Dessins animés et séries historiques

Avant d’évoquer, dans ce nouveau compte-rendu de lecture, des sujets qui peuvent paraître aussi éloignés que les séries historiques et les dessins animés, je profite, avec quelques jours de retard, pour célébrer avec qui passera par ici le cinquième anniversaire de ce blog.

Depuis 5 ans, Cinéphiledoc a fini par trouver son rythme de croisière, à raison de deux articles par mois (avec quelques exceptions) : un article cinéphile et un article #profdoc qui revient sur mes activités professionnelles du mois.

En 5 ans, j’ai publié 265 articles, et au 22 mai, 56496 visiteurs étaient tombés (par hasard ou non) sur mon blog, avec un peu plus de 119.000 vues (et un record de 385 vues le 27 mai 2016).

Ces statistiques me permettent une excellente transition avec la première lecture de cet article…

Des infos, des chiffres, des infographies !

En décembre de l’année dernière, j’avais déjà évoqué la tendance actuelle, pour les éditeurs, de publier des petits ouvrages synthétiques et ludiques sur un univers.

J’avais alors fait le compte-rendu de lecture d’un ouvrage que j’avais beaucoup apprécié : Star Wars Graphics : L’univers décrypté en infographies, de Virginie Iscan, et publié chez Hachette en août 2015, pour surfer sur la vague de la sortie attendue de Star Wars épisode VII.

Par la suite, dans la même collection, un ouvrage exclusivement consacré à l’épisode VII avait été publié par le même éditeur. J’ai aussi vu passer un livre sur l’univers Marvel.

Mais celui que j’attendais avec impatience, qui vous donne le premier élément du titre, et qui est finalement sorti en avril 2017, c’est celui consacré à l’univers Disney : Disney Graphics : l’univers décrypté en infographie, par Marc Aumont.

L’avantage de ce livre, c’est qu’en 128 pages, il répond tout à fait à son objectif : donner un aperçu de l’univers Disney, depuis ses origines jusqu’à ses héros les plus actuels.

Les premières pages reviennent sur la « success story » avec les longs métrages et la création d’une véritable industrie du loisir. L’auteur se focalise également sur le personnage central de Mickey Mouse.

Une très belle partie (la plus belle ?) est ensuite consacrée aux coulisses de l’univers : dessinateurs, techniques (on y apprend que Blanche-Neige, c’est 3 ans de travail mobilisant plus de 750 artistes), pour des dessins animés qui s’inspirent de la littérature et des mythes universels.

Aucun détail n’est laissé de côté : box office, chansons, parcs d’attraction, télévision, et bien-sûr personnages.

Gros coup de coeur pour les pages qui évoquent les enchanteurs et les formules magiques, les châteaux et les chiens et chats.

Le point faible ? La mise en page. Certes, elle est des plus attrayantes, chaque double-page se consacrant à un thème en particulier et dévoilant des détails insolites, des informations étonnantes, le tout avec un côté ludique indéniable.

Mais certaines pages sont écrites sur fond noir, dans une police pas toujours lisible… c’est le petit bémol de cet ouvrage qui, vous l’aurez compris, comme les livres du mois dernier sur l’enfance, vous donnera un bon bol de nostalgie et de bonne humeur !

Quant à établir un palmarès des classiques Disney, pour ceux qui seraient tentés, voici le mien :

  1. Merlin l’enchanteur
  2. Robin des bois
  3. Bernard et Bianca

Et quant à trouver la relation logique entre dessins animés et séries historiques, je vous rassure : rien de logique là-dedans, si ce n’est que je regarde les uns avec autant de plaisir que les autres !

Passons donc sans tarder à la deuxième partie du titre et au second livre de cet article.

À la conquête des séries…

Je me faisais justement la réflexion qu’il y avait longtemps que je n’avais pas parlé de séries télévisées sur ce blog, ou en tout cas, qu’aucun livre sur le sujet n’avait retenu mon attention.

Comme d’habitude, c’est l’un de mes éditeurs favoris sur le sujet qui m’a fourni ma dose mensuelle de lecture cinéphile : pas Sonatine, pas Rouge profond, mais Vendémiaire.

Jusque-là, sur ce blog, Vendémiaire m’a permis d’aborder des ouvrages aussi variés qu’un Dictionnaire Spielberg et deux essais de Laurent Aknin : Star Wars : une saga, un mythe et Mythes et idéologies du cinéma américain. Cette maison d’édition a aussi enrichi ma bibliothèque de mon seul ouvrage sur Kaamelott à ce jour : Kaamelott ou la quête du savoir, de Nicolas Truffinet.

Je ne consulte décidément pas assez les sites des éditeurs, et c’est par hasard, en cherchant Disney graphics, que je suis tombée sur leurs dernières sorties : L’empire de la mélancolie : l’univers des séries scandinaves, de Pierre Sérisier (que j’ai laissé de côté par trop grande méconnaissance du sujet) et Dominer le monde : les séries historiques anglo-saxonnes, de Ioanis Deroide.

Cette dernière publication avait tout pour me séduire : un titre évocateur, une couverture qui rappelle les vues de Fenêtre sur cour, de L’ombre d’un doute et de Friends, et un sommaire ainsi qu’un index des plus alléchants, allant de Doctor Who à Rome en passant par Mad Men… 

Ayant un faible pour les films historiques et pour les séries (historiques ou non), j’ai donc ouvert avec fébrilité ce petit ouvrage, dont la présentation – seule faiblesse formelle des éditions Vendémiaire (en tout cas pour les livres que j’ai déjà eus entre les mains) – est toute en sobriété et sans aucune illustration.

Le lecteur doit se fier à sa mémoire, à l’auteur, et à sa propre curiosité pour remettre des images sur tout ce que l’auteur évoque dès l’introduction. Dans mon cas, j’ai sauté sur les titres suivants : les Tudors, Mad Men, Vikings, Wolf Hall ou encore The Crown.

Ce qui m’a plu avec ce petit livre, c’est d’abord que le premier chapitre revient sur les origines des séries historiques, à savoir les feuilletons littéraires, quelques exemples de films en feuilleton eux aussi et les émissions de radios.

Après l’introduction, on pourrait croire que l’auteur va dresser un panorama complet (et quel serait alors l’ampleur de sa tâche !) des séries historiques anglo-saxonnes.

Hors, comme l’indique son titre, il se concentre surtout sur les séries anglo-saxonnes (Angleterre, États-Unis et Australie), et ce qui l’intéresse, c’est la façon dont l’histoire de ces pays est vue à travers le prisme de la série télévisée.

