Archives de Tag: science-fiction

En attendant le réveil de la force…

Le 16 décembre, le 16 décembre, le 16 décembre… Si j’ai un peu du mal, de tête, à faire le décompte, je suis comme beaucoup à vouloir que cette date se rapproche le plus vite possible.

Certains sont suffisamment opiniâtres pour faire un compte à rebours. Je m’y mettrai sans doute quand je verrai qu’il reste moins de 30 jours, ou mieux, lorsque nous serons au 1er décembre, et j’imaginerais presque un calendrier de l’Avent exclusivement dédié à cet événement : la sortie de Star Wars, épisode VII.

Car c’est bien cette date-là que des milliers – et je n’hésite pas à dire des millions – de gens attendent. Les puristes l’ont compris, les autres ont haussé les sourcils et resteront perplexes voire hostiles.

Tant pis pour eux ! Comme beaucoup d’autres, j’ai savouré avec bonheur les premières bandes-annonces tant attendues :

Comme beaucoup d’autres, je vais calmer l’attente en revoyant tous les épisodes de la saga, même s’il faut en passer par l’épisode I et Jar Jar Binks et l’épisode II avec Padmé et Anakin qui se roulent dans l’herbe.

J’arriverai bien évidemment trop vite à l’épisode VI, et il me faudra encore patienter avant de pouvoir découvrir ce nouvel épisode, et retrouver Han Solo, Chewie, Luke et Leia…

Alors oui, vous l’aurez compris, durant cette période d’attente, je fais la joie des éditeurs et j’observe ce qui sort en librairie sur Star Wars.

Star Wars dans ma bibliothèque…

Si je fais un rapide recensement de l’existant, en tout cas dans ma bibliothèque, je trouve trois types d’ouvrages qui abordent Star Wars de près ou de loin :

  • ceux qui lui sont exclusivement consacrés. Outre le livre dont je vais parler dans quelques instants, j’en ai trouvé deux : Générations Star Wars, publié chez Hors collection et faisant la chronique des presque 30 ans qui séparent l’épisode IV de l’épisode III ; et Star Wars : aux origines du mythe, un superbe livre qui présente les travaux des illustrateurs ayant collaboré avec George Lucas.

star wars

  • ceux qui traitent du genre cinématographique dont Star Wars fait partie. J’en ai retenu deux en particulier : Sciences et science-fiction, un ouvrage que j’avais déjà évoqué dans un de mes hors-série de l’été 2014 ; et Cent ans et plus de cinéma fantastique et de science-fiction, de Jean-Pierre Andrevon, un spectaculaire et incontournable pavé sur le sujet, également mentionné dans un article du blog

100-ans-et-plus-de-cinema-fantastique-et-de-science-fiction

  • enfin, les livres qui évoquent moins cet univers que son public et ses amoureux, et je pense surtout à l’excellent livre de David Peyron, Culture Geek. Il y a aussi le Gastronogeek, sur lequel je reviendrai en fin d’article. J’ai enfin quelques ouvrages qui évoquent Star Wars à titre d’exemple, pour la musique de films ou pour les décors… et je pense avoir fait à peu près le tour, même si les références sur Star Wars se comptent par dizaines et même si ma bibliothèque fait pâle figure à côté…

PlatdeCouv-CultureGeek_F47_Plat de couv INNO

Quant aux ressources en ligne, évidemment il y a pléthore :

Bref, que je vadrouille en ligne ou que je parcours ma bibliothèque, j’ai (presque) de quoi ronger mon frein… Et je peux aussi me plonger dans les publications récentes des éditeurs qui surfent sur la vague.

Don’t feed the troll

Cette fois-ci, cependant, je ne me suis pas lancée dans la lecture de ce qu’on appelle, par abus de langage selon moi, un « beau livre » : j’ai choisi un petit ouvrage, modestement illustré, sans fac-similés et autres trésors déterrés, mais tenant dans un sac et prompt à donner envie de revoir l’un ou l’autre des épisodes et de suivre tel ou tel personnage de la saga.

Il s’agit de Star Wars : une saga, un mythe, de Laurent Aknin, paru en septembre 2015 aux éditions Vendémiaire.

star_wars

J’ai choisi ce livre à la fois pour son sujet, plus prosaïquement pour sa taille, et aussi parce qu’il était l’œuvre d’un auteur que je connaissais déjà, puisqu’il avait publié en 2012 Mythes et idéologie du cinéma américain, réédité chez Vendémiaire en 2014, et dont le compte-rendu sur le blog avait suscité un débat légèrement houleux.

Sources : http://www.livres-cinema.info/livre/5625/mythes-et-ideologie-du-cinema-americain

J’ai décidé de lire à nouveau un livre de Laurent Aknin, et d’observer si j’en ressortais avec le même ressenti que pour son opus précédent, qui, ma foi, m’avait beaucoup plu, mais qui ne faisait pas l’unanimité dans les commentaires de l’article que je lui avais consacré.

Et comme notre ami a l’air de nourrir une passion pour les mythes, j’ai eu l’impression que celle-ci était contagieuse, je lui ai donc laissé sa chance.

Un abécédaire non exhaustif de Star Wars

Cet ouvrage, Star Wars : une saga, un mythe, n’ambitionne pas de couvrir de manière synthétique l’ensemble de l’univers réalisé puis produit par George Lucas.

Il cherche cependant à comprendre de quelle manière Star Wars constitue un matériel cinématographique à la fois profondément original (une double et bientôt une triple trilogie, un film issu de l’imaginaire d’un auteur mais commercial, une œuvre destinée aux enfants aussi bien qu’aux adultes…) et s’appuyant sur, comme l’annonce la quatrième de couverture, le « plus vieux fonds légendaire de notre humanité ».

Sous forme d’abécédaire, il va donc tout autant décoder les racines des Jedis, de la Force, l’influence du mythe arthurien ou des cultures asiatiques sur la saga, et le fait que Star Wars fait désormais figure de mythe à part entière, avec produits dérivés et univers étendu.

L’ouvrage s’ouvre sur le processus d’ « agnition » (reconnaissance de deux personnes ou plus, avec notamment la célèbre phrase de Dark Vador (Darth Vader) à Luke Skywalker, « Je suis ton père »), et se ferme, comme il se doit, avec la figure de Yoda.

On y retrouve d’autres entrées, dédiées aux personnages, ainsi que l’explication de plusieurs points emblématiques de la saga : combats, couples, droïdes, élu, empire et dictature VS république et démocratie, fantasy et science-fiction, immortalité, initiation, ordre Jedi, padawan, religion, ou encore sabre.

Avantages et inconvénients de l’abécédaire

L’avantage de ce livre est qu’il offre une vision synthétique et très accessible de l’univers de Star Wars, même pour celui (voire surtout pour celui) à qui cet univers est complètement étranger.

Les références sont claires, le propos bien documenté, et pour le spectateur averti, le texte de Laurent Aknin est une excellente mise en bouche à un revisionnage scrupuleux des six épisodes actuels de la saga.

Cependant, j’ai relevé deux petites faiblesses dans le projet de l’auteur. La première, c’est que le fan absolu de Star Wars – ou même celui qui a une vision ne serait-ce que distanciée et cultivée de l’œuvre – va certes apprécier de retrouver tous ces éléments familiers, mais qu’il ne va pas forcément y faire beaucoup de découvertes.

