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2016 : Palmarès de lecture

Voici le désormais traditionnel palmarès de mes lectures cinéphiles de l’année écoulée.

Mais avant toute chose, je commencerai par un petit aperçu de ce que j’ai inauguré en 2014 avec l’exposition en hommage à François Truffaut, et de ce que j’ai poursuivi cette année avec la visite de Chaplin’s wolrd : la visite d’une exposition en lien avec le cinéma.

En cette fin d’année, il s’agit de l’une des expositions de la saison 2016-2017 de la Cinémathèque française : « De Méliès à la 3D : la machine Cinéma ».

Avant…

Je ne résiste pas à un petit panel d’impressions parisiennes avant la visite de cette exposition : promenade entre Saint-Michel et Notre-Dame, arrêt à Shakespeare and Co, librairie et salon de thé à l’ambiance feutrée et bibliophile (voir ci-dessous), et déjeuner au Marcello, un petit restaurant italien très sympa presque en face de la Cinémathèque française, qui loge dans l’ex American Center construit par l’architecte Frank Gehry, au 51 rue de Bercy.

Pendant « De Méliès à la 3D »

J’ai déjà dit à quel point j’appréciais les expositions de la Cinémathèque française, le jeu subtil entre le son, l’image, les objets et les textes (ici peu présents). Je le redis encore une fois.

Le commissaire de l’exposition est Laurent Mannoni, auteur du passionnant ouvrage sur L’Histoire de la Cinémathèque française, et directeur scientifique du patrimoine de la Cinémathèque française (en gros, c’est lui qui s’occupe de tous ces objets fascinants que l’on découvre au fil de cette exposition : caméra, praxinoscope, mais aussi des lanternes magiques… toute l’archéologie du cinéma en somme).

C’est un passionné à l’œuvre et on le ressent dans toute cette exposition : cela lui fait plaisir de montrer tous ces monstres de machines aux visiteurs, de les faire fonctionner sous nos yeux et de nous faire ressortir de là émerveillés.

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Comme pour chacune des expositions de la Cinémathèque, on commence par des affiches, et une entrée, on a l’impression d’entrer au cinéma, ou plutôt d’entre « en cinéma », comme on entre en religion, et l’on va vagabonder parmi ce foisonnement d’objets de culte laïque…

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Tout y est : de l’invention la plus ancienne d’Edison, le kinétoscope (savoureusement désignée sous le nom de « the latest Edison ») aux caméras les plus modernes, aux projections 3D et de réalité virtuelle, en passant par les gigantesques hauts parleurs, le plateau de tournage reconstitué de Marcel Carné, et par la fameuse Steadicam chère à Stanley Kubrick.

L’expérience de réalité virtuelle sur laquelle se conclut l’exposition, avec le Kinoscope, est absolument merveilleuse : le film proposé pour l’occasion est un petit chef d’œuvre de poésie et de magie.

Évidemment, il vaut mieux avoir le Cardboard pour pouvoir visionner cette vidéo dans les meilleures conditions, mais j’ai tout de même voulu en garder une trace…

Après…

Je n’ai pas acheté le catalogue de l’exposition, certes très beau, mais je commence à manquer de place dans mes étagères…

J’ai néanmoins flashé sur ce qui est mon dernier coup de cœur de l’année 2016, une perle aux éditions Taschen, comme les archives Kubrick dans mon précédent article : Muybridge. The Human and Animal Locomotion Photographs.

Petit résumé de cet ouvrage, composé en majorité de planches d’images qui décomposent le mouvement :

Le photographe anglais Eadweard Muybridge (1830-1904) fut un pionnier de l’observation visuelle du mouvement des hommes et des animaux. En 1872, il aida notoirement l’ancien gouverneur de Californie, Leland Stanford, à mettre fin à une polémique en photographiant un cheval au galop. Muybridge avait inventé un système complexe d’obturateurs simultanés permettant d’obtenir des arrêts sur image, et de prouver par-là pour la première fois de manière irréfutable qu’un cheval au galop décolle ses quatre sabots du sol pendant une fraction de seconde.

Après cette exposition, j’ai visité pour la énième le musée du cinéma, où était installée durant cette période une exposition temporaire consacrée au cinéma japonais.

