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Hors-série n°5 : Dans l’ombre des parents célèbres

Deuxième partie.

Cet article fait suite au hors-série publié à la fin du mois de juillet, et consacré aux enfants qui évoquent leur parents, comédiens ou réalisateurs, tels qu’ils les ont perçus ou tels qu’ils les ont retrouvés. J’avais déjà mentionné les ouvrages de Stephen Bogart et de Clelia Ventura sur leurs pères respectifs, et ceux de Giulia Salvatori et de Sean Ferrer sur leurs mères (Annie Girardot et Audrey Hepburn).

Pour la sélection qui va suivre, j’aurais pu organiser les ouvrages en séparant comédiens et réalisateurs français des comédiens et réalisateurs étrangers, j’aurais pu distinguer les formats des livres, faire se côtoyer les fils de… et les filles de…, les stars au féminin et celles au masculin. Mais pour faire la part belle à ces ouvrages, j’ai préféré procéder autrement.

Anecdotes à la française

On pourrait très certainement remplir une salle de cinéma des ouvrages que les enfants publient sur leurs parents, que ces publications soient occasionnelles – elles paraissent généralement lors d’anniversaires (j’ai évoqué brièvement il y a un certain temps le livre consacré à leur père par les fils De Funès lors des 30 ans de sa disparition) – ou prolifiques (Clelia Ventura a publié pas moins de quatre livres consacrés à son père Lino).

C’est pourquoi je n’ai retenu que deux ouvrages évoquant les « monstres sacrés » du cinéma français : Jean Gabin et Simone Signoret – je réunis ainsi à nouveau les deux interprètes du Chat !

Jean Gabin, vu par sa fille, Florence Moncorgé-Gabin

Il s’agit d’un livre publié en 2003 aux éditions Le Cherche-Midi (édition poche en 2004), et qui s’intitule : Quitte à avoir un père, autant qu’il s’appelle Gabin Pour la petite histoire, j’ai longtemps reculé avant de me plonger dans ce livre, parce que je ne parvenais pas à comprendre le titre. Personnellement, ce n’est pas Gabin que j’aurais choisi comme figure paternelle, si jamais j’avais pu souhaiter un modèle autre que celui que j’avais quotidiennement sous les yeux. Mais passons.

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Dès les premières pages, l’auteur tient à nous informer : ce que nous avons entre les mains n’est ni la biographie de Gabin (elle en recommande d’ailleurs une), ni son autobiographie en tant que « fille de Gabin ». Et effectivement, elle nous livre le portrait de Gabin en père – ce que justifie pleinement le titre. Elle ne s’attarde pas sur les années qui ont précédé sa naissance, et qui aurait montré le Gabin de Quai des brumes ou du Jour se lève.

Elle nous raconte, à travers différentes anecdotes, un Gabin « papa poule » qui s’inquiétait du moindre rhume, un Gabin passionné d’agriculture – passion que l’on prenait à tort pour un caprice – et un Gabin râleur, pessimiste et attachant. Et si elle en vient à évoquer l’univers du cinéma (Delon, Ventura, Pinoteau, etc.) c’est seulement parce qu’elle n’en est plus spectatrice, mais parce qu’il s’agit de son milieu professionnel. Elle est en effet scripte, scénariste et a réalisé un magnifique film avec Catherine Frot, Le Passager de l’été, que je vous recommande chaudement.

Simone Signoret, vue par sa fille, Catherine Allégret

Là encore, c’est un livre d’anecdotes. Catherine Allégret est la fille de Yves Allégret, réalisateur, et de Simone Signoret. Si j’évoque plutôt le côté maternel que le côté paternel, c’est simplement parce que je le connais mieux.

