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Mars 2017 : séances et animations du CDI

En raison d’une fin mars bien remplie de séances et d’un mois d’avril rabioté par les vacances, je publie à nouveau le compte-rendu de mes activités un peu avant la fin du mois.

Cela me permettra, entre autres, d’équilibrer l’article d’avril, et de commencer à parler de la semaine de la presse PENDANT la semaine de la presse (puisque, pour moi, la semaine de la presse a commencé le 10 mars et se terminera début mai).

Une fois n’est pas coutume, je présenterai les choses de manière thématique et plus ou moins chronologique. Cela aidera à mieux organiser l’article.

Printemps des poètes

L’une des grandes expositions que j’ai mis en place au CDI, avant le départ de notre aide-documentaliste, qui m’a beaucoup aidé dans son installation, c’est l’exposition consacrée au Printemps des poètes.

Pour cela, j’ai recyclé ma machine à écrire Underwood, qui s’ennuyait quelque peu dans ma cave, et nous avons imprimé quelques poèmes, pour donner un côté visuel à la poésie.

L’affiche de l’expo se présentait ainsi :

https://magic.piktochart.com/output/20576939-printemps-des-poetes

Quant à l’exposition en elle-même, elle était en deux parties, à la fois du côté « documentaires » (à l’entrée) et du côté « fictions », ce qui permettait de mettre à l’honneur les ouvrages du rayons 800 (théorie, figures de style, manuscrits…) et les recueils et anthologies.

La machine à écrire a bien attiré l’attention des élèves, et quelques ouvrages ont été empruntés. En discutant avec une collègue de français, elle m’a indiqué qu’elle souhaitait faire déposer aux élèves des PV poétiques sur les voitures du parking des enseignants.

Le 16 mars, les fenêtres du CDI donnant sur le parking, j’ai donc vu avec amusement des élèves courir d’une voiture à l’autre pour déposer ces petits papiers sous les essuie-glaces.

Il va de soit que je me suis acquittée dès le lendemain de mon amende, en déposant La Bohème de Rimbaud dans le casier de ma collègue.

8 mars : Journée internationale des droits des femmes

Parallèlement à cette grosse expo sur le Printemps des poètes, il m’a semblé important de dédier un espace, même un peu moins imposant, à la journée internationale des droits des femmes.

J’ai donc fait une petite sélection de ressources :

Et j’ai affiché à l’extérieur du CDI l’exposition en ligne des « Découvreuses anonymes » :

Vous pouvez retrouver cette exposition en format PDF ci-dessous :

Les découvreuses anonymes – expo WAX Science Animafac

Entre ces deux expositions, et après, nous avons reçu des commandes au CDI et j’ai poursuivi dans le rayon philo et le rayon arts une harmonisation des cotes et de la signalétique :

Enfin, suite du projet « Lire en affiches et QR-codes au CDI », j’ai profité d’avoir reçu en anniversaire une plastifieuse :

pour imprimer quelques affiches réalisées par Sandrine et moi-même et pour les afficher au CDI. Je vous tiendrai aux courants des éventuelles réactions qu’elles susciteront chez les élèves.

Salons et réunions

Durant ce mois de mars, j’ai participé à quelques réunions : les 8 et 9 mars, j’étais à Eduspot, la première journée avec les Interlocuteurs académiques au Numérique de toutes les disciplines.

  • Le 8 mars au matin, j’ai donc assisté à une table-ronde sur les humanités numériques, avec des exemples de pratiques numériques en lettres qui étaient vraiment enthousiasmantes (je pense notamment au blog I-voix de Jean-Michel Le Baut). Puis il y avait des présentations assez courtes d’initiatives académiques. L’après-midi nous étions en ateliers, toutes disciplines confondues, pour proposer des projets autour de la formation et de l’innovation…

  • Le 9 mars, j’étais avec les Interlocuteurs académiques au numérique en documentation, pour une journée d’échanges et de travail.

Le 13 mars, j’étais en réunion de bassin au collège du Pont du bois de Saint-Chéron, avec comme thématique principale EMI et EMC, EPI et AP. En fin de réunion, j’ai proposé à mes collègues animatrices de bassin de faire un petit point rapide sur ce que j’avais reçu comme infos institutionnelles à Eduspot. Voici le support de cette intervention :

Enfin, le 20 mars, j’ai assisté à la commission TICE de mon lycée, notamment pour une question sur laquelle je reviendrai dans la présentation des activités durant la semaine de la presse, c’est-à-dire tout de suite.

Semaine de la presse et des médias à l’école

Comme je l’avais indiqué dans mon article de janvier, sitôt l’inscription faite du lycée à la SPME 2017, j’ai commencé à proposer des idées de collaborations à mes collègues (en particulier ceux avec lesquels j’avais déjà travaillé, donc principalement des collègues de lettres et d’histoire).

Avec mon collègue référent numérique, nous avons également amorcé un échange sur un projet de webradio, impliquant pour l’instant une classe de Première L/ES à la fin de la semaine de la presse, je parlerai donc de ces séances dans l’article du mois d’avril.

Cependant, voici le projet, tel que nous l’avons formalisé pour le chef d’établissement, ce qui peut éventuellement être utile aux personnes souhaitant se lancer dans l’aventure :

Le 17 mars, j’ai installé l’exposition consacrée à cette semaine de la presse :

Toujours avec la fidèle machine à écrire et avec mes affiches de Unes, que j’avais déjà utilisées l’année dernière, ce qui m’a fait jouer les équilibristes dans le CDI… j’espère qu’elles ne se décrocheront pas trop souvent et ne m’obligeront pas à remonter sur les tables !

Je profite de cet article pour remercier Nathalie Mignot, IAN doc de Lille, avec laquelle j’ai beaucoup discuté pendant Eduspot, et qui m’a permis d’insérer sur le portail e-sidoc du lycée l’expo virtuelle de la BnF « La presse à la Une : de la gazette à Internet » : http://0911346u.esidoc.fr

Comme je ne garantis pas la pérennité de cette exposition virtuelle sur le portail du lycée au-delà du 25 mars, voici tout de même pour les curieux le lien de l’exposition : http://expositions.bnf.fr/presse/

Merci encore Nathalie !

Pour accompagner et informer les enseignants durant cette semaine, j’ai proposé, comme les années précédentes, un hors-série à ma lettre de diffusion hebdomadaire :

https://magic.piktochart.com/output/21052537-e-instant-cdi-spme17

La forme en est un peu plus attrayante qu’à l’accoutumée, avec quelques infographies et images supplémentaires.

Enfin du côté des séances, je ne présente que celles s’étant déroulées entre le 10 et le 21 mars, et je garde la fin pour plus tard…

  • Séance EMC STMG3 : j’ai poursuivi avec ma collègue d’histoire-géographie les séances déjà amorcées le mois dernier sur les théories complotistes, dans des conditions relativement difficiles, puisque ce jour-là, internet était décédé au lycée. Les élèves ont donc fait leurs recherches sur leur portable, et deux groupes sont passés à l’oral, sur 2PAK et sur Kennedy.
  • Séance EMI et EMC Seconde : avec une autre collègue d’histoire-géo, nous avons programmé des séances avec ses deux classes de seconde, qui nous emmènent jusqu’à la fin avril. Il s’agit d’un travail sur les présidentielles : chaque groupe d’élèves tire au sort un parti qui se présente, fait une recherche sur ce parti puis sur la présence numérique des candidats. Pour finir, il compare deux programmes : celui tiré au sort et celui de son choix. J’ai proposé le support suivant aux élèves :
  • Séance EMI et Lettres Seconde : la collègue de français avec laquelle j’avais travaillé sur le théâtre antique en février a elle aussi voulu travailler sur les élections, en préambule de sa séquence sur l’argumentation. Si nous avons conservé la partie sur la présence numérique des candidats, le gros du travail portait cette fois-ci sur leur profession de foi et la présentation de leur projet. Le support servait moins à garder une trace du travail des élèves qu’à avoir un déroulé de séance clair :

Voilà pour ces quelques séances sur la #SPME2017. Je posterai au fur et à mesure sur Twitter la suite et fin des autres séances, et ferait un article global un peu avant la fin du mois d’avril.

D’ici là, bonne semaine de la presse à tous et à très bientôt !

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Octobre 2015 : séances et animations du CDI

Voici déjà l’article pour le mois d’octobre, qui, même abrégé par 15 jours de vacances, m’a semblé bien occupé. Durant ces quinze jours presque hivernaux, j’ai surtout dû gérer beaucoup de questions informatiques, assister à diverses réunions, mais j’ai tout de même pu faire quelques séances avec les élèves et mettre en place certains projets… quand d’autres sont encore en suspens et se concrétiseront peut-être au retour des vacances.

Questions informatiques au CDI

Durant cette quinzaine, j’ai connu des hauts et des bas. Commençons d’abord par un point largement positif : le changement complet du parc informatique du CDI, avec de nouveaux ordinateurs, tout beaux tout neufs, et pour moi, la possibilité désormais de travailler avec deux écrans !

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En effet le conseil général a décidé de doter le collège, et plus particulièrement la salle de technologie et le CDI, de 24 nouveaux ordinateurs. Évidemment, il a fallu dans l’urgence déménager tous les anciens ordinateurs (et le mien encore plus brutalement, puisque j’ai dû en supprimer tous les documents personnels et de travail accumulés depuis 3 ans).

En tout cas, le résultat est des plus satisfaisants, les élèves sont ravis et moi aussi.

Un peu moins fun, j’ai dû, pendant toute cette quinzaine, géré les problèmes liés à l’ENT, que j’espérais moins importants cette année, mais qui se sont révélés tout aussi accaparants : séances de première connexion avec les sixièmes, élèves des autres niveaux ayant, aux trois quarts, égaré leur mot de passe, et pour finir, problème de connexion entre Pronote et l’ENT, ce qui fait qu’à cette veille de vacances, nous sommes bloqués : ni les élèves, ni les parents ne peuvent accéder à Pronote… Quant aux services de maintenance académiques, ils me font parfois penser à la maison des fous dans Les Douze travaux d’Astérix !

Ces questions informatiques ont accaparé beaucoup de mon temps, mais j’ai néanmoins pu faire quelques séances.