Enfin, pour construire son propos, il aborde la question à la fois de manière chronologique (avec les séries les plus anciennes dans les premiers chapitres) et thématiques : « Guerre, familles et voyages dans le temps », « L’âge d’or des mini-séries », « Nostalgie et parodies »…

Dans cet ouvrage, westerns et séries guerrières ont la part belle dans les premiers chapitres ; l’auteur questionne aussi le rapport des séries au voyage dans le temps (notamment avec Doctor Who ou X-Files), mais toujours d’un point de vue d’historien (changer les événements, modifier ou non l’histoire).

Il explore ensuite le rapport des séries à l’histoire nationale, à ses « éléments fondateurs » et à la mémoire, à travers des points sensibles tels que l’esclavage ou l’holocauste.

Dans son chapitre « Nostalgie et parodies », il s’attarde sur des monuments de la culture américaine que sont La Petite maison dans la prairie et Happy Days, pour le versant nostalgique, et sur That’s 70s show, pour le versant parodique, ou encore Mad Men, pour une nostalgie teintée de cynisme.

Ce mélange aigre-doux est représenté à merveille par l’épisode « The wheel » où Don Draper propose une campagne publicitaire sur un projecteur de diapositives en misant sur l’émotion des acheteurs potentiels et sur leurs souvenirs de famille.

Dans « Le temps des héroïnes », on assiste sous la plume de l’auteur au déclin des mini-séries et à l’émergence de séries portées exclusivement par des personnages féminins ou dont les personnages féminins se complexifient progressivement dans une société masculine (comme dans Mad Men ou Masters of Sex). C’est aussi dans ce chapitre que l’auteur revient, pour mon bonheur, sur les adaptations en série de Jane Austen, et plus curieusement, sur les séries policières.

Enfin, dans le dernier chapitre « Du sang, du sexe et toujours plus de séries », on retrouve les séries les plus récentes, avec la figure de Tom Hanks qui s’invite dans séries et films historiques, ainsi qu’un bref tour d’horizon des séries sur la Rome antique, qui laisse une place de choix à Rome.

Si la lecture de Dominer le monde est agréable et saura satisfaire le spectateur en lui fournissant pêle-mêle le souvenir de scènes aussi différentes que celles de Rome ou de Doctor Who, elle peut cependant déconcerter, ressemblant plus à un kaléidoscope qu’à une galerie de portraits.

Les images et les périodes vont et viennent, se superposent les unes aux autres, et se répondent dans un curieux vertige, et le lecteur, tiraillé entre passé et présent, sort du voyage quelque peu ébouriffé, comme le docteur à l’atterrissage de son TARDIS.

Pour finir et retrouver quelque peu l’équilibre, voici une petite aparté personnelle, avec mes séries historiques favorites du moment…

3 univers, 3 dépaysements

  • The Crown

Ceux qui me connaissent le savent, j’ai un faible pour l’histoire anglaise, et j’ai adoré les séries telles que The Tudors, The White Queen, Downton Abbey et évidemment, les adaptations de Jane Austen.

C’est donc avec la plus grande fébrilité que j’ai regardé la série produite par Netflix, The Crown, racontant l’accession au trône d’Elisabeth II, avec Matt Smith (ancien docteur) dans le rôle du duc d’Edimbourg. Une série belle, bien écrite, portée par des acteurs impeccables et qui m’a rappelé Le Discours d’un roi ou The Queen :

  • Stranger things

Pas tout à fait historique mais avec un bon goût de nostalgie pour le cinéma des années 80 (et les années 80 tout court), une série qui mêle humour et science-fiction, avec des personnages très attachants, et dont j’attends avec impatience la saison 2 :

À découvrir, les influences du cinéma dans Stranger things :

  • FEUD

Enfin, mon chouchou dernièrement, la série Feud : Bette and Joan, une série pour les cinéphiles (mais pas que) et qui revient sur la rivalité de deux monstres sacrés du cinéma américain : Bette Davis et Joan Crawford, sur le tournage de Qu’est-il arrivé à Baby Jane ?

C’est prenant, effrayant et bouleversant, à découvrir absolument !

Sur ces quelques conseils, je vous laisse, en attendant très prochainement l’article #profdoc de Cinéphiledoc !

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Support de formation 2017

Le stage « Pratiques innovantes et outils numériques au CDI » s’est déroulé :

  • les 12 et 13 janvier au lycée Albert Einstein de Sainte-Geneviève des bois (91)
  • les 4 et 5 mai au lycée Alfred Kastler de Cergy-Pontoise (95)

Retrouvez ci-dessous le support de formation proposé par Catherine Besse (@docalfred1) et Juliette Filiol (@JFiliol)

 

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Avril 2017 : séances et animations du CDI

Comme promis dans l’article précédent, cet article fera le point sur les activités menées au CDI entre le 22 mars et le 18 avril. Je pourrai ainsi revenir sur la suite (et fin) des séances menées dans le cadre de la semaine de la presse. Je rajouterai quelques petites choses d’ici la fin de la semaine…

Pour ceux qui me suivent sur Twitter, j’ai déjà tweeté un certain nombre de choses, mais l’article me permettra de détailler ces différentes actions.

En fin d’article, j’en profiterai pour répondre à l’invitation de Petite Noisette sur blog-o-noisettes.

Séances #SPME2017

  • Les présidentielles : Seconde 6, Seconde 7, Première STMG3

Avec ma collègue d’histoire-géo, nous avons poursuivi les séances en demi-groupe avec ses deux classes de seconde sur les présidentielles. Pour rappel, les élèves devaient tirer au sort un candidat aux présidentielles, faire une recherche sur son parti puis sur sa présence numérique (site, compte Twitter), et enfin comparer son programme avec celui d’un autre candidat. J’ai publié le formulaire à remplir par les élèves dans l’article du mois de mars.

Pour ces séances, nous nous sommes rendues compte qu’une heure n’était pas suffisante. Nous avons donc organisé pour chaque classe une deuxième heure durant laquelle les élèves se concentraient plus spécifiquement sur la comparaison de deux programmes.

En fin de séance, j’ai proposé à ma collègue de remplir avec les élèves une infographie sur la manière dont ils s’informaient activement ou étaient informés sur les présidentielles.

