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Mai 2015 : Séances et animations du CDI

Je profite de ce premier article du mois de mai pour fêter dignement les 3 ans de ce blog, donc petit aparté cinéphile dans cet article de doc :

En ce qui concerne les séances et animations du CDI pour le mois de mai, j’ai pu organiser un peu moins de choses qu’en mars et avril, et mes activités étaient beaucoup plus tournées vers la gestion. Néanmoins, voici un petit aperçu de tout cela…

Gestion

  • Spécimens

La fin de l’année approchant, j’ai évidemment reçu tout un stock de spécimens que je distribue le plus rapidement possible dans les casiers des enseignants, pour m’en débarrasser. Mais je ne pourrais jamais décrire cette invasion de cartons avec autant de talent que Gribouilles de doc, donc je vous renvoie à ses derniers dessins.

  • Acquisitions

Grâce à Isabelle, qui était avec moi jusqu’à la mi-mai (voir articles précédents), j’ai pu avoir un pointage méticuleux des ouvrages à renouveler dans le rayon poésie et le rayon romans policiers – en lien avec l’exposition mise en place en avril.

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J’ai donc passé une commande assez importante d’éditions récentes des classiques du genre, en particulier les Agatha Christie et les Maurice Leblanc. J’ai complété cette commande avec quelques suggestions d’élèves et quelques romans.

  • Tablettes au CDI

J’avais déjà mentionné fin mars que j’allais parler au mois d’avril de tablettes au CDI. Faute de temps, et ne disposant pas des informations nécessaires, je ne peux le faire que maintenant.

J’ai donc reçu fin mars 3 tablettes à destination du CDI – le conseil général ayant décidé d’équiper de 5 tablettes à la rentrée 2014 tous les CDI de l’Essonne. Oui, vous avez bien lu, les 5 tablettes sont devenues 3 et la rentrée 2014 s’est muée en fin mars 2015.

astérixSi j’ajoute à cela que les tablettes n’étaient accompagnées d’aucune documentation, qu’elles étaient configurées en profil élèves et que je n’avais ni le mot de passe administrateur, ni le mot de passe professeur pour les paramétrer ou ajouter des applications, qu’il m’a fallu 3 semaines pour obtenir ces informations, que les applications installées exigent pour la plupart de disposer au CDI d’une borne wifi, et qu’on ne peut ajouter d’applications qu’en créant des « sessions de cours » sur un site internet, j’aurais l’air de cracher dans la soupe…

D’autant qu’on nous propose l’installation d’une borne wifi au CDI, à la demande du chef d’établissement, demande que ma principale a déjà envoyée, même si pour l’instant je n’ai pas eu de nouvelles suite à son courrier.

Bref, pour l’instant, j’ai 3 tablettes, avec des profils élèves modifiés, bien que je n’ai pas encore pu installer toutes les applications que je souhaite faute de temps, et je guette fébrilement cette borne wifi, tout cela dans un contexte de mise en réseau et de fibre optique au collège, ce qui a le mérite de mettre tout le monde de la même humeur !

  • Contrat d’objectifs

J’ai participé entre mars et mai à la relecture du contrat d’objectifs du collège, ce qui m’a permis de signaler et de valoriser les actions du CDI.

Le contrat est composé de 3 axes, dont découlent 7 objectifs :

Améliorer la réussite de tous les élèves

  • Accompagner chaque élève dans son projet personnel pour une orientation choisie
  • Améliorer l’acquisition de la langue française tant à l’oral qu’à l’écrit (on trouve dans cette partie les mentions des défis lecture, des projets du CDI avec les UPE2A, la préparation aux épreuves d’histoire des arts et du rapport de stage ; j’ai ajouté les actions de promotion de la lecture)
  • Améliorer la maîtrise du socle commun des connaissances

Responsabiliser les élèves et les former à la citoyenneté

  • Développer le mieux vivre ensemble, combattre les inégalités, renforcer les valeurs de la République (c’est dans cet axe que se place le projet énergies : français/physique-chimie/CDI)
  • Réduire les incivilités et les faits de violence (j’ai ajouté dans cette partie les ateliers coloriages et jeux du CDI qui compensent l’absence de foyer au collège et qui proposent des actions de calme et de concentration)

Contribuer à l’égalité des chances en favorisant l’accès de tous à la culture

  • Favoriser l’ouverture culturelle (j’ai ajouté les actions d’ouverture culturelle du CDI : expositions et ateliers)
  • Favoriser l’épanouissement personnel de chacun (sont mentionnés ici notamment le club journal, j’ai ajouté l’atelier films historiques)

Je le mentionnerai donc ultérieurement dans mon bilan d’activités. J’ai d’ailleurs amorcé ces autres tâches de gestion de fin d’années que sont les statistiques et le bilan, mais j’aurai bien entendu l’occasion d’y revenir plus en détail dans l’article du mois de juin.

Séances

Sans doute en raison des ponts du mois de mai, j’ai eu un mois de mai relativement calme en terme de séances. Cependant, j’ai tout de même eu les autres classes de sixième dans le cadre du défi lecture autour du livre Le Messager d’Athènes, avec comme outil le Padlet que j’avais mentionné dans l’article précédent.

padlet athènes

Les ordinateurs élèves du CDI n’ayant pas encore pu bénéficier de la mise en réseau et de la création de sessions élèves, les subtilités d’un ordinateur à l’autre m’ont quelque peu rendue chèvre : tel navigateur qui autorise Padlet et pas tel autre, tel ordinateur qui refuse de faire une simple recherche sur Google faute de connexion sécurisée, tel autre où un sous-moteur de recherche mi virus a été installé… Bref, à nouveau, du ménage s’impose !

Fin mai, j’ai eu à nouveau les élèves UPE2A (élèves non francophones) au CDI, pour une session de préparation des oraux du DELF A1 (Diplôme d’études en langue française) que certains d’entre eux devaient passer. En une heure, les volontaires ont pu s’entrainer sur les 3 épreuves orales : conversation guidée (l’élève se présente et interagit), échange d’informations sur un sujet, jeu de rôles. Nous avons convenu avec leur enseignant référent de faire débuter cet entrainement plus tôt l’an prochain.

À ce stade de l’année, j’ai pu faire un petit bilan rapide des séances organisées cette année avec les élèves :

  • CM2 : 3h (liaison CM2-6e) = 24h à l’année
  • 6e : 7h (IRD, intervention d’une illustratrice, défi lecture) = 28h
  • 5e : j’ai vu 9h une classe, et 1h toutes les autres = 12h
  • 4e : mon grand échec habituel, à l’heure actuelle, aucune classe de 4e n’est venue au CDI
  • 3e : 7h (projet énergies) = 21h. J’ai également participé à une sortie au lycée avec toutes les classes, à l’évaluation des rapports de stage et à l’histoire des arts. Les élèves de découverte professionnelle (DP3) sont venus régulièrement, surtout au début de l’année et jusqu’à début décembre, à raison de 2h, parfois moins. DP3 = 10h30.
  • UPE2A = 5h.
  • 3h d’aide à la première connexion ENT, pour une 6e, une 5e et une 4e.

Total, à la fin mai : un peu plus de 100h annuelles de séances.

Communication

Pour préparer l’arrivée des futurs sixièmes, et en remplacement de ma traditionnelle plaquette de présentation, j’ai proposé une infographie à destination des parents d’élèves de CM2 et à glisser dans les dossiers d’inscription :

Plaquette Présentation CDI(1)J’en profite pour rendre hommage à mes sources d’inspirations, docteures ès infographies, @spdocs, @infoprofdoc et @DupontAL.

Je réfléchis actuellement à la présentation du bilan d’activités du CDI, durant le conseil d’administration, bien que je n’ai pas encore d’idées précises sur la question.

Durant ce mois de mai, j’ai assisté à deux réunions à l’extérieur du collège.

Expositions et animations

Les deux expositions du mois d’avril, sur les romans policiers et enquêtes, et sur les « boites à merveilles » (cabinets de curiosités) des élèves de sixièmes, ont été en place jusqu’au 26 mai. J’ai d’ailleurs ajouté sur E-Sidoc le jeu consacré aux romans policiers. Le 26, j’ai retiré l’exposition policière et je l’ai remplacée par une exposition des plus classiques sur les dernières nouveautés du CDI (dans laquelle on retrouve beaucoup de romans policiers, ce fonds ayant été en grande partie renouvelé).

  • 8 mai 1945

À l’occasion de la célébration des 70 ans du 8 mai 1945, j’ai installé, à la place de l’arbre à poème du mois de mars, une exposition consacrée à la seconde guerre mondiale, exposition complétée par quelques ouvrages mis à disposition des élèves à côté du coin lecture (à la place de la petite sélection que j’avais proposée au moment de l’éclipse de fin mars).

