble-t-il, un bon moyen de représenter le rapport au livre et à la culture, à moderniser cependant.

D’une représentation à l’autre, diffusion et circulation de l’information

De la chouette comme symbole de sagesse et unique détentrice du savoir – entendez la bibliothécaire à l’ancienne (ou si vous préférez, selon la formulation d’Yves-François Le Coadic, l’approche orientée professionnel) – il faut passer à la chouette comme moyen de circulation de l’information – le modèle Hedwige dans Harry Potter (approche orientée usager).

Transmission de l’information, capacité à retrouver le destinataire du courrier quel que soit l’endroit où il se trouve : voilà bien certaines des missions propres aux professionnels de la documentation, notamment la veille, qui consiste à mettre à disposition de l’usager l’actualité propre à un sujet donné.

Si la chouette n’est plus le seul volatile à occuper le champ de l’information et de la communication –

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– elle reste tout de même représentative de la relation à l’usager. Et ça, c’est chouette.

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Google, c’est rien qu’une dissertation – ou comment rendre le n’internet compréhensible aux littéraires

Comme promis depuis une semaine, voici (enfin) la contribution de Sky, de Rainbow Berlin, sur Cinephiledoc. En effet, suite à sa proposition d’évoquer les splendeurs du cinéma allemand, je lui ai demandé d’apporter ses lumières à la question cruciale « Comment réussir sur Internet quand on est motivé mais naïf ? »

Avec son franc-parler naturel, elle a donc décidé de donner quelques ficelles, non pas aux profs-docs studieux qui ont bien suivi leurs cours sur les moteurs de recherche, la veille et autres joyeusetés numériques, mais plutôt aux littéraires pur jus ! Pour les premiers, voici une plaisante piqûre de rappel ; pour les seconds, une petite mise à l’étrier. Dans tous les cas, attachez vos ceintures, ça va secouer un brin !

« Tu m’écris un truc sur la visibilité sur internet en échange ? » Voilà ce que m’a dit Juliette, un dimanche soir, quand je lui ai demandé si elle était intéressée pour publier un article mon blog Rainbow Berlin à propos du cinéma allemand. Ce à quoi j’ai répondu : « C’est-à-dire ? » « T’as carte blanche »

Carte blanche. Gnié ? Alors, entre deux articles sur les élections allemandes (qui sont très drôles cette année, c’est la folie…) j’ai un peu réfléchi à cette histoire de visibilité.

Toi, toi et toi, là, au fond, vous avez aussi un blog, non ? Et à l’instar de Juliette sur cinephiledoc, ou de moi-même sur Rainbow Berlin, vous écrivez des trucs orignaux et de qualitésuper drôles, genre coolissimes à mort, parfois même carrément intelligent, et du coup, vous voulez qu’on vous lise. Nan mais parce qu’écrire pour soi seulement, ben, euh, c’est pas top moumoute. C’est l’intérêt du n’internet après tout : obtenir une audience de fooolie !

Et avouez-le : les résultats n’ont pas été à la mesure de vos espérances. Pas d’Eldorado du lecteur, pas d’amour, pas de gloire, pas de beauté. Est-ce que Google vous aurait trahis ? Hé bah non ! C’est juste que vous êtes nuls. Et voici comment l’être (un peu) moins.

Travaillez votre référencement

Source : Fenêtre sur

Source : Fenêtre sur

Vu que je m’adresse à des littéraires, je vais faire simple : Google, c’est une grande bibliothèque remplie d’étudiants studieux. L’étudiant studieux, appelé « bot » ou « spider », parcourt sans arrêt la bibliothèque (le web) pour alimenter et mettre à jour ses connaissances (soit sa base de données). Il collecte :

  • L’adresse de chaque page trouvée : soit le titre de l’œuvre et son auteur.

  • Le contenu de cette page : soit les citations

  • La liste de liens de cette page : soit les références sur lesquelles s’appuient le travail universitaire consulté

Un étudiant consciencieux prendra le temps de consulter les références données par les œuvres consultées pour enrichir sa culture et étayer ses connaissances, à l’instar du bot qui, une fois sa lecture terminée, saute à la page liée et continue son travail de recherche.

L’idée pour l’étudiant est de pouvoir, le jour de l’examen, et au regard de la problématique donnée par le sujet (soit la requête sur le moteur de recherche), s’appuyer sur les travaux et les œuvres maîtresses les plus pertinentes (soit les résultats sur les moteurs de recherche).

Donc si vous voulez que votre contenu soit visible sur Gros Google, il faut que les gens fassent référence à votre contenu : il faut qu’ils mettent des liens, de préférence dans leurs articles, vers votre site web.