J’ai d’abord fait l’exercice pour moi-même :

Puis j’ai préparé des modèles « vierges » à destination des élèves, et voici ce que les différents groupes ont renseigné :

Suite à ces séances, la collègue d’histoire-géo qui s’occupe des 1STMG3 et avec laquelle je travaille depuis novembre, a souhaité elle aussi faire des séances sur les présidentielles. J’ai donc « mixé » le formulaire réalisé pour l’EMC et celui pour les lettres, cette collègue souhaitant à la fois travailler sur l’histoire des partis et l’analyse des professions de foi des candidats :

Pas de travail sur infographies pour cette classe là, les séances sur les présidentielles clôturent pour cette année une belle collaboration amorcée au mois d’octobre et que j’espère reprendre l’an prochain.

  • Unes de presse : Première L2 et Première STMG1

Avec mon 3e collègue d’histoire-géo, nous avons repris une collaboration qui implique deux de ses classes (séances sur la représentation des femmes dans la société avec les Premières L et sur le complotisme avec les STMG).

Dans le cadre de la semaine de la presse, nous avons décidé de faire produire aux élèves des Unes de presse sur Piktochart. Il a fallu créer un compte Piktochart pour le CDI et tenir compte des aléas du réseau et des versions obsolètes de Firefox sur les ordinateurs du lycée.

Pour les séances, nous avons prévu à l’origine une heure, mais nous sommes passés rapidement à deux heures par demi-groupe avec l’organisation suivante :

  1. veille de séance : collecte des dépêches AFP, téléchargement des images proposées sur Piktochart ;
  2. première heure : présentation de la séance, de l’outil, travail en autonomie des élèves par groupes de deux ou trois. En conservant l’identifiant et le mot de passe, certains d’entre eux ont pu poursuivre le travail chez eux.
  3. deuxième heure : finalisation du travail, « défense » de la Une proposée, réalisation d’une deuxième Une avec les infos de la veille.

Pour l’heure, j’ai rassemblé les Unes les plus abouties sur le Padlet ci-dessous, que j’essaierai d’enrichir si jamais je récupère d’autres travaux :

Made with Padlet

Les élèves parviennent généralement à prendre en main assez facilement l’outil et à organiser la Une en fonction des informations qui les intéressent le plus (certains se spécialisant dans le sport) mais il faut toujours lutter contre les aléas informatiques…

  • Projet webradio : Première L/ES

Comme indiqué dans l’article précédent, nous avons amorcé, mon collègue d’histoire et moi-même, un projet de webradio avec Jean-Pierre, le référent numérique de notre lycée.

Le jeudi et le vendredi de la semaine de la presse, nous avons pu faire notre première séance de présentation aux élèves de Première L/ES, classe que nous avions choisi pour démarrer ce projet.

Lors de la séance avec le premier demi-groupe, nous bénéficiions de l’aide et de l’expertise de Jean-Pierre, qui avait déjà travaillé sur des webradios. Il avait préparé l’organisation suivante :

  1. présentation d’une émission de radio enregistrée en direct, avec un décryptage des différents rôles (animateur, chroniqueur) et de l’équipement : en gros, analyser tout ce qui s’entend et se voit ;
  2. présentation du matériel avec complexification progressive : d’abord deux élèves qui parlent au micro, un troisième chargé de la technique, on ajoute une piste pour la musique, puis l’enregistrement. La séance se termine avec l’écoute de ce qui a été enregistré.

Pour l’exemple, nous avons utilisé la chronique « TubesAndCo » de Rebecca Manzoni sur France Inter :

Retour en images sur ce premier temps :

Pour le deuxième demi-groupe, Jean-Pierre n’étant pas présent, nous avons tenté de reprendre au plus près sa trame, en veillant à ne rien oublier.

A l’issue des deux séances, rendez-vous a été pris avec les élèves pour un deuxième temps qui devrait intervenir fin avril ou début mai, en leur demandant de réfléchir par groupes de trois à un sujet de chronique avec pour chaque groupe deux chroniqueurs et un technicien.

Dans tous les cas, ce début de projet est très prometteur, les élèves se sont montrés très motivés et nous pensons déjà à l’élargir à d’autres classes.

Voilà pour ces quelques séances en lien avec la semaine de la presse, je me tourne désormais vers les deux ou trois projets restants d’ici la fin de l’année et dont je reparlerai certainement au mois de mai ou juin en fonction de leur avancée.

Expositions / Gestion

Le mois d’avril étant bien grignoté par les vacances, je n’ai pas installé de grande expo autre que celle déjà en place de la semaine de la presse.

En revanche, j’ai commencé à plastifier et à installer les affiches réalisées avec Sandrine Duquenne et mises en ligne sur le Padlet ci-dessous (déjà mentionné plusieurs fois) :

Made with Padlet

Voilà ce que cela donne en photos sur certaines étagères :

J’ai également proposé une petite sélection autour des présidentielles, comme je l’avais fait pour la journée internationale des droits des femmes :

Et il y a toujours l’exposition des nouveautés.

J’ai profité du mois de mars pour finir mon travail d’harmonisation des cotes et de signalétique pour le rayon Arts (700), et j’ai amorcé le même travail pour le rayon Littérature (800).

Voilà pour ces derniers travaux de gestion…

Je finis donc cet article avec la réponse à Petite Noisette.

Liebster Award Livresque

Le principe : Dire 11 choses sur soi, répondre aux 11 questions posées par la personne qui vous a nominé(e), poser 11 nouvelles questions aux 11 blogs que vous aurez choisi ! (j’ai choisi, plutôt que de sélectionner 11 blogs, étant donné mon retard, de vous laisser répondre si vous le souhaitez aux 11 questions en commentaire).

  • 11 choses sur moi et les livres
  1. Je rêve de vivre dans un endroit où la bibliothèque sera une pièce à elle-seule car pour l’instant, mes livres montent jusqu’au plafond, et débordent des étagères…  et je pourrai ainsi classer mes livres sur le cinéma : livres sur les réalisateurs, sur les films…
  2. Je suis très possessive de mes livres, on m’en offre et si deux personnes m’offrent le même livre, c’est un cadeau, je ne parviens pas à me séparer d’un des deux exemplaires. En gros mon « désherbage » est restreint à 2 ou 3 livres par an, pas plus.
  3. J’arrive à lire en anglais et j’ai un faible pour les romancières anglaises.
  4. Je lis beaucoup moins de livres de fiction qu’avant, et beaucoup moins de livres en général, car je me concentre sur les ouvrages sur le cinéma.
  5. J’ai lu deux fois et en entier À la recherche du temps perdu, et ce n’était pas sous la contrainte.
  6. Le seul livre qui m’ait fait pleurer – et j’ai vraiment éclaté en sanglots devant mes parents éberlués – était Mon bel oranger. Je revois précisément la scène : je lisais le livre pendant le journal télévisé et j’ai fondu en larmes.
  7. J’ai dû m’y reprendre à plusieurs fois avant d’arriver à lire L’Étranger de Camus, et pourtant, quand j’ai réussi j’ai adoré.
  8. Par contre je n’ai jamais pu dépasser le début de Madame Bovary et de Voyage au bout de la nuit.
  9. J’adore Beauvoir et Sagan.
  10. Je cherche l’équivalent pour toutes les villes du monde de Barcelone pour L’Ombre du vent.
  11. Henri-Pierre Roché, qui a publié Jules et Jim à 74 ans, me laisse penser qu’il n’est jamais trop tard pour écrire un livre (et cela contrecarre le sadisme de mes anciens profs de prépa qui nous sortaient régulièrement que nous étions déjà plus vieux que Rimbaud).
  • Mes réponses aux 11 questions