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  • Concours BD

L’un de nos AED (surveillants pour ceux que les sigles de l’EN rebutent) a organisé pendant l’école ouverte des vacances d’avril un concours de bandes dessinées avec les élèves présents (6e et 5e). Il m’a demandé s’il pouvait exposer leur travaux au CDI, ce que j’ai immédiatement accepté, lui cédant un coin de mur en dessous du coin lecture et deux fenêtres :

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  • À la recherche du T perdu

Cette expo BD m’a donné l’occasion de m’inquiéter, l’espace de quelques minutes, de la disparition du T de « coin lecture » dans la signalétique de cet espace. Les lettres accrochées au mur se décrochent de temps en temps (elles sont fixées à l’aide de Patafix) et tombent généralement dans le bac à BD situé juste en dessous. Hors là, malgré une première recherche, aucune trace du T, ce qui m’a rappelé des souvenirs de lecture. J’en profite pour recommander à tous les amateurs de rêveries et de loufoqueries les aventures de Philémon, par le dessinateur Fred :

philémon fred

Après avoir fabriqué un nouveau T et l’avoir accroché – en râlant parce qu’il n’était pas aussi bien que le précédent – j’ai finalement retrouvé le premier dans un bac à BD qui avait échappé à ma vigilance… Comme dirait un collègue, mon côté blond a encore frappé…

  • Escapade nantaise

Ayant été faire un petit tour du côté de Nantes durant l’un des ponts du mois de mai, j’ai pu visiter les machines de l’île, et je suis tombée en arrêt devant les magnifiques affiches proposées à la librairie. J’en ai donc profité pour en acheter une pour le CDI, même si pour l’instant, les élèves n’y ont pas prêté beaucoup d’attention.

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Si je n’ai pas été très active, en terme d’animations et d’expositions, durant ce mois de mai, c’est parce que je voulais valoriser au mieux l’exposition sur les romans policiers, mais aussi – et maintenant surtout – pour préparer ma dernière grande exposition de l’année.

Je n’en dis pas plus pour l’instant, mais j’ai commencé à préparer cette exposition à la mi mai, à la fois dans son organisation logistique et sa mise en valeur (affiches, infographies, etc.)

Rendez-vous donc le mois prochain pour la restitution visuelle et écrite de cette expo, ainsi que des autres activités de fin d’année du CDI.

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Septembre 2014 : séances et animations du CDI

Un petit article rapide pour faire un point sur les activités du CDI durant ce mois de septembre, pas mal accaparé par le déploiement, fastidieux, de l’ENT au collège.

« Madame, il marche pas votre site »

Durant ce premier mois, nous avons dû lutter, au collège, avec des problèmes de connexion, changement de fournisseurs d’accès, et autres réjouissances liées à ce déploiement de l’ENT.

Si l’on ajoute la distribution des identifiants et des mots de passe ENT, la première connexion, aussi compliquée pour des élèves de sixième que pour des adultes – les premiers étant parfois plus aguerris que les seconds – et les élèves ou les collègues que je croise dans les couloirs et qui me disent tous que non, ça ne marche pas… j’ai bien cru d’un seul coup avoir atterri dans la maison des fous d’Astérix.

https://cinephiledoc.files.wordpress.com/2014/09/120ef-2-lamaisondesfous.jpg

Cependant, il y a quelques avantages à être privé d’Internet pendant environ 3 semaines :

  • les élèves viennent au CDI pour toutes les merveilleuses choses qu’il propose, indépendamment des ordinateurs ;
  • on peut avancer sur plein de projets qui ne nécessitent aucune connexion ;
  • et on redécouvre des activités de décoration et de signalétique qu’on avait mis de côté par manque de temps…

 Petites retouches dans les séances

Grâce à ces aléas technologiques, j’ai pu très rapidement mettre en place mes séances d’initiation à la recherche documentaire avec les élèves de sixième. J’ai donc déjà fait, avec les quatre classes :

  • une première séance de découverte du CDI, dont j’ai donné la trame dans l’article précédent ;
  • une deuxième séance sur les fictions, avec une trame, là encore fortement inspirée de la séance réalisée par Petite Noisette, et qui conjuguait recherche en rayons, travail sur table et sur ordinateur (une fois la connexion rétablie). Les documents donnés aux élèves sont les suivants : IRD 2 6E 2014 2015 (exercices) et j’ai repris le cours sur les fictions de l’an dernier.

rentrée

En prévision de l’organisation de la liaison CM2-6E, j’ai modifié les documents donnés aux élèves l’an passé, et que j’avais trouvé trop difficiles pour eux. Ont été modifiés :

  • pour la séance 1, le plan du CDI à remplir, pas pour une question de difficulté, mais simplement parce que j’ai réaménagé le CDI entre temps Plan CDI à remplir CM2;
  • pour la séance 2 (janvier-février), la carte des Voyages de Mermoz, qui faisait travailler les élèves sur les usuels et documentaires, et que j’ai simplifié et rendu moins abstraite pour eux, du moins je l’espère Voyages Mermoz

 Autres projets, autres séances

Dans le cadre de l’option Découverte professionnelle 3h, j’ai rediscuté avec les collègues chargées de l’option afin de mettre en place un blog animé par les élèves pour valoriser la DP3 et faire une veille, à destination des autres élèves, sur l’orientation. Pour cela, j’ai créé un compte Twitter @cdijeanmermoz91 que je compte implémenter sur la page du blog.

logo-twitter

Nous avons déjà des premières idées d’articles, mais nous devons encore choisir un nom et l’apparence du blog avec les élèves et les inscrire comme utilisateurs.

Également dans le cadre de l’option DP3, j’ai fait passer des oraux blancs aux élèves la semaine dernière, ceux-ci devant réaliser un exposé et un diaporama sur un métier, de préférence celui qu’ils souhaitent exercer plus tard.

En ce qui concerne mon implication dans l’histoire des arts, rien encore de précis n’a été décidé pour cette année, si ce n’est un projet d’atelier « films historiques » avec ma collègue d’histoire géographie.

Proposition affiche atelier films historiques

Le collègue professeur documentaliste d’un des lycées de secteur m’a aussi proposé un projet de venue des classes de troisième au lycée, dans le cadre d’une exposition sur la première guerre mondiale, qu’il accueillerait à partir de janvier 2015.

En ce qui concerne les ateliers du CDI, pour l’instant celui qui fonctionne le mieux reste l’atelier jeux, accessible aux élèves à tout moment de la journée. L’atelier coloriage rencontre un certain succès auprès des élèves de sixième. Par contre, l’atelier journal est en (très grande) perte de vitesse, avec seulement quatre inscrits cette année, et que j’accueillerai dans un premier temps sur une pause déjeuner, sachant qu’ils sont tous demi-pensionnaires.

Animations et expositions

J’ai reçu ma première commande, j’ai donc pu mettre en exposition les nouveautés du mois de septembre, dont j’ai, comme d’habitude, dressé la liste et l’ai affiché en salle des professeurs et au CDI.

Nouveautés 09 2014

J’ai également installé une exposition autour de la fête de la science, autour de laquelle je pense organiser un petit concours : fête de la science concours.

Source : wikipédia

Source : wikipédia

Je pense avoir fait le tour de la plupart des activités du CDI durant le mois de septembre, ce qui est une bonne chose, sachant que mes prochains articles – je préfère prévenir – seront tous cinéphiles, puisque tous consacrés à un thème précis, comme je l’avais déjà annoncé il y a quelques temps. Mais j’espère toutefois que cette petite série d’articles, qui seront publiés durant les trois premières semaines d’octobre, ne décourageront pas les docs de me lire !

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Rentrée 2014

Après un été riche en hors-série – je suis contente d’avoir pu respecter parfaitement le calendrier que je m’étais fixé pour chacun d’eux – voici un petit article de rentrée pour présenter les projets que je vais mettre en place, auxquels je vais participer ou qui vont être repris pour cette année 2014-2015.

Afin de réaliser cet article, je me suis appuyée sur ma « to-do-list » de début d’année, où je tente de recenser les urgences et les idées de dernière minute. Je vais ici un peu plus les détailler.

Séances pédagogiques du CM2 à la 3e

J’ai d’abord listé, histoire d’avoir une idée des projets existants et de ceux dont on vient seulement de me parler, les cadres de séances prévues et, pour chacun, les classes concernées :

douze travaux d'astérix

  • Liaison CM2-6e : je reprends le projet de l’an passé – j’indiquerai en cours d’année les modifications prévues à certains documents d’appui. J’ai cette année 6 classes de CM2 qui sont concernées par ce projet, et qui viendront 4 fois dans l’année (30 heures annuelles) ;
  • IRD (initiation à la recherche documentaire) 6e : en minimum 6 séances, pour 4 classes. Comme chaque année, je reprends de fond en comble ma première séance (IRD 1 6E 2014 2015), qui ne me satisfaisait pas en l’état. Je me suis beaucoup inspirée, pour le document support, de Petite Noisette. Pour les deux premières séances, j’utilise l’heure d’ATP – séance 1 en classe entière, dès la semaine prochaine pour les quatre classes. Ensuite, je travaille avec mon collègue d’histoire géographie pour les séances sur les documentaires, internet et Wikipédia. Enfin, je voudrais faire une séance sur l’utilisation de l’ENT avec les professeurs principaux de 6e.
  • Défi lecture 6e : questionnaire réalisé par les collègues de français / supports : les documentaires ainsi qu’un Jog élaboré les années précédentes.
  • Orientation 6e-3e : un projet avec la vie scolaire pour réaliser une véritable progression dans la construction du projet de l’élève – nous ne savons pas encore quelle forme lui donner.
  • Opération « petit déjeuner » 5e : reprise d’un projet de l’an dernier, qui a très bien fonctionné, et impliquant une collègue de SVT et l’infirmière, auprès d’une classe de cinquième, cette dernière présentant la production finale à toutes les autres classes du niveau.
  • Projet sur l’esclavage 4e : proposition de collaboration avec une collègue de français et une collègue d’histoire (travaux d’écriture, recherche documentaire, le tout débouchant normalement sur une sortie à La Rochelle).
  • Projet énergies 3e : reprise d’un projet de l’an dernier, en collaboration avec une collègue de physique chimie et un collègue de français, ce projet permet de travailler avec les 3e sur l’évaluation de l’information sur Internet.
  • Histoire des arts : ?
  • Découverte Professionnelle 3H (option de 3e) : normalement, j’administrerai cette année, en collaboration avec les deux collègues chargées de l’option, un blog DP3 qui fournira également à l’ensemble des 3e (veille et publication des élèves de l’option) des actualités sur l’orientation. J’aimerais aussi, à cette occasion, proposer aux collègues d’intégrer un compte Twitter sur le blog afin de suivre les actualités locales et nationales sur l’orientation…
  • Projet UPE2A : comme l’an passé, j’accueille une fois par semaine les élèves de la section UPE2A et leur enseignant référent.
  • Enfin je souhaite travailler plus régulièrement avec la vie scolaire et notamment l’assistante sociale sur la thématique « responsabilisation et citoyenneté » (ce qui est encore assez vague).