Voilà pour cette jolie petite sortie cinéphile, j’en profite pour remercier Léo Paget, comédien, réalisateur et cousin de son état, de m’y avoir accompagné, passons maintenant au palmarès 2016.

Palmarès 2016

D’abord un point rapide :

J’ai lu cette année 14 livres exclusivement consacrés à l’univers du cinéma et des séries télévisées.

Sur ces 14, trois étaient consacrés à un film en particulier, trois autres à un réalisateur, deux à un acteur, deux évoquaient un aspect précis du cinéma, deux autres un aspect précis des séries télévisées.

L’avant dernier évoquait tant d’aspects du cinéma qu’il n’entre dans aucune des catégories précédentes… Quant au dernier, inclassable lui aussi, il l’était, mais moins par les sujets qu’il abordait que par sa manière de les aborder.

Sur ces quatorze lectures, je n’ai rien à redire, et je n’ai passé avec elles que de bons moments, mais il y en a tout de même certaines qui m’ont marquée plus que d’autres et qui figureront dans ce palmarès.

Catégories « sériephile / sérievore »

Évidemment, dans cette catégorie, les deux livres précédemment cités, et qui m’ont autant plu l’un que l’autre, à savoir :

  • Rêves et séries américaines de Sarah Hatchuel, autant pour le sujet du livre, captivant, pour l’auteur, des plus érudites et nous faisant remémorer des scènes de films et de séries télévisées où les personnages ne cessent de vaciller entre rêves et réalité, et nous entre réalités et fictions… Mais aussi parce que le livre promettait presque un contenu numérique (sites Web, vidéos sur YouTube) que j’aurais aimé plus accessible et plus ambitieux, mais tout de même alléchant…

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Catégorie « films et réalisateurs »

Dans cette catégorie, à laquelle 6 livres pourraient appartenir, je choisis de n’en retenir que deux.

Certes, j’ai beaucoup aimé le récit du tournage de La Grande Vadrouille, et j’ai aimé réfléchir sur différents aspects de Shining et de Alien qui m’avait échappé (dans la même collection de ces deux petits ouvrages, j’attends d’ailleurs toujours la sortie de ceux consacrés respectivement au Parrain et aux Sept samouraïs)… mais là encore, deux livres m’ont particulièrement marquée.

  • Le premier est une lecture encore relativement récente : Les Archives Stanley Kubrick aux éditions Taschen, et déjà mentionné au début de cet article, puisque j’ai trouvé à la Cinémathèque une autre pépite de ces éditions. J’ai apprécié cette lecture moins pour son contenu que pour le fait que Taschen faisait la démarche de mettre à la portée de (pratiquement) toutes les bourses quelque chose d’aussi riche et d’aussi beau visuellement.

  • Le deuxième est un petit échantillon de ce qu’aura été pour moi l’année 2016, à savoir une année Chaplin : la lecture du dernier projet de Chaplin, The Freak, m’a permis de prolonger le bonheur suscité par la visite de Chaplin’s world. Ce livre, qui se lit comme un roman, est l’un des plus beaux hommages qu’on pourrait rendre à ce cinéaste, un joyau d’écriture et de recherche, et que je n’hésite pas à placer parmi mes plus belles expériences de 2016.

Catégorie « écrire au cinéma / écrire le cinéma »

Pour cette dernière catégorie, deux ouvrages qui mêlent avec virtuosité écriture et cinéma.

  • Le premier, Les Écrivains du 7e art, de Frédéric Mercier, explore les relations tumultueuses entre les écrivains et le cinéma : expériences ratées, projets avortés ou méconnus, ambitions déçues… dans un voyage ouvert sur, peut-être une nouvelle exploration…

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  • Enfin, ultime sélection de ce palmarès 2016, Les Fantômes du souvenir de Serge Toubiana, qui remet à l’honneur le prix de la « madeleine de Proust » que j’avais accordée en 2013 à l’ouvrage de Jean-Pierre Pagliano sur Le Roi et l’Oiseau. C’est l’impression que suscitent en moi de tels ouvrages, qui respirent l’enfance, la nostalgie, les paradis perdus (et retrouvés), les images en mouvement qu’on aperçoit un jour et qui restent gravées en nous, et les rencontres, forcément belles, avec les films et avec les êtres… qui nous font rêver et espérer.