1.Ton dernier coup de coeur livresque ? Blitz de Connie Willis, ça date un peu mais ça reste pour moi le meilleur livre de science-fiction que j’ai lu récemment !

2.Pourquoi faire ce blog ? Pour donner envie à mes amis de découvrir le métier de « dame du CDI » sous un nouveau jour, pour donner des idées aux copains copines profs docs, pour partager ma passion pour le cinéma, bref pour allier l’agréable professionnel à l’agréable personnel.

3.Quelle adaptation de livre en film as-tu préférée ? Pourquoi ? Il y en a une tonne ! Une version introuvable du Comte de Monte-Cristo avec Jean Marais, justement parce qu’elle est introuvable. J’attends encore l’adaptation parfaite des Hauts de Hurlevent. En plus récent, Le Seigneur des anneaux et Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban.

4.Quel est ton genre préféré ? Tous et aucun, j’aime tout du moment que l’histoire est prenante.

5.Quel est le genre que tu aimes le moins ? Aucun (voir question précédente).

6.Ton métier est-il en rapport avec les livres, et si oui, que fais-tu au quotidien en rapport avec la lecture ? Et comment ! Je range, je classe, je catalogue, je tente de donner envie de lire autrement, j’expose, je commande, je désherbe…

7.Quel est ton premier souvenir de lecture ? Pomme d’api, Astrapi et J’aime lire, car mes premières lectures, c’était surtout des abonnements…

8.Es-tu plutôt bibliothèque ou librairie ? Librairie : j’aime avoir les livres à moi et ne pas avoir à penser à les rendre…

9.Participes-tu à des challenges lecture ? Pourquoi et lesquels ? Non, par manque de temps et parce que je n’aime pas m’imposer une lecture et un calendrier donné.

10.Comment choisis-tu ta prochaine lecture ? en librairie, sur internet, dans les rayons cinéma, romans et bandes-dessinées, et en fonction du résumé, des premières pages et de la date de sortie.

11.Quel personnage de livre te ressemble ? Quand j’étais ado, j’adorais le personnage de BD Henriette (qui me faisait penser aussi à Daria), mais sinon j’aime beaucoup Hermione dans Harry Potter évidemment…

  • Mes 11 questions
  1. Le livre préféré de votre enfance ?
  2. Une lecture que vous avez abandonnée et que vous regrettez ?
  3. Le livre au-dessus de votre PAL ?
  4. Un auteur que vous rêvez de rencontrer ?
  5. On vous donne le pouvoir de créer en vrai un univers imaginaire : lequel ?
  6. Les genres / sujets de livres dont on pourrait se passer ? (fictions ou documentaire)
  7. Papier ou numérique (ou les deux) ?
  8. Une fin qu’on vous a spoilé ?
  9. Où lisez-vous ?
  10. En silence ou en musique ?
  11. Un livre, un seul, à emporter, maintenant, tout de suite ?

Voilà pour ce questionnaire, à vous de jouer, si vous le souhaitez ! Et à bientôt sur Cinéphiledoc !

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Retour en enfances

Pour ce compte-rendu cinéphile du mois d’avril, je vous propose une exposition, deux livres et un coffret qui ont tous en commun de mettre les enfants à l’honneur.

Contrairement à un précédent article, dans lequel il s’agissait de retrouver, derrière le personnage, l’enfant devenu adulte qui l’avait incarné, ce sont cette fois les visages fictifs qui auront la part belle.

Depuis le 29 mars, en effet, la Cinémathèque française propose une exposition, « Mômes & Cie », et j’ai pris l’habitude d’attendre ces expos avec impatience et de vous en faire un compte-rendu sur ce blog.

Pour préparer cette visite – et cet article – je me suis demandée qui incarnait pour moi le mieux un enfant au cinéma. J’ai écarté les grands classiques, non pas volontairement, mais parce que j’ai pu suffisamment en parler dans d’autres articles.

J’ai laissé le Kid avec Charlot, Antoine Doinel avec son copain René, et tous les personnages de dessins animés, pour les retrouver peut-être un peu plus tard.

Et j’ai préféré laisser la place à Toto, qui pour moi reste à la fois l’un des enfants les plus espiègles du cinéma italien, avec sa petite bouille malicieuse, et véritablement l’enfance de ma propre cinéphilie…

Évidemment, c’est toujours particulier d’entendre Philippe Noiret doublé en italien, mais la magie reste la même… Un gamin minuscule, qui aime le cinéma comme un fou, qui nous fait découvrir tout un pan du cinéma international de 1945 à 1980 (je taille large) et qui ne se doute pas de sa propre vocation.

J’ai repensé aussi au film collectif Enfances, sorti en 2007 et racontant l’enfance de six grands réalisateurs (Hitchcock, Bergman, Tati, Renoir, Welles, Fritz Lang)… je me suis dit que j’aimerais qu’un jour, ce petit bijou sorte en DVD…

Fidèle à mon habitude et avec ces visages en tête, je suis allée voir l’expo de la Cinémathèque.

Mômes et Cie

Le matin même du jour où j’avais décidé de respecter cette tradition cinémathécale (adjectif en cours de définition avec Léo Paget), la chronique PopNCo de Rebecca Manzoni sur France Inter, consacrée à E.T., m’avait mise dans le bain.

https://www.franceinter.fr/emissions/pop-co/pop-co-12-avril-2017

J’ai profité d’un temps quasi estival pour venir à cette expo, et en arrivant à Bibliothèque François Mitterrand, j’ai marché jusqu’au parc de Bercy, ce qui m’a permis de tomber directement sur l’entrée de la cinémathèque :

Je n’ai pas pris beaucoup de photos à l’intérieur : comme une friandise, l’exposition se savoure, se déguste avec les yeux, assis ou allongés par terre.