Voilà pour les projets pédagogiques en ce début d’année.

Offre numérique

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Quelques reprises :

  • le Buzz de Mermoz, bulletin hebdomadaire de veille sur l’éducation et la culture, avec l’emploi du temps du CDI. Envoyé par mail et affiché en salle des professeurs et au bureau des surveillants.
  • le Fil culture, bulletin mensuel – dans le meilleur des cas – sur les manifestations culturelles locales et régionales. Envoyé par mail et distribué dans les casiers.
  • la Page Facebook du CDI. L’ensemble des parents de 6e a désormais reçu son adresse, via une plaquette remise dans le dossier d’inscription des élèves. Mais il faut que je l’enrichisse plus régulièrement. https://www.facebook.com/cdijeanmermoz

Quelques nouveautés et / ou injonctions :

  • Déploiement et accompagnement de l’ENT : atelier enseignants (les premiers en juin), aider à la première connexion des élèves (si possible au collège avec un ou plusieurs adultes), participer à l’accompagnement dans l’utilisation (au moins des sixièmes), fournir une fiche de présentation aux parents, gérer la publication et les demandes.
  • Valorisation des travaux des élèves : via les blogs déjà existants ou à venir, la page Facebook, et bien-sûr, l’ENT.
  • Mise en place d’un club informatique : pour répondre aux questions posées par les élèves et les enseignants, notamment sur les questions d’identité numérique, d’utilisation des réseaux sociaux, de publication en ligne, voire quelques notions de code… Je n’ai pas encore de calendrier fixé pour ce projet.
  • Enfin, une veille documentaire plus accentuée afin d’enrichir les ressources numériques du fond.

Le fond, parlons-en !

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Cette année, outre les suggestions des enseignants et des élèves, j’ai établi trois priorités :

  • le renouvellement du fond scientifique et social, pour les documentaires
  • le renouvellement du fond fiction, principalement des romans (ce qui correspond principalement à remplacer les ouvrages poches défraichis)
  • l’enrichissement du fond en DVD

Ateliers et animations

Blog educ pros

Blog educ pros

Cette année, je relance ou maintiens les ateliers suivants :

  • atelier cinéma
  • atelier jeux (à enrichir avec de nouveaux jeux ?)
  • atelier journal en fonction des élèves intéressés

Et je souhaite mettre en place deux nouveaux ateliers ou clubs :

  • un atelier « coloriages » qui surfe quelque peu sur la mode actuelle de l’art thérapie (certains de nos élèves font de la sophrologie, pourquoi pas du coloriage ?)
  • un club informatique, en alternance ou remplacement de l’atelier journal

J’attend également de voir si des collègues me suggèrent d’autres idées.

Expositions et concours

Enfin, en ce début d’année, j’ai déjà mis en place une première exposition « enfance et savoir », avec des ressources sur l’école et le collège, sur les enfants, et quelques livres afin d’éveiller la curiosité des élèves dans tous les domaines de la connaissance.

D’ici fin octobre, je reprend avec ma collègue de physique chimie d’idée d’une exposition et d’un concours autour de la fête de la science, et je ferai également une exposition en octobre autour de la semaine du goût.

En attendant, il y a du travail !

J’espère que votre rentrée a été sereine et, elle aussi, pleine de projets et d »idées. Bon courage pour ce début d’année, et à très bientôt !

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Hors-série 1-2014 : sciences et cinéma

Bonjour à tous.

Comme annoncé dans le précédent article, voici le premier des hors-série de l’été de Cinephiledoc. Cet été, les hors-série seront consacrés aux relations du cinéma avec les autres disciplines artistiques et culturelles.

HORS-SÉRIE

Dans chacun des articles, je proposerai deux références principales : un livre et un site internet, ainsi que d’autres références secondaires et pouvant avoir déjà été abordées dans d’autres articles. Enfin, à chaque fin d’article, je donnerai trois suggestions de films sur le sujet.

Sciences et cinéma

Avoir une formation littéraire n’empêche pas nécessairement d’être fasciné par la représentation des sciences dans les arts, au contraire, et ce, quelles que soient les sciences impliquées : la cartographie – une représentation des mondes réels ou imaginaires – les mathématiques, la physique, l’informatique.

BlakeMortimerPiege

C’est peut-être d’ailleurs parce qu’ils donnent une représentation visuelle de la science que le littéraire chevronné va se tourner vers des modes d’expression tels que la bande-dessinée – ah, les inventions de Tournesol et les théories incroyables de Blake et Mortimer – les séries télévisées (suivre les aléas de l’adaptation à l’intelligence sociale de Sheldon Cooper dans The Big bang theory), et surtout les films.

Voir des scientifiques à l’écran faire des découvertes majeures ou griffonner à la craie des équations qui nous restent bien-sûr très obscures – tout comme certainement aux comédiens qui les incarnent – donnent l’impression, et peut-être seulement l’impression, de toucher du doigt les mystères de la science.

Et quoi de mieux qu’un ouvrage édité par Universcience pour les éclaircir ?

Sciences et univers imaginaires

La référence que je vous propose aujourd’hui est Sciences et science-fiction, ouvrage collectif publié en octobre 2010 aux éditions de la Martinière et Universcience. Il s’agissait du catalogue de l’exposition présentée à la Cité des sciences « Science et fiction, aventures croisées ».

sciences et science fiction

Bien que centré sur le genre de la science-fiction, ce livre propose un voyage thématique au coeur de différents espaces scientifiques, littéraires et cinématographiques. Comme l’indique Bruno Racine dans l’une des préfaces :

Nourrie d’imaginaire scientifique au sens large, la science-fiction part à la rencontre des « futuribles » – des futurs possibles – pour mieux nous renvoyer à notre humanité. (…)

La science-fiction envahit aussi le grand écran dès les début du cinéma, et renforce par là sa présence dans les collections nationales grâce aux spectaculaires affiches de films. Les grands classiques comme Metropolis de Fritz Lang, Le Jour où la Terre s’arrêta de Robert Wise ou La Machine à explorer le temps de George Pal sont là pour attester que les images qu’elle engendre ne cessent d’exercer leur pouvoir d’attraction.

Quels sont les petits plus de cet ouvrage ?

  • d’abord sa structure. Comme je l’ai dit, il propose différentes thématiques que le lecteur ne va pas forcément aborder de manière linéaire. Il peut prendre le livre par un bout, le laisser de côté, et le rouvrir à un tout autre chapitre. Trois parties principales : « L’espace-temps », « L’homme » et « Les machines ». Au sein de ces trois parties, on retrouve entre autres le voyage dans le temps, les dystopies, les extraterrestres, les vaisseaux spatiaux ou encore les robots.
  • ensuite son iconographie, extrêmement riche : gravures anciennes, couvertures de livres, affiches et images de films, et respectant également l’organisation thématique de l’ouvrage (des planches entières sont consacrées aux villes, aux robots ou aux vaisseaux spatiaux). Un vrai régal visuel !
  • son incroyable érudition. L’ouvrage est rédigé par des spécialistes qui sont soit des scientifiques, chercheurs entre autres au CEA* ou au CNRS, soit des auteurs ayant travaillé sur la science-fiction ou ayant eux-mêmes publié des livres de SF. Tous les sujets sont traités sous un angle non seulement scientifique, mais également philosophique et plongent au coeur de l’histoire de la pensée humaine, comme en témoigne notamment le chapitre consacré aux mondes imaginaires, « De l’utopie à l’uchronie : petite cartographie des mondes meilleurs ».
  • enfin, le petit plus de l’ouvrage que j’ai apprécié, c’est en annexe, une chronologie mêlant découvertes scientifiques, publications d’ouvrages et sorties de films.

