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Octobre 2017 : séances et animations du CDI

Faute de temps pour poursuivre mes lectures cinéphiles (qui sont en cours et devraient déboucher sur un article d’ici la fin du mois), je publie directement après septembre l’article #profdoc du mois d’octobre.

Escape CDI 2017 – suite (et fin ?)

Jusqu’à début octobre, j’ai poursuivi les séances de découverte du CDI auprès des élèves de seconde.

Le bilan de ces séances est très positif et l’expérimentation a donné lieu à une série de publications, que j’aurais pu ajouter à l’article de septembre, mais je préfère finalement les lister ci-dessous :

article sur le site académique des professeurs documentalistes de l’académie de Versailles : http://www.documentation.ac-versailles.fr/spip.php?article377

article sur le site académique des professeurs documentalistes de l’académie de Dijon : http://cdi.ac-dijon.fr/spip.php?article608#608

référencement de l’escape game sur le site de Christelle Quesne, un site dédié aux escape games pédagogiques : https://www.cquesne-escapegame.com/escape-cdi

référencement de l’escape game sur le site S’cape, dédié lui aussi aux escape games pédagogiques, avec deux articles : http://scape.enepe.fr/escape-cdi.html et  http://scape.enepe.fr/escape-cdi-en-ligne.html

Avec Sophie, nous souhaitons pouvoir valoriser ce projet, notamment à la prochaine édition de Ludovia, et je le présenterai aussi durant les stages que je vais co-animer cette année.

Une déclinaison de ce projet plutôt surprenante et agréable a d’ores et déjà été menée : en effet, après les élèves de seconde, j’ai eu l’idée durant un déjeuner en salle des profs, de le proposer à mes collègues enseignants. J’ai eu près d’une quinzaine d’inscrits et cela a permis notamment à de nouveaux collègues de découvrir le CDI dans une ambiance décontractée et amusante :

Autres séances : TPE

Comme je l’ai expliqué le mois dernier, j’ai en charge sur mon emploi du temps trois groupes de TPE : une première ES (histoire-géo et SES) et deux premières S (SVT/Histoire-géo et SVT/Physique-Chimie).

Pour cette dernière classe, le collègue de physique chimie m’avait demandé d’intervenir auprès des élèves sur la démarche heuristique.

Son binôme de SVT n’était quant à elle pas convaincue par le questionnement heuristique, j’ai donc décidé d’élargir mon propos et de proposer aux élèves un document leur permettant à la fois de questionner leur sujet, d’élaborer une problématique (notamment grâce à un schéma heuristique) mais aussi de vérifier si cette dernière tient la route.

J’ai donc produit le document suivant :

En voici le lien sur Piktochart : https://create.piktochart.com/output/25104947-formuler-sa-problematique-en-tpe

Bien qu’en termes d’accompagnement des élèves dans le cadre des TPE, je sois un peu plus sûre de moi que l’an dernier (où après 4 ans en collège, j’avais parfois un peu l’impression d’être à côté de la plaque), je suis toujours assez déconcertée par certaines problématiques, en particulier en S.

Ce document, inspiré d’une présentation proposé par des professeurs documentalistes de l’académie de Nancy-Metz, m’a donc permis de consolider ma réflexion en même temps que d’apporter un document support aux élèves.

Durant ce court mois d’octobre, encore raccourci par des réunions, j’ai aussi participé aux séances d’arts visuels, mais je ne vais pas m’étendre dessus, puisque pour ces dernières, je m’appuie exclusivement sur les documents proposés par ma collègue d’histoire-géographie.

Fête de la science #FDS2017

Évidemment, la principale exposition que j’ai installée ce mois-ci était pour la Fête de la science, puisque j’avais prévu autour de cet événement un dispositif assez conséquent.

Pour communiquer sur ce dispositif, j’ai produit l’affiche suivante :

Une fois l’exposition installée, j’ai ensuite beaucoup communiqué sur Twitter, mais je vais revenir sur les principales ressources proposées.

  • Tableau périodique cliquable

Le gros du travail de préparation de la Fête de la science a consisté à élaborer, en collaboration avec Sandrine Duquenne, professeure documentaliste au lycée Émilie de Breteuil de Montigny-Le-Bretonneux, un tableau périodique cliquable.

Nous avons utilisé Genially comme « habillage » et support, et après avoir choisi en image de fonds un tableau périodique des éléments, nous avons rendu chacun des éléments cliquables, et nous avons modifié la légende afin de rendre le tout cohérent.

J’ai désormais du mal à me souvenir des types des éléments d’origine, mais nous avons du coup transformé les « métaux alcalino-terreux » en « infographies » (ou autres), et chaque couleur correspond désormais à un type de ressources : sites de référence, comptes Twitter, chaînes Youtube, films, biographies…

Le tout ayant été rempli en quatre jours, un rythme de travail relativement effréné, qui nous a épuisées même si nous étions ravies du résultats !

  • Sélection de ressources et mise à disposition d’un jeu d’échecs

C’était mon petit plus et mon terrain d’expérimentation à l’occasion de cette Fête de la science : mettre un jeu d’échecs à disposition des élèves (accompagnés de quelques ouvrages sur les maths et les jeux et du Joueur d’échecs de Stefan Zweig).

J’ai donc utilisé un « mange debout » (enfin une table haute) sur lequel j’ai scotché une indication demandant aux élèves de jouer dans le calme et de remettre les pions en place à la fin d’une partie. À proximité, j’avais également imprimé les règles.

Cette expérience me permettait d’observer de quelle manière se comportent les élèves lorsqu’un jeu est mis à leur disposition (avec une justification pédagogique) et ouvrait pour moi la voie, dans le cas d’un succès, à la construction d’un espace jeux au CDI.

L’expérience a été des plus concluantes : non seulement, les élèves respectent les règles mises en place, mais ils sont ravis de l’initiative. Je reviendrai donc ultérieurement sur la concrétisation et l’installation de cet espace au CDI.

  • Réalisation de marques-pages

Inspirées par les initiatives de @cdicorbu (dont le bouillonnement d’idées donne envie d’aller s’installer à Strasbourg), nous avons décidé avec Sandrine, de proposer également dans le cadre de la Fête de la science, des marques-pages (je reviendrai plus bas et plus en détails sur l’outil utilisé et les pistes que nous avons explorées).

Pour la Fête de la science, nous nous sommes concentrées sur des citations de scientifiques. Voilà ce que cela donne, avec deux modèles un petit peu différents :

Voilà pour cette Fête de la science qui reste la grande manifestation que j’ai privilégié au mois d’octobre, au détriment de la semaine du goût ou d’Halloween, mais j’avais aussi fait la semaine du goût l’an dernier, et je garde Halloween pour une autre année…

Et puis lorsque j’ai une idée précise de ce que je veux faire, je préfère me concentrer sur un événement, plutôt que de m’éparpiller sur plusieurs, ce qui rend pour les élèves l’action d’autant plus marquante.

Néanmoins, je n’ai pas pu m’empêcher, le 9 octobre dernier, de préparer en quelques minutes une affiche qui n’était hélas pas prévue…

Hommage à Jean Rochefort

C’est aussi dans ces moments-là que la cinéphile rejoint la prof doc. Je me souviendrai sûrement un petit moment de ce lundi matin où, allant sur Twitter, j’ai appris le décès de Jean Rochefort.

Pour certaines de ces personnalités auxquelles on est attaché, il nous apparaît indispensable de communiquer aux élèves, de partager. Certes, même si cela me touche, je ne vais pas forcément faire une expo ou une affiche à chaque fois qu’un acteur ou une personnalité disparaît.

Mais pour moi (et pour beaucoup) Jean Rochefort était un tel passeur de culture, au théâtre, au cinéma, et plus récemment avec la participation aux Boloss des Belles Lettres, qu’il était inimaginable de rester silencieux.

J’ai donc réalisé (un peu dans l’urgence) cette affiche :

Voici le lien vers l’affiche en ligne :

https://create.piktochart.com/output/25121432-jean-rochefort

J’ai affiché cette présentation à l’entrée du CDI, et l’ai également mise à disposition dans le coin lecture et en tête du rayon Arts :

Je précise juste que le nombre 113 de l’affiche n’est pas totalement exact. Enfin, il est à la fois exact et inexact : il s’agit du nombre de films dans lesquels a joué Jean Rochefort, sans compter les téléfilms et séries télévisées, ce qui monte le chiffre à 150.

Réunions et formations

Ce mois-ci j’ai participé à trois réunions :

  • le 6 octobre, la réunion nationale des référents TraAM Documentation, qui travaillent cette année sur la thématique « Repenser l’espace existant du CDI pour répondre aux besoins des usagers »
  • le 10 octobre, la formation de formateurs en documentation pour l’académie de Versailles
  • le 17 octobre, la réunion des professeurs documentalistes de mon bassin

Voilà pour les activités du mois d’octobre, je suis en ce moment en train de préparer des petites choses bien sympathiques pour le mois de novembre (formation à la recherche des secondes, projets avec des collègues, expositions, préparation de stages…) mais avant de nous quitter, deux petits ajouts supplémentaires à cet article.

Lecture : L’Innovation pédagogique, André Tricot

D’abord un petit compte-rendu de lecture rapide et sans prétention, d’une publication récente : L’Innovation pédagogique : mythes et réalités, d’André Tricot, publié en septembre 2017 aux éditions Retz.

Il s’agit d’ailleurs davantage d’une mise en bouche que d’un réel compte-rendu de lecture.

En quelques 150 pages (et 9 chapitres), André Tricot revient sur les principales idées reçues en terme d’innovations pédagogiques et démêle le vrai du faux.

Il aborde ainsi, entre autres, le travail en groupe, la pédagogie de projet, la classe inversée, le numérique ou l’approche par compétences.

Il replace chaque « idée reçue » et chaque « innovation » dans son contexte historique (mettant en lumière que bien souvent, l’innovation est loin d’être une nouveauté), étudie les travaux scientifiques publiés, donne des exemples concrets, et propose une conclusion ainsi que des pistes pour chacune des actions.

En conclusion, André Tricot revient sur les différentes actions qu’il a explorées de manière synthétique et efficace, en insistant sur le fait que chaque situation est spécifique, et doit être conçue, réfléchie et adaptée à un contexte d’apprentissage précis.

L’ouvrage se lit facilement, et est vraiment un bon angle d’attaque pour l’enseignant qui souhaite évoluer ou réfléchir sur ses pratiques.

L’outil numérique du mois

À nouveau, petite entorse à la mouture de ma nouvelle rubrique. Je n’ai absolument pas eu le temps ce mois-ci de me plonger dans les nouveaux outils recensés par Outil Tice.

Revue a certes retenu mon attention, car il correspondait à un besoin que j’avais ressenti il y a quelques années : celui de proposer une lettre de diffusion directement cliquable dans le corps du mail, ce qui m’avait conduit pendant un certain temps à joindre mon Buzz de Mermoz ou mon E-INSTANT CDI en format images. J’ai depuis renoncé et je transmets uniquement le lien aux enseignants.

Ce mois-ci, évidemment, toute à la production de marques-pages, j’ai beaucoup utilisé Canva, ce qui m’a permis de me familiariser avec cet outil. Je n’ai pas exploré les autres pistes d’utilisation, en dehors de la fabrication de marques-pages, mais je dois dire que pour l’usage que j’en ai fait, l’outil m’a vraiment satisfait.

Le seul petit bémol que je lui trouve est que, lorsqu’on importe une image, cette dernière se place de manière assez aléatoire parmi les autres images récemment importées, ce qui peut être problématique pour une situation sur laquelle j’aurai l’occasion de revenir au mois d’octobre.

Pour le reste, l’outil est agréable, intuitif et les possibilités de partages et de téléchargement sont satisfaisantes.

Vous trouverez ci-dessous en format PDF quelques exemples de marques-pages réalisés soit seule, soit avec Sandrine Duquenne :

Vous aimerez vous aimerez

Marques pages savants

Sur ce, un dernier mot : je serai le 15 novembre à Educatice, pour ceux qui seront dans les parages.

D’ici là, bonnes vacances, et soyez #LudoDOC 😉

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Septembre 2017 : séances et animations du CDI

Ce premier mois de reprise a été placée pour moi sous le signe de la mutualisation : j’ai pu travailler durant la fin août et début septembre sur un certain nombre de projets avec des collègues et des amis, que je détaillerai plus ou moins ci-dessous.

Publication / Communication

Avant d’aborder la présentation de mes activités au CDI (séances pédagogiques, expositions, projets), je reviens sur une publication qui a été faite peu avant la rentrée, à la fin du mois d’août.