Dans les différentes salles, les différentes émotions de Vice-versa, moins le dégoût et plus le courage. Un grand écran, des décors minimalistes. La première salle dans laquelle on débouche, c’est la Joie, et j’ai été accueillie par le Kid.

Tout de suite on est saisi. Des grandes salles avec les émotions, des plus petites salles annexes avec des photos, affiches, citations. Quelques costumes, comme la robe couleur de lune de Peau d’âne et la robe du magicien du Voyage dans la lune de Méliès. Un Nimbus 2000 flottant dans les airs.

Pour finir une dernière salle, « À vous de jouer », avec un grand mur à crayonner à la craie, Kirikou sortant de la brousse, une lanterne magique, Persepolis à faire défiler.

Simplement, efficacement, cette exposition pour les enfants et ceux qui le sont restés, vous ramènent directement en enfance. Je n’ai pas regretté le voyage, loin de là.

Et cette fois-ci, j’ai cédé à la tentation et ai pris le catalogue de l’exposition.

1001 visages, 1001 prénoms…

Vous me direz, je n’ai pas compté…

C’est un beau livre qui appelle à la nostalgie, ce catalogue d’exposition. Enfance et cinéma : d’Antoine à Zazie a été co-édité par les éditions Actes Sud et la Cinémathèque française, et est paru en mars 2017.

L’essentiel de l’ouvrage est pensé comme un abécédaire, qui ne commence pas tout à fait à Antoine et ne finit pas tout à fait à Zazie. Comme de juste pour une publication de la Cinémathèque, il s’ouvre sur une préface de son président, Costa-Gavras, et de son directeur général, Frédéric Bonnaud.

Suivent trois témoignages de cinéastes : Christophe Honoré, Michel Ocelot et Nicolas Philibert, ainsi qu’une très belle citation de François Truffaut, présence tutélaire et indispensable, puisque réalisateur des Quatre cents coups, de L’argent de poche et de L’Enfant sauvage.

Le lecteur ne sera donc pas étonné de retrouver Antoine Doinel – car Antoine ne peut être (presque) que lui – Victor, Julien ou Patrick en tournant les pages…

Quelques impressions au fil des pages…

Retrouver Alexandre, avec son théâtre de marionnettes et sa lanterne magique, son air à la fois lunaire et boudeur, et se souvenir de la découverte pas si lointaine de Fanny et Alexandre, d’Ingmar Bergman.

Voir évoquée la Alice de Alice au pays des merveilles et se dire que, même si chez Tim Burton, c’est Alan Rickman qui fait la voix de la chenille, c’est tout même le Disney que je préfère…

Se dire que c’est logique que ce soit Serge Toubiana qui signe le texte sur Antoine Doinel…

Sourire en lisant le texte de Mathieu Macheret sur le Voyage de Chihiro, parce qu’il fallait bien qu’il y ait un film de Miyazaki dans le lot.

Frissonner en repensant à Sixième sens et à cette réplique mémorable « Je vois des gens qui sont morts ».

Suivre Harry Potter des romans de J.K. Rowling à la saga cinématographique avec Christophe Honoré.

Fredonner « A spoonful of sugar » et espérer que son bureau se range tout seul, comme la chambre de Jane et Michael dans Mary Poppins.

Se rappeler la première fois où l’enfance passe de l’insouciance à l’horreur dans Au revoir les enfants

Avec Charlot, courir sur les toits pour retrouver le Kid, ramassé par les services sociaux.

Revoir Persepolis.

En tombant sur Matilda, croire avoir affaire à l’adaptation du roman de Roald Dahl alors qu’il s’agit d’un film de Paul Newman…

Se remettre du choc de la petite Paulette orpheline de Jeux interdits, et de cette musique hypnotique à la guitare.

Éclater de rire à la mine quelque peu alcoolisée de Petit Gibus dans La Guerre des boutons d’Yves Robert (et pas les remakes ultérieurs).

Voir avec plaisir un film de Wes Anderson représenté : Moonrise Kingdom.

Refermer le livre avec le dialogue entre Gabrielle Sébire, commissaire de l’exposition, et Patrick Bouchain, son directeur artistique.

Que dire de plus ?

Comme la plupart des catalogues d’exposition de la Cinémathèque, il s’agit là d’un très bel ouvrage, pensé comme une galerie de portraits.

Justement, le seul petit regret serait que des photos, j’aurais aimé en avoir plus, et c’est une surprise, cette étonnante sobriété dans un ouvrage sur les enfants au cinéma. Mais c’est un regret qui s’oublie vite, tant le livre suscite en lui-même d’images et de souvenirs…

Il m’a d’ailleurs immédiatement fait penser à un autre ouvrage que je venais d’acheter…

Chihiro, Totoro, Mononoké

La mode est aux documentaires consacrés aux films d’animations, pas seulement en livres, mais aussi en vidéo.

Dans les rayons des librairies, est-ce la célébration d’un anniversaire quelconque, mais on retrouve un certain nombre de livres sur l’univers Disney (et j’espère qu’un jour, Taschen éditera en format poche le très beau livre qu’il a consacré aux archives Disney).

Plusieurs fois, la chaîne Arte a diffusé un magnifique documentaire sur Walt Disney, en deux parties. Je n’ai pas trouvé de vidéo d’extrait, et ce documentaire n’existe (pour l’instant ?) pas en DVD, mais voici le lien vers sa version VOD sur le site de la chaîne :

http://boutique.arte.tv/f10870-walt_disney_deux_parties

Il fallait bien que les studios Ghibli fassent eux aussi l’objet d’un documentaire – même si par le passé, au moins un beau livre consacré à Miyazaki avait été publié.

C’est le cas ici, et je rassure tout de suite les économes, voici qui vous donnera un bel aperçu, exhaustif et à la hauteur, des studios Ghibli.

Hommage au studio Ghibli : les artisans du rêve est un ouvrage collectif publié en mars 2017 et co-édité par Ynnis et Animeland.

Le livre, agréable et coloré, s’ouvre sur les biographies des deux membres fondateurs du studio : Hayao Miyazaki et Isao Takahata.