Et c’est sur cette note d’espoir que je clos ce palmarès, vous souhaitant pour 2017 toute la douceur, toute la sérénité, et, pour plagier Serge Toubiana, toute la mémoire du monde…

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2015 : Palmarès de lecture

Pour la 3e fois depuis l’existence de ce blog, voici un petit moment un peu plus personnel, avec le palmarès de mes lectures cinéphiles de cette année.

Avant de commencer, juste une petite aparté : pas beaucoup de livres sur le cinéma sur ma liste de Noël cette année, hormis une référence en la matière, L’Histoire de la cinémathèque française de Laurent Mannoni, mais dont j’ai déjà parlé dans quelques articles, et que j’ai demandé au Père Noël juste pour l’avoir sous la main.

Par contre, de beaux cadeaux tout de même cinéphiles (vous en avez un aperçu ci-dessous) et un craquage, avec le BB8 de Sphero…

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Revenons maintenant à notre palmarès de cette année.

Je n’ai pratiquement pas été déçue par mes lectures de 2015, qui ont été très diversifiées : on y retrouve aussi bien beaux livres, romans et essais, des livres sur des films récents, sur des séries télévisées, comme sur des grands classiques et des icônes de l’âge d’or hollywoodiens.

Je vais donc tenter de restituer cette diversité dans ce petit tour d’horizon de l’année.

Catégorie « séries d’hier et d’aujourd’hui »

Deux livres dans cette catégorie :

  • un beau livre qui utilise habilement les goûts du lecteur en matière de séries pour lui en conseiller d’autres : Vous aimez les séries, ce livre est fait pour vous. L’auteur s’appuie sur l’aspect très addictif de l’univers des séries TV pour allécher son public. Vous aimez Games of thrones, Mad Men ou Les Sopranos ? Vous aimerez telle ou telle autre série recommandée par ses soins. À ce livre je décerne le prix «J’aime les séries mais je (ne) me soigne (pas)».

Friends

  • un essai qui revient sur la série Friends et sur ce qu’elle a de représentatif de la génération X, dans ses aspects culturels, sociaux, familiaux et sexuels. Une vraie belle découverte qui témoigne, encore une fois (comme si elle en avait besoin), que Friends n’est pas qu’une série avec des rires enregistrés mais une plongée dans la société américaine des années 1990-2000, traumatisme post-11 septembre inclus. Pour ce livre, Friends : destins de la génération X, je reprends le prix de l’an dernier ou d’il y a deux ans, le «prix de la madeleine de Proust»

Catégorie « romans / mémoire / on écrit à la place d’une personne ou on se met en scène »

Les auteurs ont été très prolifiques en la matière cette année, avec de très belles découvertes, mais aussi avec des choses qui m’ont laissée un peu plus perplexe. Parmi ces dernières, le roman consacré à James Dean, Vivre vite, de Philippe Besson, qui livre de l’acteur un portrait à travers les voix de ceux qui l’ont connu et la sienne propre. Également dans cette catégorie, Le Festival n’aura pas lieu, de Gilles Jacob, qui revient entre autres sur le tournage de Mogambo et le festival de Cannes en 1968. Vous pouvez retrouver mes impressions sur ces lectures dans deux articles mais elles ne m’ont pas suffisamment marquée pour que je m’y attarde davantage ici.

Il y avait aussi ce roman très intéressant sur Maurice Jaubert, Le Beau Temps, que j’ai beaucoup apprécié, et qui m’a donné envie de revoir des Carné et des Truffaut…

Par contre, deux découvertes m’ont absolument transportée :

  • le prix « coup de cœur de fin d’année » que je décerne au roman Deux messieurs sur la plage, certes publié en août 2015, mais que j’ai choisi après quelques hésitations pour clôturer les comptes-rendus de lecture de l’année 2015. Dans ce livre captivant, l’auteur revient sur l’amitié entre Chaplin et Churchill et sur leur pacte mutuel pour lutter contre le chien noir. Un roman fin, bien mené, énigmatique et inattendu…

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  • et si vous voulez de l’énigmatique et de l’inattendu, ruez-vous sur ce qui a constitué ma lecture de l’année, une merveille de mystère, de suspense, et de déclaration d’amour au cinéma en général et au cinéma muet en particulier, un livre qui se déguste comme un roman noir, avec détective à la Bogart et femmes fatales, un verre de whisky à la main. Londres après minuit est un chef d’oeuvre, auquel je décerne le prix «breath taking»

Catégorie « un mythe au cinéma / le cinéma crée des mythes »

Pour finir avec ce palmarès, il me reste deux ouvrages, que j’ai curieusement lu l’un à la suite de l’autre.