Il s’agit d’un entretien que j’ai eu avec Bérengère Stassin, maître de conférence à l’université de Lorraine, sur l’éducation aux médias et à l’information, et qu’elle a publié le 29 août. J’ai essayé d’être la plus exacte possible et de donner également un certain nombre de pistes concrètes, en renvoyant vers les travaux d’autres collègues :

https://eviolence.hypotheses.org/501

Encore une fois, merci à Bérengère pour cette publication !

Comptes Twitter en pagaille…

Depuis quelques temps, je m’occupe de quatre comptes Twitter, un dernier s’étant ajouté début septembre à ma liste. Ils se présentent comme suit :

  • un personnel / personnel, @JFiliol (Cinephiledoc), sur lequel je poste des tweets sur le cinéma, mes articles, mes projets et ce qui me tient le plus à cœur à titre personnel ;
  • un personnel / professionnel : @doc_ludo (LudoDOC), axé sur la valorisation de #profdoc et le partage de ressources numériques, en lien avec Ludovia et Ludomag ;
  • un professionnel / personnel : @cdieinstein91, le compte Twitter du lycée ;
  • un professionnel / professionnel  : @eduscol_DOC, dont je suis co-responsable.

Dans cet article je reviens rapidement sur deux d’entre eux : @doc_ludo et @cdieinstein91.

En ce qui concerne @doc_ludo et #LudoDOC, j’ai déjà présenté le projet dans un précédent article. @doc_ludo compte à ce jour un peu plus de 150 abonnés et prend doucement son rythme de croisière : je tente le plus possible de valoriser des profsdocs via des tweets natifs et de retweeter des ressources et des outils numériques.

Pour ce qui est du compte Twitter du lycée, je tente de faire des publications plus régulières, avec un produit d’appel : prévenir les élèves des fermetures du CDI, donner des informations culturelles et sur l’orientation, en programmant les tweets au fur et à mesure via Tweetdeck (ce qui allège le travail a posteriori). J’ai communiqué en début d’année via cette affiche :

J’espère dynamiser peu à peu ce compte, notamment en proposant directement son fil sur le portail E-sidoc du CDI.

En passant maintenant aux projets et aux séances pédagogiques de début d’année, je vais pouvoir parler d’une collaboration qui m’a particulièrement tenue à cœur.

Projets et séances pédagogiques

  • Escape CDI

Ce premier projet est un projet sur lequel j’ai commencé à travailler à la mi-juillet. Il s’agit d’un projet de découverte du CDI via un Escape Game, que j’ai co-construit avec une collègue de l’académie de Dijon, Sophie Gronfier, avec la participation de Sandrine Duquenne pour les aspects matériels, les tests et une learning app.

Comme ce projet fera l’objet de deux articles sur les sites académiques, l’un sur le site de Dijon, l’autre sur le site de Versailles, à la mi-octobre, je vais ici rentrer dans des détails plus spécifiques à mes séances et rajouter les liens vers les articles une fois qu’ils seront en ligne.

Je vais me contenter de lister les différentes étapes du projet et d’évoquer le déroulé de l’expérience :

  1. Fin juillet : de mon côté, début de réflexion via un Google Doc et veille sur les escape game pédagogiques. Amorce d’une trame d’énigmes à résoudre par équipes en utilisant des cotes Dewey (étape 1 à 4 de l’escape game).
  2. Fin août : avec Sophie, début de réalisation des énigmes sur Learning apps (étapes 5 et 6) + trame de la grille de scénario pédagogique (nous utilisons la grille de l’académie de Dijon).
  3. Réalisation à deux de l’escape game entièrement numérique sur Genially, inspiré par un escape game valorisé par le compte Twitter du CARDIE d’Orléans-Tours. Parallèlement, réalisation d’un Genially qui rassemble les énigmes de l’étape 5, pour que les élèves puissent les retrouver.
  4. Considérations matérielles avec Sandrine : boites ou trousses / cadenas avec des codes à trois chiffres / chokobons…
  5. Réalisation par Sophie d’une vidéo d’introduction (elle a également réalisé la vidéo en page d’accueil du Genially) qu’elle projettera en début de séance. Mon vidéoprojecteur étant éloigné de l’entrée du CDI, et ne disposant pas de tablettes, je décide pour mon Escape Game d’utiliser le matériel des élèves, de demander aux professeurs principaux de faire installer l’application Unitag sur les smartphones, et de réaliser des affiches avec la vidéo comme première étape.
  6. Le 14 septembre : tout est prêt pour l’accueil de la première classe.

Voici quelques photos de cette première séance :

Pour le déroulé des séances, voici un bref résumé :

  1. accueil des groupes à l’extérieur du CDI (présentation du lieu, rappel de quelques règles, horaires, équipes…) + annonce des consignes du jeu.
  2. entrée de la classe : installation + à nouveau quelques infos (prêt, organisation de l’espace).
  3. distribution des fiches par équipes, rappel des consignes + un point « utilisation des smartphones au CDI »
  4. les élèves lisent le premier QR-code sur la fiche (la vidéo permet alors de tester l’application et de résoudre les éventuels problèmes – connexions…) puis trouvent le premier code (une cote de livre).
  5. sur la quatrième de couverture du livre, ils trouvent le 2e code, et ainsi de suite jusqu’à l’étape 5 (on remplace la cote par un QR-code, renvoyant vers une énigme à résoudre). Une fois l’énigme résolue, les élèves doivent trouver un dernier code, caché dans le « rayon de leur équipe ». Ce code leur donne la combinaison de leur cadenas, qui libère les chokobons.
  6. fin de séance : pour ceux qui finissent en avance, accès à l’escape game entièrement numérique via un QR-code que j’ai distribué (à retrouver également sur E-sidoc).
  7. après-séance : vérifier que tous les livres ont été remis en place, préparer les trousses pour les prochaines séances.

Je reviendrai plus en détail sur ces séances dans l’article publié sur le site académique, et sur les différentes ressources, dont j’ajouterai les liens ci-dessous à la mi-octobre, une grande partie d’entre elles ayant déjà été tweetée.

  • TPE : 1ES2, 1S1 et 1S2

Je m’occupe cette année de trois classes de TPE. A la rentrée, j’ai adressé aux enseignants disciplinaires responsables de ces classes le mail suivant :

Bonjour chers collègues,
Un petit mail pour vous indiquer, qu’a priori, c’est sur mes horaires de présence que se dérouleront vos TPE. Afin de faciliter leur organisation, je vous propose de choisir tout à fait librement entre 3 types d’utilisation du CDI, et après concertation avec votre binôme, de me répondre ce que vous décidez.
1ère option : formule « indépendante »
« Tu es très gentille et le CDI est très beau, mais je pense qu’avec mon binôme et nos loulous, on va pouvoir se dépatouiller tout seuls dans une salle informatique. Par contre, si jamais tu avais un petit quelque chose pour leur rappeler comment faire une recherche et une bibliographie ce serait top, et si jamais je change d’avis ou si j’ai besoin exceptionnellement du CDI ou si le réseau du lycée tombe en rade et qu’il nous faut des livres et des articles, je t’envoie un petit mail pour te prévenir. »
2e option : formule « intermédiaire »
« Je ne vais pas avoir besoin du CDI tout le temps, mais ce serait chouette si en début de TPE, par exemple à partir de la semaine du 18 septembre, tu pouvais consacrer 4/5 séances à rappeler la base à nos loulous :
– utilisation du CDI dans le cadre des TPE
– démarche heuristique et problématique
– méthodes de travail et recherche
– citation des sources »
3e option : formule « accro au CDI »
« Nous on est des fous, on viendra toutes les semaines, soit l’un soit l’autre, sauf si tu n’es pas là, on veut bien des séances au début, comme dans la formule intermédiaire, et puis on adore les livres, les périodiques, le portail esidoc et si nous on aime, y’a pas de raison que nos loulous ils n’aiment pas aussi… bref, on se voit le … « 
Voilà, je vous laisse choisir entre les 3 formules, merci de me prévenir rapidement de ce que vous décidez pour que je puisse m’organiser !

Suite à ce mail, deux classes ont choisi la formule « accro au CDI » et une classe la formule « intermédiaire ».

Pour les trois classes, j’ai préparé depuis juin un Padlet « Boîte à outils des TPE » que je leur ai transmis :

Made with Padlet

Dans ce Padlet, j’ai mis les textes officiels, un rappel des thèmes, un certain nombre de documents sur la problématique (merci à Sandrine Duquenne pour son Genially sur la problématique), et des idées de production.

Mais aussi mes deux présentations, que j’ai enrichies et complétées depuis l’an dernier. La première fait un rappel sur l’utilisation d’esidoc et la recherche ainsi que la citation de sources :

La seconde propose quelques outils pour s’organiser durant les TPE et travailler en groupes :

Pour les équipes « accro au CDI », j’avais même commencé à travailler sur des carnets de bord en ligne, mais ils ont préféré garder le traditionnel carnet de bord papier.

  • Arts visuels

Cette année je suis impliquée dans une collaboration à l’année avec la classe d’Arts visuels. J’ai notamment élaboré mon emploi du temps autour de cette collaboration, qui me fait intervenir auprès des élèves 1h30 par semaine.

J’ai pour l’instant assisté à trois séances :

  • métiers du cinéma
  • écriture scénaristique
  • règles typographiques du scénario

Si pour l’instant mon rôle est surtout d’épauler ma collègue d’histoire-géo dans l’organisation des séances, j’aurai en fin d’année un rôle plus actif et sur lequel évidemment je reviendrai.

Expositions

J’ai organisé durant ce mois de septembre deux expositions au CDI :

  • l’une, assez minimaliste, sur les journées du patrimoine
  • l’autre, plus conséquente, sur la journée européenne des langues, en m’appuyant sur le fait que c’est moi qui suis responsable du fonds 400 (langues) et du fonds en version originale et bilingue, dont vous trouverez l’affiche ci-dessous.

Voici en photos les deux expos, ainsi que l’espace « Nouveautés » :

Communications et lectures

  • le retour de l’E-INSTANT CDI

Pour ceux qui ne connaissent pas encore, je propose chaque semaine à l’équipe éducative du lycée une lettre de diffusion, qui donne quelques nouveautés sur e-sidoc, fait un focus sur l’actualité du CDI, et propose une veille en éducation, culture et numérique.

https://magic.piktochart.com/output/15886286-e-instant-cdi

Petite nouveauté qui la rend un peu plus agréable cette année, j’ai viré les adresses URL et je ne donne que le titre des ressources ainsi qu’un petit message explicatif sur le contenu. Le tout est cliquable évidemment pour la version en ligne.

J’ai également ajouté cette lettre de diffusion dans l’onglet « Équipe éducative » d’E-sidoc.

  • la rubrique « CDI connecté » sur E-sidoc

Autre nouveauté cette année, j’ai ajouté (après une longue négociation) une rubrique « CDI connecté » sur le portail E-sidoc du CDI, qui recense un certain nombre de ressources dont j’ai parlé plus haut (compte Twitter, escape game, sites internet, chaînes YouTube, etc.), le but étant de proposer aux élèves des ressources organisées et validées par des professeurs documentalistes.

http://0911346u.esidoc.fr/rubrique/view/id/97

L’outil d’Outils Tice

Ce mois-ci, je renvoie à la lecture d’un article, non pas d’Outils Tice, mais du site Les Outils collaboratifs.

En effet, depuis la fin du mois de juin, j’ai commencé à me pencher davantage sur l’organisation de mon calendrier et de mes activités, et si j’ai toujours eu la manie de faire des listes dans un carnet papier, j’ai commencé à sauter vraiment le pas, avec un outil que pourtant, j’avais déjà été amenée à utiliser.

Comme le rappelle Fidel Navamuel dans son article (https://outilscollaboratifs.com/2017/09/trello-la-gestion-visuelle-de-tous-vos-projets/), Trello est un outil déjà ancien. Il y a deux ou trois ans, je l’avais utilisé pour l’organisation d’un travail en équipe.

Ce qui m’a motivé à l’utiliser à nouveau c’est surtout cet article des professeurs documentalistes de Toulouse, mais aussi l’idée d’avoir un calendrier ou une liste thématique de tâches qui fonctionnent pour moi comme des penses-bêtes :

J’y met ce qui est à faire, ce qui est en cours (jaune), ce qui est fait (rouge), j’ajoute des liens vers ma veille ou vers les textes qui me tiennent à coeur. Il me manque une rubrique ? Je n’ai qu’à rajouter une carte avec une liste. J’ai fait quelque chose qui ne me resservira pas ? Je n’ai qu’à cliquer sur archiver. Je veux garder une trace d’une année sur l’autre de ce que j’ai à faire ? Je mets des étiquettes de couleur pour indiquer « fait », « à faire », « en cours », etc.

J’ai ajouté cet outil dans les suggestions pour les élèves de TPE d’outils pour le travail en groupe. Il fait partie des outils que j’ai revu le plus souvent par la suite en passant dans chaque groupe, devant Padlet, Framapad, etc, et les élèves se l’approprient très bien.