S’ensuit une présentation succincte mais complète de la genèse de Ghibli et de ses premières oeuvres : Nausicaä et Le Château dans le ciel. Puis l’ouvrage se contente de suivre la chronologie et les productions successives, de manière simple et efficace, avec pour chaque période, une page d’introduction :

Totoro et le Tombeau des lucioles, sortis simultanément, Kiki la petite sorcière, les « années fastes » avec notamment Porco Rosso et Princesse Mononoké, le « sacre de Miyazaki » avec Le Voyage de Chihiro et Le Château ambulant (mon préféré),

la relève puis le retour de Miyazaki avec Le Vent se lève.

Après l’étude des oeuvres les plus récentes, viennent l’interview de trois anciens animateurs des studios, tout un chapitre sur l’univers musical de Ghibli, avec un compositeur emblématique : Joe Hisaishi, des articles qui étudient le style, les personnages féminins, l’univers étendu (musée, exposition, produits dérivés), et enfin une vingtaine de pages d’illustrations hommages.

En 130 pages, ce petit livre réussit avec élégance et virtuosité son hommage à l’univers Ghibli et se révèle un indispensable pour tous les amoureux du studio. Non seulement, il donne envie de revoir tous les films les uns après les autres, mais il n’oublie pas de rappeler l’influence d’un film en particulier sur Miyazaki et Takahata : Le Roi et l’oiseau, de Paul Grimault et Jacques Prévert.

Détail ? Pas si je veux vous toucher un dernier mot d’un coffret déniché dans une de nos grandes enseignes…

Le Roi et l’oiseau, encore et toujours

Le 11 avril, il y a 40 ans, disparaissait Jacques Prévert. Est-ce la raison pour laquelle ce coffret était en vente ? Pas que je sache…

© Gebeka Films

Prévert, c’est l’oiseau, impertinent, qui fait fi de la royauté, poète et libérateur. Le Roi et l’oiseau est sorti deux ans après la mort de Prévert, et il a tout d’une oeuvre testamentaire, prenante, émouvante et inoubliable.

Pour ceux qui souhaiterait découvrir ou redécouvrir l’une des plus belles contributions du poète au cinéma (avec Les Enfants du Paradis), guettez ce coffret, vous y trouverez évidemment le film, des documentaires, la bande originale, des facs-similés, des partitions et l’affiche du film entre autres…

Et pour ceux qui souhaiteraient d’abord en savoir plus, quoi de mieux qu’un numéro de Blow Up :

Espérant avoir réveillé votre âme d’enfant avec toutes ces images, je vous dis à bientôt sur Cinéphiledoc !

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Mars 2017 : séances et animations du CDI

En raison d’une fin mars bien remplie de séances et d’un mois d’avril rabioté par les vacances, je publie à nouveau le compte-rendu de mes activités un peu avant la fin du mois.

Cela me permettra, entre autres, d’équilibrer l’article d’avril, et de commencer à parler de la semaine de la presse PENDANT la semaine de la presse (puisque, pour moi, la semaine de la presse a commencé le 10 mars et se terminera début mai).

Une fois n’est pas coutume, je présenterai les choses de manière thématique et plus ou moins chronologique. Cela aidera à mieux organiser l’article.

Printemps des poètes

L’une des grandes expositions que j’ai mis en place au CDI, avant le départ de notre aide-documentaliste, qui m’a beaucoup aidé dans son installation, c’est l’exposition consacrée au Printemps des poètes.

Pour cela, j’ai recyclé ma machine à écrire Underwood, qui s’ennuyait quelque peu dans ma cave, et nous avons imprimé quelques poèmes, pour donner un côté visuel à la poésie.

L’affiche de l’expo se présentait ainsi :

https://magic.piktochart.com/output/20576939-printemps-des-poetes

Quant à l’exposition en elle-même, elle était en deux parties, à la fois du côté « documentaires » (à l’entrée) et du côté « fictions », ce qui permettait de mettre à l’honneur les ouvrages du rayons 800 (théorie, figures de style, manuscrits…) et les recueils et anthologies.

La machine à écrire a bien attiré l’attention des élèves, et quelques ouvrages ont été empruntés. En discutant avec une collègue de français, elle m’a indiqué qu’elle souhaitait faire déposer aux élèves des PV poétiques sur les voitures du parking des enseignants.

Le 16 mars, les fenêtres du CDI donnant sur le parking, j’ai donc vu avec amusement des élèves courir d’une voiture à l’autre pour déposer ces petits papiers sous les essuie-glaces.

Il va de soit que je me suis acquittée dès le lendemain de mon amende, en déposant La Bohème de Rimbaud dans le casier de ma collègue.

8 mars : Journée internationale des droits des femmes

Parallèlement à cette grosse expo sur le Printemps des poètes, il m’a semblé important de dédier un espace, même un peu moins imposant, à la journée internationale des droits des femmes.

J’ai donc fait une petite sélection de ressources :

Et j’ai affiché à l’extérieur du CDI l’exposition en ligne des « Découvreuses anonymes » :

Vous pouvez retrouver cette exposition en format PDF ci-dessous :

Les découvreuses anonymes – expo WAX Science Animafac

Entre ces deux expositions, et après, nous avons reçu des commandes au CDI et j’ai poursuivi dans le rayon philo et le rayon arts une harmonisation des cotes et de la signalétique :

Enfin, suite du projet « Lire en affiches et QR-codes au CDI », j’ai profité d’avoir reçu en anniversaire une plastifieuse :

pour imprimer quelques affiches réalisées par Sandrine et moi-même et pour les afficher au CDI. Je vous tiendrai aux courants des éventuelles réactions qu’elles susciteront chez les élèves.

Salons et réunions

Durant ce mois de mars, j’ai participé à quelques réunions : les 8 et 9 mars, j’étais à Eduspot, la première journée avec les Interlocuteurs académiques au Numérique de toutes les disciplines.

  • Le 8 mars au matin, j’ai donc assisté à une table-ronde sur les humanités numériques, avec des exemples de pratiques numériques en lettres qui étaient vraiment enthousiasmantes (je pense notamment au blog I-voix de Jean-Michel Le Baut). Puis il y avait des présentations assez courtes d’initiatives académiques. L’après-midi nous étions en ateliers, toutes disciplines confondues, pour proposer des projets autour de la formation et de l’innovation…

  • Le 9 mars, j’étais avec les Interlocuteurs académiques au numérique en documentation, pour une journée d’échanges et de travail.