Les petits points faibles, parce qu’il faut bien pinailler…

  • la science-fiction étant avant toute chose un genre littéraire, l’ouvrage se concentre principalement sur les références de la science-fiction (Wells, Asimov, Philip K Dick), n’accordant au cinéma qu’une valeur trop souvent illustrative – l’iconographie abonde d’affiches de films, d’images de Metropolis, Matrix, Star Wars ou Avatar. Vous me direz que c’est bien normal, puisque les films sont souvent les adaptations d’ouvrages de SF… mais tout de même, j’ai trop rarement savouré dans ce très bel ouvrage des analyses de cette sorte :

Dans Metropolis, la figure du robot s’inscrit en fait dans une tradition littéraire. Le « Machinenmensch » de Fritz Lang tire son apparence et sa fonction de l’Hadaly de l’Ève future de Villiers de L’Isle-Adam. Cette armure étincelante qui peut prendre forme humaine est une projection anthropomorphe du procédé de la photographie argentique. Quant à la fausse Maria, elle hérite du caractère monstrueux et du destin funeste de la créature de Frankenstein de Mary Shelley. Les robots au cinéma sont une famille aux profils et tempéraments fort différents mais qui empruntent et recombinent les éléments des mêmes archétypes : il y a le monstre qui échappe au contrôle de son créateur et en révèle l’ « hubris » (démesure), le serviteur dévoué qui suscite son amour ou son asservissement et la marionnette pleine d’aspiration à l’humanité.

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  • enfin, l’autre petit bémol tient au titre lui-même de l’ouvrage : sciences et science-fiction, et non pas sciences et fiction ou sciences et cinéma… mais cela reste secondaires par rapport aux qualités indéniables de ce livre.

D’ailleurs, si vous souhaitez compléter la lecture de Sciences et science-fiction par d’autres textes consacrés à la science-fiction, vous pouvez aller consulter les autres articles de Cinephiledoc sur ce sujet :

Et si les relations entre science-fiction et sciences vous intéressent, je vous recommande les conférences de Roland Lehoucq, chercheur au CEA, dont voici un petit exemple :

Et la science au cinéma, dans tout ça ?

Si, davantage encore que la science-fiction, c’est la science proprement dite qui vous intéresse, et sa manière d’apparaître au cinéma, je vous recommande deux sites internet.

Le premier est Sciences au cinéma : Quand le cinéma parle de sciences. Il propose de très nombreux articles sur des films, des séries télévisées ou des thématiques (voir justement la rubrique « Thématique » avec notamment les articles consacrés à « La vie des scientifiques sur (grand) écran »).

J’ai découvert ce blog juste après avoir vu le film Un homme d’exception, avec Russell Crowe, sur la vie du mathématicien John Nash et sur son travail sur la théorie des jeux. L’auteur du blog a également publié des articles sur les relations entre Harry Potter et la génétique, et plus récemment, sur la série Real humans.

Le deuxième site est Maths et tiques, qui consacre une page aux maths dans le cinéma. On y retrouve bien-sûr Un homme d’exception, mais aussi le film Pi ou encore Will Hunting.

Source : Allociné

Source : Allociné

Pour finir avec cette petite sélection de sites internet, voici justement quelques articles et vidéos qui se sont penchés sur la représentation d’internet au cinéma – autrement dit, souvent, sur comment des forcenés à lunettes parviennent à changer le monde en tapant frénétiquement sur un clavier d’ordinateur des codes qui demeurent obscurs aux êtres humains lambda – le code ayant remplacé l’équation à la craie dans ce qui rend la science glamour et mystérieuse au cinéma…

Evidemment pour chacune des sciences – mathématiques, physique, informatique, Wikipédia y va de ses petites catégories : Mathématiques au cinéma, Cinéma et espace, Informatique et cinéma.

Voilà pour cette petite sitographie, bien plus riche que prévue initialement… j’essaierai de faire de même dans les hors-séries à venir.

3 films à voir sur les sciences au cinéma

Pour finir, comme promis, une sélection de films évoquant les sciences au cinéma (avec un petit plus à la fin – je triche avec le chiffre 3). J’ai choisi trois films qui n’ont pas été du tout abordé dans cet article.

  • d’abord un souvenir d’enfance, le film Les Palmes de Monsieur Schutz de Claude Pinoteau, retraçant l’arrivée à Paris de Marie Curie, sa rencontre avec Pierre Curie et leurs découvertes du Polonium et du Radium.
  • ensuite, une comédie romantique (et oui : vous imaginez comme c’est glamour, mignon et sexy les maths ? en particulier les nombres premiers ?). Leçons de séduction, un film de Barbra Streisand AVEC Barbra Streisand et Jeff Bridges. Ou comment une prof de littérature célibataire met le grappin sur un prof de maths brillant mais coincé.
  • enfin, parlons un peu d’informatique, de codes et de réseaux sociaux, pour revoir le fabuleux The Social Network qui suit les traces de Mark Zuckerberg dans la création de Facebook.

Enfin, (et cette fois-ci un vrai enfin, parce que, oui, j’ai triché), la série qui représente selon moi le mieux la science, ou plutôt le fonctionnement de l’intellect, c’est, à consommer sans modération, Sherlock, série britannique produite par la BBC et replaçant les aventures de Sherlock Holmes dans le Londres actuel.

Bonnes lectures, bons films, bonnes cogitations et à très bientôt pour le 2e hors-série !

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Juin : séances et animations du CDI

Avant de passer aux hors-séries de cet été, qui seront exclusivement cinéphiles, voici un petit article consacré aux dernières activités du CDI avant les vacances.

Comme j’avais déjà annoncé et présenté pas mal de choses dans l’article de mai, cet article sera relativement court.

Joyeusetés administratives, suite et fin !

En effet, fin mai et début juin, j’avais déjà à portée de main une partie des documents me permettant de construire mon bilan d’activités, et pour ceux qui restaient incomplets, j’avais juste à les remplir au fur et à mesure. Dans l’article de mai, vous retrouverez donc :

  • les principales statistiques de fréquentation du CDI ;
  • les séances et animations du CDI durant l’année ;
  • le bilan d’activités et l’infographie du CDI

Afin de remettre ce bilan à mon chef d’établissement et de le présenter au dernier conseil d’administration – qui s’est tenu le jeudi 3 juillet – j’ai depuis complété ces différents documents et je n’en ai remis que la version définitive.

Journée portes-ouvertes

Les temps forts de cette fin d’année – hormis les remises de manuels scolaires, le récolement et l’inventaire, et la présentation du bilan d’activités – ont été la journée portes-ouvertes du collège.

Durant cette journée (mardi 1er juillet), les élèves restant au collège ont pu observer les expositions des différents ateliers et projets organisés durant l’année. Le soir, de 17h à 19h, les parents qui le souhaitaient pouvaient à leur tour venir voir les travaux de leurs enfants (chorale, danse, théâtre, classe CHAP,…).

Avec 2 élèves de l’atelier journal et mon collègue CPE, j’ai donc mis en place au CDI une exposition présentant les activités durant l’année de l’atelier journal.

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Cette exposition était hybride : sur les ordinateurs les élèves (et leurs parents) avaient accès au blog du Mermoz News – avec la totalité des articles publiés – et sur les tables étaient présentés des panneaux d’exposition qui faisaient une sélection thématique des meilleurs articles.

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Pour rappel : le blog est disponible ici.

Ateliers ENT

Pour moi, l’autre temps fort de cette fin d’année, c’est l’animation auprès de mes collègues de trois ateliers ENT – Environnement Numérique de Travail – qui sera déployé dans notre collège à la rentrée, et dont je suis l’une des référentes.

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J’ai donc présenté à des petits groupes (2 à 10 enseignants), sur trois heures, ce nouvel outil, en essayant de rendre cette présentation la plus attractive et la plus intuitive possible.

Evidemment, il a fallu jouer avec la connexion internet aléatoire et avec la prise en main, qui est toujours fastidieuse : une première connexion avec un identifiant et un mot de passe, l’établissement d’un nouveau mot de passe, l’enregistrement d’un mail de récupération et d’une question secrète, puis une nouvelle connexion avec le nouveau mot de passe. Tout un poème !

Passée cette étape, j’ai pu présenter les différents espaces et usages de cet ENT, avec une petite notice d’utilisation conçue spécialement pour cette occasion. En voici le détail sous format PDF :

Notice utilisation ENT profs

Les collègues m’ont paru généralement bienveillants et curieux face à ce nouvel outil – malgré les craintes que suscitent toujours la nouveauté – et j’espère pouvoir les aider au quotidien à le maîtriser…

Voilà pour ces derniers jours au CDI.

Je vous dis à très vite pour les hors-séries de l’été. D’ici là, bullez bien !

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Méfiez-vous du chat qui dort… sur Internet.

Pourquoi les chats sur Internet suscitent-ils l’enthousiasme ? Pourquoi on ne lit jamais les « commentaires précédents » sur Facebook ? Pourquoi notre voisin ne voit pas l’image de la même manière que nous ? Pourquoi le terme « officiel » fait polémique ? Peut-on atteindre le point Godwin en publiant une photo de chat qui dort sur un réseau social ? Toutes ces questions m’ont obsédée ces dernières 48 heures, tout cela à cause d’une banale anecdote, et voilà pourquoi !

Les littéraires et les amateurs de mythologie antique connaissent bien les deux monstres marins Charybde et Scylla, Charybde étant un gouffre marin qui engloutit eau, navires et poissons, Scylla une créature monstrueuse vivant sur un rocher. Les deux, tourbillon et récif, vivent de part et d’autre d’un détroit maritime que doit notamment franchir le héros Ulysse. Ils ont donné lieu à une expression : « tomber de Charybde en Scylla« , que l’on peut traduire par « de mal en pis », ou « d’un péril vers un autre plus grand encore ».