Séances : sixièmes et UPE2A

Après moult péripéties (élections des délégués, grèves), j’ai enfin réussi à caler ma troisième séance d’initiation à la recherche avec les élèves de sixième. Cette séance est consacrée aux ouvrages documentaires. Suite à une longue discussion à Ludovia avec mon ami prof doc de @cdi_les_pres, j’avais décidé de réfléchir à une nouvelle façon de parler aux élèves de la classification Dewey, mais je n’avais pas encore eu une vraie bonne idée.

Tout ce que je savais c’est que je voulais essayer de captiver mes petits loulous avec quelque chose d’ambitieux qui leur ouvre l’esprit. Vaste programme, me direz-vous.

  • IRD séance 3

Concrètement, j’utilise comme fiche élève le document suivant : IRD 3 6E 2015 2016

En début de séance je fais un bref rappel du classement des fictions, puis j’expose le problème suivant : le CDI étant un lieu aussi étendu en connaissances que l’univers, comment faire pour s’y retrouver et organiser tout ce savoir ? Pour le coup, il paraît que j’ai une vision aristotélicienne, voire biblique, du CDI,  je met en parallèle les éléments suivants :

CDI // univers ; Documents // système solaire ; Livre // Terre ; Documentaire // Homme ; Information // Atome.

Une fois qu’ils ont réussi à me dire qu’il fallait classer les documentaires par thème, je leur explique la classification en utilisant les comparaisons avec un arbre généalogique et la boite de la vache qui rit. Lorsqu’ils ont trouvé les différentes classes, puis, en histoire, les ouvrages sur l’histoire ancienne, la Grèce ancienne, et enfin le livre ayant une certaine cote, je manque parfois de temps pour qu’ils puissent étudier l’intérieur du livre. Je leur propose alors un blind test dont j’ai piqué l’idée à Camille, sur son Traflablog. Un élève de chaque table va chercher un documentaire au hasard et me donne la cote, et je dois deviner de quoi parle le livre.

J’ai fini la dernière séance très exaltée, en plagiant notre cuisinier qui leur dit souvent « Buvez du lait, c’est bon pour la santé », avec une voix de stentor. J’ai repris à ma sauce l’expression, en m’exclamant « Lisez des livres, c’est bon pour la santé !!! »

Le document élève proposé, que j’avais déjà remanié depuis l’année dernière (l’aspect « Mon CDI est l’univers » n’y figurait pas), n’est cependant pas complètement satisfaisant. Pour certains, les élèves ne parviennent pas à saisir la métaphore entre CDI et univers, etc.

Mon collègue d’histoire m’a donc suggéré d’ajouter des images de CDI, documents, livres, documentaires et informations à relier aux autres éléments. Ma feuille va à nouveau changer l’an prochain !

Je n’ai pas eu le temps de leur montrer mes vidéos, j’en avais prévu deux, l’une sur l’histoire du classement des connaissances :

l’autre sur le classement des documentaires au CDI :

Qu’à cela ne tienne, ils verront les vidéos durant l’évaluation finale, réalisée en collaboration avec mon collègue de technologie, avant la fin du trimestre. Pour l’heure, j’ai décidé de les mettre à disposition dans les différentes zones du CDI, via des QR-codes, que j’ai affichés : QR codes vidéos IRD

  • Séances avec les élèves UPE2A

Mon collègue référent et moi avons repris notre projet impliquant les élèves non francophones. Ces derniers viennent une heure par semaine au CDI. Suite à une idée d’exposition en images, nous avons souhaité travailler sur un projet que nous avons nommé « S’exprimer, communiquer, représenter ».

Durant la première et la deuxième séance, les élèves ont réalisé des affiches avec dix mots qu’ils aiment, soit dans leur langue maternelle, soit en français, avec leur traduction dans le premier cas, et accompagnés d’un dessin représentant le mot. Les affiches réalisées sont vraiment magnifiques, en particulier celles d’une élève dont la langue maternelle est l’arabe (bien qu’elle n’en ait trouvé que cinq), et une autre parlant tamoul.

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Durant la troisième séance, ils ont évoqué à l’oral leur départ pour la France, récits qu’ils ont commencé à transposer à l’écrit, et dont nous feront des vidéos à la rentrée, grâce aux tablettes du CDI.

Voilà pour ces quelques séances.

Expositions

Pour ce mois d’octobre, j’ai laissé, évidemment, la mini-expo sur la coupe du monde de rugby, cette dernière se terminant pendant les vacances.

Photo 18-09-2015 09 09 18

Pour l’exposition en images, j’avais prévu une histoire de l’information, de la documentation et de la communication, mais que j’ai reportée au profit de l’exposition des travaux des élèves UPE2A.

Semaine du goût

Pour la grande expo, enfin, j’ai désinstallé l’exposition consacrée à la Fête de la science pour une exposition sur la Semaine du goût, avec principalement des livres de recettes de cuisine des différents pays, ainsi que des affiches et des brochures que m’avait donné l’infirmière.

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Comme d’habitude depuis septembre, je propose également des QR-codes avec :

  • des recettes de cuisine en chanson (le pudding à l’arsenic de Astérix et Cléopâtre, le cake d’amour de Peau d’âne)
  • une vidéo sur la cuisine au cinéma, la version numérique du Ventre de Paris de Zola, une étude de nature morte
  • enfin une sélection de vidéos de C’est pas sorcier sur le chocolat, les bonbons, la cuisine et la nutrition.

Ces QR-codes sont à retrouver ici : Expo semaine du goût QR codes

Je n’ai toujours pas exposé les nouveautés du CDI pour septembre / octobre, mais je pense caler ça avant les vacances de Noël.

Ateliers

Je suis passée dans quasiment toutes les classes (excepté les troisièmes) pour présenter l’atelier Twitter, les affiches étant très peu regardées par nos élèves.

J’ai un certain nombre d’élèves intéressés (une vingtaine environ), que je compte relancer à la rentrée pour démarrer officiellement l’atelier.

Pour le présenter, j’ai expliqué aux élèves qu’ils seraient les ambassadeurs du collège sur l’extérieur et sur internet, qu’ils posteraient des tweets sur ce qui s’y passe et sur ce qu’ils aiment, sur la culture et l’orientation, sur l’actualité locale, et qu’ils échangeraient avec d’autres élèves d’autres collèges (s’il y a des collègues intéressés par de tels échanges, indiquez-le moi en commentaire !).

J’ai « pré-recruté » surtout des 5e et des 4e, mais aussi quelques petits choupinous de sixième, dont l’une connaissait parfaitement le fonctionnement de Twitter, hashtag compris.

Cet atelier remet du baume au cœur et fait oublier les péripéties ENTiennes.

Réunions et projets (en cours ou à venir)

Ce mois-ci, j’ai assisté ou animé quatre réunions :

  • une micro-réunion sur l’organisation de l’épreuve d’histoire des arts animée par ma collègue d’arts plastiques ;
  • la réunion de rentrée des professeurs documentalistes du bassin ;
  • une réunion sur le contrat d’objectifs du réseau (le collège fait partie d’un réseau de réussite scolaire) avec les professeurs des écoles maternelles et primaires ;
  • une micro-réunion sur le site internet du collège que j’ai moi-même animée.

Enfin voici les quelques projets dans lesquels je compte m’impliquer et qui sont, soit amorcés, soit au stade de la discussion :

  • un nouveau site internet d’établissement ;
  • la séance 4 d’initiation à la recherche documentaire, consacrée à la recherche sur Internet, et que j’ai beaucoup remaniée ;
  • la participation des élèves de sixième au défi Babelio ;
  • un projet autour de la COP21 avec mes collègues de sciences ;
  • une sensibilisation des élèves de sixième contre l’addiction aux jeux-vidéos et aux écrans ;
  • un partenariat, entièrement à mettre en place, avec la médiathèque de la ville, et auquel il faut que je réfléchisse sérieusement.

En attendant, pour ceux qui en ont la chance, passez de bonnes vacances, si possible ensoleillées et reposantes.

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Septembre 2015 : séances et animations du CDI

Après des vacances ensoleillées et reposantes, et une escapade numérique à #Ludovia12, voici l’article des activités du CDI pour le mois de septembre, un tout petit peu en avance.

Cet article sera à l’image de mon mois de septembre : démarré sur les chapeaux de roues, bien occupé et tout en vidéos, infographies et numérique, avec les aléas et les surprises qui vont avec.

Je laisserai volontairement de côté les passages obligés d’une rentrée au CDI : manuels scolaires (forcément il en manque, mais je les gère uniquement en juin, en septembre c’est la vie scolaire qui s’en occupe), réabonnements, dernières commandes avant l’assèchement des crédits (pour les commandes j’y reviendrai lorsque j’aurai tout reçu et que je mettrai les nouveautés en exposition aux élèves), et réunion de rentrée où l’on parle projet d’établissement et politique documentaire.

Commençons par les séances au CDI.

Séances de septembre : les 6e et les 3e

À mon agenda ce mois-ci, également un passage obligé : les séances d’initiation à la recherche documentaire.

  • IRD sixième

Depuis un an je les fais en classe entière sur le même créneau pour les deux premières : l’heure d’aide au travail personnel, obligatoire pour tous les sixièmes, pour la séance 1, et une heure de français gracieusement cédée par mes collègues pour la séance 2.

Chaque année, c’est la même chose, j’ai modifié durant l’année l’organisation de ma séance, parce que j’ai perçu telle et telle difficulté chez les élèves, ou tel et tel défaut dans ma manière de fonctionner. Et chaque année, évidemment, je ne suis pas satisfaite, et je veux tout bouleverser l’année d’après.

J’avais gardé les documents de l’année dernière pour la séance 1 (découverte du CDI et de l’objet livre) et pour la séance 2 (se repérer dans le rayon fictions), j’avais juste essayé de clarifier sur la fiche élève quelques éléments.

Mais je pense tout remettre à plat pour l’an prochain – et ce d’autant plus avec la réforme du collège, mais ma réflexion à ce sujet et pour le contexte précis de mon collège est encore trop désordonnée pour que je la formalise…

Cette année, ce qui m’a frappée c’est la difficulté de mes bouts de choux 1) à remplir un texte à trous où ils ont définitions et exemples et où ils doivent retrouver le bon mot pour chaque phrase ; 2) à se détacher d’un exemple précis pour trouver la définition générale (le concept) attendue.