Personnellement, j’aurais aimé que l’auteur approfondisse davantage et se pose plus en spécialiste des mythes (d’un point de vue littéraire et culturel) qu’en critique et historien de cinéma. Certes, j’ai appris des choses, ou plutôt l’auteur a confirmé ce que je pressentais des influences de George Lucas, mais il m’a aussi laissée quelque peu sur ma faim…

Et cela tient principalement à la forme que prend son ouvrage, ce qui en constitue la deuxième faiblesse. Certes, le fait d’organiser le livre en abécédaire permet un cheminement facile du lecteur et une lecture non linéaire.

Mais justement, au lieu d’un propos linéaire et plus approfondi, ce qui faisait la force du précédent texte de Laurent Aknin, Mythes et idéologie du cinéma américain, les différentes entrées m’ont fait ressentir les répétitions de certaines d’entre elles, et de certains angles d’attaque de son propos : ordre Jedi, chevalerie, et padawan, les nombreuses occurrences du mythe arthurien, l’influence des samouraïs et du bushido, pour ne citer qu’eux…

J’ai cependant bien conscience qu’il est très facile (trop facile) de critiquer un livre sur sa forme, et l’auteur rappelle parfaitement en introduction le caractère subjectif et non exhaustif de sa démarche. Il y évoque d’ailleurs de manière personnelle et, selon moi, très complice, son expérience cinéphile de la trilogie et de la prélogie.

Star Wars : une saga, un mythe reste, comme je l’ai déjà dit, une bonne entrée en matière et une bonne piqûre de rappel pour les amateurs de Star Wars, qu’ils soient eux-mêmes apprentis, chevaliers ou maîtres…

Vous avez dit mise en bouche ?

Pour finir, comme je l’ai mentionné plus haut, je reviens rapidement sur un ouvrage de ma bibliothèque qui évoque Star Wars sous un aspect culinaire. Il s’agit du Gastronogeek, que j’avais brièvement évoqué dans mon article de Noël dernier.

Gastronogeek

Dans ce livre de recettes consacré à l’univers geek, où se côtoient Le Seigneur des anneaux, Retour vers le futur et Doctor Who (pour ne citer qu’eux), le lecteur – cuisinier ou non – trouvera des idées d’expériences gastronomiques inspirées de Star Wars, à savoir :

  • la salade de la Lune forestière d’Endor ;
  • le Spatioporc de Mos Eisley ;
  • et le Dôme de Hoth.

gastronogeek-livre-des-potions

Très récemment (en septembre 2015), l’un des auteurs du Gastronogeek, Thibaud Villanova, et Stéphanie Simbo, ont sorti chez le même éditeur, Hachette cuisine, un deuxième ouvrage consacré aux recettes geeks, et cette fois-ci dédié aux boissons, soupes et autres milk-shakes, Le Livre des potions. Pour Star Wars, vous y retrouverez :

  • La Corellia, un cocktail à base de whisky, de bière ambrée et de cumin ;
  • et le Ragoût de racines de Dagobah.

D’ici le 16 décembre, je vous souhaite donc de bonnes lectures, de bons revisionnages ou de bonnes découvertes, et de bonnes expérimentations culinaires.

À très vite !

Publicités

2 Commentaires

Classé dans Bibliothèque cinéphile

Hors-série 1-2014 : sciences et cinéma

Bonjour à tous.

Comme annoncé dans le précédent article, voici le premier des hors-série de l’été de Cinephiledoc. Cet été, les hors-série seront consacrés aux relations du cinéma avec les autres disciplines artistiques et culturelles.

HORS-SÉRIE

Dans chacun des articles, je proposerai deux références principales : un livre et un site internet, ainsi que d’autres références secondaires et pouvant avoir déjà été abordées dans d’autres articles. Enfin, à chaque fin d’article, je donnerai trois suggestions de films sur le sujet.

Sciences et cinéma

Avoir une formation littéraire n’empêche pas nécessairement d’être fasciné par la représentation des sciences dans les arts, au contraire, et ce, quelles que soient les sciences impliquées : la cartographie – une représentation des mondes réels ou imaginaires – les mathématiques, la physique, l’informatique.

BlakeMortimerPiege

C’est peut-être d’ailleurs parce qu’ils donnent une représentation visuelle de la science que le littéraire chevronné va se tourner vers des modes d’expression tels que la bande-dessinée – ah, les inventions de Tournesol et les théories incroyables de Blake et Mortimer – les séries télévisées (suivre les aléas de l’adaptation à l’intelligence sociale de Sheldon Cooper dans The Big bang theory), et surtout les films.

Voir des scientifiques à l’écran faire des découvertes majeures ou griffonner à la craie des équations qui nous restent bien-sûr très obscures – tout comme certainement aux comédiens qui les incarnent – donnent l’impression, et peut-être seulement l’impression, de toucher du doigt les mystères de la science.

Et quoi de mieux qu’un ouvrage édité par Universcience pour les éclaircir ?

Sciences et univers imaginaires

La référence que je vous propose aujourd’hui est Sciences et science-fiction, ouvrage collectif publié en octobre 2010 aux éditions de la Martinière et Universcience. Il s’agissait du catalogue de l’exposition présentée à la Cité des sciences « Science et fiction, aventures croisées ».

sciences et science fiction

Bien que centré sur le genre de la science-fiction, ce livre propose un voyage thématique au coeur de différents espaces scientifiques, littéraires et cinématographiques. Comme l’indique Bruno Racine dans l’une des préfaces :

Nourrie d’imaginaire scientifique au sens large, la science-fiction part à la rencontre des « futuribles » – des futurs possibles – pour mieux nous renvoyer à notre humanité. (…)

La science-fiction envahit aussi le grand écran dès les début du cinéma, et renforce par là sa présence dans les collections nationales grâce aux spectaculaires affiches de films. Les grands classiques comme Metropolis de Fritz Lang, Le Jour où la Terre s’arrêta de Robert Wise ou La Machine à explorer le temps de George Pal sont là pour attester que les images qu’elle engendre ne cessent d’exercer leur pouvoir d’attraction.

Quels sont les petits plus de cet ouvrage ?

  • d’abord sa structure. Comme je l’ai dit, il propose différentes thématiques que le lecteur ne va pas forcément aborder de manière linéaire. Il peut prendre le livre par un bout, le laisser de côté, et le rouvrir à un tout autre chapitre. Trois parties principales : « L’espace-temps », « L’homme » et « Les machines ». Au sein de ces trois parties, on retrouve entre autres le voyage dans le temps, les dystopies, les extraterrestres, les vaisseaux spatiaux ou encore les robots.
  • ensuite son iconographie, extrêmement riche : gravures anciennes, couvertures de livres, affiches et images de films, et respectant également l’organisation thématique de l’ouvrage (des planches entières sont consacrées aux villes, aux robots ou aux vaisseaux spatiaux). Un vrai régal visuel !
  • son incroyable érudition. L’ouvrage est rédigé par des spécialistes qui sont soit des scientifiques, chercheurs entre autres au CEA* ou au CNRS, soit des auteurs ayant travaillé sur la science-fiction ou ayant eux-mêmes publié des livres de SF. Tous les sujets sont traités sous un angle non seulement scientifique, mais également philosophique et plongent au coeur de l’histoire de la pensée humaine, comme en témoigne notamment le chapitre consacré aux mondes imaginaires, « De l’utopie à l’uchronie : petite cartographie des mondes meilleurs ».
  • enfin, le petit plus de l’ouvrage que j’ai apprécié, c’est en annexe, une chronologie mêlant découvertes scientifiques, publications d’ouvrages et sorties de films.