Vous voulez bazarder votre « to do list » papier ? Trello est fait pour vous !

Cet article du mois de septembre commence à être un petit peu long : je garde sous le coude lectures, expositions et autres réjouissances pour vous en reparler au mois d’octobre !

D’ici là, un bel automne à tous, et à bientôt !

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Hors-série 2 : #DocEnVacances

Dans ce second hors-série de l’été, place au fourre-tout, à l’imagination et à la mutualisation !

Commençons par le hashtag du titre : #DocEnVacances.

#DocEnVacances

Qu’est-ce que c’est, #DocEnVacances ? Eh bien c’est un hashtag presque inventé (je dis presque car je n’ai vu qu’une personne l’utilisant avant elle sur Twitter, et ce n’était pas l’acception dans laquelle nous l’entendons) par Isabelle Poulain.

Elle a commencé à l’utiliser en octobre 2016 pour signaler quelques lieux qui, dans ses pérégrinations, lui donnaient des idées ou faisaient rêver la #profdoc qu’elle avait pourtant mise en pause au plus profond d’elle-même.

Au début de l’été, inspirée par Sandrine Duquenne qui m’avait suggéré un hors-série sur les bibliothèques, j’ai proposé à Isabelle de transformer le hashtag #DocEnVacances en Padlet où tous les profdocs pourraient déposer leur contribution et leurs souvenirs de vacances.

Curieuse façon d’occuper les vacances, me direz-vous… mais beaucoup de choses en vacances, dans nos activités (ou nos non-activités) peuvent nous donner des idées qui influencent notre quotidien : lectures, sorties, visites, expositions…

En vacances en Norvège, je me suis demandée à quoi pouvait ressembler la bibliothèque de Bergen… évidemment, je n’en aurais pas eu l’idée si je n’étais pas passée devant. Et je me suis du coup convaincue de mettre à la rentrée un jeu d’échecs à disposition des élèves sur une des tables du CDI.

Et bien évidemment, comme vous pourrez le constater dans la suite de cet article, les deux expositions que j’ai décidé d’aller voir cet été à Paris avaient un lien direct avec l’imaginaire que j’ai de mon métier, certes très subjectif, mais tout à fait professionnel.

Trêve de discours, voici le Padlet réalisé pour recenser les contributions des #DocEnVacances !

Made with Padlet

Merci aux contributeurs et contributrices ! Je rajoute régulièrement les tweets où figure le hashtag sur le Padlet. N’hésitez pas à participer et à le faire vivre !

Je poursuis donc cet article avec les quelques lieux que, par hasard ou par choix, j’ai découvert cet été et qui ont nourri mon côté #DocEnVacances.

La Caverne aux livres d’Auvers-sur-Oise

C’est à l’occasion d’une sortie avec une amie, Héloïse (qui d’ailleurs ferait une super profdoc), que j’ai trouvé ce lieu incroyable. Nous étions parties évidemment pour visiter la chambre de Van Gogh, toutes les deux imprégnées de sa peinture et nous remémorant un épisode haut en couleurs de Doctor Who

En revenant du cimetière et en descendant la rue de l’église, nous sommes tombées sur la Caverne aux livres, une librairie des plus atypiques : à la fois librairie ancienne et musée, elle est installée dans une gare désaffectée, et propose à la vente plus de 100 000 livres d’occasion qui envahissent la gare et aussi les wagons immobilisés à quai.

J’ai posté quelques images sur le Padlet, j’en ai tweetées d’autres, je poste avec cet article l’ensemble de mes photos, et ce qui a retenu mon attention : classification, pénalités de retard, rayon cinéma, policiers…

Héloïse a acheté quelques livres et a eu du mal à se retenir de repartir avec un wagon entier 😉 elle a ainsi pu échanger avec le libraire, un passionné fort bavard mais, d’après son ressenti, quelque peu hautain…

Néanmoins, pour les amoureux des livres, la Caverne reste un lieu immanquable et qui fait résonner en nous le paradoxe bordélique et maniaque du bibliothécaire / archiviste / documentaliste.

« Une expérience du chaos » aux Archives nationales

Le 3 août, je suis allée voir les deux expositions que je ne voulais pas manquer cet été. La première était organisée par les Archives nationales. J’en avais eu connaissance via Twitter, et son affiche, avec son côté « Fahrenheit 451 », m’avait tout de suite interpellée.

Un petit extrait de Truffaut (ça fait toujours du bien) avant l’affiche ?

Voici donc l’affiche en question :

Je suis arrivée pour l’ouverture, j’ai donc eu droit à une visite d’exposition quasi privée, avec un événement insolite : une dame des archives est venue me voir, avec le fascicule de l’expo, et s’est confiée à moi. La veille, une de leurs collègues était décédée, victime d’un drame passionnel, étranglée par son conjoint.

Mais revenons-en à l’exposition. Photographies interdites à l’intérieur, c’est bien dommage, car « Une expérience du chaos » est passionnante. Elle retrace les périodes difficiles de changement de régimes, de guerres et de révolutions où les archives sont mises en péril.

L’exposition est concentrée sur deux salles et sur quatre époques clefs : Révolution et empire, Commune, Première guerre mondiale et Seconde guerre mondiale, avec entre autres des « événements archivistiques » tels que la destruction des archives de la noblesse ou la spoliation des collections et des biens culturels par les nazis.

L’ensemble est captivant, et lorsque l’on s’attarde sur chaque document, on peut y passer quasiment une heure et demie. L’entrée plein tarif coûte 6€, et l’on peut visiter le reste des archives nationales ouvertes au publiques.

Je n’ai évidemment pas pu prendre de photos, à part quelques-unes de l’extérieur, et du reste du musée, et je me suis rabattue sur le catalogue, dont le prix reste accessible et qui présente une grande partie des documents de l’exposition.

J’ai également visité les autres salles, au rez-de-chaussée et au premier étage, qui sont pour certaines assez impressionnantes : on y retrouve l’édit de Nantes, le testament de Louis XVI, la dernière lettre de Marie-Antoinette, ou encore des cahiers de doléances.

Le tout m’a fait rappelé une magnifique exposition que j’avais visitée lors d’un voyage à Rome sur les archives du Vatican, « Lux in Arcana » (https://fr.wikipedia.org/wiki/Archives_secr%C3%A8tes_du_Vatican).

« La bibliothèque, la nuit » à la BnF

La seconde exposition que j’ai visitée est celle de la BnF, qui va amener de ma part le plus de digressions et d’imaginaires. Il s’agit de « La bibliothèque, la nuit », une expérience incroyable d’immersion quasi complète en réalité virtuelle.

Même préparé, on ne s’attend pas à ce qu’on va découvrir durant cette exposition.

Avant d’y aller, j’avais échangé avec une amie (toujours Héloïse) sur les bibliothèques, réelles ou fictives, qui peuplent notre imaginaire : celle de Doctor Who, celle des Jedis dans Star Wars, ou encore celle d’Harry Potter,

et s’y étaient ajoutés le cimetière des livres oubliés de L’Ombre du vent ou encore la bibliothèque du Nom de la rose, d’Umberto Eco.

Avec en prime une petite vidéo de Blow Up !

Là encore, pour cette exposition, photos non autorisées, et même pas de catalogue pour conserver une image quelque peu fidèle de l’expérience. Pour le coup, c’est frustrant.

Une première salle, où j’ai réussi à prendre quelques photos :

La seconde salle reconstitue la bibliothèque privée d’Alberto Manguel, dont le livre La Bibliothèque, la nuit, est la principale source d’inspiration de cette exposition. On entend la voix de Manguel, qui évoque l’univers d’une bibliothèque privée et comment son organisation reflète l’univers intime et la personnalité de celui qui y déambule. Déjà on rêve.

Et puis on décolle complètement et on oublie tout ce qui se passe autour de nous : installés dans la troisième salle, avec casque et lunettes de réalité virtuelle, on visite 10 bibliothèques, d’Alexandrie à celle du capitaine Nemo, en passant par la bibliothèque du parlement d’Ottawa, où s’envolent depuis les pages d’un livre d’ornithologie, une multitude d’oiseaux…

C’est magique, il n’y a pas d’autres mots.

Rappelés à la réalité (la vraie, celle-là), on sort, et à la librairie de la BnF, on tente de trouver quelques traces qui pourront servir de souvenir. Mais je l’ai dit, pas de catalogue…

Par contre, des présentoirs assez sympas qui rappelleront au profdoc sa préparation du CAPES (en tout cas, cela m’a rappelé la mienne !) :

J’y ai trouvé le livre de Manguel, évidemment, et un autre livre qui paraît des plus alléchants : Le Palais des archives, d’Isabelle van Welden.

J’y ai retrouvé mes livres préférés de la préparation au CAPES : le Penser / Classer de Georges Perec, De Bibliotheca, La Sagesse du bibliothécaire, Des bibliothèques pleines de fantômes, et j’ai vu quelques pépites, dont un livre, La Bibliothèque invisible, qui recense les livres fictifs.

Venir à la BnF m’a rappelé combien j’aimais les bibliothèques, quelles qu’elles soient, et les expositions virtuelles, celles de la BnF, bien-sûr, mais aussi celles de la Cinémathèque française (on ne se renie pas).

Voilà pour cet article, majoritairement #profdoc, enfin le #profdoc amoureux des livres et plus proche du bibliothécaire et de l’archiviste… mais pas d’inquiétude, mon côté numérique et pédagogique refera surface dans quelques semaines à Ludovia14 !

À la Catherine de Jules et Jim

D’ici là, je ne peux conclure cet article sans une parenthèse cinéphile, puisqu’un monument du cinéma français s’est éteint il y a quelques jours, précédé par un autre monument, Claude Rich, immense acteur élégant et savoureux…

Les deux mériteraient un article entier. Pour Claude Rich, dont j’ai aimé l’ironie dans Les Tontons flingueurs, l’élégance du Souper, la truculence de La Fille de D’Artagnan, et l’odieuse vieillesse du Crime est notre affaire, voici un extrait des Acteurs :

Et pour Mademoiselle Jeanne Moreau, que dire ? que retenir ? Évidemment, ce numéro de Blow Up qui lui rend merveilleusement hommage :

mais surtout, éternellement, Jules et Jim, où elle rayonnera avec le sourire énigmatique d’une statue à tout jamais :

Peut-être à une occasion reviendrai-je plus en détail sur cette immense carrière et sur cette immense comédienne.

Si je considère ces disparitions (j’y ajoute celle de Simone Veil il y a quelques semaines) avec mon oeil de #profdoc, à nouveau changeant de casquette, j’étudie la façon dont l’information m’est parvenue : à chaque fois par une notification ou un coup d’oeil sur mon smartphone.

À chaque fois les mêmes réactions : voir les noms et les hashtags arriver en Trending Topic sur Twitter, tweeter et retweeter des infos et des vidéos, puis étudier la façon dont les différents médias traitent cette information :

  • presse papier ;
  • télévision ;
  • radio ;
  • presse en ligne

Avec pour chaque disparition la façon dont l’information a été « relancée », « réactivée » par des réactions et des hommages :

  • pour Simone Veil, les funérailles nationales et l’annonce, après une pétition, de son entrée au Panthéon aux côtés de son mari ;
  • pour Claude Rich, un silence assourdissant, faisant lui aussi l’objet d’une pétition de Gilles Jacob et amenant l’audiovisuel public à lui rendre plus correctement hommage ;
  • enfin, peut-être influencée par cette réaction cinéphile, mais peut-être simplement conscient du monument qui disparaissait, l’hommage quasi immédiat à Jeanne Moreau, avec des rediffusions de ses films sur Arte, France 5 et France 2, pour ne citer que ces trois chaînes.

Voilà la façon dont, même en vacances, l’actualité m’a marquée, et dont le côté cinéphile a, une nouvelle fois, été influencé par le côté #profdoc (à moins que ce ne soit l’inverse).

Je vous souhaite une belle fin d’été, et vous dis à bientôt, à Ludovia. Comme l’an dernier, je publierai un article que je tenterai de mettre régulièrement à jour. Pour ceux qui seront de la fête, mon intervention sur un explorcamp se déroulera le mercredi 23 août de 14h à 15h. J’espère vous y croiser !

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Mai 2017 : séances et animations du CDI

Malgré un mois de mai bien grignoté par les ponts et les week-ends prolongés, voici les projets que j’ai pu mener, et qui sont arrivés à leur conclusion (c’est malheureusement le cas pour les séances pédagogiques, les cours s’arrêtant le 10 juin).

Formation « Pratiques innovantes et outils numériques au CDI »

Comme certains d’entre vous ont pu le constater, j’ai publié début mai le support de la formation que j’ai animée avec Catherine Besse (@docalfred1).