La grande nouveauté de cette année reste qu’à l’issue de ces séances je présente systématiquement aux élèves une vidéo récapitulative, vidéos que je réutiliserai lors d’une séance d’évaluation finale par QCM à la fin du trimestre.

Vous trouverez donc ci-dessous la vidéo de la première séance, davantage centrée sur les missions du professeur documentaliste :

Et la vidéo de la deuxième séance, consacrée au rayon fictions :

Bien-sûr, je le rappelle, je suis toujours loin d’être satisfaite de mes séances, et il en va de même de mes vidéos.

  • Autres séances

Ce mois-ci, à part les six séances d’initiation à la recherche pour les sixièmes, j’ai participé à deux séances avec les élèves de troisième faisant l’option DP3 (découverte professionnelle 3h).

La première séance était une séance de présentation de l’option, durant laquelle les élèves ont également fait des recherches sur un métier.

À partir de ces recherches, et de la fiche métier qu’ils remplissent via les documents du kiosque ONISEP et d’une liste de sites internet, ils doivent présenter à l’oral ce métier, en ayant comme support un diaporama.

La seconde séance durant laquelle je suis intervenue était donc une séance d’oraux blancs, qui avait pour but de les conseiller dans la manière de présenter un travail en public.

C’est avec ces élèves de 3ème que j’ai le plus l’habitude de travailler et qui m’avaient amenée à leur proposer l’an dernier de publier des articles sur un blog et d’alimenter un compte Twitter sur l’orientation.

Cette année, ils vont également être impliqués dans la refonte du site internet du collège, qui est l’un des enjeux numériques de l’année.

CDI et collège connectés

Mon collège ne fait pas partie des COCON, mais je récupère cette dénomination pour aborder toutes les questions en lien avec le numérique au CDI depuis début septembre.

  • Site internet

Je l’ai dit, la refonte du site est une priorité, l’existant étant assez ancien et actuellement en friche. Avec plusieurs collègues, nous souhaiterions le supprimer et travailler directement sur quelque chose de neuf. Les démarches sont en cours, bien que nous soyons peu nombreux à être motivés par le sujet, à mon grand regret.

  • L’ENT

En toute naïveté, je pensais échapper au calvaire de l’an dernier, les élèves conservant (ou plutôt étant censés conserver) leur mot de passe d’une année sur l’autre. Cette année il y a donc à gérer la même lenteur de mise en place, la nouvelle version soit disant plus belle et plus intuitive, les oublis de mots de passe, et les premières connexions – heureusement simplifiées – pour les élèves de sixième, en cours de technologie.

  • Mise à jour du portail e-sidoc : nouvelles rubriques

Depuis septembre, j’ai ajouté à mon Portail deux nouvelles sous-rubriques : l’une dans l’onglet « EMI » où je pense intégrer au fur à mesure mes vidéos d’initiation à la recherche : « Apprendre à… Chercher, s’informer, se documenter », l’autre sur la page d’accueil, « Découvrir… Le CDI en ligne ».

On y retrouve la page Facebook et le compte Twitter du CDI, qui ont fait peau neuve. Pour le compte Twitter, je souhaite l’alimenter un peu plus cette année (l’an dernier il était destiné principalement aux élèves de troisième) et à terme, qu’il soit implémenté sur le nouveau site du collège. Je souhaite également former les élèves volontaires à publier des infos via ce compte, selon des modalités que j’expliquerai un peu plus loin…

  • Tablettes

Je dispose depuis fin mars de trois tablettes au CDI. Depuis cette date, j’ai également fait auprès du conseil général une demande d’installation d’une borne Wifi, que j’attends toujours. Je butais bêtement sur ce problème jusqu’à ce que je me décide, provisoirement, à mettre mon smartphone en partage de connexion, et à faire venir le wifi, si le wifi ne venait pas à moi… là encore, la suite des explications arrive !

Expositions

Durant la première semaine de la rentrée, j’ai repris mes expos thématiques sous leur forme traditionnelle. J’ai gardé la rétrospective en images de l’année 2014-2015, ce qui me semblait une bonne idée pour montrer aux nouveaux sixièmes tout ce qui pouvait se passer en un an au CDI.

Photo 07-09-2015 09 15 04

Puis j’ai voulu systématiser un procédé que j’avais déjà commencé à tester l’an dernier :

  • une grande exposition thématique et « permanente » (ou presque), sur le modèle des musées, qui mobilise plusieurs tables et plusieurs grilles,
  • une exposition en images sur une autre grille (il faut d’ailleurs que j’enlève celle consacrée à la seconde guerre mondiale qui est au CDI depuis le 8 mai)
  • et une mini-expo à côté du coin lecture sur un sujet d’actualité, exposition « temporaire ».

Mais cette année, ce que j’ai aussi voulu faire, grâce à mes tablettes, ce sont des expos avec QR-codes, bluffée que j’ai été, entre autres, par les initiatives de Marie Soulié à #Ludovia12. Pour chaque exposition, j’ai donc (après quelques tâtonnements réflexifs) au moins 4 QR-codes :

  • un texte ;
  • un son ;
  • une image ;
  • une vidéo.

Depuis le début de l’année, j’ai intégré ce dispositif aux mini-expos et aux grandes expos. J’ai proposé aux élèves : une mini-expo sur les 300 ans de la mort de Louis XIV (avec des vidéos sur Versailles et des musiques de Lully)

Photo 01-09-2015 15 46 45

une mini-expo sur les 75 ans de la découverte de Lascaux, avec des vidéos de « C’est pas sorcier » sur le néolithique et une visite virtuelle de la grotte

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une exposition consacrée à la Fête de la science, avec des sons d’inventions, le texte de La Machine à explorer le temps, une analyse picturale d’une affiche de promotion du cinématographe Lumière et des vidéos de « C’est pas sorcier » (encore)

Fête de la science

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enfin, une mini-expo plus traditionnelle sur la coupe du monde de rugby

Photo 18-09-2015 09 09 18

Cependant, devant le peu de réactions suscitées, et voyant mes loustics intimidés à l’idée de me demander les tablettes, j’ai affiché ceci devant mon ordinateur :

Expos CDI

Le lien est disponible ici : https://magic.piktochart.com/output/8031135-expos-cdi

J’espère qu’ils seront moins timides dans les semaines qui viennent…

Ateliers

J’espère aussi qu’ils participeront aux ateliers que j’anime, et que je présente cette année avec cette affiche :

Ateliers CDI

Malheureusement, malgré mes efforts, également mis en affiche, l’atelier journal a du mal à trouver des volontaires.

Affiche atelier journal

Cela fait 3 ans que je le porte à bouts de bras et que je constate, à chaque fin d’année, les mêmes phénomènes : des élèves qui, arrivés en 3ème, n’ont plus le temps de participer (et c’est le cas de la majorité de mes élèves de l’an dernier), et d’autres, qui sont tiraillés entre tous les autres ateliers qu’on leur propose (slam, théâtre, AS, soutien, chorale, etc.). Pour l’instant, je n’ai donc qu’un inscrit.

C’est pour cette raison que j’essaye de mettre en place un atelier Twitter, qui semble un peu plus les attirer :

Atelier Twitter

Je poursuis toujours l’atelier jeux et l’atelier coloriage dont le succès ne se dément pas, et j’ai organisé la première session de l’atelier cinéma, qui a attiré quelques petits yeux…

Atelier cinéma

Évidemment, avec l’obligation de mettre en place un média scolaire par établissement, c’est l’atelier journal qui me tient le plus à cœur : quelle que soit la forme définitive qu’il prendra dans les semaines qui viennent, transformé ou non en atelier Twitter, conduit en collaboration avec un ou des collègues, je continuerai à le promouvoir et à chercher à le remettre sur pied.

Déco du CDI

Pour finir avec ce long article bien occupé, comme le mois de septembre, une petite note légère : j’avais fait pas mal de choses pour rendre attrayante la signalétique des fictions au CDI et pour aménager le coin lecture en mai et juin 2015.

J’ai poursuivi cette décoration, épaulée de manière assez inattendue par un ancien élève de 3ème, qui a offert au CDI des affiches d’Harry Potter : ces dernières ont fait la joie des élèves qui ont assisté à leur installation, elles sont respectivement proche du rayon science-fiction et du coin lecture et on m’a déjà réclamé une exposition Harry Potter pour cette année.

Cette initiative est pour moi l’occasion de vous montrer le CDI dans son ensemble :

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Merci donc à Lucas pour cette excellente idée !

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À quelques jours de la rentrée

Voici un petit article doc à quelques jours de la rentrée. Il précède un article cinéphile pour reprendre septembre en douceur, et le désormais traditionnel article mensuel des séances et animations du CDI.

Pourquoi je parle boulot alors que je suis encore en vacances ? Parce que j’ai eu l’occasion cette année d’aller à Ludovia. Qu’est-ce que Ludovia ? Vous allez le découvrir dans les lignes qui suivent. Qu’est-ce que cet article ? Un petit compte-rendu de séjour, sans prétention, et totalement subjectif, de mon premier Ludovia, sous forme d’abécédaire.

Petit abécédaire pratique de Ludovia

A… comme Ax-les-thermes

Station thermale du sud de la France, au bord des Pyrénées, proche d’Andorre, à 2h de route de Toulouse, entourée de montagnes, dotée d’un casino et de bons restaurants, et aux rivières et chalets pittoresques.

http://www.ludovia.org/2015/ax-les-thermes-presentation/

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B… comme BYOD

Sigle qui une fois détaillé donne « Bring Your Own Device », autrement dit le fait pour l’élève d’apporter en classe son propre matériel électronique de travail (smartphone, tablette, ordinateur). Clairement mis en œuvre durant Ludovia, où les tablettes, smartphones, ordinateurs et autres outils pullulent.

http://www.cnil.fr/documentation/fiches-pratiques/fiche/article/byod-quelles-sont-les-bonnes-pratiques/

C… comme collectivités

Le soir du premier jour, j’ai rarement vu autant d’officiels réunis au même endroit afin de nous vanter les beautés et le dynamisme de l’Ariège : maire, conseiller régional, président de l’agglomération de communes, préfet… que de monde !

http://www.vallees-ax.com

Photo 24-08-2015 18 23 45

D… comme diversité

Diversité des acteurs rencontrés, des objets et des initiatives présentés, comme dans tous les salons, on ne sait plus où donner de la tête, c’est vivant, ça part dans tous les sens, et ça concentre en quelques jours beaucoup d’énergie et d’innovations… Ça donne aussi beaucoup d’idées même si on se demande comment déplacer les montagnes…

http://www.ludovia.org/2015/programme-les-grands-principes/

E… comme Explorcamps

Petites tables de 8 personnes environ, dotées d’une télévision et d’un câble HDMI, servant à des intervenants pour présenter des projets nationaux, académiques ou personnels, et devant lesquels chacun passe ou s’arrête, suivant l’intérêt que chaque projet suscite. À préférer, quand on en a l’opportunité, aux grandes tables rondes, pas inintéressantes, mais où il y a moins d’interactions et d’échanges.

http://www.ludovia.org/2015/ateliers-explorcamps-ludovia12/

Mais E.. aussi comme EMI

L’éducation aux médias et à l’information est l’un des enjeux majeurs de l’éducation, visant à former des cyber-citoyens ayant un regard critique sur l’information.