Les petits points faibles, parce qu’il faut bien pinailler…

  • la science-fiction étant avant toute chose un genre littéraire, l’ouvrage se concentre principalement sur les références de la science-fiction (Wells, Asimov, Philip K Dick), n’accordant au cinéma qu’une valeur trop souvent illustrative – l’iconographie abonde d’affiches de films, d’images de Metropolis, Matrix, Star Wars ou Avatar. Vous me direz que c’est bien normal, puisque les films sont souvent les adaptations d’ouvrages de SF… mais tout de même, j’ai trop rarement savouré dans ce très bel ouvrage des analyses de cette sorte :

Dans Metropolis, la figure du robot s’inscrit en fait dans une tradition littéraire. Le « Machinenmensch » de Fritz Lang tire son apparence et sa fonction de l’Hadaly de l’Ève future de Villiers de L’Isle-Adam. Cette armure étincelante qui peut prendre forme humaine est une projection anthropomorphe du procédé de la photographie argentique. Quant à la fausse Maria, elle hérite du caractère monstrueux et du destin funeste de la créature de Frankenstein de Mary Shelley. Les robots au cinéma sont une famille aux profils et tempéraments fort différents mais qui empruntent et recombinent les éléments des mêmes archétypes : il y a le monstre qui échappe au contrôle de son créateur et en révèle l’ « hubris » (démesure), le serviteur dévoué qui suscite son amour ou son asservissement et la marionnette pleine d’aspiration à l’humanité.

metropolis_192712

  • enfin, l’autre petit bémol tient au titre lui-même de l’ouvrage : sciences et science-fiction, et non pas sciences et fiction ou sciences et cinéma… mais cela reste secondaires par rapport aux qualités indéniables de ce livre.

D’ailleurs, si vous souhaitez compléter la lecture de Sciences et science-fiction par d’autres textes consacrés à la science-fiction, vous pouvez aller consulter les autres articles de Cinephiledoc sur ce sujet :

Et si les relations entre science-fiction et sciences vous intéressent, je vous recommande les conférences de Roland Lehoucq, chercheur au CEA, dont voici un petit exemple :

Et la science au cinéma, dans tout ça ?

Si, davantage encore que la science-fiction, c’est la science proprement dite qui vous intéresse, et sa manière d’apparaître au cinéma, je vous recommande deux sites internet.

Le premier est Sciences au cinéma : Quand le cinéma parle de sciences. Il propose de très nombreux articles sur des films, des séries télévisées ou des thématiques (voir justement la rubrique « Thématique » avec notamment les articles consacrés à « La vie des scientifiques sur (grand) écran »).

J’ai découvert ce blog juste après avoir vu le film Un homme d’exception, avec Russell Crowe, sur la vie du mathématicien John Nash et sur son travail sur la théorie des jeux. L’auteur du blog a également publié des articles sur les relations entre Harry Potter et la génétique, et plus récemment, sur la série Real humans.

Le deuxième site est Maths et tiques, qui consacre une page aux maths dans le cinéma. On y retrouve bien-sûr Un homme d’exception, mais aussi le film Pi ou encore Will Hunting.

Source : Allociné

Source : Allociné

Pour finir avec cette petite sélection de sites internet, voici justement quelques articles et vidéos qui se sont penchés sur la représentation d’internet au cinéma – autrement dit, souvent, sur comment des forcenés à lunettes parviennent à changer le monde en tapant frénétiquement sur un clavier d’ordinateur des codes qui demeurent obscurs aux êtres humains lambda – le code ayant remplacé l’équation à la craie dans ce qui rend la science glamour et mystérieuse au cinéma…

Evidemment pour chacune des sciences – mathématiques, physique, informatique, Wikipédia y va de ses petites catégories : Mathématiques au cinéma, Cinéma et espace, Informatique et cinéma.

Voilà pour cette petite sitographie, bien plus riche que prévue initialement… j’essaierai de faire de même dans les hors-séries à venir.

3 films à voir sur les sciences au cinéma

Pour finir, comme promis, une sélection de films évoquant les sciences au cinéma (avec un petit plus à la fin – je triche avec le chiffre 3). J’ai choisi trois films qui n’ont pas été du tout abordé dans cet article.

  • d’abord un souvenir d’enfance, le film Les Palmes de Monsieur Schutz de Claude Pinoteau, retraçant l’arrivée à Paris de Marie Curie, sa rencontre avec Pierre Curie et leurs découvertes du Polonium et du Radium.
  • ensuite, une comédie romantique (et oui : vous imaginez comme c’est glamour, mignon et sexy les maths ? en particulier les nombres premiers ?). Leçons de séduction, un film de Barbra Streisand AVEC Barbra Streisand et Jeff Bridges. Ou comment une prof de littérature célibataire met le grappin sur un prof de maths brillant mais coincé.
  • enfin, parlons un peu d’informatique, de codes et de réseaux sociaux, pour revoir le fabuleux The Social Network qui suit les traces de Mark Zuckerberg dans la création de Facebook.

Enfin, (et cette fois-ci un vrai enfin, parce que, oui, j’ai triché), la série qui représente selon moi le mieux la science, ou plutôt le fonctionnement de l’intellect, c’est, à consommer sans modération, Sherlock, série britannique produite par la BBC et replaçant les aventures de Sherlock Holmes dans le Londres actuel.

Bonnes lectures, bons films, bonnes cogitations et à très bientôt pour le 2e hors-série !

6 Commentaires

Classé dans Bibliothèque cinéphile

Psychologie sociale du cinéma américain

Une oeuvre, littéraire, cinématographique, picturale, musicale ou philosophique, est toujours le fruit d’un contexte de création. Qu’il le veuille ou non, son auteur sera le plus souvent  influencé par la société qui l’a vu naître, et par le regard qu’il porte sur cette société. Rien ne sert de généraliser bien entendu, et je ne veux pas rentrer dans des propos sociologiques et critiques dans lesquels j’excelle bien moins que d’autres.

Birth_of_a_Nation_poster_2

Toujours est-il que généralement, on distinguera aisément le cinéma américain du cinéma européen et du cinéma asiatique, et que même à l’intérieur des continents, le cinéphile averti se réjouira des différences entre cinéma scandinave, français, italien ou espagnol à une même époque.

Il ne s’agit pas seulement d’une question de mentalités, de certaines considérations sur les tempéraments chauds ou froids, explosifs ou contemplatifs, dépressifs ou extravertis. Il s’agit également d’étudier, en ethnologue et en sociologue amateurs, la manière dont une société et une culture sont représentées, mises en lumière par le cinéma.

Always Hollywood

Pour cet article, comme pour le précédent, je reste résolument tournée vers l’ouest, et vers le cinéma américain. Ce n’est pas faute d’avoir tenté de trouver d’autres lectures potentielles, bien que le mois de mars ait été particulièrement riche en nouvelles parutions – à commencer par les innombrables biographies de Grace Kelly, surfant sans doute sur la vague du biopic à venir avec Nicole Kidman.

J’ajoute une petite tricherie à ce choix encore une fois américain, en consacrant cet article, non pas à une nouvelle parution mais à une édition poche « revue et augmentée » d’un ouvrage sorti en 2012. Et tant pis ! Cet ouvrage est certainement le meilleur que j’ai lu sur le cinéma depuis début 2014.