Plus un étudiant studieux va voir une référence à vos œuvres dans ses recherches, plus il va se dire qu’elles sont importantes et il faut qu’il les connaisse, les consulte, les lise, les analyse. La même pour le bot : plus il voit votre lien, plus il va le suivre et tomber sur votre site et le crawler c’est-à-dire lire son contenu – et Google va se dire que, si tant de gens vous « link » (oui, le online marketeur, il parle franglais parce que c’est la classe etpicétou) alors vous devez être une pierre angulaire du grand woueb et vous devez apparaître devant les autres sur son moteur de recherche. Votre site répond à la problématique de l’internaute, tout comme des œuvres répondent à la problématique d’une dissertation.

Cela s’appelle une stratégie de backlink. Il existe d’ailleurs un petit outil très simple qui vous permet de voir quels et combien de liens pointent vers votre site – en gros, kicéki parle de vous.

La puissance de feu des mots-clefs – attention aux âmes sensibles !

Retour, donc, à notre étudiant.

Imaginons maintenant que nous avons là un élève un peu fainéant (hum, comment ça, c’est pas difficile à imaginer ?) qui lui, aimerait juste trouver deux trois œuvres pour avoir juste la moyenne, parce que oh, hein, faut pas déconner, ce soir, on s’la colle et Gégé a ramené de la vodka, et pis y’a Maud à pécho, elle est trop bonasse, enfin, c’est Gilles qui l’a dit.

Bref.

Cet étudiant fainéant va aller au plus court en allant directement au rayon de la bibliothèque qui traite de son sujet. Pour l’exemple, on prendra la littérature allemande parce que ça fait nana érudite de prétende savoir ce qu’est la littérature allemande. A l’appui de la classification de Dewey, l’étudiant va donc se rendre au rayon 830 et chercher son bonheur.

Et bien Google fonctionne (presque) pareil grâce aux Index. L’algorithme de Google dresse – à l’avance – une liste de toutes les pages qui contiennent le mot « littérature » et « allemande » de façon à pouvoir répondre immédiatement aux recherches sur ces mots : c’est un index. Et cet index, c’est le rayon 830 de la bibliothèque.

Google fait cet exercice pour tout type de combinaison de mots, dans quasiment toutes les langues du monde. Dewey peut aller se rhabiller !

Il est donc important de construire vos articles avec les mots-clefs thématiques liés à votre sujet pour que Google puisse vous intégrer à son index, et de préférence dans le bon index, hein. Parce que recevoir des visites sur son site avec des mots-clefs « Homme nu en érection » ou « Pute à baiser » fait questionner le type de contenu qu’on a publié (Juliette, tu pourras me remercier des quelques visiteurs (parce que ce sera forcément des hommes, hein) qui viendront chercher du porno sur Cinephiledoc, c’est cadeau).

Le backlink, lui, faisant preuve de votre expertise sur le sujet et vous permettant de damner le pion à vos concurrents.

J’ai beau être une experte de l’online marketing (sisi, je suis une experte d’abord), moi aussi j’ai des visites sur des mots-clefs bizarres. Pourquoi ? A cause de mon article « Pute, baiser et autres motsallemands qui nous font ricaner ». Ah bah ça, fallait s'y attendre, hein ! 

J’ai beau être une experte de l’online marketing (sisi, je suis une experte d’abord), moi aussi j’ai des visites sur des mots-clefs bizarres. Pourquoi ? A cause de mon article « Pute, baiser et autres mots allemands qui nous font ricaner ». Ah bah ça, fallait s’y attendre, hein !

Mais attention ! Tous les mots-clefs ne se valent pas ! Certains attirent plus de trafic que d’autres : en gros, ça revient à dire que certains sont des sujets plus facilement traités et donc vous aurez plus de mal à apporter un éclairage nouveau dessus, vos concurrents étant en place depuis longtemps. L’intérêt des mots-clés est de se positionner sur des termes ou des expressions pas trop concurrentiels : vous aurez ainsi plus de chances d’obtenir un bon référencement sur des requêtes très précises.

Pour continuer l’analogie avec la bibliothèque, si vous écrivez un livre sur « Toute la littérature allemande de 500 avant J.C. à 2013», votre livre (c’est à dire site) va être consulté, certes, mais :

  • Vous allez en chier à l’écrire (oui, quand même, c’est un peu long)

  • Les étudiants vont être noyés dans le flot d’informations et leur engagement, calculé par Google, sera pauvre (je vais expliquer ça plus bas). S’il faut que notre étudiant fainéant se farcisse 4 000 pages avant de trouver les deux à trois infos qu’il cherche, il va aller chercher l’info ailleurs au bout de 2 secondes. Et donc ne pas lire, ni référencer votre contenu.

  • Les bots vont avoir du mal à comprendre l’information car elle ne sera pas segmentée en partie claires et unifiée.

  • Du coup, Google ne va pas être capable de vous ranger dans un index précis (quel rayon, 840 ou 930 ?)

Finalement, et même si votre bouquin est intéressant et qu’on vous référence dans d’autres publications, Google vous trouvera chiant, ennuyant, confus, et peu pertinent par rapport aux recherches des utilisateurs. Il vous laissera tomber aux oubliettes, là d’où Chuck Norris, Miley Cyrus et des conseils très pratiques liés à votre santé n’auraient jamais dû sortir.