Il s’agissait de la deuxième session du stage « Pratiques innovantes et outils numériques au CDI », avec une quinzaine de stagiaires, et nous avons profité de cette deuxième session pour mettre à jour notre présentation, présentation que je vous invite à consulter ci-dessous :

Support de formation 2017

La première session de la formation s’était déroulée dans mon lycée au mois de janvier, la seconde s’est donc déroulée dans le lycée de Catherine, à Cergy.

J’en profite pour signaler l’excellent travail de Catherine, publié il y a quelques jours : « Réviser avec YouTube »

J’espère pouvoir intégrer très prochainement cette ressource sur mon portail e-sidoc !

Animations du CDI

Étant peu présente du coup, fin avril et début mai au CDI, j’ai profité d’un rare moment où j’étais disponible pour organiser une exposition, après avoir désinstallé avec retard celle du Printemps des poètes.

Je ne sais pas à quel libraire, bibliothécaire ou professeur documentaliste rendre hommage, ni qui a eu en premier l’idée de s’inspirer des propos de lecteurs, mon hommage sera donc anonyme et collectif, pour cette exposition consacrée à « Je ne me souviens plus du titre… mais la couverture est bleue ».

Exposition déclinable dans toutes les couleurs (et qui m’a rappelé les numéros de Blow Up sur le jaune, le rouge, le bleu… au cinéma – voir ci-dessous), qui se monte rapidement quand on manque de temps et d’idées pour attiser la curiosité des élèves…

Voici l’affiche proposée, et dont j’imagine déjà les déclinaisons en rouge ou en jaune :

Et voici ce que cela donne sur le présentoir :

Petit clin d’oeil aux cinéphiles avec le numéro de Blow-Up qui correspond :

C’est la seule exposition que j’ai pu mettre en place ce mois-ci, avec bien entendu l’exposition des nouveautés…

Quant à l’harmonisation des cotes et de la signalétique, je l’ai pour l’instant laissé de côté au profit de la gestion des séries de français…

Séances (suite et fin, jusqu’à septembre prochain !)

  • Webradio

Au retour des vacances de printemps et durant le mois de mai (jusqu’au 19 mai), j’ai pu assister à chaque quinzaine (sauf lorsque j’animais un stage…) à « l’inclusion » d’une autre classe dans le projet webradio, et aux progrès des élèves.

Si nous ne pouvons toujours pas mettre en ligne les émissions, j’ai pu prendre les élèves sur le vif (en utilisant Prisma). Les enregistrements se sont complexifiés, passant d’une chronique avec musique à un dialogue, et abordant des sujets aussi variés que le harcèlement scolaire, le sport, les animaux, ou encore la première guerre mondiale.

Petit aperçu en images de ces quelques séances :

En relation avec les médias scolaires, j’en profite pour indiquer que le premier numéro d’un journal du lycée a été publié.

Mon intervention s’est certes résumée à apporter un encouragement aux élèves impliqués, à donner accès à la mezzanine du CDI quand ils en faisaient la demande, mais j’ai tout de même eu droit à mon propre exemplaire en couleurs !

  • Recherches sur les nouvelles du 19e siècle, 2nde4

Pour ces deux heures de séance en demi-groupe, j’ai été abordée fin avril par une de mes collègues de français.

Elle souhaitait faire faire à ses élèves des recherches par groupes de trois ou quatre sur une nouvelle en particulier, avec un temps d’analyse (en classe) de la nouvelle, et un temps, relativement restreint, de recherche au CDI.

J’avais préparé, en m’inspirant du travail de Françoise Cahen sur Les Années d’Annie Ernaux, toute une structure avec un Padlet permettant aux élèves de cibler leur recherche et d’ajouter sur leurs Padlets respectifs des ressources et des informations.

Made with Padlet

Évidemment, pris par le temps, tous les élèves n’ont pas pu consulter cette ressource ni se l’approprier…

  • Créer des Unes révolutionnaires

Entre mars et mai, j’ai beaucoup travaillé avec une de mes collègues professeure d’histoire : c’est avec elle que j’ai mené une bonne partie des séances sur les présidentielles avec ses deux classes en EMC : les 2nde6 et les 2nde8.

Durant les vacances de printemps, elle m’a proposé de travailler sur une autre thématique et j’ai immédiatement accepté.

Il s’agissait de faire réaliser aux élèves des Unes de presse consacrées aux événements de la Révolution française. À partir du support qu’elle m’a transmis, je lui ai proposé cette présentation :

Les élèves devaient travailler par binômes sur des thèmes tirés au sort, avec un premier temps de recherche (2h) puis deux heures en salle informatique pour réaliser leur Une sur Piktochart. Ils pouvaient poursuivre le travail chez eux durant une semaine.

Une fois le travail terminé, nous avons enregistré et rassemblé leurs Unes sur un Padlet, et ma collègue souhaitait également les imprimer pour les afficher dans sa salle.

Voici le résultat avec une Une que j’avais réalisée à titre d’exemple pour les élèves, et l’ensemble de leurs productions :

Made with Padlet

J’en profite pour afficher en grand la Une dont nous sommes particulièrement fières, car elle a répondu à toutes les consignes avec un résultat visuel des plus satisfaisants, à savoir celle sur les États-Généraux :

Cette Une respecte toutes les consignes que nous avions données :

  1. un titre de journal (réel ou inventé)
  2. le titre de la Une, avec la date
  3. un texte qui ne soit pas du copier-coller et, si possible, adopte un point de vue
  4. une belle mise en page avec des images cohérentes
  5. un travail signé

Je trouve qu’il s’agit d’un bien beau projet pour clore l’année, et ma collègue m’a déjà assurée vouloir renouveler l’expérience l’an prochain !

Quelques mots pour conclure…

Une petite info d’abord : ma candidature comme intervenante à Ludovia a été retenue, je serai donc présente à Ax-les-Thermes, pour ceux qui y seront aussi, du 22 au 25 août, mon intervention se déroulant a priori le mercredi 23 août après-midi.

Concernant le mois de juin : après 4 ans en collège je renoue au lycée, avec des cours qui s’arrêtent relativement tôt, et les tâches de fin d’années qui arrivent… En fonction du temps que j’aurai, vous aurez donc droit pour le mois de juin à un article #profdoc qui s’attardera sur le bilan d’activités (comme tous les ans), sous une forme qui est déjà prête, et peut-être sur une question thématique, comme je le promets depuis longtemps.

D’ici là, bon mois de juin à tous et bon courage !

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Avril 2017 : séances et animations du CDI

Comme promis dans l’article précédent, cet article fera le point sur les activités menées au CDI entre le 22 mars et le 18 avril. Je pourrai ainsi revenir sur la suite (et fin) des séances menées dans le cadre de la semaine de la presse. Je rajouterai quelques petites choses d’ici la fin de la semaine…

Pour ceux qui me suivent sur Twitter, j’ai déjà tweeté un certain nombre de choses, mais l’article me permettra de détailler ces différentes actions.

En fin d’article, j’en profiterai pour répondre à l’invitation de Petite Noisette sur blog-o-noisettes.

Séances #SPME2017

  • Les présidentielles : Seconde 6, Seconde 7, Première STMG3

Avec ma collègue d’histoire-géo, nous avons poursuivi les séances en demi-groupe avec ses deux classes de seconde sur les présidentielles. Pour rappel, les élèves devaient tirer au sort un candidat aux présidentielles, faire une recherche sur son parti puis sur sa présence numérique (site, compte Twitter), et enfin comparer son programme avec celui d’un autre candidat. J’ai publié le formulaire à remplir par les élèves dans l’article du mois de mars.

Pour ces séances, nous nous sommes rendues compte qu’une heure n’était pas suffisante. Nous avons donc organisé pour chaque classe une deuxième heure durant laquelle les élèves se concentraient plus spécifiquement sur la comparaison de deux programmes.

En fin de séance, j’ai proposé à ma collègue de remplir avec les élèves une infographie sur la manière dont ils s’informaient activement ou étaient informés sur les présidentielles.

J’ai d’abord fait l’exercice pour moi-même :

Puis j’ai préparé des modèles « vierges » à destination des élèves, et voici ce que les différents groupes ont renseigné :

Suite à ces séances, la collègue d’histoire-géo qui s’occupe des 1STMG3 et avec laquelle je travaille depuis novembre, a souhaité elle aussi faire des séances sur les présidentielles. J’ai donc « mixé » le formulaire réalisé pour l’EMC et celui pour les lettres, cette collègue souhaitant à la fois travailler sur l’histoire des partis et l’analyse des professions de foi des candidats :

Pas de travail sur infographies pour cette classe là, les séances sur les présidentielles clôturent pour cette année une belle collaboration amorcée au mois d’octobre et que j’espère reprendre l’an prochain.

  • Unes de presse : Première L2 et Première STMG1

Avec mon 3e collègue d’histoire-géo, nous avons repris une collaboration qui implique deux de ses classes (séances sur la représentation des femmes dans la société avec les Premières L et sur le complotisme avec les STMG).

Dans le cadre de la semaine de la presse, nous avons décidé de faire produire aux élèves des Unes de presse sur Piktochart. Il a fallu créer un compte Piktochart pour le CDI et tenir compte des aléas du réseau et des versions obsolètes de Firefox sur les ordinateurs du lycée.

Pour les séances, nous avons prévu à l’origine une heure, mais nous sommes passés rapidement à deux heures par demi-groupe avec l’organisation suivante :

  1. veille de séance : collecte des dépêches AFP, téléchargement des images proposées sur Piktochart ;
  2. première heure : présentation de la séance, de l’outil, travail en autonomie des élèves par groupes de deux ou trois. En conservant l’identifiant et le mot de passe, certains d’entre eux ont pu poursuivre le travail chez eux.
  3. deuxième heure : finalisation du travail, « défense » de la Une proposée, réalisation d’une deuxième Une avec les infos de la veille.

Pour l’heure, j’ai rassemblé les Unes les plus abouties sur le Padlet ci-dessous, que j’essaierai d’enrichir si jamais je récupère d’autres travaux :

Made with Padlet

Les élèves parviennent généralement à prendre en main assez facilement l’outil et à organiser la Une en fonction des informations qui les intéressent le plus (certains se spécialisant dans le sport) mais il faut toujours lutter contre les aléas informatiques…

  • Projet webradio : Première L/ES

Comme indiqué dans l’article précédent, nous avons amorcé, mon collègue d’histoire et moi-même, un projet de webradio avec Jean-Pierre, le référent numérique de notre lycée.

Le jeudi et le vendredi de la semaine de la presse, nous avons pu faire notre première séance de présentation aux élèves de Première L/ES, classe que nous avions choisi pour démarrer ce projet.

Lors de la séance avec le premier demi-groupe, nous bénéficiions de l’aide et de l’expertise de Jean-Pierre, qui avait déjà travaillé sur des webradios. Il avait préparé l’organisation suivante :

  1. présentation d’une émission de radio enregistrée en direct, avec un décryptage des différents rôles (animateur, chroniqueur) et de l’équipement : en gros, analyser tout ce qui s’entend et se voit ;
  2. présentation du matériel avec complexification progressive : d’abord deux élèves qui parlent au micro, un troisième chargé de la technique, on ajoute une piste pour la musique, puis l’enregistrement. La séance se termine avec l’écoute de ce qui a été enregistré.

Pour l’exemple, nous avons utilisé la chronique « TubesAndCo » de Rebecca Manzoni sur France Inter :

Retour en images sur ce premier temps :

Pour le deuxième demi-groupe, Jean-Pierre n’étant pas présent, nous avons tenté de reprendre au plus près sa trame, en veillant à ne rien oublier.

A l’issue des deux séances, rendez-vous a été pris avec les élèves pour un deuxième temps qui devrait intervenir fin avril ou début mai, en leur demandant de réfléchir par groupes de trois à un sujet de chronique avec pour chaque groupe deux chroniqueurs et un technicien.

Dans tous les cas, ce début de projet est très prometteur, les élèves se sont montrés très motivés et nous pensons déjà à l’élargir à d’autres classes.

Voilà pour ces quelques séances en lien avec la semaine de la presse, je me tourne désormais vers les deux ou trois projets restants d’ici la fin de l’année et dont je reparlerai certainement au mois de mai ou juin en fonction de leur avancée.

Expositions / Gestion

Le mois d’avril étant bien grignoté par les vacances, je n’ai pas installé de grande expo autre que celle déjà en place de la semaine de la presse.

En revanche, j’ai commencé à plastifier et à installer les affiches réalisées avec Sandrine Duquenne et mises en ligne sur le Padlet ci-dessous (déjà mentionné plusieurs fois) :

Made with Padlet

Voilà ce que cela donne en photos sur certaines étagères :

J’ai également proposé une petite sélection autour des présidentielles, comme je l’avais fait pour la journée internationale des droits des femmes :

Et il y a toujours l’exposition des nouveautés.