Je ne suis d’ailleurs pas la seule de cet avis, puisqu’il a reçu en 2012 le prix du meilleur livre de cinéma au Festival international du film d’histoire de Pessac, comme l’indique la quatrième de couverture. J’ignorais que ce genre de récompense existait mais voilà de quoi, encore, enrichir ce blog, si chaque année ce Festival récompense des ouvrages de cette qualité !

Trêve de suspense, voici les références de la pépite : Mythes et idéologie du cinéma américain, de Laurent Aknin, publié aux éditions Vendémiaire en mars 2014. Savourez-le sans vous ruiner : cette édition poche est à 8 euros.

Parle peu mais parle bien !

Certes, à la lecture de ce titre, j’en perçois déjà qui font la grimace et qui craignent d’ouvrir un pavé jargonnant et prétentieux. Rien de plus faux. Non seulement cette lecture ne vous prendra que quelques jours, mais elle en sera des plus agréables : fluide, sans prise de tête, imagée et riches en exemples et en références.

Bref, érudite sans être barbante, comme peuvent l’être les conversations avec des gens passionnés par leur sujet, même si ce sujet est très éloigné de vos propres préoccupations. L’amateur explorera ce livre sans crainte, comme le littéraire chevronné pourra suivre avec intérêt les propos d’un scientifique si ce dernier y met la même passion et la même simplicité.

Mythes et idéologie du cinéma américain ne se penche d’ailleurs pas sur un sujet si ésotérique que ça : Laurent Aknin a restreint son sujet à la fois sur le plan géographique et sur le plan historique. Ainsi, les films et l’univers cinématographique auxquels il consacre sa réflexion sont ceux sortis entre 1998 et 2014.

Autre restriction : il s’agit de ce qu’il appelle le cinéma de fantasy. Sous cette appellation, il regroupe « les films de science-fiction, les péplums, les films d’horreur et les films de super-héros » – étiquette contestable et maladroite si l’on s’en tient à la définition stricte de la fantasy, et que l’auteur utilise quelque peu comme un fourre-tout, ce qu’on est en droit de lui reprocher.

Enfin, pour faciliter la lecture de son livre, il propose en fin d’ouvrage un glossaire d’une dizaine de mots (soit une double page), et une chronologie. Cette dernière rappelle, pour chaque année, les principaux événements ayant impliqué les Etats-Unis, et les films traités dans l’ouvrage (production, réalisateur, interprètes principaux, suivis d’un résumé des plus concis).

 Un condensé de l’histoire américaine, à travers le cinéma

Si l’auteur s’intéresse aux films de science-fiction et de super héros, aux péplums et aux films d’horreur, c’est pour ce qu’ils révèlent de la société américaine, de sa psychologie, de ses craintes, de ses doutes, et de la façon dont elle veut être perçue dans le monde.

Kingkongposter

Ce qu’il étudie également, c’est la rupture entre un avant et après 11 septembre, ce qui est magistralement amené par son introduction :

En 1933, King Kong se battait contre les avions au sommet de l’Empire State Building de New York. En 1976, dans le remake réalisé par John Guillermin, Kong affrontait les hélicoptères de l’armée sur une des deux tours jumelles du World Trade Center.

On a souvent rappelé, à propos des attentats du 11 septembre 2001, à quels points ceux-ci étaient prévus, mis en scène en quelque sorte, pour les caméras. (…) Mais on peut dire aussi, d’une certaine manière, que les attentats prenaient leur origine, de manière fantasmatique, dans les oeuvres cinématographiques américaines de fiction, et surtout de science-fiction (SF), de fantastique ou d’épouvante, c’est-à-dire dans les plus pures productions d’un imaginaire collectif.

L’introduction s’achèvent sur ces quelques lignes, riches de promesses :

Que faire quand l’imaginaire est devenu réel ? Inventer un nouvel imaginaire, hanté, une fois de plus et à juste titre semble-t-il, par l’idée de la fin du monde. Pur fantasme, production d’une idéologie ou nouvelle mythologie ?

C’est cette analyse de l’invention d’un nouvel imaginaire que Laurent Aknin va proposer au lecteur, partant d’exemples révélateurs d’avant 2001 – Armageddon, Deep impact, Matrix, Gladiator, X-Men, Pearl Harbor – jusqu’à aujourd’hui, soit depuis le traumatisme de l’agression, asséchant pour un temps la source des films catastrophes, jusqu’au renouvellement des genres.

Analyse sociale et philosophique

Si ce cinéma de « fantasy » trouve sa source dans les influences les plus anciennes – ancienne version de King Kong, Metropolis pour le cinéma de science-fiction, La Chute de l’empire romain pour les péplums, épisodes d’origine des Star Wars, Star Trek, Superman et Batman – l’auteur s’intéresse en effet à ses manifestations les plus récentes.

Le propos, jamais pontifiant, toujours éclairant, associe toujours l’image du film, fidèle au souvenir qu’en a le spectateur, et la réflexion sociale, voire philosophique. S’y côtoient des thématiques telles que la grandeur et la chute des civilisations, la peur de l’autre, de l’invasion ou de l’effondrement, et le renfermement d’une société sur elle-même, autour de valeurs morales qui ont parfois (toujours ?) tendance à verser dans le conservatisme.

De cette exploration, j’ai retenu quelques étapes qui m’ont séduite – je laisse volontairement de côté le cinéma d’horreur, que je connais trop mal pour pouvoir l’aborder avec le recul nécessaire.

 Quelques exemples…

  • Le péplum

Après avoir abordé la science-fiction et les films catastrophes, l’auteur s’attarde sur les reconstitutions antiques, dans un chapitre intitulé « Magie et hantise de l’Orient : le post-péplum », chapitre qui plaira aux férus d’histoire et de mythologie. Il revient ainsi sur le fait que le péplum est, à l’aube du vingt-et-unième siècle, un genre délaissé, après le fiasco financier engendré par le Cléopâtre de Mankiewicz.

Sources : Allociné

Sources : Allociné

Gladiator, de Ridley Scott, influencé notamment par La Chute de l’empire romain, apporte un nouveau souffle au genre du péplum. Mais il est également, cinématographiquement, l’un des derniers péplums à représenter Rome en tant qu’empire, avant les attentats du 11 septembre :

Jusqu’au milieu des années 60, le péplum américain se nourrissait de deux sources d’inspiration : la Bible ou Rome (…). Gladiator, péplum d’avant le 11 septembre, est le dernier à se situer à Rome, et pendant l’Empire romain.

Rome, jusqu’alors, représentait en effet métaphoriquement les États-Unis, dans leur position de puissance dominante. Un statut qui pouvait être mis en péril par le manque de moralité ou de religion de ses citoyens (…), ou bien par des dirigeants incapables (…) mais qui renvoyait toujours à la même réalité contemporaine.

Voilà la mise en perspective : la Rome lointaine aussi bien historiquement que géographiquement représentée dans le péplum – et c’est pour cela que, selon Laurent Aknin, le genre a sa place dans ce qu’il appelle encore une fois le cinéma de fantasy, au même titre que la science-fiction, car se déroulant dans un autre univers – est tout de même le reflet d’un « empire américain » inscrit dans l’époque durant laquelle le film a été réalisé.