L’un m’a aidée à patienter en attendant la sortie du dernier Star Wars, même s’il m’a laissée quelque peu sur ma faim… Star Wars : une saga, un mythe est une bonne lecture pour ceux qui découvre l’univers de Star Wars ou veulent s’y replonger, mais j’aurais souhaité que l’auteur, Laurent Aknin, s’attarde un peu plus sur certains aspects. Critique à retrouver par ici.

Le second ouvrage remporte le prix du «pavé dépaysant qui fait voyager dans l’histoire» : une lecture aussi érudite qu’agréable, même si ce livre est intransportable ! Il s’agit du Napoléon : l’épopée en 1000 films d’Hervé Dumont, une somme tout autant historique que cinéphile qui plonge le lecteur dans les grandes fresques et les portraits plus intimes des contemporains de l’empereur.

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Mais s’il ne devait rester qu’une lecture, et qui m’a fait continuer à aimer le cinéma vraiment pour le cinéma, et pas seulement tel ou tel genre, ou telle ou telle mythologie… Le cinéma en tant qu’art, en tant qu’expression d’une civilisation, en tant que chant, voire en tant que religion ! c’est bien Londres après minuit que je retiendrai et auquel je penserai au moment d’ouvrir, en 2016, un nouveau livre sur le cinéma.

D’ici là, bonne année à tous et à très bientôt !

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2014 : Palmarès de lecture

Je suis très heureuse de reprendre cette idée de l’an dernier, suscitée par tous les tops et flops de fin d’année publiés par blogueurs et twittos…

Un petit mot tout d’abord sur les petites choses que j’ai eues à Noël, et dont je fais rarement la critique, car le plus souvent, il ne s’agit pas de parutions récentes, à de rares exceptions près…

Lectures cinéphiles à venir…

Je n’ai pas été très gourmande en livres sur le cinéma cette année, sur ma liste au Père-Noël. J’ai tout de même reçu deux ouvrages :

  • Le Gastronogeek, un livre qui passe en ce moment rarement inaperçu, puisqu’il s’agit d’une publication récente, que l’on retrouve aussi bien au rayon cuisine qu’au rayon cinéma. Sorti en novembre 2014 aux éditions Hachette, il est l’oeuvre de Thibaud Villanova et de Maxime Léonard, et est sous-titré fort justement « 42 recettes inspirées des cultures de l’imaginaire ». En effet, ce livre est moins un recueil de références culinaires que le prétexte à évoquer des souvenirs cinématographiques et télévisuels. Attention, ceci n’est pas un reproche. On y retrouve l’univers de Star Wars, de Doctor Who, d’Harry Potter, ou encore du Seigneur des anneauxun vrai bonheur pour les geeks. Mais je pense que j’aurai plus de facilité à réaliser le Beef Tannen Burger de Retour vers le futur, que l’Oeil de Sauron (un sabayon à la pulpe d’orange et chocolat noir) du Seigneur des anneaux, tout visuel et évocateur soit-il. Pour l’instant davantage mises en scène visuelles, il ne me reste plus qu’à sauter le pas pour voir si ces recettes, une fois réalisées, gardent le mystère et la magie que leur ont conférées leurs auteurs.

Gastronogeek

  • Stanley Kubrick, de Michel Ciment, un ouvrage publié en 2011 (édition définitive) aux éditions Calmann-Lévy et préfacé par Martin Scorcese. Je n’avais aucun livre sur Kubrick dans ma bibliothèque – ce qui me manquait beaucoup – et je cherchais quelque chose qui soit à la fois un ouvrage récent et de référence sur le sujet. Michel Ciment étant un spécialiste du cinéma américain, et l’auteur d’une quantité incroyable d’entretiens avec des réalisateurs hollywoodiens, je pense que j’ai visé juste avec ce livre, qui semble promettre autant visuellement que dans son contenu. J’en dirai quelques mots plus tard, lorsque je l’aurai parcouru un peu plus en détail, ce dont j’ai hâte.