De Charybde en Scylla appliqué à l’identité numérique…

Voici une introduction bien spectaculaire pour évoquer une anecdote, ma foi, bien ordinaire. Il y a quelques jours, je discutais avec une amie sur Facebook. Au détour de la conversation, je lui affirme « demain, c’est officiel, je dors ». L’amie en question, taquine, veut me mettre face à mes contradictions : « si c’est officiel, publie-le sur ton mur ».

Mon mur sur Facebook n’est pas une coquille vide : je partage des photos, des articles de ce blog ou d’autres blogs, mais je n’aime ni les statuts qui évoquent le déroulement d’une journée du type :

  • j’ouvre la fenêtre et je découvre le temps qu’il fait
  • je compte les pas qu’arrive à faire mon bébé avant de se retrouver sur les fesses
  • je fais étalage de mes humeurs successives

ni publier des photos de moi. J’ai donc cru que je m’en tirerais à bon compte en envoyant à cette amie une photo par MMS, où je pose baillant, et un post-it sur le front « Demain, je dors ». À raison, un MMS n’était pas assez officiel pour elle.

Sleeping_baby_cat

J’ai donc publié les simples mots « C’est officiel », avec cette photo, prise sur l’article « Sommeil » de Wikipédia, et utilisée par la page « Dormir » (centre d’intérêt) de Facebook. Et voici ce qui a suivi (je restitue les grandes lignes des commentaires qui ont suivi, évidemment sans mention du nom des personnes) :

A : C’est moins drôle qu’avec le post-it, mais d’accord, on va dire que ça officialise la chose (…)

B : Tu prends un chaton et tu ne me le dis même pas ?

A : Tu vois, Juliette, je te l’avais dit, que ce n’était pas terrible comme officialisation. La preuve, les gens ne comprennent pas !

C : Le suspense est horrible, je ne comprend pas, je ne comprend pas !

A : Et moi je me marre, parce que je sais, mais c’est à Juliette de l’annoncer « officiellement » (j’adore rajouter du suspense).

D : Si c’est pas un chaton, c’est quoi ? Un bébé ? Vous allez vous marier ? Et non, en effet, on ne comprend pas trop à quoi tu fais allusion mis à part cet adorable petit chaton sur la photo.

Possibilités d’interprétation du texte et de l’image

Voilà donc la première partie de cette conversation, sans véritable intervention de ma part (j’ai découvert ça le lendemain matin). On peut constater que :

  1. je n’étais pas vraiment aidée par la copine qui était complice de cette expérience (figurée par la lettre A) – quoique ! et qui a joué sur le terme « officiel » et ses dérivés avec délectation…
  2. le dit terme « officiel » bouleverse tout le monde ;
  3. ce terme associé à un chat qui dort va susciter toutes les hypothèses, des plus cohérentes (l’adoption d’un chaton) aux plus inattendues, en tout cas pour moi (mariage, bébé…)

J’ai donc décidé au plus vite d’intervenir, histoire de remettre de l’ordre là-dedans et de calmer les imaginations les plus débridées, quitte à décevoir, soutenue par A !

J (Moi, en somme) : aujourd’hui je dors ! (on ne peut plus explicite, non ?)

A : Fallait juste comprendre que ce matin elle dormait (…)

E : Vive les vacances !

C : Tu dors, mais poilue, c’est ça?

F : Vous allez vous marier !!! Génial !

J (encore moi) : mais non !

F : un  bébé ou un petit chat ?

A : Mais il faut lire les commentaires d’avant !

Donc je reprends : je révèle le pot-aux-roses (sensationnel, il faut le rappeler, l’activité de dormir étant un événement en soi, on s’en doute), persuadée d’arrêter la chaîne de commentaires. Ma complice dans l’affaire me soutient, et une nouvelle venue dans la conversation, E., semble avoir compris, puisqu’elle associe le sommeil aux vacances.

C’est compter sans une autre personne, qui, n’ayant pas lu les commentaires précédents (défaut très répandu chez les utilisateurs de Facebook, moi la première), reprend à son compte les hypothèses inattendues. Déjà, en voyant tout ce tintouin, je me dis que tout un jargon professionnel peut être mobilisé : économie de l’attention, flux d’information, utilisation des réseaux sociaux… et je suis tentée par une action radicale : supprimer la photo.

Gestion de son profil Facebook

Evidemment, certains de mes amis, s’amusant beaucoup de cette situation, ne sont pas d’accord. Je laisse donc la photo, et s’en suit un débat passionné sur la gestion de l’identité numérique :

A (complice n°1) : C’est dommage, moi aussi je trouvais ça drôle l’imagination très fertile des gens…

C (complice n°2, qui trouve tout cela très drôle depuis le début) : Imagination fertile? Ils parlent tous de bébé ou de chat, c’est pas très fertile… Et mon dieu que c’est sexiste, en plus !

A : Je veux dire par là qu’ils extrapolent, même si c’est fait sans grande originalité…

J (toujours moi) : tu es la voix de la raison, C., et à peu près la seule personne sensée de la conversation… tu me connais assez pour savoir que je n’annoncerais jamais un mariage ou le fait d’être enceinte sur facebook… déjà une photo de chat qui dort sort complètement de l’ordinaire quand on connaît mon profil…

C : N’empêche faire le lien entre un chat et un bébé. . Je ne sais pas pour qui c’est le plus offensant, le chat, le bébé ou les parents… Tu serais plus du genre à faire une citation littéraire ou cinematographique.

J : Ou juste à prévenir les gens en privé.

À ce stade, j’ai déjà vexé les gens qui ne sont pas très familiers de ma manière de fonctionner sur Facebook et ceux qui associent le terme « officiel » et le « chat qui dort » à un mariage ou à un bébé sont partis bouder, taxés par mes copines de manque d’originalité. On en tire tout de même une conclusion : je n’annonce pas les événements importants et privés sur un réseau social.

Et nous nous orientons alors vers quelque chose de plus proche de ma personnalité, à savoir les références littéraires, cinématographiques et numériques (blogs, comportements geeks, séries télévisées, etc.) : C., qui a pointé du doigt ma passion pour les citations, s’émerveille de ce « bruit » inhabituel sur mon mur – assez calme généralement, peu commenté, en tout cas moins commenté quand je mets le lien vers un de mes articles que quand je partage une photo de chat qui dort !

C : C’est un vrai roman cette publication. A quand des livres épistolaires du 21 ieme siècle, qui relatent les conversations facebook ? Parce que tu tiens un nouveau « À la recherche du temps perdu » là. Avec cela dit, beaucoup plus d’action que dans l’original. Et des chats. Beaucoup de chats. Les chats, c’est le web. Et le porno aussi. Voir les deux en même temps.

Et si j’écrivais un article sur les chats ?

C’est donc C., la première, qui m’a donné cette idée d’article, car si j’ai abandonné l’idée de littérature épistolaire, j’ai aussitôt rebondi sur l’idée d’écriture, et un panneau lumineux dans ma tête – type néon de grande enseigne – m’a alertée : « BLOG BLOG BLOG !!! » J’en ai profité, puisqu’on parlait de chat sur Internet, pour faire de la pub à Eva, prodigieuse auteure du blog Thèse antithèse foutaises, et grande amatrice de lol cats et de chat de Schrödinger.

Du coup, la question se posait : un article d’accord, mais sur quoi et dans quelle rubrique ?

  • la capacité des gens à extrapoler à partir des photos de chats…
  • la capacité à extrapoler tout court (une rose aurait-elle eu le même effet ?)
  • la gestion de l’identité numérique

Chat, officiel, point Godwin et Radio Londres…

Et là, comme un dernier sursaut, une des participantes à la conversation qui ne s’était plus manifestée, a voulu donner son avis, tout à fait légitimement, sur notre manière de railler les amateurs de chatons qui dorment :

E : L’extrapolation ne vient pas seulement de la photo. S’il n’y avait pas eu le statut personne n’y aurait fait attention et cela restait une belle photo de chaton ! Les écrits sont plus fautifs que l’image.

C’est donc mon « C’est officiel » qui fait polémique, tout autant que la photo du chat ! Et j’ai un instant craint que la conversation, sur un sujet à la base si anodin, ne tourne au vinaigre, voire atteigne le fameux point Godwin ! Plus récemment, un internaute n’avait-il pas suscité la polémique, non pas en abordant le sujet des nazis ou de Hitler, mais en déclarant purement et simplement la guerre à ses contacts sur Facebook, et en leur crachant au visage des vérités blessantes, méchantes et gratuites – expérience risquée et totalement fausse à retrouver ici.

Pour finir sur une note plus joyeuse – et tout en m’excusant, telle les transports en communs, de la gêne occasionnée, auprès de mes contacts éventuels lecteurs de cet article – je propose de publier la première photo venue associée à un message de Radio Londres. J’attends vos interprétations, des plus sages aux plus farfelues, lâchez-vous !