Bien entendu cela vaut aussi pour les films réalisés après Gladiator, qui reflètent l’évolution des mentalités, mais aussi la permanence de certaines craintes et de certaines valeurs de la société américaine, même jusqu’à la bouse incroyable qu’est Pompéi, aussi spectaculaire numériquement que vide sur le plan scénaristique. Pour ceux qui auraient deux heures à perdre, voici l’intrigue résumée en quatre mots : Titanic avec un volcan.

  • Le film de super-héros

Pour les fans, vous allez vous régaler ! L’auteur y consacre un bon tiers du livre, et évidemment, pas de jaloux, on retrouve aussi bien les représentants de Marvel que de DC Comics. Cette exploration s’ouvre naturellement sur les X-Men, dont le premier film sort un an avant les attentats du 11 septembre – là encore, il s’agit d’une évolution de la société, sous le prisme cinématographique, qu’Aknin va restituer.

Sources : Allociné

Sources : Allociné

Mais ce qui m’a laissée sans voix, c’est la relecture historique et sociologique de ce premier épisode :

D’un côté Wolverine et Xavier, de l’autre Magneto et Mystique, la femme mutante caméléon. Ils s’affrontent sur un point fondamental : l’attitude à observer face au reste de l’humanité – le gouvernement américain en l’occurrence. (…) Magneto ne ressent que de la haine et du mépris pour la race humaine ; Xavier rêve quant à lui d’une coexistence pacifique entre les groupes. Comme dans la bande dessinée d’origine,  les deux leaders représentent l’un Malcolm X (…), l’autre Martin Luther King.

Suivent les bouleversements engendrés dans cet univers cinématographique par le 11 septembre, non seulement sur les X-Men, mais également sur d’autres personnages tels que Batman vu par Christopher Nolan, ou le héros de l’uchronie V pour Vendetta. 

Durant cette lecture, on a le sentiment que ces héros, qu’ils aient connu des vies antérieures avant 2001, comme Superman, comme Batman, comme les X-Men ou encore comme Spiderman, ou qu’ils aient vu le jour bien après (cinématographiquement parlant) comme Iron Man, Captain America ou Thor… tous ces héros s’assombrissent progressivement, ou peut-être grandissent ?, à de rares exceptions près, pour gagner en intensité filmique.

Et, là encore, ce n’est que mon impression, ils sont condamnés à l’échec sans cet assombrissement ou cette maturité forcée, suscitée par une société en perte de repères et d’influence face au reste du monde.

  • Renouvellement du film de science-fiction

Grandir, s’assombrir, se renouveler, pour échapper aux cataclysmes et à la disparition, tel est l’enjeu. Telle est aussi l’incroyable richesse d’expériences comme Inception, de Christopher Nolan, présentée dans l’avant-dernier chapitre, « Une nouvelle fabrique de l’imaginaire » – et ce sera mon dernier exemple.

inception

Inception peut être considéré comme une revanche sur un cinéma hollywoodien aseptisé, ne jurant plus que par la 3D comme recette magique, délaissant au passage toute prise de risque, tout effort de scénario (…). À l’opposé, le film fait preuve d’une telle ambition qu’on pourrait presque la juger suicidaire. Christopher Nolan y conjugue pour la première fois son art et sa technique éprouvée des films d’action spectaculaires avec son goût pour les scénarios impossibles, construits selon des règles d’une précision mathématique : un Escher du cinéma.

Indépendamment de l’influence de la société et des événements sur les productions cinématographiques, et des conditions de réalisation des blockbusters américains, l’auteur voit, semble-t-il, en Nolan, l’un des représentants artistiques, portant en lui un véritable univers d’auteur, de la nouvelle science-fiction, propre à insuffler de nouvelles représentations et de nouvelles mythologies au cinéma.

Si les autres réalisations semblent directement issues de leur contexte de création, la nouvelle fabrique de l’imaginaire apparaît comme un véritable kaléidoscope qui inspire et inspirera les événements et les générations tout autant qu’il s’en est inspiré, voire plus, comme, en son temps, aura pu le faire Star Wars.

À découvrir…

L’édition « revue et complétée » de cet ouvrage s’est, vraisemblablement, enrichie d’un dernier chapitre, recensant quelques films de 2013, dont World war Z, et d’une conclusion évoquant la sortie en 2014 de Noé. 

Je me suis quelque peu attardée sur les exemples qui m’ont frappée, mais qui ne sont qu’un échantillon de ce qu’illustre ce petit livre magistral, que j’espère vous avoir donné envie de consulter…

12 Commentaires

Classé dans Bibliothèque cinéphile

Space opera et sagas de science-fiction

Ce nouvel article ne portera pas sur un seul livre, mais sur plusieurs livres consacrés à deux sujets en particulier, tout en m’appuyant pour cela sur deux parutions récentes.

J’ai déjà consacré quelques articles aux ouvrages traitant la question de la science-fiction, mais ces ouvrages étaient généraux : l’un, Nos années science-fiction, publié l’année dernière, revenait sur les séries télévisées de cet univers, de la Quatrième dimension jusqu’à X-Files, l’autre était consacré au cinéma, 100 ans de cinéma fantastique et de science-fiction.

Culture geek

Les deux parutions récentes auxquelles se consacre cet article seront, quant à elles, des ouvrages spécifiques, nous plongeant dans l’univers foisonnant et toujours en expansion – mais n’est-ce pas le propre de l’univers – d’une série télévisée et d’une saga de science-fiction en particulier.

Toutes deux sont des éléments fondamentaux de la culture geek. En tout cas leur perpétuel enrichissement répond parfaitement à la définition que David Peyron donne de cette culture, dans l’ouvrage qu’il lui avait consacré en août dernier.

Doctor Who

Privilège de l’âge, je commencerai par la série télévisée. En effet il s’agit de la série doyenne de la télévision, Doctor Who, dont on attend actuellement avec impatience, la saison 8 (première série de 26 saisons entre 1963 et 1989, deuxième série depuis 2005).

Son personnage principal, le Docteur, peut changer de visage de manière beaucoup plus logique que James Bond, puisqu’il s’agit d’un alien doué d’un pouvoir de régénération, et qu’il a donc connu, en l’espace de 50 ans, pas moins de 12 incarnations, si l’on compte le « war doctor » – la 13e ayant tout juste fait son apparition dans le dernier épisode.

Sources : tardib

Sources : tardib

Je ne vais pas faire un résumé de tout ce qui se passe dans cette série, je n’en viendrai jamais à bout. Disons juste que le Docteur voyage dans le temps et l’espace, à l’intérieur d’une cabine téléphonique de police, le TARDIS (Time And Relative Dimension In Space), un objet plus grand à l’intérieur qu’à l’extérieur, et qu’il est généralement accompagné – compagnons féminins mais pas toujours – afin de combattre les menaces qui pèsent sur l’univers.

Les amateurs de cet univers peuvent remplir des étagères entières de bibliothèques sur ce sujet. Pour ceux qui ne connaissent pas, je conseille une petite escapade à Londres, au magasin Forbidden Planet, où des rayons entiers de produits dérivés, DVD et Bluray, livres et jeux, sont dédiés au culte de Doctor Who, parmi d’autres jeux vidéos, films et séries télévisées de la culture geek. J’ai moi-même fait le voyage, et voici la « partie » de la vitrine réservée à Doctor Who :

Photo 02-01-2014 15 05 56

Des ouvrages sur Doctor Who, il y en a de très bons, mais la plupart ne sont disponibles qu’en anglais. En français n’ont été publiés que quelques-unes des aventures de Doctor Who mises en romans. Il n’existait jusqu’à ce jour aucun documentaire consacré exclusivement à cette série.