Le 13 mars, j’étais en réunion de bassin au collège du Pont du bois de Saint-Chéron, avec comme thématique principale EMI et EMC, EPI et AP. En fin de réunion, j’ai proposé à mes collègues animatrices de bassin de faire un petit point rapide sur ce que j’avais reçu comme infos institutionnelles à Eduspot. Voici le support de cette intervention :

Enfin, le 20 mars, j’ai assisté à la commission TICE de mon lycée, notamment pour une question sur laquelle je reviendrai dans la présentation des activités durant la semaine de la presse, c’est-à-dire tout de suite.

Semaine de la presse et des médias à l’école

Comme je l’avais indiqué dans mon article de janvier, sitôt l’inscription faite du lycée à la SPME 2017, j’ai commencé à proposer des idées de collaborations à mes collègues (en particulier ceux avec lesquels j’avais déjà travaillé, donc principalement des collègues de lettres et d’histoire).

Avec mon collègue référent numérique, nous avons également amorcé un échange sur un projet de webradio, impliquant pour l’instant une classe de Première L/ES à la fin de la semaine de la presse, je parlerai donc de ces séances dans l’article du mois d’avril.

Cependant, voici le projet, tel que nous l’avons formalisé pour le chef d’établissement, ce qui peut éventuellement être utile aux personnes souhaitant se lancer dans l’aventure :

Le 17 mars, j’ai installé l’exposition consacrée à cette semaine de la presse :

Toujours avec la fidèle machine à écrire et avec mes affiches de Unes, que j’avais déjà utilisées l’année dernière, ce qui m’a fait jouer les équilibristes dans le CDI… j’espère qu’elles ne se décrocheront pas trop souvent et ne m’obligeront pas à remonter sur les tables !

Je profite de cet article pour remercier Nathalie Mignot, IAN doc de Lille, avec laquelle j’ai beaucoup discuté pendant Eduspot, et qui m’a permis d’insérer sur le portail e-sidoc du lycée l’expo virtuelle de la BnF « La presse à la Une : de la gazette à Internet » : http://0911346u.esidoc.fr

Comme je ne garantis pas la pérennité de cette exposition virtuelle sur le portail du lycée au-delà du 25 mars, voici tout de même pour les curieux le lien de l’exposition : http://expositions.bnf.fr/presse/

Merci encore Nathalie !

Pour accompagner et informer les enseignants durant cette semaine, j’ai proposé, comme les années précédentes, un hors-série à ma lettre de diffusion hebdomadaire :

https://magic.piktochart.com/output/21052537-e-instant-cdi-spme17

La forme en est un peu plus attrayante qu’à l’accoutumée, avec quelques infographies et images supplémentaires.

Enfin du côté des séances, je ne présente que celles s’étant déroulées entre le 10 et le 21 mars, et je garde la fin pour plus tard…

  • Séance EMC STMG3 : j’ai poursuivi avec ma collègue d’histoire-géographie les séances déjà amorcées le mois dernier sur les théories complotistes, dans des conditions relativement difficiles, puisque ce jour-là, internet était décédé au lycée. Les élèves ont donc fait leurs recherches sur leur portable, et deux groupes sont passés à l’oral, sur 2PAK et sur Kennedy.
  • Séance EMI et EMC Seconde : avec une autre collègue d’histoire-géo, nous avons programmé des séances avec ses deux classes de seconde, qui nous emmènent jusqu’à la fin avril. Il s’agit d’un travail sur les présidentielles : chaque groupe d’élèves tire au sort un parti qui se présente, fait une recherche sur ce parti puis sur la présence numérique des candidats. Pour finir, il compare deux programmes : celui tiré au sort et celui de son choix. J’ai proposé le support suivant aux élèves :
  • Séance EMI et Lettres Seconde : la collègue de français avec laquelle j’avais travaillé sur le théâtre antique en février a elle aussi voulu travailler sur les élections, en préambule de sa séquence sur l’argumentation. Si nous avons conservé la partie sur la présence numérique des candidats, le gros du travail portait cette fois-ci sur leur profession de foi et la présentation de leur projet. Le support servait moins à garder une trace du travail des élèves qu’à avoir un déroulé de séance clair :

Voilà pour ces quelques séances sur la #SPME2017. Je posterai au fur et à mesure sur Twitter la suite et fin des autres séances, et ferait un article global un peu avant la fin du mois d’avril.

D’ici là, bonne semaine de la presse à tous et à très bientôt !

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BD et cinéma

Voici le compte-rendu de lecture du mois de mars.

Je profite pour rédiger cet article de mon regret présent, à savoir le 3e volume d’Enrico Giacovelli sur le cinéma comique américain, dont la sortie, initialement prévue pour février, est désormais annoncée pour la mi-avril.

J’avais réussi, prenant mon mal en patience, le mois dernier, à évoquer les deux petits livres sur Le Parrain et Les Sept samouraïs, mais j’ai été trop prise pour pouvoir fouiner dans les librairies ces derniers temps, du moins dans le rayon cinéma.

J’en profite donc, je le redis, pour rédiger cet article qui me faisait envie depuis longtemps, mais qui va encore susciter quelques regrets de ma part…

BD et cinéma, d’un côté mais pas de l’autre

En effet, cela fait longtemps que pour mes articles cinéphiles, je cherche non seulement dans les rayons documentaires, dans les romans (je ne désespère pas de trouver un bon roman de science-fiction sur le cinéma, je crois que Connie Willis l’a déjà écrit, mais il est pour l’heure introuvable*), mais aussi dans le rayon bandes-dessinées et mangas.

*pour les curieux de Connie Willis, l’auteur de Blitz, voici un résumé de son roman Remake, sorti en 1994, que je rêve de dénicher :

Alis rêve de danser. Elle rêve de devenir la reine des claquettes dans une vraie comédie musicale. « Mais réveille-toi, ma pauvre petite ! » lui dit Tom.
     Car à Hollywood, il y a longtemps qu’on ne tourne plus de films, qu’on n’emploie plus d’acteurs. Depuis la révolution infographique, on ne fait plus que des remakes. On prend les vieux films et on les censure, ou on les trafique. Et c’est ainsi que Marilyn donne la réplique à Tom Cruise ou que Charlie Chaplin tombe amoureux de Sharon Stone…
     En ce moment, le job de Tom consiste à « nettoyer » les classiques (c’est-à-dire visionner les versions originales et couper toute image où apparaissent alcool, tabac ou drogue). Travail de titan : c’est fou la quantité de bourbon ou de champagne que consommaient les héros des films d’antan ! Soudain, évoluant aux côtés de Fred Astaire, il reconnaît… Alis ! Mais non, voyons, ce n’est pas possible ! Ce film a été tourné en 1949 !
     A moins que…
Et voici la couverture, qui fait tout autant rêver, en tout cas moi :

Je suis souvent revenue sur mes méthodes pour trouver des livres, j’ai évoqué ma veille sur le sujet, les maisons d’éditions que j’affectionne, les moments où, en dernier recours, je me rabats sur internet et où je commande un livre sans l’avoir feuilleté avant, je n’ai pas besoin de m’étendre là-dessus à nouveau.