Fromages

« Les fraises sont dans leur jus »

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Google, c’est rien qu’une dissertation – ou comment rendre le n’internet compréhensible aux littéraires

Comme promis depuis une semaine, voici (enfin) la contribution de Sky, de Rainbow Berlin, sur Cinephiledoc. En effet, suite à sa proposition d’évoquer les splendeurs du cinéma allemand, je lui ai demandé d’apporter ses lumières à la question cruciale « Comment réussir sur Internet quand on est motivé mais naïf ? »

Avec son franc-parler naturel, elle a donc décidé de donner quelques ficelles, non pas aux profs-docs studieux qui ont bien suivi leurs cours sur les moteurs de recherche, la veille et autres joyeusetés numériques, mais plutôt aux littéraires pur jus ! Pour les premiers, voici une plaisante piqûre de rappel ; pour les seconds, une petite mise à l’étrier. Dans tous les cas, attachez vos ceintures, ça va secouer un brin !

« Tu m’écris un truc sur la visibilité sur internet en échange ? » Voilà ce que m’a dit Juliette, un dimanche soir, quand je lui ai demandé si elle était intéressée pour publier un article mon blog Rainbow Berlin à propos du cinéma allemand. Ce à quoi j’ai répondu : « C’est-à-dire ? » « T’as carte blanche »

Carte blanche. Gnié ? Alors, entre deux articles sur les élections allemandes (qui sont très drôles cette année, c’est la folie…) j’ai un peu réfléchi à cette histoire de visibilité.

Toi, toi et toi, là, au fond, vous avez aussi un blog, non ? Et à l’instar de Juliette sur cinephiledoc, ou de moi-même sur Rainbow Berlin, vous écrivez des trucs orignaux et de qualitésuper drôles, genre coolissimes à mort, parfois même carrément intelligent, et du coup, vous voulez qu’on vous lise. Nan mais parce qu’écrire pour soi seulement, ben, euh, c’est pas top moumoute. C’est l’intérêt du n’internet après tout : obtenir une audience de fooolie !

Et avouez-le : les résultats n’ont pas été à la mesure de vos espérances. Pas d’Eldorado du lecteur, pas d’amour, pas de gloire, pas de beauté. Est-ce que Google vous aurait trahis ? Hé bah non ! C’est juste que vous êtes nuls. Et voici comment l’être (un peu) moins.

Travaillez votre référencement

Source : Fenêtre sur

Source : Fenêtre sur

Vu que je m’adresse à des littéraires, je vais faire simple : Google, c’est une grande bibliothèque remplie d’étudiants studieux. L’étudiant studieux, appelé « bot » ou « spider », parcourt sans arrêt la bibliothèque (le web) pour alimenter et mettre à jour ses connaissances (soit sa base de données). Il collecte :

  • L’adresse de chaque page trouvée : soit le titre de l’œuvre et son auteur.

  • Le contenu de cette page : soit les citations

  • La liste de liens de cette page : soit les références sur lesquelles s’appuient le travail universitaire consulté

Un étudiant consciencieux prendra le temps de consulter les références données par les œuvres consultées pour enrichir sa culture et étayer ses connaissances, à l’instar du bot qui, une fois sa lecture terminée, saute à la page liée et continue son travail de recherche.

L’idée pour l’étudiant est de pouvoir, le jour de l’examen, et au regard de la problématique donnée par le sujet (soit la requête sur le moteur de recherche), s’appuyer sur les travaux et les œuvres maîtresses les plus pertinentes (soit les résultats sur les moteurs de recherche).

Donc si vous voulez que votre contenu soit visible sur Gros Google, il faut que les gens fassent référence à votre contenu : il faut qu’ils mettent des liens, de préférence dans leurs articles, vers votre site web.

Plus un étudiant studieux va voir une référence à vos œuvres dans ses recherches, plus il va se dire qu’elles sont importantes et il faut qu’il les connaisse, les consulte, les lise, les analyse. La même pour le bot : plus il voit votre lien, plus il va le suivre et tomber sur votre site et le crawler c’est-à-dire lire son contenu – et Google va se dire que, si tant de gens vous « link » (oui, le online marketeur, il parle franglais parce que c’est la classe etpicétou) alors vous devez être une pierre angulaire du grand woueb et vous devez apparaître devant les autres sur son moteur de recherche. Votre site répond à la problématique de l’internaute, tout comme des œuvres répondent à la problématique d’une dissertation.

Cela s’appelle une stratégie de backlink. Il existe d’ailleurs un petit outil très simple qui vous permet de voir quels et combien de liens pointent vers votre site – en gros, kicéki parle de vous.

La puissance de feu des mots-clefs – attention aux âmes sensibles !

Retour, donc, à notre étudiant.

Imaginons maintenant que nous avons là un élève un peu fainéant (hum, comment ça, c’est pas difficile à imaginer ?) qui lui, aimerait juste trouver deux trois œuvres pour avoir juste la moyenne, parce que oh, hein, faut pas déconner, ce soir, on s’la colle et Gégé a ramené de la vodka, et pis y’a Maud à pécho, elle est trop bonasse, enfin, c’est Gilles qui l’a dit.

Bref.

Cet étudiant fainéant va aller au plus court en allant directement au rayon de la bibliothèque qui traite de son sujet. Pour l’exemple, on prendra la littérature allemande parce que ça fait nana érudite de prétende savoir ce qu’est la littérature allemande. A l’appui de la classification de Dewey, l’étudiant va donc se rendre au rayon 830 et chercher son bonheur.

Et bien Google fonctionne (presque) pareil grâce aux Index. L’algorithme de Google dresse – à l’avance – une liste de toutes les pages qui contiennent le mot « littérature » et « allemande » de façon à pouvoir répondre immédiatement aux recherches sur ces mots : c’est un index. Et cet index, c’est le rayon 830 de la bibliothèque.

Google fait cet exercice pour tout type de combinaison de mots, dans quasiment toutes les langues du monde. Dewey peut aller se rhabiller !

Il est donc important de construire vos articles avec les mots-clefs thématiques liés à votre sujet pour que Google puisse vous intégrer à son index, et de préférence dans le bon index, hein. Parce que recevoir des visites sur son site avec des mots-clefs « Homme nu en érection » ou « Pute à baiser » fait questionner le type de contenu qu’on a publié (Juliette, tu pourras me remercier des quelques visiteurs (parce que ce sera forcément des hommes, hein) qui viendront chercher du porno sur Cinephiledoc, c’est cadeau).

Le backlink, lui, faisant preuve de votre expertise sur le sujet et vous permettant de damner le pion à vos concurrents.

J’ai beau être une experte de l’online marketing (sisi, je suis une experte d’abord), moi aussi j’ai des visites sur des mots-clefs bizarres. Pourquoi ? A cause de mon article « Pute, baiser et autres motsallemands qui nous font ricaner ». Ah bah ça, fallait s'y attendre, hein ! 

J’ai beau être une experte de l’online marketing (sisi, je suis une experte d’abord), moi aussi j’ai des visites sur des mots-clefs bizarres. Pourquoi ? A cause de mon article « Pute, baiser et autres mots allemands qui nous font ricaner ». Ah bah ça, fallait s’y attendre, hein !

Mais attention ! Tous les mots-clefs ne se valent pas ! Certains attirent plus de trafic que d’autres : en gros, ça revient à dire que certains sont des sujets plus facilement traités et donc vous aurez plus de mal à apporter un éclairage nouveau dessus, vos concurrents étant en place depuis longtemps. L’intérêt des mots-clés est de se positionner sur des termes ou des expressions pas trop concurrentiels : vous aurez ainsi plus de chances d’obtenir un bon référencement sur des requêtes très précises.

Pour continuer l’analogie avec la bibliothèque, si vous écrivez un livre sur « Toute la littérature allemande de 500 avant J.C. à 2013», votre livre (c’est à dire site) va être consulté, certes, mais :

  • Vous allez en chier à l’écrire (oui, quand même, c’est un peu long)

  • Les étudiants vont être noyés dans le flot d’informations et leur engagement, calculé par Google, sera pauvre (je vais expliquer ça plus bas). S’il faut que notre étudiant fainéant se farcisse 4 000 pages avant de trouver les deux à trois infos qu’il cherche, il va aller chercher l’info ailleurs au bout de 2 secondes. Et donc ne pas lire, ni référencer votre contenu.

  • Les bots vont avoir du mal à comprendre l’information car elle ne sera pas segmentée en partie claires et unifiée.

  • Du coup, Google ne va pas être capable de vous ranger dans un index précis (quel rayon, 840 ou 930 ?)

Finalement, et même si votre bouquin est intéressant et qu’on vous référence dans d’autres publications, Google vous trouvera chiant, ennuyant, confus, et peu pertinent par rapport aux recherches des utilisateurs. Il vous laissera tomber aux oubliettes, là d’où Chuck Norris, Miley Cyrus et des conseils très pratiques liés à votre santé n’auraient jamais dû sortir.

Il aurait était plus pertinent d’écrire plusieurs livres en découpant le sujet en unités thématiques faisant sens, pour que l’étudiant fainéant, mais aussi l’etudiant studieux (le bot quoi) trouvent l’info rapidement sans se farcir tous les auteurs relous de la littérature allemande et puissent l’intégrer à l’index qui lui est dévolu : le 840 et non le 930.

Google propose un outil très pratique nommé adwords (si vous avez des amis/connaissance qui travaillent dans le n’internet, probablement qu’ils l’ont beaucoup maudit ces derniers temps…), qui permet de générer des mots-clés sur un sujet donné, et de voir les tendances de recherche pour ces mots-clés, ainsi que leur degrés de concurrence. Cet outil est configurable par langue, par région et donne un aperçu (presque) complet des mots-clefs synonymes que vous pouvez utiliser pour vous sortir de la masse de la concurrence.