Les ouvrages documentaires sur le Docteur sont généralement publiés par la BBC, et sont vraiment excellents, tout en restant faciles d’accès à tous ceux dont l’anglais n’est pas la langue maternelle. Quelques exemples :

Les deux premiers proposent un tour d’horizon quasi exhaustif de l’univers de Doctor Who, sous forme de dictionnaire ou d’encyclopédie – sachant que l’encyclopédie est également très agréable à consulter, vu le nombre d’illustrations qui la composent.

Le troisième reprend les principaux événements de la série, ce qui n’est pas rien, étant donné que nous sommes confrontés à un personnage de voyageur temporel. Il permet ainsi aux spectateurs de remettre les événements dans un ordre, sinon chronologique, du moins logique, et toujours avec beaucoup de richesse et d’approfondissements.

Ouvrage documentaire en français

Tout cela pour dire que la parution récente, et en français, d’un ouvrage consacré exclusivement aux personnages de Doctor Who, promettait, d’autant que ce dernier adopte la forme et la mise en page des ouvrages proposés par la BBC.

doctor-who---l-encyclopedie-des-personnages-388635

Il s’agit de Doctor Who : L’encyclopédie des personnages, oeuvre de trois auteurs, Jason Loborik, Annabel Gibson et Moray Laing, publié dans sa version française en février 2014 par Huginn & Muninn.

Très bien illustré, on y retrouve les différentes incarnations du Docteur, ses compagnons (Rose, Martha, Amy, Rory, River…) et ses principaux alliés ou adversaires (Daleks, Sondariens, le Silence…).

Cependant l’ouvrage a un défaut majeur. Est-ce dû au fait que la maison d’édition est américaine, que la BBC n’a pris aucune part dans la conception de ce livre, si ce n’est en tant que consultant ?

(je tiens à dire au passage que je n’ai absolument rien contre les maisons d’éditions outre Atlantique et contre les américains en général, et que j’apprécie grandement le travail de Huginn & Muninn, notamment sur Harry Potter)

Les auteurs sont vraisemblablement eux aussi des passionnés de cette série, et ne sont pour rien, selon moi, dans le défaut de ce livre. Je pense que réalisé directement par la BBC, ou juste en Grande Bretagne, celui-ci aurait d’ailleurs pu être écarté.

Un livre pour enfants

En effet, L’encyclopédie des personnages est conçue pour des enfants – ou, en tout cas, elle semble s’adresser directement à eux. Elle consacre une page, une seule et unique page à chaque personnage, qu’il soit récurrent ou n’apparaisse que dans un épisode. Et comme les encyclopédies destinées aux enfants, elle s’attarde sur quelques détails vestimentaires des personnages, sans approfondir leur rôle, leur psychologie ou leur relation avec le Docteur.

Eleventhdoctornew

Prenons par exemple la onzième incarnation du Docteur, jouée par Matt Smith. Présenté dans le livre comme « gamin surdoué », sa fiche retient, entre autre : « élégant toupet, veste en tweed, pantalon slim ». Le texte au total peut tenir en une vingtaine de ligne seulement. Il fait quelques rappels mais n’est absolument pas exhaustif, et surtout il simplifie à l’extrême une histoire, certes farfelue, mais qui n’est absolument pas réservée aux enfants, loin de là.

Il faudrait donc suggérer aux auteurs et à l’éditeur de publier la version adulte.

Star Wars

Doctor Who a eu 50 ans, Star Wars vient d’avoir 30 ans. Là encore, possibilité d’enrichir sa bibliothèque d’ouvrages de qualité, et visite à Forbidden Planet hautement recommandée !

Parmi les ouvrages documentaires sympas que l’on peut se procurer sur le sujet, il y a notamment le Manuel du Jedi, le Livre des Sith et la Génération Star Wars, que j’avais déjà évoquée :

Cette Génération Star Wars revient sur les origines de cette saga, depuis les influences de George Lucas – ouvrages de science-fiction, Metropolis et autres films – jusqu’à l’épisode VI. Le livre prend la forme d’une chronique qui restitue année par année la construction de Star Wars.

Dernièrement, c’est à nouveau un ouvrage des éditions Huginn & Muninn qui est paru : Star Wars : aux origines du mythe.

star wars aux origines du mythe

Il s’agit d’un livre d’art – exclusivement des dessins – recensant les oeuvres d’artistes qui ont participé à la création de l’univers de George Lucas. Hormis une courte présentation, aucun texte dans ce livre, juste les dessins réalisés pour la trilogie, la prélogie, The Clone wars et les jeux vidéos inspirés par la saga.

C’est très beau, très évocateur. On y retrouve surtout des décors et une atmosphère, mais aussi les principaux personnages.

Pour les amateurs de la saga qui attendent l’épisode VII, feuilleter ce livre permettra, avec la rediffusion des épisodes précédents, de calmer leur attente… et peut-être de préparer la visite de l’exposition Star Wars identities qui se tient en ce moment à la cité du cinéma :

exposition-star-wars-identites

4 Commentaires

Classé dans Bibliothèque cinéphile

Le poids fantastique de la science-fiction

Voici le dernier article consacré aux ouvrages parus en 2013, et, comme annoncé dans l’article précédent, l’ouvrage auquel je me suis intéressée n’est pas à la portée de toutes les bourses.

J’avais déjà mentionné un livre sur la science-fiction, qui portait exclusivement sur les séries télévisées, et je souhaitais dernièrement approfondir mes connaissances sur le sujet. J’hésitais entre deux ouvrages : L’univers de la science-fiction… et au-delà (sous titré La SF par la chaîne SyFy) de Michel Mallory, aux éditions Rizzoli Flammarion, et paru en septembre 2012, et celui que j’ai finalement reçu en cadeau à Noël, à savoir : 100 ans et plus de cinéma fantastique et de science-fiction.

Il s’agit d’un ouvrage dirigé par Jean-Pierre Andrevon, auteur lui-même de science-fiction, et notamment du roman Les Hommes-machines contre Gandahar, adapté en film d’animation sous le titre de Gandahar, un superbe dessin animé, d’une magnifique poésie (les dialogues de la version américaine sont d’ailleurs signés Isaac Asimov, autre incontournable de l’univers SF).

Plus que le titre et au-delà…

100 ans et plus de cinéma fantastique et de science-fiction – titre auquel on devrait dès à présent trouver une abréviation : je propose, à défaut d’un 100AEPCFSF, de m’arrêter aux 100 ans et plus… – est paru en novembre 2013 aux éditions Rouge profond (collection Raccords), que j’ai déjà mentionnées dans deux articles consacrés, l’un à la représentation cinématographique des Etats-Unis, l’autre à celle des vampires au cinéma, et à chaque fois à certains aspects de ce même cinéma de genre, à savoir le cinéma fantastique et / ou de science-fiction.