Les souvenirs et les regrets aussi

Elle a donc publié un très beau livre en 1994 aux éditions Fixot (poche éditions J’ai Lu), Les Souvenirs et les regrets aussi…, qui s’ouvre sur le décès de Montand. Car dans ce livre, la figure paternelle qui s’affirme, c’est celle de Montand. En effet, l’auteur affirme après quelques pages :

Je suis née le 16 avril 1946 de mère célèbre et de père « inconnu »… et qui le resta pendant les deux années qui suivirent ma naissance. Ma mère m’a souvent raconté que, si une jolie carrière n’était pas allée se dessinant de plus en plus précisément devant elle, jamais mon père n’aurait senti poindre en lui la fibre qui a fini par le mener devant une employée de mairie à qui il a déclaré être le papa de la très jeune Catherine-Enda Kaminker.

On côtoie Montand et Signoret, tout au fil des pages de ce livre, à travers des anecdotes touchantes : Montand qui veut absolument être enterré avec la couverture de mohair de Signoret, Signoret qui vient de recevoir l’Oscar, Montand qui offre une voiture à Catherine Allégret presque en cachette, Signoret qui va acheter des chaussettes au Prisunic, pour sa fille venant d’accoucher…

Là encore, pas de biographie linéaire de Signoret, mais une galerie de portraits, et des portraits par touches. Si vous souhaitez approfondir le sujet « Signoret », vous pouvez vous plonger dans :

Les introuvables

Ces titres-là, ce sont ceux que vous pourrez dévorer si jamais vous vous sentez une vocation d’archéologue des ouvrages sur le cinéma, à trouver uniquement d’occasion.

Max Linder par sa fille, Maud Linder

C’est le moment pour les chauvins de l’art de pousser un cocorico. Pour ceux qui ne connaissent pas Max Linder, petit topo. Max Linder, après les frères Lumières et après Méliès, est le français qui a régné sur le cinéma comique muet des années 1910-1920 et que Chaplin lui-même considérait comme son maître. Il a créé un personnage récurrent – comme plus tard le sera le vagabond Charlot – de dandy élégant coiffé d’un haut-de-forme.

Sa fille Maud Linder, née en 1924, ne l’a pour ainsi dire pas connu, puisqu’il s’est suicidé en 1925 après avoir assassiné sa femme. Elle a cependant consacré une partie de sa vie à la mémoire de son père, à la restauration de ses films et à la publication d’ouvrages : Max Linder était mon père (1992), et celui que j’ai trouvé, Max Linder, aux éditions Atlas, collection « Les Dieux du cinéma muet » (1992).

Max Linder

C’est un très beau livre constitué principalement d’archives (affiches, séquences de films, articles de presse, photos personnelles et publiques), entrecoupées de textes évoquant la vie de Max Linder : les débuts au théâtre puis au cinéma, son hyperactivité artistique et sa renommée internationale qui l’a conduit à Hollywood, et jusqu’à son décès en 1925.

Marlène Dietrich par sa fille, Maria Riva

Autre introuvable, mais qui vaut le coup d’être trouvé, Marlène Dietrich, une biographie publiée en 1993 aux éditions Flammarion. Maria Riva, en plus d’être la fille de Dietrich, a été aussi son assistante. Cette biographie, qui s’ouvre sur une évocation du père de Marlène, dans l’Allemagne au début du vingtième siècle, nous donne l’impression qu’on lit les premières lignes d’un roman de Stefan Zweig ou qu’on observe les premières scènes d’un film de Max Ophuls.

Marlène Dietrich

Puis Dietrich apparaît, et l’on assiste à chaque fois à une métamorphose, quelque chose de sublime, avec sa perfection et ses manies :

Elle apparaît. Elle se tient là, belle comme personne ne l’a jamais été – ni ne le sera jamais. Mais non, pas simplement belle, pas simplement « Dietrich »… bien davantage ! Un vase Ming, un tableau de Monet, le David de Michel-Ange. Une rareté – une pièce unique – une véritable oeuvre d’art, insurpassable.