Le contenu est roi (la forme aussi un peu)

La plupart d’entre vous ici sont profs, non ? Et vous savez, comme tout prof, qu’une bonne dissertation rencontre plusieurs écueils.

Le premier, c’est la gangrène de l’enseignement : le plagiat. On connait tous l’histoire d’un prof qui a piégé ses élèves et les a pris en flagrant délit de recopiage du woueb. Pour Google, c’est tout pareil : le contenu copié (duplicate content pour les initiés, ouais, toujours ce problème de franglais, c’est une tare, dans ce métier) est pénalisé et vous risquez de perdre vos places durement acquises. Votre contenu doit donc être unique ! Mais aussi n’être ni trop court, ni trop long. En terme internetstique, 1500 mots est une longueur raisonnable et beaucoup appréciée des bots.

Second écueil : la forme. Et oui, forme et contenu sont indissociables. Lorsqu’un étudiant écrit une dissertation, il y a un minimum à respecter : le texte doit faire une longueur suffisante, le contenu doit être utile/pertinent au regard de la problématique et ce ne doit pas être du recopiage. Si vous récupérez du contenu depuis un autre article, l’œuvre d’un écrivain (soit d’un autre site), de manière légitime, vous prenez bien soin de nommer l’auteur, de mettre sa citation entre guillemet, de réécrire en entier le titre de l’article et de le souligner (soit mettre un lien vers le site original). Et bien entendu, éviter trop de fautes de gras mère et d’or tôt graphe dans votre dis sert ta sion.

Et bien c’est tout pareil pour votre site ! Il ne faut, en plus, pas abuser des mots-clés, la juste mesure se trouvant entre ce dont les bots ont besoin pour indexer votre contenu et la compréhension qu’aura l’internaute de votre contenu. En cas de doute, toujours faire pencher la balance du côté expérience utilisateur, car un contenu de qualité amène toujours du backlink de qualité spontané. Aussi garder à l’esprit les internautes, pressés et impatients (comme le sont les profs qui corrigent les copies sur un coin de table de la salle des profs en écoutant d’une oreille les ragots de Mme C. tout en essayant de corriger suffisamment vite pour aller chercher leur petite dernière au judo) lisent vos textes en diagonale et n’hésitent pas à sauter des paragraphes. Il faut donc ETRE CLAIR et structurer votre article !

Troisième écueil : les metrics (je vous le dis, indécrottables, ces marketeurs de l’internet, ils ne savent même plus parler frenssè correctement, une honte !), donc, les metrics, disais-je, des internautes visitant votre page sont pris en compte par Google pour juger de la qualité de votre texte : taux de rebond, temps de lecture, nombre de pages vues par visites etc. Soit l’intérêt que le lecteur (professeur) porte à votre site (dissertation). Si les metrics sont mauvaises, si les étudiants abandonnent votre livre sur « Toute la littérature allemande de 500 avant J.C. à 2013» dès la première page pour consulter le deuxième résultat du moteur de recherche, alors Google va envoyer votre contenu prendre la poussière sur les rayons de la réserve, là où atterrissent les livres qui ne servent plus à rien. Si les utilisateurs apprécient mieux votre concurrent, alors votre concurrent se doit d’être devant vous.

Si vous arrivez à passionner suffisamment le vieux Mr. W. pour qu’il oublie Mme C. ragotant sur Mme V. ou de passer prendre sa petite dernière au judo, alors vous avez tout bon et Google va le remarquer. Et va vous booster devant vos concurrents.

Alors si avec tout ça vous n’obtenez ni l’amour, ni la gloire, ni la beauté, vous aurez au moins quelques lecteurs en plus. Bon, allez, les devoirs pour cette semaine : faire monter votre site sur la première page de Google. Un bon point à celui qui arrive à se placer en premier dans les résultats de recherche sur le mot-clef : « la littérature allemande de 500 avant J.C. à 2013 ».

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Au menu des favoris

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J’ai déjà évoqué les favoris présents sur ce blog et se rattachant directement au CDI et au collège. Cet article constitue donc une sorte de « Favoris, épisode 2 ». Pour ce qui est du CDI et du collège, il s’agit du portail E-SIDOC, qui permet de consulter les ressources du CDI en ligne et qui offre tout un éventail d’informations. Il s’agit aussi du blog atelier lecture, que j’ai présenté dans l’article précédent, et qui constitue un outil destiné aux élèves de CLA et de soutien CLA. Par contre, je n’ai pas encore présenté les autres sites qui se trouvent dans cette rubrique.

Je distingue les favoris présents sur ce blog des sites internet, blogs et flux RSS présents sur le portail Netvibes que j’utilise pour ma veille professionnelle. Sur ce dernier, il y a cinq onglets : Général, avec l’actualité quotidienne de la presse en ligne (Le Figaro, Le Monde, L’Humanité, Libération), Education (actualité de l’éducation : bulletin officiel, éduscol, information syndicale, chroniques éducation, café pédagogique), Documentation, avec les blogs des chercheurs en sciences de l’information, Savoirs CDI, le CLEMI, etc., Formation (site des professeurs documentalistes de l’académie) et TIC avec Internet Actu. C’est avec ces principaux sites que je me tient au courant et que j’organise ma veille.

Les favoris de Cinephiledoc sont beaucoup plus ludiques, pour la plupart, même s’ils restent, encore pour la plupart, en relation étroite avec mon univers professionnel :

1°) Il y a ceux qui parlent des CDI et des professeurs documentalistes, et / ou qui sont tenus par des professeurs documentalistes :

  • BlOg O nOisettes : c’est le blog très complet d’une prof doc. Ce que j’apprécie surtout, ce sont ses critiques de films et ses comptes-rendus de lecture. Elle propose aussi son calendrier, semaine par semaine, une veille en science de l’info et des outils de préparation au CAPES de documentation : bref c’est une mine d’or.
  • Fenêtre sur : c’est le blog d’une collègue, également. Beaucoup plus axé Internet et technologies (beaucoup de bidouilles sur Internet et d’idées sur la formation des élèves à la recherche en ligne). Génial pour connaître les derniers outils de veille et de publication…
  • Mon CDI, c’est une caverne. Ô combien plus délirant. L’adresse m’a été donnée par mon ancien tuteur, dont le CDI, à son arrivée, ressemblait au musée des horreurs (imaginez uniquement des livres sur l’URSS dans la partie Russie de la géographie, et quasiment aucunes bandes dessinées). En gros, ce site tente de décerner les palmes des horreurs : ce qu’il y a de pire dans les rayons de nos CDI.

2°) Ensuite, il y a les sérieux, ceux qui parlent boulot :

  • Chroniques éducation : un collègue de sciences économiques et sociales épluche la presse pour nous faire un petit topo de toute l’actualité sur l’éducation. Pratique, si on veut se tenir au courant, l’argument pour les paresseux, et bien écrit : bref, un bon investissement.
  • Bertrand Calenge : carnet de notes. Les candidats au CAPES reconnaîtront l’auteur de leurs souffrances pour l’une des épreuves écrites de cette année. Actualités du monde des bibliothèques.

3°) Les professionnels, tendance dérision plus ou moins délirante :

  • Ciel ma bibliothèque ! : dans le même genre que Mon CDI est une caverne, mais élargi à l’univers des bibliothèques et à ses aspects humains (pas seulement musée des horreurs). Pour se défouler et rire un peu en fin de journée…
  • Second flore : un blog découvert par hasard, avec lettres ouvertes et comptes-rendus de lecture. Je n’ai pas encore pris beaucoup de temps pour m’y plonger, mais j’aime bien le ton, et j’ai adoré les mésaventures de l’auteur au salon du livre jeunesse de Montreuil…
  • Notorious Bib : un blog absolument génial sur l’univers des bibliothèques au cinéma. Du grand art ! Je survalide à 200%, dès que j’ai le temps de le lire.

4°) Enfin, il y a les coupines !

Bonne lecture !

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Vadrouilles en ligne

Depuis aujourd’hui, je peux enfin faire joujou avec E-Sidoc. Pour les personnes qui ne sont pas du métier – et pour lesquelles je vais tenter, une fois de plus, de ne pas jargonner, je vais expliquer brièvement en quoi consiste E-Sidoc. La plupart d’entre nous, anciens élèves, a connu des logiciels documentaires pas franchement glamours. Déjà, lorsque j’étais collégienne, j’avais eu droit à ces versions successives de BCDI, toutes plus chatoyantes les unes que les autres (on la sent l’ironie au bout du clavier ?). Quel bonheur, les heures d’initiation à la recherche ! Qu’elles étaient belles, ces interfaces, avec le thésaurus, miam !

Mais désormais, BCDI n’est que l’outil de travail du documentaliste, son interface professionnel. Les élèves – et les enseignants – ont droit à E-Sidoc, un portail documentaire beaucoup plus réjouissant, et, disons-le, beaucoup plus en lien avec les pratiques des élèves. C’est beau, ça sent bon le sable chaud (ou presque). Et aujourd’hui, moi aussi, grâce à l’intervention divine de ma personne ressource, j’ai le bonheur de tripatouiller E-Sidoc. A moi la modernité !