J’ai profité du mois de mars pour finir mon travail d’harmonisation des cotes et de signalétique pour le rayon Arts (700), et j’ai amorcé le même travail pour le rayon Littérature (800).

Voilà pour ces derniers travaux de gestion…

Je finis donc cet article avec la réponse à Petite Noisette.

Liebster Award Livresque

Le principe : Dire 11 choses sur soi, répondre aux 11 questions posées par la personne qui vous a nominé(e), poser 11 nouvelles questions aux 11 blogs que vous aurez choisi ! (j’ai choisi, plutôt que de sélectionner 11 blogs, étant donné mon retard, de vous laisser répondre si vous le souhaitez aux 11 questions en commentaire).

  • 11 choses sur moi et les livres
  1. Je rêve de vivre dans un endroit où la bibliothèque sera une pièce à elle-seule car pour l’instant, mes livres montent jusqu’au plafond, et débordent des étagères…  et je pourrai ainsi classer mes livres sur le cinéma : livres sur les réalisateurs, sur les films…
  2. Je suis très possessive de mes livres, on m’en offre et si deux personnes m’offrent le même livre, c’est un cadeau, je ne parviens pas à me séparer d’un des deux exemplaires. En gros mon « désherbage » est restreint à 2 ou 3 livres par an, pas plus.
  3. J’arrive à lire en anglais et j’ai un faible pour les romancières anglaises.
  4. Je lis beaucoup moins de livres de fiction qu’avant, et beaucoup moins de livres en général, car je me concentre sur les ouvrages sur le cinéma.
  5. J’ai lu deux fois et en entier À la recherche du temps perdu, et ce n’était pas sous la contrainte.
  6. Le seul livre qui m’ait fait pleurer – et j’ai vraiment éclaté en sanglots devant mes parents éberlués – était Mon bel oranger. Je revois précisément la scène : je lisais le livre pendant le journal télévisé et j’ai fondu en larmes.
  7. J’ai dû m’y reprendre à plusieurs fois avant d’arriver à lire L’Étranger de Camus, et pourtant, quand j’ai réussi j’ai adoré.
  8. Par contre je n’ai jamais pu dépasser le début de Madame Bovary et de Voyage au bout de la nuit.
  9. J’adore Beauvoir et Sagan.
  10. Je cherche l’équivalent pour toutes les villes du monde de Barcelone pour L’Ombre du vent.
  11. Henri-Pierre Roché, qui a publié Jules et Jim à 74 ans, me laisse penser qu’il n’est jamais trop tard pour écrire un livre (et cela contrecarre le sadisme de mes anciens profs de prépa qui nous sortaient régulièrement que nous étions déjà plus vieux que Rimbaud).
  • Mes réponses aux 11 questions

1.Ton dernier coup de coeur livresque ? Blitz de Connie Willis, ça date un peu mais ça reste pour moi le meilleur livre de science-fiction que j’ai lu récemment !

2.Pourquoi faire ce blog ? Pour donner envie à mes amis de découvrir le métier de « dame du CDI » sous un nouveau jour, pour donner des idées aux copains copines profs docs, pour partager ma passion pour le cinéma, bref pour allier l’agréable professionnel à l’agréable personnel.

3.Quelle adaptation de livre en film as-tu préférée ? Pourquoi ? Il y en a une tonne ! Une version introuvable du Comte de Monte-Cristo avec Jean Marais, justement parce qu’elle est introuvable. J’attends encore l’adaptation parfaite des Hauts de Hurlevent. En plus récent, Le Seigneur des anneaux et Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban.

4.Quel est ton genre préféré ? Tous et aucun, j’aime tout du moment que l’histoire est prenante.

5.Quel est le genre que tu aimes le moins ? Aucun (voir question précédente).

6.Ton métier est-il en rapport avec les livres, et si oui, que fais-tu au quotidien en rapport avec la lecture ? Et comment ! Je range, je classe, je catalogue, je tente de donner envie de lire autrement, j’expose, je commande, je désherbe…

7.Quel est ton premier souvenir de lecture ? Pomme d’api, Astrapi et J’aime lire, car mes premières lectures, c’était surtout des abonnements…

8.Es-tu plutôt bibliothèque ou librairie ? Librairie : j’aime avoir les livres à moi et ne pas avoir à penser à les rendre…

9.Participes-tu à des challenges lecture ? Pourquoi et lesquels ? Non, par manque de temps et parce que je n’aime pas m’imposer une lecture et un calendrier donné.

10.Comment choisis-tu ta prochaine lecture ? en librairie, sur internet, dans les rayons cinéma, romans et bandes-dessinées, et en fonction du résumé, des premières pages et de la date de sortie.

11.Quel personnage de livre te ressemble ? Quand j’étais ado, j’adorais le personnage de BD Henriette (qui me faisait penser aussi à Daria), mais sinon j’aime beaucoup Hermione dans Harry Potter évidemment…

  • Mes 11 questions
  1. Le livre préféré de votre enfance ?
  2. Une lecture que vous avez abandonnée et que vous regrettez ?
  3. Le livre au-dessus de votre PAL ?
  4. Un auteur que vous rêvez de rencontrer ?
  5. On vous donne le pouvoir de créer en vrai un univers imaginaire : lequel ?
  6. Les genres / sujets de livres dont on pourrait se passer ? (fictions ou documentaire)
  7. Papier ou numérique (ou les deux) ?
  8. Une fin qu’on vous a spoilé ?
  9. Où lisez-vous ?
  10. En silence ou en musique ?
  11. Un livre, un seul, à emporter, maintenant, tout de suite ?

Voilà pour ce questionnaire, à vous de jouer, si vous le souhaitez ! Et à bientôt sur Cinéphiledoc !

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Retour en enfances

Pour ce compte-rendu cinéphile du mois d’avril, je vous propose une exposition, deux livres et un coffret qui ont tous en commun de mettre les enfants à l’honneur.

Contrairement à un précédent article, dans lequel il s’agissait de retrouver, derrière le personnage, l’enfant devenu adulte qui l’avait incarné, ce sont cette fois les visages fictifs qui auront la part belle.

Depuis le 29 mars, en effet, la Cinémathèque française propose une exposition, « Mômes & Cie », et j’ai pris l’habitude d’attendre ces expos avec impatience et de vous en faire un compte-rendu sur ce blog.

Pour préparer cette visite – et cet article – je me suis demandée qui incarnait pour moi le mieux un enfant au cinéma. J’ai écarté les grands classiques, non pas volontairement, mais parce que j’ai pu suffisamment en parler dans d’autres articles.

J’ai laissé le Kid avec Charlot, Antoine Doinel avec son copain René, et tous les personnages de dessins animés, pour les retrouver peut-être un peu plus tard.

Et j’ai préféré laisser la place à Toto, qui pour moi reste à la fois l’un des enfants les plus espiègles du cinéma italien, avec sa petite bouille malicieuse, et véritablement l’enfance de ma propre cinéphilie…

Évidemment, c’est toujours particulier d’entendre Philippe Noiret doublé en italien, mais la magie reste la même… Un gamin minuscule, qui aime le cinéma comme un fou, qui nous fait découvrir tout un pan du cinéma international de 1945 à 1980 (je taille large) et qui ne se doute pas de sa propre vocation.

J’ai repensé aussi au film collectif Enfances, sorti en 2007 et racontant l’enfance de six grands réalisateurs (Hitchcock, Bergman, Tati, Renoir, Welles, Fritz Lang)… je me suis dit que j’aimerais qu’un jour, ce petit bijou sorte en DVD…

Fidèle à mon habitude et avec ces visages en tête, je suis allée voir l’expo de la Cinémathèque.

Mômes et Cie

Le matin même du jour où j’avais décidé de respecter cette tradition cinémathécale (adjectif en cours de définition avec Léo Paget), la chronique PopNCo de Rebecca Manzoni sur France Inter, consacrée à E.T., m’avait mise dans le bain.

https://www.franceinter.fr/emissions/pop-co/pop-co-12-avril-2017

J’ai profité d’un temps quasi estival pour venir à cette expo, et en arrivant à Bibliothèque François Mitterrand, j’ai marché jusqu’au parc de Bercy, ce qui m’a permis de tomber directement sur l’entrée de la cinémathèque :

Je n’ai pas pris beaucoup de photos à l’intérieur : comme une friandise, l’exposition se savoure, se déguste avec les yeux, assis ou allongés par terre.

Dans les différentes salles, les différentes émotions de Vice-versa, moins le dégoût et plus le courage. Un grand écran, des décors minimalistes. La première salle dans laquelle on débouche, c’est la Joie, et j’ai été accueillie par le Kid.

Tout de suite on est saisi. Des grandes salles avec les émotions, des plus petites salles annexes avec des photos, affiches, citations. Quelques costumes, comme la robe couleur de lune de Peau d’âne et la robe du magicien du Voyage dans la lune de Méliès. Un Nimbus 2000 flottant dans les airs.

Pour finir une dernière salle, « À vous de jouer », avec un grand mur à crayonner à la craie, Kirikou sortant de la brousse, une lanterne magique, Persepolis à faire défiler.

Simplement, efficacement, cette exposition pour les enfants et ceux qui le sont restés, vous ramènent directement en enfance. Je n’ai pas regretté le voyage, loin de là.

Et cette fois-ci, j’ai cédé à la tentation et ai pris le catalogue de l’exposition.

1001 visages, 1001 prénoms…

Vous me direz, je n’ai pas compté…

C’est un beau livre qui appelle à la nostalgie, ce catalogue d’exposition. Enfance et cinéma : d’Antoine à Zazie a été co-édité par les éditions Actes Sud et la Cinémathèque française, et est paru en mars 2017.

L’essentiel de l’ouvrage est pensé comme un abécédaire, qui ne commence pas tout à fait à Antoine et ne finit pas tout à fait à Zazie. Comme de juste pour une publication de la Cinémathèque, il s’ouvre sur une préface de son président, Costa-Gavras, et de son directeur général, Frédéric Bonnaud.

Suivent trois témoignages de cinéastes : Christophe Honoré, Michel Ocelot et Nicolas Philibert, ainsi qu’une très belle citation de François Truffaut, présence tutélaire et indispensable, puisque réalisateur des Quatre cents coups, de L’argent de poche et de L’Enfant sauvage.

Le lecteur ne sera donc pas étonné de retrouver Antoine Doinel – car Antoine ne peut être (presque) que lui – Victor, Julien ou Patrick en tournant les pages…

Quelques impressions au fil des pages…

Retrouver Alexandre, avec son théâtre de marionnettes et sa lanterne magique, son air à la fois lunaire et boudeur, et se souvenir de la découverte pas si lointaine de Fanny et Alexandre, d’Ingmar Bergman.

Voir évoquée la Alice de Alice au pays des merveilles et se dire que, même si chez Tim Burton, c’est Alan Rickman qui fait la voix de la chenille, c’est tout même le Disney que je préfère…

Se dire que c’est logique que ce soit Serge Toubiana qui signe le texte sur Antoine Doinel…

Sourire en lisant le texte de Mathieu Macheret sur le Voyage de Chihiro, parce qu’il fallait bien qu’il y ait un film de Miyazaki dans le lot.

Frissonner en repensant à Sixième sens et à cette réplique mémorable « Je vois des gens qui sont morts ».

Suivre Harry Potter des romans de J.K. Rowling à la saga cinématographique avec Christophe Honoré.

Fredonner « A spoonful of sugar » et espérer que son bureau se range tout seul, comme la chambre de Jane et Michael dans Mary Poppins.

Se rappeler la première fois où l’enfance passe de l’insouciance à l’horreur dans Au revoir les enfants

Avec Charlot, courir sur les toits pour retrouver le Kid, ramassé par les services sociaux.

Revoir Persepolis.

En tombant sur Matilda, croire avoir affaire à l’adaptation du roman de Roald Dahl alors qu’il s’agit d’un film de Paul Newman…

Se remettre du choc de la petite Paulette orpheline de Jeux interdits, et de cette musique hypnotique à la guitare.

Éclater de rire à la mine quelque peu alcoolisée de Petit Gibus dans La Guerre des boutons d’Yves Robert (et pas les remakes ultérieurs).

Voir avec plaisir un film de Wes Anderson représenté : Moonrise Kingdom.

Refermer le livre avec le dialogue entre Gabrielle Sébire, commissaire de l’exposition, et Patrick Bouchain, son directeur artistique.

Que dire de plus ?

Comme la plupart des catalogues d’exposition de la Cinémathèque, il s’agit là d’un très bel ouvrage, pensé comme une galerie de portraits.