L’ouvrage est une somme, une formidable fresque où l’on croise Garbo (pas à son avantage dans la comparaison), Sternberg, Hemingway, Gabin, et tant d’autres… Et où Dietrich est une mère hyper-possessive – et c’est un euphémisme – et une image adorée mais incroyablement dévorante :

J’ai toujours su que ma mère était quelqu’un de spécial. La question ne se posait même pas ; elle était spéciale, comme l’été est chaud ou l’hiver est froid. Elle commandait les sentiments qu’on pouvait ressentir pour elle. (…) Ma mère était royale. Quand elle parlait, on l’écoutait ; quand elle bougeait, on la regardait. À l’âge de trois ans, je savais déjà avec certitude que je n’avais pas une maman : j’appartenais à une reine.

Les vies parallèles

Elles sont toutes les deux nées la même année, elles ont vécu toutes les deux dans l’ombre immense d’un père, pour l’une acteur, pour l’autre réalisateur. Elles ont toutes les deux dû s’affirmer, l’une en s’engageant complètement, d’abord en tant que comédienne, puis en tant que militante, et finalement en tant que femme, l’autre,  en tournant le dos au cinéma pour se consacrer au monde de l’édition.

Henry Fonda par sa fille, Jane Fonda

Cet ouvrage est une autobiographie de Jane Fonda, intitulé Ma vie. Plus qu’une autobiographie, c’est une façon, pour l’auteur, de s’affirmer en tant que femme, et de parvenir à une identité assumée, libérée.

Jane Fonda, Ma vie

C’est à la fois une véritable introspection et une complète exhibition. Jane Fonda écrit un peu à la manière de Simone de Beauvoir : elle vit les événements, elle les rapporte, elle les étudie, elle les scrute, pour mieux en comprendre toutes les facettes… en gros, elle se livre.

Henry Fonda apparaît, de temps à autre, une figure lointaine, qui garde toutes ses émotions pour lui. Les quasi-premiers mots qu’elle a pour lui sont révélateurs :

J’ai, voyez-vous, longtemps vécu comme si j’étais le fruit d’une immaculée conception inversée : née d’un homme sans l’aide d’une femme.

À partir de là, on se dit que la figure du père va être écrasante, comme l’est Dietrich en figure maternelle pour sa fille. Mais on est finalement plongé dans un milieu strict, à l’éducation rigide, aux émotions refoulées, et où toute larme est synonyme de faiblesse :

Souvent absent à cause de son travail, quand il revenait à la maison, il étudiait des scénarios et préparait ses rôles. Assis des heures en notre présence, il ne nous parlait pas. C’était un silence assourdissant. (…) Mais il considérait aussi les besoins affectifs comme une faiblesse.

Et lorsque le tournage de La Maison du lac réunit, quelques années plus tard, le père et la fille, on assiste à la confrontation d’une comédienne qui prend appui sur ses émotions et d’un comédien qui les réfrène : lors d’une scène où leurs deux personnages se réconcilient, Jane Fonda choisit de poser la main sur son bras, chose qu’elle n’a pas fait lors des répétitions :

Ce que j’ai vu alors m’a stupéfiée : un millième de seconde, il a été déstabilisé. Il a même eu l’air furieux : Ce n’est pas ce que nous avons répété. Puis l’émotion s’est emparé de lui, ses yeux se sont mouillés, jusqu’à ce qu’il se reprenne, que la colère revienne et qu’il regarde ailleurs. (…) Qu’il ait été un aussi grand acteur malgré sa peur du naturel et de l’émotion vraie me paraît incroyable.

Orson Welles par sa fille, Chris Welles Feder

Je termine avec un ouvrage dont la lecture m’a vraiment marquée cet été. Il s’agit d’une évocation touchante d’un père lointain et idéalisé, par sa fille. Malheureusement, ce livre reste exclusivement réservé aux anglophones : il n’a pour l’instant pas été traduit en français. In my father’s shadow a été publié en 2003 chez Mainstream Publishing.