Sur l’un des Explorcamps en question, j’ai assisté à la synthèse des TraAM EMI 2014-2015 par Brigitte Pierrat, prof doc polyvalente, hyperactive et hyper-veilleuse. Le sujet en était : « Avec le numérique, construire un parcours et contribuer à une appropriation de linformation pour un usage responsable et citoyen »

http://eduscol.education.fr/cid83624/emi-et-pratiques-pedagogiques.html#lien4

J’ai vu des portfolios EMI, des parcours de formation EMI, et des cartes mentales de notions EMI (voir T comme TraAM).

http://www.pearltrees.com/eduscolcdi/portfolios-parcours-formation/id14372697

F… comme formation

Mot devant lequel on accole de plus en plus souvent le terme « auto », quelle que soit la forme que cela peut prendre : MOOC, parcours, formation en ligne, formation à distance, formation entre pairs, espace personnel d’apprentissage… Où l’on voit que les enseignants mettent autant d’originalité, quand on leur en donne la possibilité, à former les élèves qu’à se former eux-mêmes.

http://docs.ac-toulouse.fr/wp/?p=797

G… comme gros plan

À tout hasard, j’avais apporté mon appareil photo – un craquage des vacances – mais j’ai surtout pris des photos avec le smartphone et la tablette finalement (les dites photos ponctuent l’article), et chose inédite, j’ai également été prise en photo. Le résultat étant presque satisfaisant et de toute façon sans doute déjà en ligne si jamais vous me googlez, voici pour la première et la dernière fois sur ce blog une photo de moi.

Photo 26-08-2015 17 13 28

H… comme hashtags

Ça tweete, ça retweete, ça favorise, ça se suit, ça relaie, ça communique, ça se découvre, ça s’interpelle, ça polémique… Et en particulier en utilisant le hashtag #ludovia12. Ludovia est également pour certains l’occasion de fêter des anniversaires, notamment celui du compte @Edu_Num qui fête sa première année.

https://mobile.twitter.com/hashtag/ludovia12?ref_src=twsrc%5Etfw

I… comme identité

Découle principalement de la lettre précédente : qui dit hashtag dit compte Twitter, et l’on s’observe, et l’on se reconnaît, et on met enfin un visage sur un avatar, une identité réelle sur une identité virtuelle. L’inconvénient ? On a plus tendance à regarder le torse des gens et à tenter de déchiffrer leur badge qu’à regarder leur visage.

badge ludovia

J… comme jeux sérieux

Plein d’exemples et d’idées bien-sûr : les Quizz de Laureline Lemoine et de Christine Jeudy sur Educaplay réalisés dans le cadre des TraAM, les quizz de Sophie Gronfier (Dijon) dans son parcours d’auto-formation élèves, les Enigmapp de Marie Soulié présentées à son Explorcamp « les murs de ma classe me parlent »…

K… comme Ko

Et Ko comme kilo-octets, même si j’imagine que l’échange de données, le partage de fichiers, de documents, de vidéos, doivent prendre beaucoup plus de place…

Et KO comme KO, passés ces trois jours, la fatigue s’en ressent (voir S comme saturation).

L… comme Ludovia

C’est la 12ème édition de cette université d’été avec comme thématique cette année : Numérique & éducation, entre appropriations et détournements. Au menu cette année, tables rondes, fablabs, Explorcamps (voir E) réflexions et cogitations pendant 3 jours.

http://www.ludovia.org/2015/

M… comme méninges

Après 2 mois à baigner dans le cinéma et une régression intellectuelle totalement assumée (youpi personne ne m’appelle Madame sauf dans les magasins et personne ne me demande si je suis ouverte !!!), il a fallu faire redémarrer les neurones et ré-entraîner sa capacité d’attention afin qu’elle excède 5 minutes et se concentre sur autre chose que sur les paroles des chansons Disney. M comme mission presque accomplie, retour à la maison, et je veux encore être une sale gosse pour les derniers jours d’immaturité qu’il me reste !

N… comme numérique

Évidemment le maître mot. Tend fort heureusement à remplacer le terme « technologies », qui accolé à l’adjectif « nouvelles », n’a plus rien de nouveau, sauf pour les dinosaures, depuis quelques années.

O… comme observatoire

Ludovia est un excellent observatoire de l’innovation en terme d’éducation mais qui rend toujours quelque peu schizophrène : il y a la réalité du terrain d’un côté, il y a de l’autre la vie sur les salons, dans les universités d’été, dans les séminaires, où l’on imagine, où l’on espère, où l’on scrute et fait des plans sur la comète… Lorsque l’on monte sur les hauteurs d’Ax-les-thermes, on aperçoit d’ailleurs sur les montagnes un monument qui semble être un observatoire pour des cieux non numériques et plus lointains.

P… comme pratiques

Ceci découle directement de l’article précédent. Voilà ce que font les autres, voilà leurs pratiques, fruits de leurs expériences et de leur implication, et moi, maintenant, quelles vont être les miennes ? À une semaine de la rentrée, ce salon frustre, questionne et donne envie tout à la fois !

Q… comme QR-codes

Sur son Explorcamp, Marie Soulié nous a présenté « les murs de sa classe », sur lesquels sont affichés posters en réalité augmentée et QR-codes, réalisés notamment via l’application Aurasma, et faisant lien vers jeux sérieux et capsules vidéos… Cela m’a donne envie de faire un îlot « réalité augmentée » au CDI, à voir maintenant si et comment je pourrai le concrétiser !

http://tablettes-coursdefrancais.eklablog.com/accueil-c20969231

Et il faut ajouter que le programme de ces quelques jours est accessible sur l’université, via un QR-code !

R… comme rencontres

Évidemment sur Ludovia, j’ai retrouvé certaines des superdocs mentionnées dans l’article de juin de Cinephiledoc. J’ai également revu des collègues que j’avais croisées à d’autres réunions, séminaires, rencontres, etc. J’ai pu mettre un visage sur certains des comptes Twitter que je suis ou qui me suivent (voir I comme identité).

S… comme saturation

Après 3 jours d’université d’été à parler numérique, matériel électronique en tous genre, BYOD, réseaux sociaux, etc. Il peut vous arriver, tout comme moi, à un état de fatigue avancée, d’interpréter, juste avant le décollage à Toulouse Blagnac, la consigne « veuillez ranger votre tablette » par « ah bon mais pourquoi je dois ranger mon iPad ?!?!? » Dans ce cas-là, sachez que vous ferez bien rire les superdocs aux alentours, dont @spdocs qui n’est pas du tout compatissante.

T… comme TraAM

Travaux académiques mutualisés, répondant à un appel à projets lancé annuellement par la DNE sur un sujet spécifique. En 2014-2015, en documentation, les 8 académies retenues ont travaillé sur la thématique suivante « monter un projet collaboratif pour échanger sur la formation des élèves » et ont produit des scénarios pédagogiques, des portfolios, des mindmaps, des applications, des articles réflexifs, des outils de veille et de formation.

https://magic.piktochart.com/output/6478152-bilan-traamdoc

Bilan TraAMDoc

L’année prochaine, le sujet retenu est « Nouvelles pratiques pour informer, nouveaux usages pour s’informer ». Les échanges se font notamment via Twitter et le hashtag #TraAMDoc (voir H comme hashtag et V comme valorisation).

U… comme université

Ludovia est une « université d’été« , abrégée en UE parfois sur Twitter, on y croise chercheurs en éducation, enseignants bien-sûr, étudiants, formateurs, inspecteurs, délégués et interlocuteurs académiques au numérique, blogueurs et twittos en tout genre, experts, membres de l’institution, représentants d’universités étrangères, entreprises (dont certains des GAFA), ou simples curieux.

http://www.ludovia.org/2015/category/intervenants-moderateurs/

V… comme valorisation

Mes deux outils de prédilection, Twitter et les infographies, sont au rendez-vous sur ce salon (pour Twitter, voir hashtag). Je n’ai personnellement pas beaucoup tweeté ou retweeté, me concentrant surtout sur ce que de plus compétents et communicants que moi tweetaient et retweetaient. Pour les infographies, voir à Formation celle réalisée par l’académie de Toulouse dans le cadre des TraAM et de son espace personnel d’apprentissage, et voir également à TraAM l’infographie synthétique de ces travaux.

W… comme wifi

Ne pas s’attendre à un débit fabuleux, en dehors de Ludovia. Et si vous êtes nomophobes (ou simplement accro), ne quittez pas les environs. Après forcément quand 560 personnes tentent de tweeter en même temps, ça bouchonne…

X… comme xtra-terrestre

Les habitants d’Ax-les-thermes y sont certainement habitués, les touristes sans doute moins : pendant 3 jours les espaces du casino sont envahis d’aliens étranges, affublés de gobelets qui leur donnent l’air de petits oiseaux attendant des graines, et de badges où sont énumérés noms et qualités de chacun. Ils se reconnaissent entre eux, ont leur propre langage et ne se déplacent pas sans BYODer (voir B).

Photo 26-08-2015 15 45 28

Y… comme s’Y repérer

Quelque peu fastidieux pour les débutants : le fléchage n’est pas hyper explicite, le programme – séminaire numérique oblige – n’est pas très visible, les annonces micro ne sont pas systématiques, et parfois, si l’on ne vérifie pas, on ne sait pas où a lieu quoi. Mais le salon étant à taille humaine, on finit pas trouver son chemin… surtout lorsqu’on tombe sur le QR-code du programme !