100-ans-et-plus-de-cinema-fantastique-et-de-science-fiction

Pour en revenir au titre, on peut dire qu’il est représentatif de l’ouvrage lui-même : il propose un tour d’horizon le plus exhaustif possible de la question. C’est d’ailleurs curieux de voir que mes deux choix de livres entre lesquels j’hésitais à l’origine comportaient pratiquement la même tournure : L’univers de la science-fiction… ET AU-DELÀ / 100 ans ET PLUS

D’un côté, explorer l’aspect spatial de la science-fiction, d’autres univers, le voyage intergalactique ; de l’autre, évoquer l’aspect temporel et ne jamais se borner à l’époque présente, mais au contraire, envisager l’avenir et voir le cinéma fantastique et de science-fiction comme un formidable voyage temporel. Et évidemment, toujours prétendre, peut-être pas à l’exhaustivité, mais en tout cas revendiquer une ambition encyclopédique.

Un concentré de culture SF

La forme de l’ouvrage réconciliera passionnés de SF et simples amateurs désirant se forger une culture – à condition d’y mettre le prix. Cependant, hors de question d’emporter le « bébé » dans les transports en commun ou sur une île déserte : cette somme pèse son poids et fait plus de 1080 pages ! L’une des questions qui me taraudent en ce moment est de savoir où je vais bien pouvoir le ranger…

metropolis_192712

Avant de l’ouvrir, assurez-vous donc que vous êtes bien installés, et vous pourrez ainsi vous plonger dans un ouvrage foisonnant, approfondi et superbement illustré, et dont l’introduction « en guise de mode d’emploi », nous précise :

D’abord, pourquoi cet ouvrage ? Parce qu’il n’existe pas, à l’heure actuelle en France – et qu’il n’a JAMAIS été publié – un essai recensant, de la manière la plus complète possible, les films fantastiques et de science-fiction depuis l’origine du cinéma. Cet ouvrage comporte, outre les « entrées » consacrées aux réalisateurs, acteurs et techniciens, personnages emblématiques et thèmes, catégories, genres et sous-genres, environ quatre mille notices critiques sur des films.

Cette somme est donc classée par ordre alphabétique – un dictionnaire encyclopédique, comme l’ouvrage auquel était consacré l’article précédent : on y retrouve films (et pas seulement les plus mémorables du genre, mais tout ce qui touche, de près ou de loin, au genre fantastique et SF), réalisateurs, acteurs, et analyses thématiques de personnages et d’aspects cinématographiques (musique, vampires, westerns, films d’animation, etc.) Petit florilège :

  • A comme Avatar ;
  • B comme Bradbury Ray ;
  • C comme Le Chat dans le cinéma fantastique ;
  • D comme Dracula ;
  • E comme Effets spéciaux ;
  • F comme Frankenstein ;
  • G comme Gilliam Terry ;
  • H comme Harry Potter ;
  • I comme Indiana Jones et sa saga ;
  • J comme Jackson Peter ;
  • K comme Karloff Boris ;
  • L comme Loups-garous et autres lycanthropes ;
  • M comme Matrix et Metropolis ;
  • N comme Nolan Christopher ;
  • O comme Oz et son monde magique ;
  • P comme Princesse Mononoké ;
  • Q comme Qui veut la peau de Roger Rabbit ? ;
  • R comme Rains Claude ;
  • S comme Du serial aux séries ;
  • T comme Terminator ;
  • U comme Une nuit en enfer ;
  • V comme Vampires ;
  • W comme Western et fantastique ;
  • X comme X-Men ;
  • Z comme Zombies.

Comme vous pouvez le constater, et étant donné que j’ai essayé d’alterner noms, titres et thématiques, il y en a pour tous les goûts, toutes les générations et sur tous les sujets !

De l’adaptation à la pratique de lecture

L’un des articles qui m’a attiré l’œil s’intitule : « Adaptons, adaptons, il en restera toujours quelque chose… » Il est consacré aux livres de science-fiction adaptés au cinéma, et, pour cela, remonte aux sources mêmes du genre – Jules Verne, Wells et Georges Méliès, pour explorer la fidélité ou la liberté prise face aux textes littéraires. Divers articles étudierons ensuite les différents auteurs de science-fiction, de Bradbury à Stephen King, en passant par Conan Doyle. Mais la phrase finale interpelle :

Que d’alléchants projets venus du livre soient encore d’actualité ne nous les rend que plus précieux…

Bien que cela vienne après une critique quelque peu douce-amère des adaptations de comics, de jeux vidéos et d’heroic fantasy (parfois considérés à tort comme des mânes financières), on ne peut s’empêcher de penser à tout ce que cela a engendré durant les dernières années, depuis la magnifique saga du Seigneur des anneaux, les adaptations attendues chaque année d’Harry Potter, le plus contestable Hobbit en trois parties adapté d’un roman d’une centaine de pages, ou encore la très récente transposition à l’écran de la Stratégie Ender, d’Orson Scott Card.

Ray Bradbury

Et c’est ainsi que fonctionne chaque article : il évoque chez le lecteur le souvenir de tel ou tel autre film, de tel ou tel univers, qui donnera envie de tourner les pages encore et encore, pour aller à la rencontre des très attendus Christopher Lee, Batman, Hayao Miyasaki, Star Wars ou Tim Burton, et à celles plus improbables de Ghost, Alain Resnais ou Robbe-Grillet…

Les aléas de la critique

Chaque film – ou presque – est assorti d’une cotation : nul, à la rigueur, pas mal, bon, très bon, super bien ou classique ; et fait l’objet d’une critique. Le lecteur peut retrouver les indispensables, être parfois surpris dans le bon sens ou le mauvais sens, de l’avis porté sur un film.

J’ai ainsi été agréablement surprise de voir La Mort vous va si bien, film désopilant de Robert Zemeckis sorti en 1992, avec Meryl Streep et Bruce Willis, qualifié de « très bon » :

Les trois acteurs principaux en font des tonnes, ainsi de (…) Meryl Streep, bien-sûr, qui, après une chute dans un escalier qui en remontrerait à Martin Balsam chez Hitchcock, se retrouve si désarticulée qu’elle en a la tête à l’envers, ce qui lui fait dire, étonnée : « Je vois mon cul ! » Pas de temps mort, rire assuré. Ce qu’on appelle : un divertissement de qualité.

(Dans le même registre parodique, j’ai cependant été déçue de ne voir aucun article consacré à Dogma, farce décapante sur la religion)

Sources : Allociné

Sources : Allociné

À l’inverse, la critique de Paprika, film d’animation de Satoshi Kon, sorti en 2006, et entremêlant l’univers des rêves et la réalité – ce dont s’est inspiré Christopher Nolan pour son Inception, est des plus acerbes, et le film ne récolte qu’un « à la rigueur ».

Le choix inévitable d’une certaine concision

Chacun ses goûts, et on ne peut pas remettre en cause un auteur qui s’implique aussi passionnément que Jean-Pierre Andrevon, dans la somme que représente 100 ans et plus… même si l’on est parfois pris d’une petite déception, lorsque, au détour d’une page, et impatient de lire la notice consacrée à tel ou tel réalisateur, à Fritz Lang ou à Hitchcock, on ne tombe que sur ces quelques lignes :

Le cinéaste est trop connu, et son registre trop vaste pour valablement trouver sa place dans un dictionnaire consacré au seul fantastique. Certains de ses films se retrouvent néanmoins dans le corpus alphabétique. Pour mémoire* : Les Oiseaux, Psychose, Vertigo.

* dans le cas d’Hitchcock

Passé cette seconde de déception, on se range finalement à l’avis de l’auteur : même si l’article sur Fritz Lang ou sur Hitchcock est absent, l’ouvrage déjà conséquent aurait été insoulevable si Jean-Pierre Andrevon avait cédé à l’envie d’écrire tous les articles, qui auraient paru manquer de prime abord à son lecteur ingrat et capricieux.