Justement, le seul petit regret serait que des photos, j’aurais aimé en avoir plus, et c’est une surprise, cette étonnante sobriété dans un ouvrage sur les enfants au cinéma. Mais c’est un regret qui s’oublie vite, tant le livre suscite en lui-même d’images et de souvenirs…

Il m’a d’ailleurs immédiatement fait penser à un autre ouvrage que je venais d’acheter…

Chihiro, Totoro, Mononoké

La mode est aux documentaires consacrés aux films d’animations, pas seulement en livres, mais aussi en vidéo.

Dans les rayons des librairies, est-ce la célébration d’un anniversaire quelconque, mais on retrouve un certain nombre de livres sur l’univers Disney (et j’espère qu’un jour, Taschen éditera en format poche le très beau livre qu’il a consacré aux archives Disney).

Plusieurs fois, la chaîne Arte a diffusé un magnifique documentaire sur Walt Disney, en deux parties. Je n’ai pas trouvé de vidéo d’extrait, et ce documentaire n’existe (pour l’instant ?) pas en DVD, mais voici le lien vers sa version VOD sur le site de la chaîne :

http://boutique.arte.tv/f10870-walt_disney_deux_parties

Il fallait bien que les studios Ghibli fassent eux aussi l’objet d’un documentaire – même si par le passé, au moins un beau livre consacré à Miyazaki avait été publié.

C’est le cas ici, et je rassure tout de suite les économes, voici qui vous donnera un bel aperçu, exhaustif et à la hauteur, des studios Ghibli.

Hommage au studio Ghibli : les artisans du rêve est un ouvrage collectif publié en mars 2017 et co-édité par Ynnis et Animeland.

Le livre, agréable et coloré, s’ouvre sur les biographies des deux membres fondateurs du studio : Hayao Miyazaki et Isao Takahata.

S’ensuit une présentation succincte mais complète de la genèse de Ghibli et de ses premières oeuvres : Nausicaä et Le Château dans le ciel. Puis l’ouvrage se contente de suivre la chronologie et les productions successives, de manière simple et efficace, avec pour chaque période, une page d’introduction :

Totoro et le Tombeau des lucioles, sortis simultanément, Kiki la petite sorcière, les « années fastes » avec notamment Porco Rosso et Princesse Mononoké, le « sacre de Miyazaki » avec Le Voyage de Chihiro et Le Château ambulant (mon préféré),

la relève puis le retour de Miyazaki avec Le Vent se lève.

Après l’étude des oeuvres les plus récentes, viennent l’interview de trois anciens animateurs des studios, tout un chapitre sur l’univers musical de Ghibli, avec un compositeur emblématique : Joe Hisaishi, des articles qui étudient le style, les personnages féminins, l’univers étendu (musée, exposition, produits dérivés), et enfin une vingtaine de pages d’illustrations hommages.

En 130 pages, ce petit livre réussit avec élégance et virtuosité son hommage à l’univers Ghibli et se révèle un indispensable pour tous les amoureux du studio. Non seulement, il donne envie de revoir tous les films les uns après les autres, mais il n’oublie pas de rappeler l’influence d’un film en particulier sur Miyazaki et Takahata : Le Roi et l’oiseau, de Paul Grimault et Jacques Prévert.

Détail ? Pas si je veux vous toucher un dernier mot d’un coffret déniché dans une de nos grandes enseignes…

Le Roi et l’oiseau, encore et toujours

Le 11 avril, il y a 40 ans, disparaissait Jacques Prévert. Est-ce la raison pour laquelle ce coffret était en vente ? Pas que je sache…

© Gebeka Films

Prévert, c’est l’oiseau, impertinent, qui fait fi de la royauté, poète et libérateur. Le Roi et l’oiseau est sorti deux ans après la mort de Prévert, et il a tout d’une oeuvre testamentaire, prenante, émouvante et inoubliable.

Pour ceux qui souhaiterait découvrir ou redécouvrir l’une des plus belles contributions du poète au cinéma (avec Les Enfants du Paradis), guettez ce coffret, vous y trouverez évidemment le film, des documentaires, la bande originale, des facs-similés, des partitions et l’affiche du film entre autres…

Et pour ceux qui souhaiteraient d’abord en savoir plus, quoi de mieux qu’un numéro de Blow Up :

Espérant avoir réveillé votre âme d’enfant avec toutes ces images, je vous dis à bientôt sur Cinéphiledoc !

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Mars 2017 : séances et animations du CDI

En raison d’une fin mars bien remplie de séances et d’un mois d’avril rabioté par les vacances, je publie à nouveau le compte-rendu de mes activités un peu avant la fin du mois.

Cela me permettra, entre autres, d’équilibrer l’article d’avril, et de commencer à parler de la semaine de la presse PENDANT la semaine de la presse (puisque, pour moi, la semaine de la presse a commencé le 10 mars et se terminera début mai).

Une fois n’est pas coutume, je présenterai les choses de manière thématique et plus ou moins chronologique. Cela aidera à mieux organiser l’article.

Printemps des poètes

L’une des grandes expositions que j’ai mis en place au CDI, avant le départ de notre aide-documentaliste, qui m’a beaucoup aidé dans son installation, c’est l’exposition consacrée au Printemps des poètes.

Pour cela, j’ai recyclé ma machine à écrire Underwood, qui s’ennuyait quelque peu dans ma cave, et nous avons imprimé quelques poèmes, pour donner un côté visuel à la poésie.

L’affiche de l’expo se présentait ainsi :

https://magic.piktochart.com/output/20576939-printemps-des-poetes

Quant à l’exposition en elle-même, elle était en deux parties, à la fois du côté « documentaires » (à l’entrée) et du côté « fictions », ce qui permettait de mettre à l’honneur les ouvrages du rayons 800 (théorie, figures de style, manuscrits…) et les recueils et anthologies.

La machine à écrire a bien attiré l’attention des élèves, et quelques ouvrages ont été empruntés. En discutant avec une collègue de français, elle m’a indiqué qu’elle souhaitait faire déposer aux élèves des PV poétiques sur les voitures du parking des enseignants.

Le 16 mars, les fenêtres du CDI donnant sur le parking, j’ai donc vu avec amusement des élèves courir d’une voiture à l’autre pour déposer ces petits papiers sous les essuie-glaces.

Il va de soit que je me suis acquittée dès le lendemain de mon amende, en déposant La Bohème de Rimbaud dans le casier de ma collègue.

8 mars : Journée internationale des droits des femmes

Parallèlement à cette grosse expo sur le Printemps des poètes, il m’a semblé important de dédier un espace, même un peu moins imposant, à la journée internationale des droits des femmes.

J’ai donc fait une petite sélection de ressources :

Et j’ai affiché à l’extérieur du CDI l’exposition en ligne des « Découvreuses anonymes » :

Vous pouvez retrouver cette exposition en format PDF ci-dessous :

Les découvreuses anonymes – expo WAX Science Animafac

Entre ces deux expositions, et après, nous avons reçu des commandes au CDI et j’ai poursuivi dans le rayon philo et le rayon arts une harmonisation des cotes et de la signalétique :

Enfin, suite du projet « Lire en affiches et QR-codes au CDI », j’ai profité d’avoir reçu en anniversaire une plastifieuse :

pour imprimer quelques affiches réalisées par Sandrine et moi-même et pour les afficher au CDI. Je vous tiendrai aux courants des éventuelles réactions qu’elles susciteront chez les élèves.

Salons et réunions

Durant ce mois de mars, j’ai participé à quelques réunions : les 8 et 9 mars, j’étais à Eduspot, la première journée avec les Interlocuteurs académiques au Numérique de toutes les disciplines.

  • Le 8 mars au matin, j’ai donc assisté à une table-ronde sur les humanités numériques, avec des exemples de pratiques numériques en lettres qui étaient vraiment enthousiasmantes (je pense notamment au blog I-voix de Jean-Michel Le Baut). Puis il y avait des présentations assez courtes d’initiatives académiques. L’après-midi nous étions en ateliers, toutes disciplines confondues, pour proposer des projets autour de la formation et de l’innovation…

  • Le 9 mars, j’étais avec les Interlocuteurs académiques au numérique en documentation, pour une journée d’échanges et de travail.

Le 13 mars, j’étais en réunion de bassin au collège du Pont du bois de Saint-Chéron, avec comme thématique principale EMI et EMC, EPI et AP. En fin de réunion, j’ai proposé à mes collègues animatrices de bassin de faire un petit point rapide sur ce que j’avais reçu comme infos institutionnelles à Eduspot. Voici le support de cette intervention :

Enfin, le 20 mars, j’ai assisté à la commission TICE de mon lycée, notamment pour une question sur laquelle je reviendrai dans la présentation des activités durant la semaine de la presse, c’est-à-dire tout de suite.

Semaine de la presse et des médias à l’école

Comme je l’avais indiqué dans mon article de janvier, sitôt l’inscription faite du lycée à la SPME 2017, j’ai commencé à proposer des idées de collaborations à mes collègues (en particulier ceux avec lesquels j’avais déjà travaillé, donc principalement des collègues de lettres et d’histoire).

Avec mon collègue référent numérique, nous avons également amorcé un échange sur un projet de webradio, impliquant pour l’instant une classe de Première L/ES à la fin de la semaine de la presse, je parlerai donc de ces séances dans l’article du mois d’avril.

Cependant, voici le projet, tel que nous l’avons formalisé pour le chef d’établissement, ce qui peut éventuellement être utile aux personnes souhaitant se lancer dans l’aventure :

Le 17 mars, j’ai installé l’exposition consacrée à cette semaine de la presse :

Toujours avec la fidèle machine à écrire et avec mes affiches de Unes, que j’avais déjà utilisées l’année dernière, ce qui m’a fait jouer les équilibristes dans le CDI… j’espère qu’elles ne se décrocheront pas trop souvent et ne m’obligeront pas à remonter sur les tables !

Je profite de cet article pour remercier Nathalie Mignot, IAN doc de Lille, avec laquelle j’ai beaucoup discuté pendant Eduspot, et qui m’a permis d’insérer sur le portail e-sidoc du lycée l’expo virtuelle de la BnF « La presse à la Une : de la gazette à Internet » : http://0911346u.esidoc.fr

Comme je ne garantis pas la pérennité de cette exposition virtuelle sur le portail du lycée au-delà du 25 mars, voici tout de même pour les curieux le lien de l’exposition : http://expositions.bnf.fr/presse/

Merci encore Nathalie !

Pour accompagner et informer les enseignants durant cette semaine, j’ai proposé, comme les années précédentes, un hors-série à ma lettre de diffusion hebdomadaire :

https://magic.piktochart.com/output/21052537-e-instant-cdi-spme17

La forme en est un peu plus attrayante qu’à l’accoutumée, avec quelques infographies et images supplémentaires.

Enfin du côté des séances, je ne présente que celles s’étant déroulées entre le 10 et le 21 mars, et je garde la fin pour plus tard…

  • Séance EMC STMG3 : j’ai poursuivi avec ma collègue d’histoire-géographie les séances déjà amorcées le mois dernier sur les théories complotistes, dans des conditions relativement difficiles, puisque ce jour-là, internet était décédé au lycée. Les élèves ont donc fait leurs recherches sur leur portable, et deux groupes sont passés à l’oral, sur 2PAK et sur Kennedy.
  • Séance EMI et EMC Seconde : avec une autre collègue d’histoire-géo, nous avons programmé des séances avec ses deux classes de seconde, qui nous emmènent jusqu’à la fin avril. Il s’agit d’un travail sur les présidentielles : chaque groupe d’élèves tire au sort un parti qui se présente, fait une recherche sur ce parti puis sur la présence numérique des candidats. Pour finir, il compare deux programmes : celui tiré au sort et celui de son choix. J’ai proposé le support suivant aux élèves :
  • Séance EMI et Lettres Seconde : la collègue de français avec laquelle j’avais travaillé sur le théâtre antique en février a elle aussi voulu travailler sur les élections, en préambule de sa séquence sur l’argumentation. Si nous avons conservé la partie sur la présence numérique des candidats, le gros du travail portait cette fois-ci sur leur profession de foi et la présentation de leur projet. Le support servait moins à garder une trace du travail des élèves qu’à avoir un déroulé de séance clair :

Voilà pour ces quelques séances sur la #SPME2017. Je posterai au fur et à mesure sur Twitter la suite et fin des autres séances, et ferait un article global un peu avant la fin du mois d’avril.

D’ici là, bonne semaine de la presse à tous et à très bientôt !

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Février 2017 : séances et animations du CDI

Comme je l’avais annoncé dans l’article précédent, je reprendrai dans cet article quelques actions de la fin janvier, février ayant été particulièrement raccourci à la fois par les vacances scolaires et pour des raisons personnelles…

Cela ne m’a pas empêchée de faire quelques séances (poursuites de projets déjà amorcés), d’organiser une exposition thématique, et de voir naître un beau projet de mutualisation.