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Palmarès 2014

Passons maintenant au palmarès proprement dit.

  • Le prix du livre dont je n’ai pas fait la critique sur ce blog est attribué à Screen, la réédition récente d’un roman américain de Barry N. Malzberg, où le héros reçoit la palme du fantasme masculin, puisqu’il a la capacité d’entrer dans un film et de coucher avec les comédiennes les plus célèbres de l’époque, le tout avec un vocabulaire des plus crus. Je ne me considère pas comme quelqu’un de particulièrement prude ou coincée, mais je dois avouer que la perspective de devoir insérer des citations dans un article consacré à ce livre m’a arrêtée, moins par gêne qu’à l’idée qu’on tombe sur mon blog avec des équations de recherche quelque peu inattendues. Mais si vous voulez des émotions fortes, et que la littérature érotique actuelle ne trouve pas grâce à vos yeux, je vous recommande tout de même ce livre… attachez vos ceintures !
  • Le prix du second volume qui tient toutes ses promesses, et qui nous fait attendre avec impatience la sortie du troisième est attribué à l’ouvrage d’Enrico Giacovelli, Le Silence est d’or, consacré aux années flamboyantes du cinéma muet hollywoodien, un livre qui tire absolument parti des ressources du numérique en proposant une chaîne YouTube à consulter au fil de sa lecture.

Le silence est d'or

  • Le prix du roman sur le cinéma, pas tout à fait autobiographie romancée, mais plutôt instantané romancé de trois destins qui se croisent, est attribué à L’Année des volcans, de François-Guillaume Lorrain, qui revient avec enthousiasme sur la rencontre de Roberto Rossellini et Ingrid Bergman, et sur un amour à trois explosif : Rossellini, Bergman et Anna Magnani, avec en toile de fond les tournages de Stromboli et de Vulcano. Bien que cette lecture m’ait un peu moins portée que le roman retenu l’an dernier, elle m’a tout de même fait passer un très agréable moment, et m’a permis de revenir sur la manière dont je choisis mes lectures cinéphiles.
  • Le prix de la découverte dépaysante est attribué au premier volume de l’autobiographie de la comédienne Anjelica Huston, A story lately told, qui, non content de nous faire voyager dans le temps, et entre les États-Unis, Paris et l’Écosse, m’a permis de proposer, le premier article à quatre mains et bilingue de Cinephiledoc !
  • Le prix du générateur de trolls est attribué aux Mythes et idéologie du cinéma américain, de Laurent Aknin, qui analyse les obsessions et les angoisses du cinéma américain post-11 septembre, notamment dans les films de super-héros et de science-fiction. La critique que j’ai faite de ce livre m’a valu un échange passionné avec une personne qui ne voulait pas comprendre qu’un compte-rendu de lecture ne peut être exhaustif et que, même si j’essaye d’en donner une idée générale, pour se faire une opinion sur le livre dont je parle, mieux vaut également le lire.
  •  Le prix de l’autobiographie qui aurait pu être un roman est décerné à La Mécanique du rire, de Buster Keaton, qui revient, dans un style qui rappelle les romans américains tels que ceux de Mark Twain ou le Martin Eden de Jack London, sur son enfance saltimbanque, sur sa venue au cinéma et sur ses aléas professionnels et personnels à la venue du parlant.
  • Le prix de la déclaration d’amour au cinéma est attribuée à la compilation des écrits d’Henri Langlois, réalisé à l’occasion des cent ans de sa naissance, et de l’exposition que lui a consacrée la Cinémathèque française en début d’année.
Source : Decitre