Z… comme Zen

Malgré la fatigue, dont je tenterai de récupérer durant les quelques derniers jours de vacances avant la reprise, ce que j’ai tout de même apprécié sur Ludovia, c’est la décontraction des participants et des échanges, avec ces Explorcamps informels, ces discussions, ces déjeuners sur l’herbe, dans une ambiance ensoleillée et dépaysante.

Profitez bien des derniers jours, moi je retourne dans ma bulle ! À très vite !

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Cinephiledoc fait peau neuve !

Certains d’entre vous l’ont peut-être remarqué en venant rendre une petite visite sur ce blog : depuis aujourd’hui, Cinephiledoc a une nouvelle bannière !

Thèmes suggérés et thèmes personnalisés

Et pas seulement une nouvelle bannière lambda, une bannière interchangeable, une bannière en kit IKEA à piocher dans les quelques suggestions aimablement données par WordPress.

Non, ceci, Mesdames et Messieurs, est une bannière personnalisée. Je répète : per-son-na-li-sée ! Rien qu’à moi ! Du boulot d’artisan ! Pas du meuble en kit.

Vous le sentez le moment où cet enthousiasme va devenir un poil gênant ? Le moment où vous aurez l’impression de m’entendre m’exclamer alors que vous ne faites que me lire ?

J’ai une nouvelle bannière, na-na-na-na-nère !

Bon allez j’arrête. Si si, promis, j’arrête ! Même si j’ai été tentée l’espace d’un instant de faire ma Dame du lac

Merci Gribouilles !

Cette bannière est l’oeuvre de Gribouilles de doc, mentionnée dans le précédent article, durant lequel je la remerciais de m’avoir elle-même citée dans son dernier billet, et durant lequel, également, j’indiquais que j’aimerais bien avoir une bannière personnalisée pour Cinephiledoc (surtout depuis que j’ai vu mon ancien thème sur un blog de biologie ou autre…).

Et boum ! Deux jours après, j’avais une proposition « petite esquisse brouillonne avant récolement », qui avait déjà suscité chez moi un élan d’enthousiasme assez flippant pour mon entourage… un peu dans ce style :

Encore deux jours, et j’avais trois propositions définitives de bannières, parmi lesquelles il a bien fallu en choisir une :

  1. un noir et blanc très sobre, qui obéit complètement au style de Gribouilles ;
  2. une version en couleur avec une pellicule bien mise en avant ;
  3. une troisième version que j’ai finalement retenue, et qui était un bon compromis entre la couleur et quelque chose d’épuré et de « nacré », comme l’a signalé une de mes amies.

Si vous voulez en juger par vous-mêmes :

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Voilà, je voulais profiter de ce court article pour :

  • crier ma joie de manière immodérée
  • rendre hommage à Gribouilles, qui a mis sa signature en tout petit à droite, même que c’est trop la classe d’avoir une bannière estampillée Gribouilles de doc !
  • recueillir vos impressions à ce propos

N’hésitez donc pas à commenter !

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Petits échanges entre blogueurs

Il y a deux jours, j’ai eu la surprise de voir dans les commentaires d’un des derniers articles un petit message de Gribouilles de doc.

Qui est Gribouilles… ?

Gribouilles de doc est l’une des blogueuses doc que je préfère, et que j’ai déjà eu l’occasion de présenter, il y a un petit moment. En effet, elle porte habilement – et fièrement – les casquettes d’illustratrice et de prof doc, ce qui lui permet de croquer sur le vif le quotidien, parfois loufoque, des « dames » (et messieurs) du CDI.

Dans ce commentaire, Gribouilles de doc m’informait qu’elle avait choisi mon blog pour figurer parmi les 11 nommés pour les Liebster awards.

liebster-award

Ayant déjà eu l’occasion de participer à ces petits échanges de bons procédés entre blogueurs, qui permettent de découvrir ou de redécouvrir des publications talentueuses, j’ai bien entendu été très heureuse de ce choix. Cependant, j’ai craint de me répéter et je me suis vite demandée ce que j’allais bien pouvoir dire.

Croque-quotidien

Faire l’éloge de Gribouilles ? Alors ça c’était dans l’introduction – ceux qui ont l’habitude de fréquenter Cinephiledoc savent que je fais souvent des intros à rallonge, comme en témoigne notamment le dernier article.

J’aurais juste à ajouter que je trouve fabuleux le simple fait de croquer le quotidien en dessin, moi qui ne sait pas, mais alors pas du tout dessiner, même pas un arbre, même pas… en fait rien quoi.

 

Et j’en profite pour glisser au passage – si Gribouilles et d’autres dessinateurs talentueux lisent ce message – que je suis à la recherche d’une bannière personnelle et sympa (avec des livres et des pellicules de films) pour mon blog… on ne sait jamais !

Voilà, j’ai déjà pas mal digressé… passons aux petites choses que demande Gribouilles sur ces Liebster Awards.

Les 11 questions posées :

  1. Le livre que vous êtes en train de lire ou le dernier que vous avez lu ? Celui du dernier article de Cinephiledoc, Une Renaissance américaine, de Michel Ciment.
  2. Votre livre préféré ? Un seul ? ça c’est dur ! dernièrement j’ai beaucoup aimé Blitz, de Connie Willis, un bouquin de SF génial qui imagine un futur où les historiens devront réellement se rendre dans le passé pour étudier l’histoire. Captivant ! Quant à mon préféré, ça change… souvent.
  3. Pourquoi avoir ouvert un blog ? Parce que j’adore écrire principalement.
  4. Anonymat ou identité réelle ? Identité réelle mais contrôlée.
  5. Préférez-vous le collège ou le lycée ? Je n’ai pas assez de recul pour le dire : je préfère la proximité au public du collège et les contenus travaillés du lycée (et aussi la maturité des lycéens, qui ne demandent pas à tout bout de champ si je préfère Justin Bieber ou les One direction).
  6. Faites-vous réellement l’inventaire tous les ans ? Inventaire, non. Récolement, oui.
  7. Comment vous est venue l’idée de devenir prof-doc ? J’ai vu de la lumière et je suis entrée…
  8. D’après le quiz « Quel prof-doc êtes-vous ?« , quel est votre profil dominant ? Etes-vous d’accord ? Animateur culturel. J’avoue, ça colle bien. Mais bon c’est à égalité avec « Gestionnaire » et « Professeur ». Par contre, je suis déçue, mon côté geek ne transparaît qu’à 10%.
  9. La réaction de votre interlocuteur la dernière fois que l’on vous a demandé votre profession ? « Ah tu es la dame qui dit chut. Et sinon à part être derrière un ordinateur toute la journée, tu fais quoi ? »
  10. Avez-vous un chat ? des lunettes ? un chignon ? Non. Oui. Non.
  11. La dernière fois que vous avez dit « chuuut! » ? Aujourd’hui, vers 14h30…

Les 11 choses sur moi

  1. Je rêverais d’une bibliothèque extensible.
  2. J’ai déjà fait un document où sont classés quasiment tous mes livres sur le cinéma selon un classement idéal que je ne pourrai jamais appliquer parce que je n’ai pas la place !
  3. Surtout en ce moment, je suis capable de réciter des répliques entières de Kaamelott. Ça me contamine jusque dans les moindres conversations. Avec une amie nous avons d’ailleurs tenté d’établir des parallèles entre nos connaissances et les personnages de Kaamelott.
  4. Je remercie le collègue qui m’a mis il y a un certain temps « Gentil dauphin triste » dans la tête pendant deux jours.
  5. Mes amis surnomment mon collège « le collège fou fou fou ».
  6. J’ai déjà mimé une bataille de sabres laser de Star Wars avec des rouleaux de filmolux vides.
  7. J’ai aussi refait le « duel en vers » de Cyrano de Bergerac avec des rouleaux de filmolux vides « À la fin de l’envoi, je touche ».
  8. Je surnomme les enfants que j’aime « mes petits chabichous ».
  9. J’ai une collection de T-shirts marrants que je garde pour la fin de l’année – au moment où j’ai moins besoin de conserver ma crédibilité. Un T-shirt « Bazinga », un T-shirt de Moi moche et méchant et un T-shirt Idéfix entre autres.
  10. Vous me direz que quelqu’un qui se bat avec des rouleaux de filmolux n’a plus beaucoup à craindre de sa crédibilité…
  11. Et je vous répondrai comme Perceval, « C’est pas faux », mais pas parce que je n’ai pas compris le mot « crédibilité ». Sinon, psychologique, c’est tout ce qui se passe à la campagne, non ?

Les 11 blogs sympas…

Côté copines et autres trucs sympas :

  1. Rainbow Berlin
  2. Thèse antithèse foutaises (dis tu refais quand un article ???)

Côté doc, livres, geeks et pros :

  1. Libraire et fier de lettre, une découverte récente bien sympa qui plaira à Gribouilles… si elle ne connaît pas déjà
  2. Le blOg-O-nOisettes, la référence rose et ultime des profs docs
  3. Fenêtre sur, des tutos et des séances
  4. Notorious bib, un bibliothécaire cinéphile
  5. Le blog de David Peyron, auteur d’un superbe ouvrage sur la culture geek

Et c’est là qu’on voit que je ne suis pas prof de maths… il m’en manque… 4. Les cinéphiles :

  1. Cinémiam, l’alliance subtile du cinéma et de la cuisine
  2. Ma semaine cinéma : critiques, palmarès, tout y est !
  3. The Short Knight : un blog en anglais sur Hitchcock
  4. Alfred Hitchcock geek : un autre blog en anglais sur Hitchcock

Les 11 questions à poser… même à ceux qui veulent juste répondre en commentaire !

  1. Votre premier souvenir cinématographique ?
  2. Disney ou Miyazaki ?
  3. Fantasy ou Science-fiction ?
  4. Salle de cinéma ou écran de télé ?
  5. Il pleut dehors, vous larvez dans le canapé, vous avez la flemme de mettre un film, vous zappez… et arrêtez de zapper sur quoi ?
  6. Facebook ou Twitter ?
  7. Le comédien / la comédienne que vous suivrez n’importe où, même s’il / si elle tourne dans une bouse ?
  8. Le pire film que vous ayez jamais vu au cinéma sans oser sortir de la salle ?
  9. Le film inavouable que vous adorez, à prendre au 36e degré et à vanner dans une soirée entre potes ?
  10. Ce qui vous insupporte le plus au cinéma : le bruit des pop-corns, les coups de pieds dans le fauteuil, ou la mamie qui répète toutes les répliques ?
  11. Votre plus beau souvenir cinématographique ?