In my father's shadow

On y fait la rencontre d’un Orson Welles magicien, fascinant, éternel enfant, érudit et passionné par ses films. On y côtoie Rita Hayworth, Vivien Leigh ou encore Laurence Olivier. Au fil des voyages, des éloignements et des retrouvailles, on apprend à connaître ce père absent, accaparé par son art, et vu à travers les yeux de toutes les femmes qui l’ont aimé.

Au bout de ce parcours, l’auteur ne parvient pas seulement à une image apaisée de ce père idolâtré, elle se réconcilie avec le personnage public, avec son aura et son génie, avec le réalisateur de Citizen Kane, du Procès, d’Une histoire immortelle (mes films préférés de Welles, que je vous recommande). Et elle assume pleinement cet héritage.

Jamais un titre n’a été aussi juste : littéralement « dans l’ombre de mon père ». Mais d’envahissante, l’ombre devient protectrice et, sinon moins présente, en tout cas plus légère. Il s’agit pour l’auteur de se trouver, d’abord, en tant qu’être propre, que « prénom », avant de retrouver et d’assumer l’héritage. Se définir sans avoir besoin d’un « tuteur » (au sens botanique) mais par soi-même.

C’est pour cela que ce livre est magnifique : non seulement parce que c’est une magnifique relation père/fille, mais parce qu’il témoigne d’une superbe affirmation de soi.

À compléter par le très beau livre de Jean-Pierre Berthomé et François Thomas, Welles au travail, publié aux éditions des Cahiers du cinéma.

Merci à ceux et celles qui m’ont donné conseils et pistes de lecture pour  cet article.

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Gabin, Ventura, et compagnie…

Je l’avais annoncé, le voici : le premier compte-rendu de lecture cinéphile. Ce mois-ci, et pour commencer, j’ai choisi de vous parler d’un ouvrage paru en octobre 2012, Les Grandes gueules du cinéma français, de Philippe Lombard. Il est publié aux éditions Express Roularta, maison d’édition qui, je dois l’avouer, m’était jusqu’alors complètement inconnue.

Les Grandes gueules du cinéma français

Ce livre propose un panorama de 30 ans de cinéma français, à travers quatre figures mythiques – et viriles : Gabin, Ventura, Belmondo et Delon. Il ne s’agit absolument pas de quatre biographies ou filmographies juxtaposées. Si, à la rigueur, la première hypothèse peut paraître absurde – avec déjà tant de biographies, mémoires et autobiographies de ces acteurs, pourquoi compiler quatre parcours en un seul livre ? – la seconde aurait pu paraître séduisante. On aurait en effet très bien pu imaginer un choix de films des différents acteurs, avec une très riche iconographie. Il n’en est rien ici.

L’auteur nous offre en effet une rétrospective des parcours croisés de ces quatre monstres sacrés du cinéma français, le tout parrainé par Georges Lautner. Personnellement, la préface de Lautner m’a un peu déçue : trop courte, trop abrégée dans le témoignage, mais passons.

Au-delà des tournages communs, des rivalités possibles ou exagérées par la presse de l’époque, le livre nous donne à voir la relation extra-professionnelle, voire personnelle, de parrain non déclaré à filleul, de père putatif à fils, d’une génération à une autre. Les rencontres, les « coups de foudre » au masculin – qui rappellent un petit peu le genre de relations que pouvait avoir Brassens avec Brel, Ferré, etc. – les séparations, les brouilles, les réconciliations…

Le livre se lit moins par amour du style que pour le plaisir des anecdotes, les choses que l’on sait, que l’on devine plus ou moins, ou que l’on découvre… Des morceaux de vie drôles ou émouvants. Petite sélection :

Un repas entre Gabin, Bernard Blier et Ventura, raconté par ce dernier :

De quoi parlions-nous en mangeant ? Entre intellectuels, on a commencé par des recettes de cuisine et des bonnes adresses, et patati et patata. Et à la fin du repas, et Dieu sait si c’était un bon repas, Blier dit : « Je viens de découvrir une adresse fabuleuse ! » « Ah bon ? fait le Vieux. Et  c’est quoi ? » Blier n’en pouvait plus, mais il avait les larmes aux yeux en nous parlant du pot-au-feu d’un restaurant à la gare du Nord. Ensemble, on a commencé à « peindre » ce pot-au feu. Et d’un coup, ils se sont levés de table et Jean a dit : « On y va ! » Je leur ai dit : « Ça, c’est pas possible, les gars ! Demain on va mourir, on va éclater ! » À onze heures du soir, on prenait la voiture et on allait bouffer un pot-au-feu !