Source : Decitre

  • Le prix de la réhabilitation – quoi que ce ne soit pas le terme le plus approprié – en même temps que le prix de « je suis objectif mais quand même » est décerné à l’ouvrage Truffaut et Godard d’Arnaud Guigue, où clairement pour l’auteur, ce n’est certainement pas Godard > Truffaut, ni même Truffaut ≥ Godard, mais bien Truffaut > Godard (ou comment réutiliser d’une manière complètement impromptue et jubilatoire des symboles de maths étudiés en primaire).
  • Enfin, le prix du « je vous en aurais bien parlé si je n’en avais pas déjà parlé » est attribué au livre Game of thrones saison 3 et 4, magnifique ouvrage revenant sur les coulisses des deux dernières saisons de la série. En effet, j’avais déjà consacré un article à l’ouvrage traitant des saisons 1 et 2, et le plus récent rassemblant toutes les qualités de ce dernier, je ne vois rien de plus à ajouter…

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… Si ce n’est bonne fin d’année à tous et rendez-vous en 2015 pour de nouvelles lectures et de nouveaux projets !

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2013 : Palmarès de lecture

Depuis quelques jours, je vois défiler avec envie sur mon compte Twitter les palmarès pour l’année 2013 des blogueurs littéraires ou cinéphiles – à retrouver notamment les tops et flops de l’année sur Ma semaine cinéma.

Je vous propose donc, en guise de dernier article de 2013 – car, ne nous leurrons pas, même si j’en ai deux autres sur le feu, les préparatifs du réveillon ne me permettront pas de les publier à temps – un petit palmarès des lectures cinéphiles de 2013, prétexte à un rappel de quelques-uns des meilleurs moments de la rubrique « Bibliothèque cinéphile ».

  • Le prix de la révélation pour le livre qui, en janvier 2013, m’a inspiré la dite rubrique « Bibliothèque cinéphile » et qui m’a fourni l’excuse d’acheter régulièrement et de me faire offrir des ouvrages sur le cinéma, est attribué à 5e avenue, 5 heures du matin, de Sam Wasson, délicieux morceau de nostalgie, qui donne envie de manger des croissants devant Tiffany’s.

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  • Le prix de la préface ratée qui aide à mieux savourer ce qu’il y a après est attribué à Hitchcock par Hitchcock, ouvrage regroupant articles, interviews, conférences et nouvelles de Hitch.
  • Le prix de l’écriture vertigineuse à la poursuite de l’un des mythes du cinéma est attribué au roman de René de Ceccatty, Un renoncement, qui m’a offert le prétexte d’attribuer à une figure cinématographique, Greta Garbo, des notions info-documentaires, celles du bruit et du silence, en plus d’un magnifique dédale dans la carrière avortée de cette comédienne.

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  • Le prix de l’évocation débridée, du rêve éveillée, du fantasme sensuel et sexuel sur l’univers d’un réalisateur – âmes chastes et sensibles s’abstenir – est attribué à Hitchcock et ses blondes de Serge Koster.
  • Le prix du pire livre jamais écrit, de l’arnaque intellectuelle, qui fait regretter d’avoir eu même l’idée de l’acheter, qui est une honte envers le lecteur et qui fait espérer qu’en bonne résolution de l’année 2014, l’auteur ait décidé de renoncer pour toujours à l’écriture, est attribué à l’obscur ouvrage qui a donné à Cinephiledoc l’occasion de se défouler et de se faire les griffes.
  • Le prix du « Je suis geek et j’assume, vive le Seigneur des anneaux et Star Wars, et j’adore River Song », est attribué à l’ouvrage historique et sociologique de David Peyron, Culture geek.

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  • Le prix de « Chouette j’ai découvert une nouvelle maison d’édition qui fait des livres bien sympas sur le cinéma » et dont on reparlera certainement dans d’autres articles est attribué, ex-aequo, à L’Amérique évanouie de Sébastien Clerget et au Miroir obscur de Stéphane du Mesnildot.
  • Enfin le prix de la plus belle surprise de lecture de l’année, du petit détail dans telle ou telle scène, et du clin d’oeil partagé entre cinéphiles avertis, est attribué, ex-aequo (ça fait beaucoup de ex-aequo mais c’est moi qui décide, ce sont mes prix), à Truffaut et ses doubles de Martin Lefebvre et à L’écrit au cinéma, de Michel Chion.

Truffaut et ses doubles

Voilà pour le palmarès de l’année 2013. Bon réveillon à tous, et à l’année prochaine !

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