Séances

En attendant la grande effervescence de la semaine de la presse – j’ai déjà sondé le terrain et amorcé des échanges avec les enseignants qui ont déjà travaillé avec moi – je n’ai eu durant cette période fin janvier / fin février que 3h de séances en demi-groupes.

  • EMC 1STMG3 : suite de la séance sur le complotisme

Comme je l’avais indiqué en décembre et en janvier, j’ai commencé à travailler avec deux classes de Premières STMG sur le complotisme, en collaboration avec leurs enseignants d’histoire-géo respectifs.

Pour les STMG1, je n’ai pu faire à ce jour que la séance 1 de ce travail, que l’enseignant a poursuivi en classe.

Pour les STMG3, j’ai pu voir un demi-groupe faire la séance 1 début janvier et revoir ce demi-groupe durant une deuxième séance fin janvier.

Pour rappel, les élèves devaient faire le choix d’une théorie du complot, trouver trois arguments complotistes et trois contre-arguments. La démarche était complexe.

Pendant cette deuxième heure de travail, les élèves ont donc poursuivi leurs recherches, et en fin d’heure, 4 élèves ont pu passer à l’oral, présenter leur théorie du complot et les différents arguments. Je notais au tableau les points successifs des interventions (voir ci-dessous) et finalement, avec ma collègue d’histoire-géo, nous avons été plutôt satisfaites de cette séance.

  • Formation à la recherche 2nde2

Fin février, j’ai animé 2h en demi-groupe de formation à la recherche auprès d’une nouvelle classe de Seconde. Après le classicisme et le siècle des Lumières, j’ai donc travaillé avec cette classe sur la tragédie grecque.

Mêmes modalités d’organisation que pour les séances précédentes : une présentation d’une dizaine de minutes du portail e-sidoc, puis une mise en pratique par les élèves via le questionnaire suivant :

Enfin, les élèves remplissaient le padlet avec les informations recueillies. J’aurais souhaité, pour changer, faire utiliser un autre outil aux élèves, j’avais envie de faire réaliser une carte mentale interactive et collaborative par demi-groupe, mais je n’ai pas trouvé ce que je souhaitais comme outil.

Il faut dire que mes exigences étaient élevées : un outil de carte mentale gratuit, sans connexion, collaboratif en temps réel, beau, et sur lequel on puisse ajouter vidéos, images et liens internet. Bref, un padlet en carte mentale. Après une matinée entière de recherches, tests et bidouillages, j’en suis donc revenue au Padlet.

Made with Padlet

Voilà pour les séances de cette période, c’est peu par rapport aux mois précédents, mais avec la semaine de la presse qui s’annonce, je ne me fais pas de soucis, mon agenda va se garnir…

Exposition thématique / Valorisation du fonds

Pour remplacer l’exposition sur la journée de l’amitié franco-allemande, j’ai installé fin janvier une exposition sur la Saint Valentin, dont voici l’affiche :

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L’exposition est en deux partie : d’un côté, textes philosophiques et littéraires ainsi que documentaires sur l’amour, de l’autre, la littérature amoureuse avec des romans, des pièces de théâtre et des recueils de poésie.

Cette exposition est restée installée jusqu’à quasiment la fin du mois de février, elle va ensuite céder la place aux deux « poids lourds » du mois de mars, le printemps de poètes et la semaine de la presse.

Nous avons également reçu au retour des vacances notre première commande de 2017, surtout des nouveautés pour le rayon Sciences.

La bonne nouvelle est la réception de deux rayonnages supplémentaires, à l’origine pour la science-fiction, qui était coincée à côté de la sortie de secours et mal valorisée auprès des élèves.

Avec mon collègue aide-documentaliste (qui malheureusement nous quitte à l’issue de ce mois), nous avons décidé de transvaser l’ensemble de la littérature en langue étrangère, et de décaler le reste des fictions (poésie, théâtre, romans policiers) afin que la SF soit davantage visible pour les élèves.

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Et j’en viens au projet phare de ce mois de février.

Promotion de la lecture et littérature classique au CDI

Ce projet aurait pu ne jamais voir le jour, ou du moins il aurait pu ne pas être réalisé aussi facilement. Je tiens donc à remercier chaleureusement les trottoirs inégaux de ma ville, et mon sens inné de l’équilibre, pour l’entorse du genou qui m’a valu une semaine d’arrêt maladie.

Sans eux, je n’aurais pas pu proposer à Sandrine Duquenne (@spdocs), avec laquelle j’avais déjà planché sur un Padlet permettant de proposer des nouveautés pour enrichir un fonds documentaire, de travailler à nouveau avec moi.

La semaine du 30 janvier, nous avons donc échangé pour mutualiser ensemble : oui mais quoi ? comment ? avec quel outil ? et sur quel thème ?

Très vite, Sandrine a suggéré de travailler sur la promotion de la littérature classique, en s’inspirant des travaux réalisés par les académies de Nancy-Metz (merci Laureline Lemoine, alias @Baccadoc, pour l’inspiration) et de Toulouse dans le cadre des TraAM Documentation.

Nous nous sommes principalement inspirées de ces deux projets :

Nous avons donc décidé de proposer des affiches consacrées à des auteurs ou à des genres littéraires, avec des QR-codes donnant l’accès à la lecture de leurs œuvres principales, et de mettre en ligne ces affiches sur un Padlet, afin de permettre soit d’imprimer individuellement certaines affiches, soit de les intégrer une par une ou en totalité sur un site ou un portail documentaire.

Durant la semaine du 30 janvier, nous avons travaillé quasiment deux jours complets à distance et réalisé 7 infographies le premier jour et 14 le deuxième, la répartition du travail donnant lieu à quelques échanges comiques :

« Ouin, tu as pris Hugo je voulais faire Hugo !

– Ben tu n’as qu’à faire Flaubert…

– J’aime pas Flaubert ! (…)

Deux heures plus tard :

– Je fais Voltaire, tu fais Rousseau ?

– Ok, je fais le mec qui abandonne ses enfants, toi tu fais celui qui traite le peuple de canaille… »

Une fois les 21 infographies réalisées, nous les avons mises en ligne sur le Padlet, en les classant par siècle. Une rubrique séparée est consacrée aux auteurs étrangers, une autre aux genres littéraires. Un petit bloc d’introduction présente le projet et les possibilités d’utilisation.

La semaine de la reprise (20-24 février), nous avons continué d’enrichir ce Padlet, principalement en ajoutant : la littérature antique, médiévale et renaissante, des auteurs étrangers, la philosophie et quelques genres littéraires…

Trêve de suspense, voici donc le bébé :

Made with Padlet

De plus, Sandrine m’a autorisée à publier sur ce blog les affiches dont je suis les plus fières, en voici donc trois…

Histoire romaine :

Témoins du 19e siècle :

Et littérature épistolaire :

Évidemment, le Padlet continuera de s’enrichir, et je conclus cet article en indiquant que je l’ai proposé en intervention sur un Explorcamp pour la prochaine édition de Ludovia, je croise donc les doigts !

Je finis cet article par une excellente nouvelle reçue le 23 février au soir : le collectif OA, qui était venu au lycée présenter son travail autour du film « Je suis enchanté » le mois dernier, s’est vu décerné le prix du public du Nikon Film Festival. C’est une heureuse conclusion pour cette équipe et l’annonce, très certainement, d’autres très beaux projets à venir, un immense bravo à eux !

Et à très bientôt sur Cinéphiledoc !

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Janvier 2017 : séances et animations du CDI

Je profite de ce nouvel article, publié un peu en avance au mois de janvier – mais c’est la faute aux vacances de février qui arrivent très vite – pour souhaiter une belle année 2017, cinéphile et numérique, pleine de bonheur et de projets, aux profs docs qui passeraient par là…

J’avais plein de choses prévues au mois de janvier, et je suis très heureuse de pouvoir enfin vous en parler !

Commençons par les séances, qui sont principalement des poursuites de séquences amorcées les mois précédents.

Séances

Comme ces séances, du coup, n’ont pas forcément donné lieu à des publications ou à des modifications, je vais me contenter de les lister rapidement.

Le 6 janvier, j’ai fait 3h de séances d’EMC :

  • 1h avec les 1ère L où, avec mon collègue d’histoire, nous avons repris le thème de la représentation des femmes dans la société (voir le Google Form du mois dernier) et où chaque élève devait intervenir sur la dernière question à l’oral ;
  • 1h avec les 1STMG1 sur le complotisme où ils devaient poursuivre leur travail de recherche sur une théorie du complot (la carte heuristique ci-dessous montre les représentations des élèves en début de séance :

  • 1h avec les 1STMG3 sur l’identité heuristique (le groupe que ma collègue d’histoire et moi n’avions pas encore vu). Dans ce groupe, certains élèves n’ont pas voulu que leur travail soit publié, voici donc un Padlet un peu moins nourri avec tout de même de très belles cartes heuristiques…

Made with Padlet

Le 7 janvier, j’ai vu un petit groupe d’élèves de seconde, envoyé au CDI par une collègue de français pour une heure de lecture. Je ne suis pas beaucoup intervenue, mais j’ai demandé à la collègue de m’impliquer un peu plus dans ce travail de lecture pour les séances suivantes, ce qu’elle a accepté.

Le 19 et le 20 janvier, j’ai fait 1h de séance en demi-groupe de formation à la recherche auprès d’une nouvelle classe de seconde. Pour ces séances, j’avais voulu modifier mon Google Form – la thématique traitée est toujours celle des Lumières – en ajoutant des captures d’écran et en modifiant l’ordre des recherches afin de faciliter la navigation des élèves.

Voici cette nouvelle mouture :

Enfin, le 20 janvier, j’ai revu les 1STMG3 (groupe 2) pour les faire travailler pendant une heure sur le complotisme. Comme pour les 1STMG1, je suis à nouveau partie d’une carte mentale :

Avant de commencer les travaux de recherche, j’ai demandé aux élèves de faire l’exercice suivant : ouvrir deux pages Google, sur la première taper une recherche neutre (exemple : « Programme Apollo ») et sur la deuxième, ajouter « Complot », le but étant de leur montrer que tout peut être prétexte à complot, et qu’en le cherchant, on finit forcément par le trouver. Ce travail devra être poursuivi durant d’autres séances.

Voilà pour ces quelques séances du mois de janvier…

Expositions

J’ai désinstallé à regret mon calendrier de l’Avent et les décorations de Noël – il faut d’ailleurs que j’enlève mon sapin chez moi… Avec mon collègue aide-documentaliste, nous nous sommes posés la question d’une thématique à proposer aux élèves.

Nous avons choisi la journée de l’amitié franco-allemande, qui reste ce qu’il y a de plus réjouissant dans les commémorations de janvier.

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J’ai donc proposé d’un côté une sélection de documentaires :

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De l’autre une sélection de fictions d’auteurs germanophones :

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Ainsi que l’affiche et les QR-codes suivants :

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Nous avons également reçu une commande de la Bibliothèque pour l’école passée au mois de novembre, ce qui a permis d’enrichir le fonds documentaire en nouveautés.

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Gestion

Parallèlement à ce catalogage de nouveautés, j’ai poursuivi mon travail d’harmonisation des cotes et des notices (un peu) pour le rayon Arts, et (beaucoup) pour le rayon Philosophie.

Je pense d’ailleurs être poursuivie par la philo, qui était également le rayon que j’avais péniblement fait basculer de la CDU à la Dewey quand j’étais stagiaire au lycée… de là à rêver de Platon, Kant et consorts la nuit, il n’y a qu’un pas.

Je profite que je suis dans le chapitre « Gestion » pour revenir sur la répartition des rayons que nous avons adoptée ma collègue et moi. J’ai en charge les rayons 000 (Généralités) 100 (Philosophie) 200 (Religions) 700 (Arts) et 800 (Littérature) – même si le rayon Littérature est partagé entre nous, puisqu’il s’agit vraiment d’un gros morceau.

Pour renouveler le fonds de ces rayons, j’avais commencé avec ma copine @spdocs par partager un Google Doc, mais je me suis dit qu’il serait tout aussi bien de travailler à plus de deux (plus on est de fous) et c’est pourquoi je vous propose le Padlet ci-dessous, où mettre des couvertures de livres, des notices et des liens de suggestions pour renouveler le fonds. Je n’y ai mis pour l’instant que les rayons sur lesquels nous travaillons toutes les deux, mais libre à vous de rajouter des classes de la Dewey qui vous intéressent.

Made with Padlet

Préparation de la SPME17

Le 5 janvier, j’ai inscrit le lycée à la Semaine de la presse et des médias à l’école. À cette occasion, j’ai recyclé ma présentation de la SPME que j’avais proposée à mes collègues de collège l’an dernier, et voici ce que j’ai envoyé aux enseignants, en guise d’introduction et afin de les appâter, pour cette année :

Et j’en viens maintenant aux deux gros projets de janvier.