E-Sidoc permet, entre autres, de présenter aux élèves des sélections thématiques avec la couverture des livres choisis (exemple : c’est bientôt Halloween ? je fais une sélection des livres sur dragons, sorcières, fantômes, etc.). Il est régulièrement mis à jour et offre les Unes de journaux et les couvertures des derniers livres saisis. En gros, il permet de rendre visible le CDI sur l’extérieur.

Il offre aux usagers une navigation beaucoup plus fluide et attrayante et bien plus proche de leurs usages. A propos de leurs usages – et j’en viens tardivement à mon sujet – plusieurs choses m’ont frappée depuis que je suis en poste, pas seulement en collège, mais depuis le début de ma courte carrière :

D’abord, c’est la facilité déconcertante avec laquelle ils s’approprient un ordinateur pour faire des choses complètement  autres que ce qu’ils prétendent. Une soit disant recherche en musique les conduit au parcours de tel ou tel footballeur, une révision d’anglais les amène à la lecture d’une vidéo en streaming, un exposé les fait atterrir sur les extraits YouTube du match OM / PSG, la permission d’aller jouer à un jeu pédagogique de maths, d’histoire géo ou de physique les propulse directement sur Angry Birds. Sans parler des diverses tentatives pour aller sur Facebook ou sur leurs boîtes mails pour récupérer les photos de la dernière soirée (j’ai davantage constaté ces dernières digressions en lycée). J’ai déjà donné un nom à ce type de pratiques discrètes, dès qu’elles sortent de notre champ de vision ou qu’elles profitent de notre baisse d’attention : c’est l’extension du domaine de la recherche.

La deuxième chose qui me frappe de plus en plus, c’est la propension à considérer le moteur de recherche comme l’être infaillible qui a toutes les réponses. Lorsqu’on leur donne un questionnaire de recherche, ils ne tapent plus des mots clefs mais textuellement les questions qu’on leur pose. Exemple : lors d’un projet en physique sur les énergies, on leur pose la question suivante sur un certain type d’énergie : « quelles sont les différents éléments composant une centrale fonctionnant grâce à cette énergie ? », ils ne tapent pas « éléments + centrale + l’énergie en question » mais bel et bien la question telle qu’elle a été posée.

Lorsque je faisais travailler des élèves de première STG sur le manga avec des questions type « Qu’est-ce qu’un mangaka ? », « Comment fonctionne le droit d’auteur ? », « Quelles sont les différentes formes de mangas ? », la tendance était la même.

Internet, c’est le dieu sans visage, l’oracle de Delphes. On lui pose une question et il ne répond pas toujours de manière directe, mais on a de plus en plus l’impression qu’on pourrait lui demander n’importe quoi et qu’il nous répondrait. « Qui suis-je ? Où vais-je ? Dans quelle étagère ? », « Suis-je heureux ? Où serai-je dans dix ans ? Ai-je réussi ma vie ? »

Par exemple, si je tape « Suis je heureux » sur Google, j’obtiens 62 600 000 résultats. Il propose une autre suggestion d’orthographe « suis je heureuse », qui féminise directement la recherche et donne une idée du profil habituel des personnes qui posent ce genre de question.

Un vrai horoscope, un vrai maître à penser, encore mieux que les savants de l’expérience de Milgram. L’expérience de Milgram, ce sont trois personnes : un savant et deux « candidats ». L’un des candidats (1) pose des questions à l’autre (2) et, en cas de mauvaise réponse de sa part, doit lui donner une décharge électrique, qui augmente au fil des questions. Bien-sûr, les décharges sont fictives, celui qui répond fait semblant de hurler de douleur. Le savant incarne l’autorité, qui pousse le candidat 1 à continuer l’expérience. Celle-ci n’est en fait destinée qu’à mesurer le degré de soumission et d’obéissance d’un individu, même face à quelque chose qui pourrait lui paraître injuste. Elle a été transposée à la télévision il y a quelques années, sous le titre « Le Jeu de la mort », l’autorité étant cette fois incarnée par la présentatrice de télévision. Mais il est pour moi certain qu’on pourrait la transposer sur Internet, où cette fois-ci le web incarnerait l’autorité.

N’est-ce pas une preuve suffisante qu’après « Je l’ai lu dans un livre » ou « Je l’ai vu à la télé », ce soit « Je l’ai trouvé sur Internet » qui garantisse la valeur d’une information ?

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Jargons professionnels

Lorsque l’on est élève et que l’on est attentif à ce que la personne en face de nous essaye, parfois péniblement, de nous faire apprendre, on peut plus tard se souvenir qu’elle nous a dit un jour ceci : « Il y a trois niveaux de langue : familier, courant et soutenu ». Ces trois niveaux de langue permettent alors de connaître la situation sociale et l’environnement d’un personnage, d’un auteur et d’un être humain. Qu’il se trouve dans tel ou tel milieu, qu’il ait assimilé tel ou tel savoir, l’être humain aura construit son propre langage, sa propre manière de s’exprimer face aux autres.

Connaître les trois niveaux de langue, c’est aussi savoir s’adapter à une certaine situation, que l’on soit seul (ou à la rigueur dans un cadre de confiance) : « B… de M… j’ai tout foiré », ou que l’on soit entouré d’un public plus châtié : « Il me semble que mon action n’était pas tout à fait adéquate face à ce problème. »

Mais au-delà de ces trois niveaux de langue, ce que l’on apprend également à maitriser, c’est un langage professionnel, qui apparaît dès que l’on se spécialise dans un certain domaine. Dans mon parcours, j’ai donc été confrontée à différents langages que j’ai plus ou moins intériorisés :

  1. D’abord un langage littéraire, où l’on retrouve des bêtes étranges telles que : anacoluthe, aposiopèse, catachrèse, transcendance, métempsycose, incipit, didascalie, kakemphaton, oxymore, paronomase, litote ou zeugme. On peut retrouver la traduction de ce langage dans un livre très sympathique de Jean-Loup Chiflet, Oxymore mon amour !, ou pour les plus chevronnés, dans le Gradus, un lexique de l’ensemble des figures de style de la langue française. Ces notions permettent non seulement au littéraire de décortiquer, de disséquer un texte littéraire, mais de produire un certain nombre de textes, qui vont du commentaire à la thèse, en passant par la dissertation et le mémoire.
  2. Ensuite, un langage à la fois pédagogique, documentaire et informationnel, que l’on apprend lorsque l’on prépare le CAPES de documentation. On y retrouve des notions telles que : pédagogie différenciée, modèle EST, socio-constructivisme, apprenant, outil transcripteur, référentiel bondissant (même si cela relève plus de l’environnement des professeurs des écoles et des professeurs d’EPS), classification, métadonnées, indexation, désherbage, estampillage, bulletinage, référentiel de compétences, politique documentaire… d’où ma conversation d’hier soir  sur le web sémantique avec une amie qui passera l’écrit dans quelques jours :

« Le web sémantique permet de créer, en quelque sorte, une relation intelligente entre le contenu du document et sa description sous forme de métadonnées. C’est pour ça que le projet de métadonnées sur l’utilité pédagogique d’un document (ScoLOM.fr) est important. En gros c’est comme si tu mettais sur chaque document une puce intelligente qui permet de viabiliser son contenu, de le chercher et de le trouver en fonction de ces critères. C’est une méthode d’indexation et de recherche des documents numériques. »

Malgré les efforts de traduction, je ne sais pas ce qu’en penserait une personne de l’extérieur. Lorsque j’écoute les conversations de mon entourage sur l’informatique, ou lorsque je m’entends parfois parler en salle des profs ou avec d’autres collègues, j’imagine une expérience : plonger quelqu’un de totalement étranger dans ce milieu et analyser à ce moment-là ce qui se passe dans son cerveau. Par exemple, lorsque mes amis geeks parlent informatique :

« Il faut flasher cette carte avec un nouveau firmware en passant par un serveur tftp. On peut implémenter un processeur ARM sur un FPGA, c’est ce qu’on appelle un softcore. »

Ce que j’entends peut se traduire comme ça :

« Il faut ??? cette carte avec un nouveau ??? en passant par un serveur ??????? On peut implémenter (???) un processeur ??? sur un ???, c’est ce qu’on appelle un ??? »

De la même manière, lorsque l’on regarde de près les abréviations (qui peuvent changer d’une année sur l’autre) et les expressions propres à l’éducation nationale, où l’on retrouvera IRD, TPE, PACIFI, HSA, CESC, PDMF, PPCP, ULIS, etc., l’interlocuteur étranger ne verra qu’un texte à trous… La bande dessinée Les Profs avait consacré malicieusement une planche entière aux sigles de l’éducation nationale.

Le professionnel se doit donc de traduire son langage aux personnes auxquelles il se confronte. Bien-sûr on apprend, lorsque l’on veut transmettre aux élèves des savoirs informationnels, à adapter le jargon à leur niveau. Ce que l’on dira de la classification variera d’un élève de 6e qui peut-être entre pour la première fois dans un CDI à un élève de Terminale qui étudie l’organisation du vivant et des savoirs en philosophie.

Mais, avec espièglerie, face à une personne totalement étrangère, et parfois mal renseignée sur la profession qu’il exerce (et qui égrainera en quelques minutes les préjugés « dame du CDI »), il s’amusera à utiliser les éléments les plus incompréhensibles de son jargon, rien que voir l’autre écarquiller les yeux. Tu crois savoir ce que je fais, tu penses pouvoir le faire à ma place ? Voyons ça !

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