Il faut en convenir, 100 ans et plus de cinéma fantastique et de science-fiction, c’est du lourd. Du très lourd.

4 Commentaires

janvier 17, 2014 · 8:47

Lectures picorées au parfum de nostalgie

Depuis quelques années, on trouve des livres sur ce qui s’est passé l’année ou la décennie de notre naissance. Ces livres surfent sur la vague des cartes de « bon anniversaire » qui énumèrent les événements de telle ou telle année, des cadeaux « Une de journal » du jour de votre naissance, et autres initiatives qui nous conduisent inévitablement à penser que nous prenons de l’âge ou que nous faisons partie d’une certaine génération.

Et vous, vous êtes nés quand ?

Avant d’entrer plus dans le détail en ce qui concerne ces livres, et comme, certains ont pu le remarquer, j’ai en ce moment un esprit assez joueur, j’ai voulu partager un instant de nostalgie autour de mon année de naissance (s’il y a des amateurs, je les laisse faire de même en commentaires…) :

  • Commençons avec cinéphilie : je suis née l’année où sont sortis L’Effrontée, Highlander, Out of Africa et Le Nom de la rose. Cette année disparaissait Cary Grant.
  • En littérature, je n’ai rien vu de particulièrement notable, à part le décès de Jean Genet et celui de Simone de Beauvoir.
  • En musique, je retiens parmi beaucoup de choses Russians de Sting et Andy des Rita Mitsouko.
  • Enfin en sciences : passage de la comète de Halley, inauguration de la Cité des sciences et sortie du Mac Plus.

Après cette petite digression personnelle, revenons aux livres qui célèbrent nos années ou notre génération. Il y a du bon et du moins bon. Le moins bon, pour moi, ce sont les livres 19.., le livre de ma jeunesse, aux éditions Hors collection, collection Livre anniversaire. Ils proposent une sélection de ce qui s’est passé l’année de votre naissance et de ce que vous avez pu connaître dans votre enfance et votre adolescence. Je les trouve mal construits et assez vieillots finalement dans leur présentation.

Très curieusement, je leur préfère les livres d’une autre collection de la même maison d’édition, collection Humour ou Nostalgie. Voici celui publié sur les années 80-90, et paru en 2007 :

80-90

C’est bien illustré, évocateur et très sympa à feuilleter, sans le côté vieillot de l’autre collection. Vous trouvez les mêmes ouvrages Albums de ma jeunesse pour les années 30-40, 40-50, 50-60, 60-70 et 70-80. Si vous voulez retrouver le club Dorothée, X-Files, la collection Chair de Poule, ou vos consoles de jeux préférées, ce livre vous conviendra tout à fait.

Chez ce même éditeur, on retrouve des livres sur les jeux vidéos, les dessins animés et les séries de telle ou telle période, un superbe livre sur la Génération Star Wars sorti en 2012 ou encore un Intégrale comique du cinéma français, paru en octobre 2013.

star wars

L’ouvrage sur Star Wars peut aisément être considéré comme une bible par les amateurs de la saga. Année par année, il reprend l’histoire de cet univers. Cette histoire ne débute pas, cependant, en 1974, l’année de la sortie de l’épisode IV, mais aux origines, aux multiples influences de George Lucas pour construire Star Wars. Et parmi ces influences on retrouve aussi bien Metropolis de Fritz Lang, que les comics et la série Star Trek. Puis viennent la rencontre avec Spielberg, l’élaboration de la Trilogie originale, avec une description très riche des décors et des costumes, et au fil des années, l’ouvrage nous conduit à la Prélogie. Un indispensable magnifiquement illustré et très agréable ! (j’en profite pour rappeler aux amateurs le marathon Star Wars organisé au Grand Rex les 29 et 30 novembre 2013).

Univers science-fiction

nos années science fiction

Dans le même esprit que ce livre, est sorti ce mois-ci, toujours chez Hors collection, dans la collection Stars et musique, Nos années Science-fiction, consacré aux séries télévisées de science-fiction, depuis La Quatrième dimension jusqu’à X-Files. L’auteur, Alexandre Raveleau, prend soin de nous présenter chacune de ces séries, avec à chaque fois un « journal de bord » qui rappelle les dates clefs de la série et ses protagonistes principaux, et des encarts « Le saviez-vous ? » qui nous permettent de réviser…

On retrouve quelques fondamentaux (une partie entière est consacrée à Star Trek). Les fans de Doctor Who apprécieront la double page qui est consacrée à la plus longue série télévisée – 50 ans cette année (personnellement, j’ai une préférence pour le duo David Tennant – Catherine Tate et pour le personnage de River Song). Je conseille d’ailleurs à ces fans de se procurer l’édition la plus récente – en anglais – de l’encyclopédie Doctor Who. Les amateurs de Stargate SG 1 y trouveront aussi leur compte. Et les uns et les autres pourront réviser ou apprendre quelques notions de klingon et de goa’uld.

On trouve également quelques surprises : la mention des émissions Temps X et Objectif Nul – « À des millions d’années burosse de la Terre, Zeitoun, Panty, Syntaxerror, le mercenaire et le capitaine Lamar, dérivent à bord du Liberator. Leur objectif ? Nul ! », et celle de la série Alf, l’extraterrestre bouffeur de chats.

Un seul petit regret par rapport à ce livre : il n’y est pas fait mention de The Big bang theory, qui n’est certes pas une série de science-fiction, mais bien un hommage à tout l’univers de la science-fiction à elle-seule.

Autres lectures sous forme de tour d’horizon

intégrale comique

Je l’ai signalé, cette même maison d’éditions a sorti ce mois-ci un Intégrale comique du cinéma français. Cet ouvrage de Marc Lemonier recense 250 films, et est illustré d’affiches, de publicités. Il fait la part belle aux comédiens : Bourvil, De Funès, Jean Poiret et Michel Serrault, ainsi qu’aux réalisateurs qui les ont dirigés. On y retrouve aussi bien les grimaces de De Funès, que la fameuse scène de la cuisine dans Les Tontons flingueurs, ou les mésaventures de la troupe du Splendid dans les Bronzés ou Le Père Noël… Un véritable concentré de bonne humeur !

les pages noires

Enfin, pour en finir avec cette petite sélection du mois d’octobre (et avant de consacrer un article plus important à un seul livre), je vous présente Les pages noires des méchants, de Didier Roth-Bettoni, paru aux éditions Milan et sous-titré « Le Grand livre de ceux et celles que vous avez adoré détester ». C’est un livre très sympathique, mais avec beaucoup plus d’images que de textes, et qui recensent les affreux du cinéma, de la bande-dessinée et des dessins animés : la sorcière de Blanche-neige, le Joker de Batman, Cruella d’enfer, Olrik, l’ennemi de Blake et Mortimer, M le Maudit ou encore Voldemort.

Un beau petit voyage pour tous ceux qui, comme moi, trouvent les méchants bien plus intéressants, comme personnages, que les gentils, et qui se sont toujours demandés ce que le prince trouvait à cette niaise de Blanche-neige qui passe son temps à faire le ménage, ou pourquoi Gros minet n’attrape jamais Titi…

2 Commentaires

Classé dans Bibliothèque cinéphile