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Cinephiledoc… deux ans déjà !

Aujourd’hui, cela fait deux ans jour pour jour que ce blog a vu le jour… et voilà une phrase d’accroche pleine de jours (un de plus !).

minions

C’est donc le moment de chanter faire un petit point sur le pire et le meilleur de ce qui s’est produit sur ce blog entre 2013 et 2014. Commençons par des chiffres :

Les articles

En deux ans, Cinephiledoc a vu paraître 177 articles. Depuis l’année dernière :

  • 10 portaient, de près ou de loin, sur l’information documentation, pratiques de recherches, de lecture et identité numérique ;
  • 24 étaient consacrés à la rubrique « bibliothèque cinéphile » et proposaient des comptes-rendus de lecture de livres sur le cinéma, aussi bien biographies que monographies, voire même, comme désormais on a tendance à les mélanger dans les grandes chaînes culturelles, jeux de culture générale et cinéphile ;
  • 13 articles rapportaient le quotidien de professeur documentaliste – séances, animations, projets divers et variés et joyeusetés administratives ;
  • 7 de ces articles étaient des petits billets d’humeur ou autres petits avis sur des films et des personnalités ;
  • enfin, durant l’été, Cinephiledoc a publié 6 « hors-série » pour vous proposer quelques lectures de vacances.

Au total, 60 articles éclectiques qui se sont fait la part belle dans ce beau fourre-tout de blog ! Et on arriverait à un compte rond de 5 articles par mois, si j’étais assidue… Mais il est vrai que j’ai dû considérablement ralentir mon rythme de l’année passée (2 articles par semaine), malgré un pic en septembre 2013 où j’ai publié pas moins de 11 articles.

Capture d’écran 2014-05-13 à 18.23.16

Désormais, je me contente d’un rendement plus modeste, pour lequel j’alterne deux articles dédiés à la « bibliothèque cinéphile » et un consacré au quotidien mensuel du CDI.

Petit point comm’

Malgré ma présence sur les réseaux sociaux, Cinephiledoc reste un blog modeste, que Camilleuh a comparé à un canapé confortable dans un commentaire qui a suscité beaucoup de vagues… (mais je reviendrai là-dessus plus tard).

cinephiledoc 2 ans

Il dispose néanmoins :

  • d’une page Facebook (40 abonnés à ce jour) ;
  • d’un compte Twitter où se mêlent allègrement cinéphiles, docs et paddocks (578 tweets postés et 268 abonnés).

Les profs docs peuvent le retrouver sur la Profdocosphère, et il est mentionné sur quelques blogs de coupines, rédactrices chevronnées et fameuses blogueuses.

Pour le pire…

En un an, ce blog a connu quelques mésaventures.

Souhaitant parler librement de l’interprétation des publications sur les réseaux sociaux, je me suis retrouvée à me défendre contre des petites piques sur Facebook… ce qui m’a permis de rebondir et d’évoquer la difficulté à faire de l’humour devant un écran d’ordinateur.

Très récemment, j’ai eu l’honneur de recevoir, dans le flot des commentaires d’un article, mon premier troll, très courtois au demeurant – le point Godwin n’a absolument pas été atteint – et j’ai pu constater que même les ouvrages innocemment consacrés au cinéma pouvaient susciter un débat enflammé.

Ceci me permet de rappeler une petite règle de vie : je n’applique aucune censure à mes commentateurs, je n’oblige personne à être en accord avec les ouvrages que je propose, du moment qu’on a l’honnêteté intellectuelle de comprendre que mes critiques ne sont pas un compte-rendu exhaustif du livre et que le meilleur moyen de parler d’un livre, reste étonnamment de le lire !

Par contre, j’apprécie toujours de rediscuter d’un film, d’un réalisateur, ou d’un genre cinématographique et de lire les réflexions que ces derniers suscitent.

… et pour le meilleur !

Mais Cinephiledoc a aussi connu de très belles choses en l’espace d’un an, parmi lesquelles :

  • quelques auteurs satisfaits des comptes-rendus que je faisais, modestement, de leur ouvrage, et qui se sont manifestés dans les commentaires, parfois, ou sur Facebook, ou sur Twitter ;
  • la mention de Petite Noisette sur son blog-o-noisettes – en tant que prof doc, ça fait plaisir ! ;
  • un pic de fréquentation parfois pour un article de cinéma, plus souvent pour un article professionnel, comme ce jour où j’ai eu 250 personnes qui sont venues voir si le canapé était confortable… (pour comprendre la blague du canapé, c’est par ici)

Et cette année encore, même si, ça y est, des rubriques segmentent les sujets (ils sont beaux mes onglets !), il y a eu quelques premières :

Les premiers hors-séries de l’été

En effet, bien que j’ai promis de temps en temps des petits comptes-rendus thématiques sur un sujet ou un autre, je n’ai pas souvent eu le temps de le faire.

L’été dernier, j’ai réussi à publier 6 hors-séries : rétrospective du cinéma, romans consacrés au cinéma (en 2 parties), enfants de célébrités qui évoquent leurs parents (2 parties) et le cinéma en chansons.

Cette année, je vous prépare à nouveau une série de comptes-rendus qui aborderont le cinéma de différentes manières – j’annoncerai cela avant l’été. Et cet automne, je publierai également une série d’articles sur le même thème.

Echanges de bons procédés

Moins fréquents que l’année passée, il y a tout de même eu quelques échanges d’articles entre Cinephiledoc et d’autres blogs, que ce soit avec Rainbow Berlin (un article sur le cinéma allemand contre des recettes pour gérer sa visibilité sur Internet), ou avec Foutaises (échanges d’articles sur Boby Lapointe et sur les actrices minaudantes).

Tout récemment, j’ai eu la chance de poster mon premier article bilingue, grâce à l’aide précieuse de Laura, qui a bien voulu se charger de sa traduction.

Et j’ai toujours quelques personnes pour me suggérer des idées d’articles, même si je n’ai pas toujours le temps de m’y consacrer immédiatement.

Un palmarès comme les grands !

Enfin, suite à l’apparition de la rubrique « bibliothèque cinéphile » en février 2013, Cinephiledoc a pu publier en décembre son premier palmarès de lecture, encore une occasion de rappeler quelques bons moments, qui suscitent parfois l’étonnement : oui, j’achète beaucoup de livres sur le cinéma, oui je ne sais plus où les mettre, non je ne m’en lasse pas !

Médaille

Vivement le palmarès 2014 !

Et vivement d’autres lectures, d’autres projets, d’autres séances, d’autres découvertes, et d’autres échanges ! À très vite et merci à tous !

Pour la peine on va quand même chanter :

C’est l’anniversaire dans tous les recoins, c’est presque tout les ans qu’on a l’anniversaire. Grâce à cet anni… c’est la joie c’est pratique, c’est au moins un principe à retenir pour faire la frite… c’est huuuum lalalalala. Cette année c’est bien, l’anniversaire tombe à pic !

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Les vérités bonnes à lire

Suite à l’article que j’avais publié il y a un peu moins d’un mois sur l’interprétation d’une information sur Facebook, à partir d’une expérience personnelle, les réactions suscitées par cet article m’ont amenée à m’interroger, avec l’une des amies qui avaient participé directement à cette expérience, sur la place de la vérité sur Internet, et sur Internet comme source d’informations.

L’article d’aujourd’hui ne sera pas des plus originaux – cette question a suscité déjà de nombreuses publications, beaucoup plus étayées et approfondies que ce que je pourrais publier sur le sujet sur Cinephiledoc. Ce que je propose donc ici, c’est justement le cheminement de ma réflexion, relié directement aux sites Internet et aux articles qui en constituent les étapes.

L’humour et la vérité, de Rabelais au point Godwin

Je me souviens que, lorsque je faisais mes études, une de nos enseignantes nous faisait étudier Le Quart livre de Rabelais. Je ne saurais plus donner les détails de ces cours, mais ce qui m’est restée en mémoire, c’est qu’elle nous signalait l’humour de Rabelais, comme un humour qui paraîtrait déplacé de nos jours, au même titre qu’un humour d’il y a vingt ou trente ans. On ne peut plus rire des mêmes choses aujourd’hui, qu’il y a quelques années et, par conformisme ou par peur, on n’en est désormais réduit à marcher sur des oeufs.

Pantagruel dans Le Quart livre, illustré par Gustave Doré

Pantagruel dans Le Quart livre, illustré par Gustave Doré

La même chose intervient lorsque l’on utilise les réseaux sociaux, et cela pour deux choses :

  • d’une part, on se rend compte que toute vérité n’est pas bonne à dire, et qu’il faut, justement, sur ces réseaux sociaux, maintenir des « apparences sociales ou sociables » ;
  • d’autre part, l’usage du second degré, de l’ironie, ou d’un humour qui devrait se mesurer comme les ondes sismographiques ou l’intensité du vent, d’un peu déplacé à très déplacé, doit, lorsque l’on se revendique comme personne civilisée, s’accompagner d’une mention « troll », « lol », « mdr » et autres efforts de traduction qui rendent ce mode d’expression perceptible à ceux qui nous lisent.
Do not feed troll. Source : Wikipédia. Auteur : Sam Fentress

Do not feed troll. Source : Wikipédia. Auteur : Sam Fentress

Que ce soit l’humour ou la vérité – et je ne rentrerai pas dans des définitions de la vérité qui ferait ressembler cet article à un cours de philo – ces deux modes d’expression sont tantôt édulcorés, affadis, tantôt complètement à vif.

Dans le premier cas, on évite de heurter la sensibilité des autres, en vertu d’une nétiquette non formulée – une sorte d’auto-censure. Dans le second, si jamais on manifeste une vérité ou une critique, ou si l’on pousse l’humour un peu trop loin – volontairement ou involontairement, en fonction du public qui nous lit, on glisse sur la pente fatale qui mène inévitablement de l’incompréhension jusqu’au point Godwin, si le site ne dispose pas de modérateurs vigilants.