Soirée de gala du Clan des Siciliens :

À la soirée de gala, Lino remercie l’assistance au nom de son association et laisse la place à Verneuil, qui décide de jouer un tour à Jean Gabin, resté assis dans la salle, car il a horreur de prendre la parole en public. « Devant 2000 personnes, je lui ai dit : « Mon cher Jean (…) je suis très fier d’avoir fait un tout petit bout de chemin dans ma vie avec toi. » Je n’avais pas fini que 2000 personnes se sont levées, et que 500 d’entre elles se sont ruées sur Gabin. On l’a pris par la peau des fesses et je l’ai vu tout d’un coup porté à bout de bras tandis qu’il criait : « On veut m’buter ! On veut m’buter ! » Et sans que Delon, Ventura ou moi n’ayons eu le temps de bouger, il s’est trouvé catapulté sur scène en deux secondes.

L’auteur s’appuie sur un certain nombre de textes de témoins directs, dont je retiendrais deux que j’ai moi-même particulièrement aimé :

  • Conversations avec Claude Sautet, de Michel Boujut. De passionnants entretiens avec le réalisateur de Max et les ferrailleurs, César et Rosalie, Les choses de la vie, Un coeur en hiver et Nelly et Monsieur Arnaud. L’un des réalisateurs fétiches de Romy Schneider.
  • Lino Ventura : une leçon de vie, de Clelia Ventura. Un magnifique ouvrage, avec des facs similés, des photos, des documents, rassemblés par la fille de Ventura sur son père. Je promets bientôt un article sur les enfants d’acteurs et de réalisateurs qui écrivent sur leurs parents, mais celui-là compte parmi mes préférés.

On referme ce livre, Les Grandes gueules du cinéma français, avec une foule d’images dans la tête. Bien que mes préférences aillent à Ventura et Gabin, et que j’aie beaucoup d’images d’eux qui me viennent, je vais essayer de conclure en donnant pour les quatre le film que je retiens, et bien que ce ne soit pas l’esprit du livre, en les séparant :

  • Gabin. Je tricherais si je parlais de Deux hommes dans la ville, qui est vraiment un film magnifique avec Delon, poignant et bouleversant. Je préfère évoquer French Cancan, son premier film en couleur, qui évoque Montmartre et la naissance du Moulin Rouge, le monde de la rue et du spectacle, sous la direction de Renoir.
  • Ventura. C’est avec lui que c’est le plus difficile de n’en choisir qu’un. Dans la comédie, il y a les inévitables Tontons flingueurs, dans le drame historique, la tension permanente de L’Armée des ombres. Je choisis Garde à vue, où il incarne face à Michel Serrault, soupçonné de meurtre, un commissaire impeccable. Apparition spectrale de Romy Schneider qui joue la femme énigmatique et très peu solidaire de Serrault.
  • Belmondo. L’as des as : une intrigue à la Indiana Jones avant l’heure, avec des scènes à hurler de rire (évidemment, Gérard Oury en réalisateur) et une Marie-France Pisier impériale pour donner la réplique à Jo Cavalier.
  • Delon. Le Cercle rouge, de Jean-Pierre Melville. D’abord, pour l’exploit du casse, méticuleusement préparé. Ensuite pour le casting, avec des pointures aussi impressionnantes que Delon : Montand, Périer… Et Bourvil, dans son dernier rôle, et selon moi, le plus beau.

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