Il aurait était plus pertinent d’écrire plusieurs livres en découpant le sujet en unités thématiques faisant sens, pour que l’étudiant fainéant, mais aussi l’etudiant studieux (le bot quoi) trouvent l’info rapidement sans se farcir tous les auteurs relous de la littérature allemande et puissent l’intégrer à l’index qui lui est dévolu : le 840 et non le 930.

Google propose un outil très pratique nommé adwords (si vous avez des amis/connaissance qui travaillent dans le n’internet, probablement qu’ils l’ont beaucoup maudit ces derniers temps…), qui permet de générer des mots-clés sur un sujet donné, et de voir les tendances de recherche pour ces mots-clés, ainsi que leur degrés de concurrence. Cet outil est configurable par langue, par région et donne un aperçu (presque) complet des mots-clefs synonymes que vous pouvez utiliser pour vous sortir de la masse de la concurrence.

Le contenu est roi (la forme aussi un peu)

La plupart d’entre vous ici sont profs, non ? Et vous savez, comme tout prof, qu’une bonne dissertation rencontre plusieurs écueils.

Le premier, c’est la gangrène de l’enseignement : le plagiat. On connait tous l’histoire d’un prof qui a piégé ses élèves et les a pris en flagrant délit de recopiage du woueb. Pour Google, c’est tout pareil : le contenu copié (duplicate content pour les initiés, ouais, toujours ce problème de franglais, c’est une tare, dans ce métier) est pénalisé et vous risquez de perdre vos places durement acquises. Votre contenu doit donc être unique ! Mais aussi n’être ni trop court, ni trop long. En terme internetstique, 1500 mots est une longueur raisonnable et beaucoup appréciée des bots.

Second écueil : la forme. Et oui, forme et contenu sont indissociables. Lorsqu’un étudiant écrit une dissertation, il y a un minimum à respecter : le texte doit faire une longueur suffisante, le contenu doit être utile/pertinent au regard de la problématique et ce ne doit pas être du recopiage. Si vous récupérez du contenu depuis un autre article, l’œuvre d’un écrivain (soit d’un autre site), de manière légitime, vous prenez bien soin de nommer l’auteur, de mettre sa citation entre guillemet, de réécrire en entier le titre de l’article et de le souligner (soit mettre un lien vers le site original). Et bien entendu, éviter trop de fautes de gras mère et d’or tôt graphe dans votre dis sert ta sion.

Et bien c’est tout pareil pour votre site ! Il ne faut, en plus, pas abuser des mots-clés, la juste mesure se trouvant entre ce dont les bots ont besoin pour indexer votre contenu et la compréhension qu’aura l’internaute de votre contenu. En cas de doute, toujours faire pencher la balance du côté expérience utilisateur, car un contenu de qualité amène toujours du backlink de qualité spontané. Aussi garder à l’esprit les internautes, pressés et impatients (comme le sont les profs qui corrigent les copies sur un coin de table de la salle des profs en écoutant d’une oreille les ragots de Mme C. tout en essayant de corriger suffisamment vite pour aller chercher leur petite dernière au judo) lisent vos textes en diagonale et n’hésitent pas à sauter des paragraphes. Il faut donc ETRE CLAIR et structurer votre article !

Troisième écueil : les metrics (je vous le dis, indécrottables, ces marketeurs de l’internet, ils ne savent même plus parler frenssè correctement, une honte !), donc, les metrics, disais-je, des internautes visitant votre page sont pris en compte par Google pour juger de la qualité de votre texte : taux de rebond, temps de lecture, nombre de pages vues par visites etc. Soit l’intérêt que le lecteur (professeur) porte à votre site (dissertation). Si les metrics sont mauvaises, si les étudiants abandonnent votre livre sur « Toute la littérature allemande de 500 avant J.C. à 2013» dès la première page pour consulter le deuxième résultat du moteur de recherche, alors Google va envoyer votre contenu prendre la poussière sur les rayons de la réserve, là où atterrissent les livres qui ne servent plus à rien. Si les utilisateurs apprécient mieux votre concurrent, alors votre concurrent se doit d’être devant vous.

Si vous arrivez à passionner suffisamment le vieux Mr. W. pour qu’il oublie Mme C. ragotant sur Mme V. ou de passer prendre sa petite dernière au judo, alors vous avez tout bon et Google va le remarquer. Et va vous booster devant vos concurrents.

Alors si avec tout ça vous n’obtenez ni l’amour, ni la gloire, ni la beauté, vous aurez au moins quelques lecteurs en plus. Bon, allez, les devoirs pour cette semaine : faire monter votre site sur la première page de Google. Un bon point à celui qui arrive à se placer en premier dans les résultats de recherche sur le mot-clef : « la littérature allemande de 500 avant J.C. à 2013 ».

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