Sarcasim mark : le symbole assumé de l'ironie sur Internet

Sarcasim mark : le symbole assumé de l’ironie sur Internet

Ainsi, comme je l’avais brièvement abordé dans l’article sur l’interprétation de l’information, l’expérience soit disant tentée par un internaute de dire toute la vérité – et cela jusqu’à l’insulte, sans souci des convenances ou de la sensibilité d’autrui, était forcément vouée à l’échec, car elle vérifiait l’idée bien connue de « dire tout haut ce que l’on pense tout bas ».

Cette expérience, si elle avait été vraie, aurait-elle eu le même impact ? Un véritable internaute, exaspéré par le consensus social qui nous pousse à forcément « aimer » le statut d’untel ou à ne pas réagir aux commentaires d’untel, aurait-il adopté la même virulence dans la critique ?

Il lui aurait fallu dans ce cas renoncer à tout un attirail de règles de comportements que l’on intègre inconsciemment lorsque l’on s’inscrit sur un réseau social, et du coup s’exposer à un inévitable ostracisme. Pour résumer rapidement : sur Facebook, tu aimes ou tu le quittes.

La vérité brute est tue, et l’humour assez mal accepté, puisqu’il y a quasiment autant de formes d’humour qu’il y a d’individus. Mon humour a peu de chance de ne blesser personne, et l’humour d’autrui peut à tout moment me heurter, que je n’y sois pas réceptive ou que je sois tout simplement mal disposée.

Splendeurs et misères du canular

Vrai ou faux, humour ou sérieux, peu importe de toute façon. Un article construit, fouillé, étayé de sources et d’arguments peut autant susciter la polémique qu’un fake. Il n’y a qu’à comparer les articles plus ou moins approfondis parus suite à la fameuse affaire du bijoutier de Marseille qui avait désarmé son braqueur – fait divers réel ayant suscité la polémique et des commentaires passionnés sur la meilleure façon de se faire justice – et cet article paru sur Darons.net, sur un bébé ayant été mis en garde à vue pour tapage nocturne. Les deux suscitent le même débordement enflammé.

Bon nombre d’internautes tombent têtes baissées dans le panneau – et même un internaute averti, voire un professionnel de l’information, peut, par négligence, ou par manque de temps, se faire avoir. Mais une fois son erreur constatée, grâce aux « A propos », « Qui sommes-nous ? » ou simplement grâce au sous-titre du site, son exploration d’internet n’en sera que plus riche, puisqu’il savourera d’autant plus l’information fausse en la sachant fausse.

Le Courrier des échos

Le Courrier des échos

Il trouvera notamment son bonheur sur :

Le Gorafi

Le Gorafi

Une source inépuisable de surinformation

Encore une fois, vraie ou fausse, cette information foisonnante concentrée sur Internet, et plus encore sur les réseaux sociaux, se substitue de plus en plus aux autres moyens de s’informer. En 2010, cinq journalistes ont participé à l’opération « Huis clos sur le Net » : enfermés pendant cinq jours avec seulement Facebook et Twitter pour s’informer. Et aujourd’hui, je n’ai pas besoin de regarder un match de foot alors que je peux en avoir un compte-rendu minute par minute sur Twitter.

J’ai accès à une information instantanée, mise à jour en temps réel, et que je peux contribuer à transmettre et à fabriquer. Je participe à son éternelle « rafraîchissement », et là encore, je suis confrontée aux réactions qu’elle suscite – enflammées, passionnées, polémiques, spontanées. A moi de faire le tri, et de prendre le recul nécessaire face à cette surinformation.

Sources et pour aller plus loin…

  • Le point culture : l’humour au 16e siècle, Rabelais et Montaigne, sur Fabula.org et la définition de Rabelaisien sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales.

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Le paradigme de la chouette liseuse

Voici un petit article sans prétention, qui ne fera aucunement la promotion d’une liseuse quelle qu’elle soit – on peut se méprendre et considérer «chouette» comme adjectif. Certes, employer le terme «liseuse» au lieu de «lectrice» peut prêter à confusion. J’aurais pu, pour éviter cela, opter directement pour l’expression «chouette qui lit»… mais cela m’aurait privée d’une introduction.

Le sujet de cet article m’a été inspirée par Eva, dont je ne présente plus le blog… il explique à lui seul que les articles les plus facétieux publiés sur Cinephiledoc ait cette source d’inspiration. Il y a quelques semaines, donc, à la lecture de mon projet concernant la liaison CM2-6E, Eva avait soulevé un point qui avait retenu son attention, à savoir :

le fameux dessin de « la chouette qui lit » (…) je me demande en quelle mesure ce dessin de word a figuré au moins une fois sur TOUS les documents relatifs à un CDI ou à une bibliothèque

Pour ceux qui ignorent de quel dessin il s’agissait, le voici :

Chouette liseuse

On peut aussi le trouver sous cette forme :

lecture2

Je préfère mettre de côté le débat zoologique «Est-ce une chouette ? Est-ce un hibou ?», je laisse les experts en ornithologie trancher. Ce qui nous a davantage intéressées, Eva et moi, c’est l’idée selon laquelle la chouette qui lit est représentative de l’univers de la bibliothèque, du / de la bibliothécaire et du lecteur.

L’écueil de la vieille chouette

Laissons de côté les représentations de la bibliothécaire en «vieille chouette», chignon et lunettes complétant le costume – en ce qui concerne ces représentations, notamment cinématographiques, je vous renvoie une fois de plus vers l’excellent Notorious Bib, qui examine à la loupe de quelle façon sont rêvées ou cauchemardées les bibliothèques et les librairies dans les films – de L’Ombre d’un doute à Star Wars (à noter que même dans Star Wars, elle porte un chignon).

Evidemment, c’est cette vision qu’ont bon nombre de lecteurs, ou de non-lecteurs, de la bibliothécaire, et que l’on redoute un jour, suivant que l’on est usager ou professionnel, de côtoyer ou de devenir. La bibliothécaire, plus harpie ou gorgone que muse, voilà l’écueil.

Représentations mythologiques et littéraires

Puisque nous sommes dans la mythologie et la littérature, restons-y, histoire de donner davantage de poids à cette «chouette liseuse» et d’expliquer son omniprésence dans le milieu des livres. En effet, pourquoi des bibliothécaires et des documentalistes voudraient continuer à utiliser cette image, en dépit des clichés qu’elle véhicule ? Pourquoi une «chouette liseuse» est-elle chouette ?

La chouette est l’animal privilégié d’Athéna, déesse grecque de la sagesse, et le symbole de la ville d’Athènes dans l’antiquité, qui figure jusqu’à aujourd’hui sur les pièces de monnaie. Homère attache à Athéna l’épithète de glaukopis («aux-yeux-de-chouette»), cette dernière pouvant partager avec son familier la capacité de voir dans le noir – noir de la nuit pour la chouette, noir de l’ignorance pour Athéna. Athéna, et par extension, son attribut, vont représenter l’éclat de la civilisation grecque, et de la civilisation en général.

Chouette ou hibou, c’est un symbole d’érudition et d’amour de la lecture, modèle repris jusque dans Merlin l’enchanteur. Détourné, certes, mais repris :

C’est cependant leur capacité à voir de le noir qui porte préjudice aux chouettes et aux hiboux, oiseaux nocturnes qui profitent de la cécité de leurs proies pour mieux les chasser. On y voit tantôt un symbole de mort, tantôt la source de diverses superstitions… pour ma part, j’ai toujours trouvé terriblement injuste le sort voué à ce qui est, selon moi, la plus belle des chouettes, l’effraie.

Sources : Peter Trimming, Wikipédia

Sources : Peter Trimming, Wikipédia

Symbole de l’hérésie au Moyen-âge, elle était clouée sur les portes, soit disant pour protéger des orages et conjurer le mauvais sort. Elle figurait ainsi en bonne place parmi tout ce qui était, pour le contemporain, inexplicable, et du même coup, condamné – je vous recommande à ce titre la lecture de l’ouvrage de Jean Delumeau, La Peur en Occident.

Bien-sûr, la chouette et le hibou sont maintenant pratiquement dépourvus de tout cet attirail superstitieux – sauf peut-être auprès des personnes atteintes d’ornithophobie – comme la Guenièvre de Kaamelott – ou auprès des enfants encore influençables et apeurés. Certes, dans Harry Potter, les chouettes et les hiboux sont toujours associés à la sorcellerie – sorcellerie remise au goût du jour – mais sont dévolus à la distribution du courrier.

Considérations zoologiques, tout de même

J’ouvre ici une courte parenthèse sur certaines particularités physiques de la chouette, à savoir :

  • sa capacité à pivoter la tête à 270° ;
  • ses yeux qui lui offrent un champ de vision à 180°, certes pour une vision optimale de seulement 70° ;
  • son ouïe très développée

J’en conclus sommairement que ces trois caractéristiques ont pu être reprises et déformées chez la bibliothécaire pour des qualités telles que :

  • la vigilance en matière d’usages de la bibliothèque – rapportée à tort au rôle de surveillante, voire de gardienne ;
  • l’acuité visuelle qui découle de cette vigilance, et qui lui permet aussi bien de ranger le manga qui s’est retrouvé au milieu des documentaires sur les lézards, de dire à X d’arrêter de jouer à Angry Birds ou de consulter l’historique de recherche qu’Y a oublié de supprimer ;
  • la nécessité de maintenir un lieu relativement calme, ce que certains prendront pour une trop forte sensibilité au bruit

Au-delà de ces considérations physiques, il n’en demeure pas moins que la chouette reste, semble-t-il, un bon moyen de représenter le rapport au livre et à la culture, à moderniser cependant.

D’une représentation à l’autre, diffusion et circulation de l’information

De la chouette comme symbole de sagesse et unique détentrice du savoir – entendez la bibliothécaire à l’ancienne (ou si vous préférez, selon la formulation d’Yves-François Le Coadic, l’approche orientée professionnel) – il faut passer à la chouette comme moyen de circulation de l’information – le modèle Hedwige dans Harry Potter (approche orientée usager).

Transmission de l’information, capacité à retrouver le destinataire du courrier quel que soit l’endroit où il se trouve : voilà bien certaines des missions propres aux professionnels de la documentation, notamment la veille, qui consiste à mettre à disposition de l’usager l’actualité propre à un sujet donné.