Intervention du collectif OA en « Arts visuels »

Voilà un projet que je prépare depuis début décembre, et que je vous avais annoncé : il a enfin eu lieu.

En effet, début décembre, Léo Paget (comédien, réalisateur, et cousin avec qui je vais de temps en temps voir des expos sur le cinéma), m’avait proposé d’intervenir au lycée pour présenter, avec son équipe, l’un de ces projets.

Du coup, entre la construction du projet, les échanges de mails, et l’intervention en elle-même, ça risque d’être un peu fouillis, donc je vais me concentrer sur l’intervention.

Le 17 janvier, Léo est venu avec 3 personnes de son équipe, le collectif OA, pour présenter pendant 2h son travail aux élèves de l’enseignement d’exploration « Arts visuels ».

Léo Paget (réalisateur / monteur), Carlotta Antonucci (réalisatrice), Laure Barbotte (scripte / scénariste) et Alexandre Coelo (compositeur / acteur) ont participé à la réalisation du court-métrage « Je suis enchanté » présenté au Nikon Film Festival.

Pendant 2h, ils ont raconté aux élèves leur parcours, tous venus du studio Muller, une école de théâtre qui les forme également au jeu face caméra, à l’improvisation, au mime, etc. Avec une dizaine d’autres personnes, ils ont monté le collectif OA, qui leur permet de monter des projets et de se former aux différents métiers du cinéma, et de manière accélérée, ils ont réalisé « Je suis enchanté ».

« Je suis enchanté » dure 2mn20 et condense durant ce temps très court une anecdote poignante et terrifiante de la Seconde guerre mondiale, dont l’atmosphère est très bien reconstituée. L’histoire colle parfaitement à la thématique imposée par le Nikon Festival, à savoir « Je suis une rencontre ».

L’équipe du film a expliqué aux élèves le déroulement d’un tournage, les repérages, les contraintes liées aux lieux, aux budgets, au temps, au scénario. Ils ont évoqué le matériel utilisé, le casting , la promotion du film une fois ce dernier achevé, et enfin en quoi consistait le Nikon Film Festival. Ils ont évidemment montré leur film ainsi que 2 making-of.

Cette intervention a beaucoup plu aux élèves et aux enseignants en charge de l’option, et je profite de cet article pour remercier encore une fois l’équipe pour leur venue, en leur souhaitant le meilleur pour ce festival et pour leurs projets à venir.

Pour voir le film : http://www.festivalnikon.fr/video/2016/533

Page Facebook du collectif OA (avec photos de l’intervention, making-of, etc.) : https://www.facebook.com/oacollectif

Stage « Pratiques innovantes et outils numériques au CDI »

Enfin, the last but not the least, mon mois de janvier était centré autour de deux jours qui m’ont bien accaparée et qui ont nécessité, eux aussi, une bonne préparation durant ces derniers mois.

En effet, depuis l’année dernière, je suis dans le groupe des formateurs DAFPA de l’académie de Versailles pour la documentation. Cependant, l’année dernière, je n’étais encore que « bébé formatrice », je n’animais pas encore de stages. C’est à ce titre que j’avais assisté au stage de Cyril Duquenne « Faire évoluer le CDI, quelles stratégies ? ».

Du coup, en février dernier, j’ai proposé avec ma copine Catherine Besse (@docalfred1) de co-animer (parce que c’est plus sympa) le stage « Pratiques innovantes et outils numériques au CDI », qui a été organisé dans mon lycée les 12 et 13 janvier derniers.

Comme nous avons eu suffisamment d’inscrits, nous pouvons organiser cette année deux sessions : l’une chez moi, au fin fond de l’Essonne, l’autre chez Catherine, en mai, au fin fond du Val d’Oise.

Je ne publie donc pas notre support de formation, j’attends la 2e session. Mais voici quelques tweets qui ont ponctué ces deux journées :

https://storify.com/JFiliol/stage-pratiques-innovantes-et-outils-numeriques-au

Cette première expérience de co-animation a été vraiment un bonheur, j’ai adoré ces deux jours plein de stimulation, d’énergie positive, d’échanges avec une vingtaine de collègues des plus agréables, et tout ça avec Catherine qui partage mon goût pour le numérique, le cinéma de filles, les sushis et les nans au fromage !

Voilà pour ce mois de janvier des plus riches, je vous dis à très bientôt, et encore un bon début d’année à tous !

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2016 : Palmarès de lecture

Voici le désormais traditionnel palmarès de mes lectures cinéphiles de l’année écoulée.

Mais avant toute chose, je commencerai par un petit aperçu de ce que j’ai inauguré en 2014 avec l’exposition en hommage à François Truffaut, et de ce que j’ai poursuivi cette année avec la visite de Chaplin’s wolrd : la visite d’une exposition en lien avec le cinéma.

En cette fin d’année, il s’agit de l’une des expositions de la saison 2016-2017 de la Cinémathèque française : « De Méliès à la 3D : la machine Cinéma ».

Avant…

Je ne résiste pas à un petit panel d’impressions parisiennes avant la visite de cette exposition : promenade entre Saint-Michel et Notre-Dame, arrêt à Shakespeare and Co, librairie et salon de thé à l’ambiance feutrée et bibliophile (voir ci-dessous), et déjeuner au Marcello, un petit restaurant italien très sympa presque en face de la Cinémathèque française, qui loge dans l’ex American Center construit par l’architecte Frank Gehry, au 51 rue de Bercy.

Pendant « De Méliès à la 3D »

J’ai déjà dit à quel point j’appréciais les expositions de la Cinémathèque française, le jeu subtil entre le son, l’image, les objets et les textes (ici peu présents). Je le redis encore une fois.

Le commissaire de l’exposition est Laurent Mannoni, auteur du passionnant ouvrage sur L’Histoire de la Cinémathèque française, et directeur scientifique du patrimoine de la Cinémathèque française (en gros, c’est lui qui s’occupe de tous ces objets fascinants que l’on découvre au fil de cette exposition : caméra, praxinoscope, mais aussi des lanternes magiques… toute l’archéologie du cinéma en somme).

C’est un passionné à l’œuvre et on le ressent dans toute cette exposition : cela lui fait plaisir de montrer tous ces monstres de machines aux visiteurs, de les faire fonctionner sous nos yeux et de nous faire ressortir de là émerveillés.

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Comme pour chacune des expositions de la Cinémathèque, on commence par des affiches, et une entrée, on a l’impression d’entrer au cinéma, ou plutôt d’entre « en cinéma », comme on entre en religion, et l’on va vagabonder parmi ce foisonnement d’objets de culte laïque…

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Tout y est : de l’invention la plus ancienne d’Edison, le kinétoscope (savoureusement désignée sous le nom de « the latest Edison ») aux caméras les plus modernes, aux projections 3D et de réalité virtuelle, en passant par les gigantesques hauts parleurs, le plateau de tournage reconstitué de Marcel Carné, et par la fameuse Steadicam chère à Stanley Kubrick.

L’expérience de réalité virtuelle sur laquelle se conclut l’exposition, avec le Kinoscope, est absolument merveilleuse : le film proposé pour l’occasion est un petit chef d’œuvre de poésie et de magie.

Évidemment, il vaut mieux avoir le Cardboard pour pouvoir visionner cette vidéo dans les meilleures conditions, mais j’ai tout de même voulu en garder une trace…

Après…

Je n’ai pas acheté le catalogue de l’exposition, certes très beau, mais je commence à manquer de place dans mes étagères…

J’ai néanmoins flashé sur ce qui est mon dernier coup de cœur de l’année 2016, une perle aux éditions Taschen, comme les archives Kubrick dans mon précédent article : Muybridge. The Human and Animal Locomotion Photographs.

Petit résumé de cet ouvrage, composé en majorité de planches d’images qui décomposent le mouvement :

Le photographe anglais Eadweard Muybridge (1830-1904) fut un pionnier de l’observation visuelle du mouvement des hommes et des animaux. En 1872, il aida notoirement l’ancien gouverneur de Californie, Leland Stanford, à mettre fin à une polémique en photographiant un cheval au galop. Muybridge avait inventé un système complexe d’obturateurs simultanés permettant d’obtenir des arrêts sur image, et de prouver par-là pour la première fois de manière irréfutable qu’un cheval au galop décolle ses quatre sabots du sol pendant une fraction de seconde.

Après cette exposition, j’ai visité pour la énième le musée du cinéma, où était installée durant cette période une exposition temporaire consacrée au cinéma japonais.

Voilà pour cette jolie petite sortie cinéphile, j’en profite pour remercier Léo Paget, comédien, réalisateur et cousin de son état, de m’y avoir accompagné, passons maintenant au palmarès 2016.

Palmarès 2016

D’abord un point rapide :

J’ai lu cette année 14 livres exclusivement consacrés à l’univers du cinéma et des séries télévisées.

Sur ces 14, trois étaient consacrés à un film en particulier, trois autres à un réalisateur, deux à un acteur, deux évoquaient un aspect précis du cinéma, deux autres un aspect précis des séries télévisées.

L’avant dernier évoquait tant d’aspects du cinéma qu’il n’entre dans aucune des catégories précédentes… Quant au dernier, inclassable lui aussi, il l’était, mais moins par les sujets qu’il abordait que par sa manière de les aborder.

Sur ces quatorze lectures, je n’ai rien à redire, et je n’ai passé avec elles que de bons moments, mais il y en a tout de même certaines qui m’ont marquée plus que d’autres et qui figureront dans ce palmarès.

Catégories « sériephile / sérievore »

Évidemment, dans cette catégorie, les deux livres précédemment cités, et qui m’ont autant plu l’un que l’autre, à savoir :

  • Rêves et séries américaines de Sarah Hatchuel, autant pour le sujet du livre, captivant, pour l’auteur, des plus érudites et nous faisant remémorer des scènes de films et de séries télévisées où les personnages ne cessent de vaciller entre rêves et réalité, et nous entre réalités et fictions… Mais aussi parce que le livre promettait presque un contenu numérique (sites Web, vidéos sur YouTube) que j’aurais aimé plus accessible et plus ambitieux, mais tout de même alléchant…

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Catégorie « films et réalisateurs »

Dans cette catégorie, à laquelle 6 livres pourraient appartenir, je choisis de n’en retenir que deux.

Certes, j’ai beaucoup aimé le récit du tournage de La Grande Vadrouille, et j’ai aimé réfléchir sur différents aspects de Shining et de Alien qui m’avait échappé (dans la même collection de ces deux petits ouvrages, j’attends d’ailleurs toujours la sortie de ceux consacrés respectivement au Parrain et aux Sept samouraïs)… mais là encore, deux livres m’ont particulièrement marquée.

  • Le premier est une lecture encore relativement récente : Les Archives Stanley Kubrick aux éditions Taschen, et déjà mentionné au début de cet article, puisque j’ai trouvé à la Cinémathèque une autre pépite de ces éditions. J’ai apprécié cette lecture moins pour son contenu que pour le fait que Taschen faisait la démarche de mettre à la portée de (pratiquement) toutes les bourses quelque chose d’aussi riche et d’aussi beau visuellement.

  • Le deuxième est un petit échantillon de ce qu’aura été pour moi l’année 2016, à savoir une année Chaplin : la lecture du dernier projet de Chaplin, The Freak, m’a permis de prolonger le bonheur suscité par la visite de Chaplin’s world. Ce livre, qui se lit comme un roman, est l’un des plus beaux hommages qu’on pourrait rendre à ce cinéaste, un joyau d’écriture et de recherche, et que je n’hésite pas à placer parmi mes plus belles expériences de 2016.

Catégorie « écrire au cinéma / écrire le cinéma »

Pour cette dernière catégorie, deux ouvrages qui mêlent avec virtuosité écriture et cinéma.

  • Le premier, Les Écrivains du 7e art, de Frédéric Mercier, explore les relations tumultueuses entre les écrivains et le cinéma : expériences ratées, projets avortés ou méconnus, ambitions déçues… dans un voyage ouvert sur, peut-être une nouvelle exploration…

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  • Enfin, ultime sélection de ce palmarès 2016, Les Fantômes du souvenir de Serge Toubiana, qui remet à l’honneur le prix de la « madeleine de Proust » que j’avais accordée en 2013 à l’ouvrage de Jean-Pierre Pagliano sur Le Roi et l’Oiseau. C’est l’impression que suscitent en moi de tels ouvrages, qui respirent l’enfance, la nostalgie, les paradis perdus (et retrouvés), les images en mouvement qu’on aperçoit un jour et qui restent gravées en nous, et les rencontres, forcément belles, avec les films et avec les êtres… qui nous font rêver et espérer.

Et c’est sur cette note d’espoir que je clos ce palmarès, vous souhaitant pour 2017 toute la douceur, toute la sérénité, et, pour plagier Serge Toubiana, toute la mémoire du monde…

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