Si la chouette n’est plus le seul volatile à occuper le champ de l’information et de la communication –

logo-twitter

– elle reste tout de même représentative de la relation à l’usager. Et ça, c’est chouette.

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Méfiez-vous du chat qui dort… sur Internet.

Pourquoi les chats sur Internet suscitent-ils l’enthousiasme ? Pourquoi on ne lit jamais les « commentaires précédents » sur Facebook ? Pourquoi notre voisin ne voit pas l’image de la même manière que nous ? Pourquoi le terme « officiel » fait polémique ? Peut-on atteindre le point Godwin en publiant une photo de chat qui dort sur un réseau social ? Toutes ces questions m’ont obsédée ces dernières 48 heures, tout cela à cause d’une banale anecdote, et voilà pourquoi !

Les littéraires et les amateurs de mythologie antique connaissent bien les deux monstres marins Charybde et Scylla, Charybde étant un gouffre marin qui engloutit eau, navires et poissons, Scylla une créature monstrueuse vivant sur un rocher. Les deux, tourbillon et récif, vivent de part et d’autre d’un détroit maritime que doit notamment franchir le héros Ulysse. Ils ont donné lieu à une expression : « tomber de Charybde en Scylla« , que l’on peut traduire par « de mal en pis », ou « d’un péril vers un autre plus grand encore ».

De Charybde en Scylla appliqué à l’identité numérique…

Voici une introduction bien spectaculaire pour évoquer une anecdote, ma foi, bien ordinaire. Il y a quelques jours, je discutais avec une amie sur Facebook. Au détour de la conversation, je lui affirme « demain, c’est officiel, je dors ». L’amie en question, taquine, veut me mettre face à mes contradictions : « si c’est officiel, publie-le sur ton mur ».

Mon mur sur Facebook n’est pas une coquille vide : je partage des photos, des articles de ce blog ou d’autres blogs, mais je n’aime ni les statuts qui évoquent le déroulement d’une journée du type :

  • j’ouvre la fenêtre et je découvre le temps qu’il fait
  • je compte les pas qu’arrive à faire mon bébé avant de se retrouver sur les fesses
  • je fais étalage de mes humeurs successives

ni publier des photos de moi. J’ai donc cru que je m’en tirerais à bon compte en envoyant à cette amie une photo par MMS, où je pose baillant, et un post-it sur le front « Demain, je dors ». À raison, un MMS n’était pas assez officiel pour elle.

Sleeping_baby_cat

J’ai donc publié les simples mots « C’est officiel », avec cette photo, prise sur l’article « Sommeil » de Wikipédia, et utilisée par la page « Dormir » (centre d’intérêt) de Facebook. Et voici ce qui a suivi (je restitue les grandes lignes des commentaires qui ont suivi, évidemment sans mention du nom des personnes) :

A : C’est moins drôle qu’avec le post-it, mais d’accord, on va dire que ça officialise la chose (…)

B : Tu prends un chaton et tu ne me le dis même pas ?

A : Tu vois, Juliette, je te l’avais dit, que ce n’était pas terrible comme officialisation. La preuve, les gens ne comprennent pas !

C : Le suspense est horrible, je ne comprend pas, je ne comprend pas !

A : Et moi je me marre, parce que je sais, mais c’est à Juliette de l’annoncer « officiellement » (j’adore rajouter du suspense).

D : Si c’est pas un chaton, c’est quoi ? Un bébé ? Vous allez vous marier ? Et non, en effet, on ne comprend pas trop à quoi tu fais allusion mis à part cet adorable petit chaton sur la photo.

Possibilités d’interprétation du texte et de l’image

Voilà donc la première partie de cette conversation, sans véritable intervention de ma part (j’ai découvert ça le lendemain matin). On peut constater que :

  1. je n’étais pas vraiment aidée par la copine qui était complice de cette expérience (figurée par la lettre A) – quoique ! et qui a joué sur le terme « officiel » et ses dérivés avec délectation…
  2. le dit terme « officiel » bouleverse tout le monde ;
  3. ce terme associé à un chat qui dort va susciter toutes les hypothèses, des plus cohérentes (l’adoption d’un chaton) aux plus inattendues, en tout cas pour moi (mariage, bébé…)

J’ai donc décidé au plus vite d’intervenir, histoire de remettre de l’ordre là-dedans et de calmer les imaginations les plus débridées, quitte à décevoir, soutenue par A !

J (Moi, en somme) : aujourd’hui je dors ! (on ne peut plus explicite, non ?)

A : Fallait juste comprendre que ce matin elle dormait (…)

E : Vive les vacances !

C : Tu dors, mais poilue, c’est ça?

F : Vous allez vous marier !!! Génial !

J (encore moi) : mais non !

F : un  bébé ou un petit chat ?

A : Mais il faut lire les commentaires d’avant !

Donc je reprends : je révèle le pot-aux-roses (sensationnel, il faut le rappeler, l’activité de dormir étant un événement en soi, on s’en doute), persuadée d’arrêter la chaîne de commentaires. Ma complice dans l’affaire me soutient, et une nouvelle venue dans la conversation, E., semble avoir compris, puisqu’elle associe le sommeil aux vacances.

C’est compter sans une autre personne, qui, n’ayant pas lu les commentaires précédents (défaut très répandu chez les utilisateurs de Facebook, moi la première), reprend à son compte les hypothèses inattendues. Déjà, en voyant tout ce tintouin, je me dis que tout un jargon professionnel peut être mobilisé : économie de l’attention, flux d’information, utilisation des réseaux sociaux… et je suis tentée par une action radicale : supprimer la photo.

Gestion de son profil Facebook

Evidemment, certains de mes amis, s’amusant beaucoup de cette situation, ne sont pas d’accord. Je laisse donc la photo, et s’en suit un débat passionné sur la gestion de l’identité numérique :

A (complice n°1) : C’est dommage, moi aussi je trouvais ça drôle l’imagination très fertile des gens…

C (complice n°2, qui trouve tout cela très drôle depuis le début) : Imagination fertile? Ils parlent tous de bébé ou de chat, c’est pas très fertile… Et mon dieu que c’est sexiste, en plus !

A : Je veux dire par là qu’ils extrapolent, même si c’est fait sans grande originalité…

J (toujours moi) : tu es la voix de la raison, C., et à peu près la seule personne sensée de la conversation… tu me connais assez pour savoir que je n’annoncerais jamais un mariage ou le fait d’être enceinte sur facebook… déjà une photo de chat qui dort sort complètement de l’ordinaire quand on connaît mon profil…

C : N’empêche faire le lien entre un chat et un bébé. . Je ne sais pas pour qui c’est le plus offensant, le chat, le bébé ou les parents… Tu serais plus du genre à faire une citation littéraire ou cinematographique.

J : Ou juste à prévenir les gens en privé.

À ce stade, j’ai déjà vexé les gens qui ne sont pas très familiers de ma manière de fonctionner sur Facebook et ceux qui associent le terme « officiel » et le « chat qui dort » à un mariage ou à un bébé sont partis bouder, taxés par mes copines de manque d’originalité. On en tire tout de même une conclusion : je n’annonce pas les événements importants et privés sur un réseau social.

Et nous nous orientons alors vers quelque chose de plus proche de ma personnalité, à savoir les références littéraires, cinématographiques et numériques (blogs, comportements geeks, séries télévisées, etc.) : C., qui a pointé du doigt ma passion pour les citations, s’émerveille de ce « bruit » inhabituel sur mon mur – assez calme généralement, peu commenté, en tout cas moins commenté quand je mets le lien vers un de mes articles que quand je partage une photo de chat qui dort !

C : C’est un vrai roman cette publication. A quand des livres épistolaires du 21 ieme siècle, qui relatent les conversations facebook ? Parce que tu tiens un nouveau « À la recherche du temps perdu » là. Avec cela dit, beaucoup plus d’action que dans l’original. Et des chats. Beaucoup de chats. Les chats, c’est le web. Et le porno aussi. Voir les deux en même temps.

Et si j’écrivais un article sur les chats ?

C’est donc C., la première, qui m’a donné cette idée d’article, car si j’ai abandonné l’idée de littérature épistolaire, j’ai aussitôt rebondi sur l’idée d’écriture, et un panneau lumineux dans ma tête – type néon de grande enseigne – m’a alertée : « BLOG BLOG BLOG !!! » J’en ai profité, puisqu’on parlait de chat sur Internet, pour faire de la pub à Eva, prodigieuse auteure du blog Thèse antithèse foutaises, et grande amatrice de lol cats et de chat de Schrödinger.

Du coup, la question se posait : un article d’accord, mais sur quoi et dans quelle rubrique ?

  • la capacité des gens à extrapoler à partir des photos de chats…
  • la capacité à extrapoler tout court (une rose aurait-elle eu le même effet ?)
  • la gestion de l’identité numérique

Chat, officiel, point Godwin et Radio Londres…

Et là, comme un dernier sursaut, une des participantes à la conversation qui ne s’était plus manifestée, a voulu donner son avis, tout à fait légitimement, sur notre manière de railler les amateurs de chatons qui dorment :

E : L’extrapolation ne vient pas seulement de la photo. S’il n’y avait pas eu le statut personne n’y aurait fait attention et cela restait une belle photo de chaton ! Les écrits sont plus fautifs que l’image.

C’est donc mon « C’est officiel » qui fait polémique, tout autant que la photo du chat ! Et j’ai un instant craint que la conversation, sur un sujet à la base si anodin, ne tourne au vinaigre, voire atteigne le fameux point Godwin ! Plus récemment, un internaute n’avait-il pas suscité la polémique, non pas en abordant le sujet des nazis ou de Hitler, mais en déclarant purement et simplement la guerre à ses contacts sur Facebook, et en leur crachant au visage des vérités blessantes, méchantes et gratuites – expérience risquée et totalement fausse à retrouver ici.

Pour finir sur une note plus joyeuse – et tout en m’excusant, telle les transports en communs, de la gêne occasionnée, auprès de mes contacts éventuels lecteurs de cet article – je propose de publier la première photo venue associée à un message de Radio Londres. J’attends vos interprétations, des plus sages aux plus farfelues, lâchez-vous !

Fromages

« Les fraises sont dans leur jus »

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