À moins d’être complètement passée à côté d’une pépite, jusque-là, je n’avais pas remarqué que la BD évoque beaucoup le cinéma.

L’inverse est évidemment vrai, la bande-dessinée inspire le cinéma, qui adapte tous les ans tout un stock de bandes-dessinées et de comics, jusqu’à saturation.

Je ne suis pas sectaire et je comprends qu’on souhaite rendre hommage à un univers graphique en l’adaptant à l’écran… mais Boule & Bill ? le Marsupilami ? Les Profs ? et dernièrement Gaston Lagaffe ? Évidemment ça n’exclut pas les réussites (critiques et/ou commerciales) mais parfois j’aimerais que certains héros restent sur le papier… et je me demande quel scénario on pourra tirer de l’humour tout « slapstickien » de Gaston Lagaffe…

Le papier, revenons-y. Si, en faisant quelques recherches, j’ai trouvé des films inspirés de la bande-dessinée, et si j’ai eu quelques infos sur Wikipédia, je n’ai pas toujours trouvé l’inverse, à savoir le cinéma qui inspire la bande-dessinée.

Il y a bien le divin et regretté Gotlib, et son Cinémastock en deux volumes, où il parodie avec délectation des univers cinématographiques connus (films d’aventures, de chevalerie, adaptations littéraires…)

 

Mais je lui préfère définitivement ses Dingodossiers, où il décortique davantage l’univers du cinéma, des acteurs, des réalisateurs, bref… le making of.

Voici donc ci-dessus ma planche préférée de Gotlib, consacrée au cinéma.

Et plus récemment ?

Et bien rien qui retienne mon attention. Mais peut-être me suggérerez-vous quelques titres.

J’ai néanmoins trouvé un article sur le sujet : http://www.comixtrip.fr/tops/top-10-bd-cinema/ et où le Cinémastock de Gotlib figure en bonne place.

Je n’ai trouvé que ce top, mais régulièrement je parcours encore les rayons BD des librairies, à la recherche d’une perle rare qui évoque l’univers du cinéma.

Hommage au cinéma

C’est au CDI que j’ai trouvé mon bonheur, avec l’une de nos acquisitions récentes : La Parole du muet : 1. Le géant et l’effeuilleuse, paru chez Grand Angle en avril 2016.

Je me souviens certes l’avoir aperçu dans les rayons au moment de sa sortie, mais sans doute prise par un autre ouvrage à ce moment, je ne lui avais pas donné sa chance.

À tort, car cette bande-dessinée répondait à toutes mes attentes. BD à six mains – Laurent Galandon pour le scénario, Frédéric Blier (Blier ? voilà un nom bien cinématographique) aux dessins, et Sébastien Bouet aux couleurs – elle rend hommage dès sa première de couverture au cinéma et ne le quitte plus.

Vous pouvez en suivant ce lien lire les premières pages.

L’histoire ?

Le lecteur suit les aventures de Célestin, un gentil géant naïf, lassé de décevoir son père comme clerc de notaire, qui quitte la Province et part s’installer à Paris pour faire du cinéma, avec pour tout bagage une cinéphilie de 1927 qui rappelle celle d’Henri Langlois, et une bonhomie qui ne le quitte pas.

Dans ces coulisses du cinéma encore muet, on croise bonimenteurs, projectionnistes, vedettes, accessoiristes, et les petites mains côtoient les grandes vedettes, que ce soit sur la pellicule ou dans les studios parisiens.

Au détour d’un hall de gare, on aperçoit Méliès dans son magasin de jouet, Méliès déjà sacralisé par Martin Scorsese dans Hugo Cabret, et remis à l’honneur, mais avec la douceur du clin d’oeil, dans cette jolie planche :

Les personnages, esquissés avec délicatesse, sont tous aussi attachants les uns que les autres, et sont tous inoubliables à leur manière : le « bon gros géant » qu’est Anatole, qui a des allures d’Hitchcock avant l’heure, le nain incollable en caméras et en techniques, le pianiste ancien combattant, le propriétaire de salle qui arrondit ses fins de mois avec des projections clandestines réservées aux adultes, et la petite effeuilleuse sourde et muettes qui lit sur les lèvres…

Des créatures fragiles, des freaks touchants de démesure, plongés dans une usine à rêves encore à son adolescence mais déjà impitoyable.

C’est simple, beau, et efficace.

Pour parachever ce beau moment de lecture, on trouve à la toute fin de l’album quelques planches documentées sur le cinéma :

Je vous laisse le soin de les découvrir par vous-même si le coeur vous en dit, je n’en ai mis qu’un extrait.

Même tardive, cette découverte m’a beaucoup plu, et je vous la recommande d’autant plus que le second tome est annoncé pour début avril.

Je ne lui consacrerai sans doute pas un article entier, mais j’en toucherai quelques mots avant ou après l’ouvrage d’Enrico Giacovelli, si celui-ci daigne sortir un jour !

Sinon, j’ai bien autre chose dans mes étagères, que j’ajouterai en fonction du temps que j’ai, soit à la fin de cet article d’ici la fin du mois, soit dans le prochain.

Avant de me plonger dans la semaine de la presse et ses multiples séances, je vous laisse confortablement installés en compagnie de Gaston, qui vous bercera jusqu’au prochain article #profdoc !

À bientôt !

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Février 2017 : séances et animations du CDI

Comme je l’avais annoncé dans l’article précédent, je reprendrai dans cet article quelques actions de la fin janvier, février ayant été particulièrement raccourci à la fois par les vacances scolaires et pour des raisons personnelles…

Cela ne m’a pas empêchée de faire quelques séances (poursuites de projets déjà amorcés), d’organiser une exposition thématique, et de voir naître un beau projet de mutualisation.

Séances

En attendant la grande effervescence de la semaine de la presse – j’ai déjà sondé le terrain et amorcé des échanges avec les enseignants qui ont déjà travaillé avec moi – je n’ai eu durant cette période fin janvier / fin février que 3h de séances en demi-groupes.

  • EMC 1STMG3 : suite de la séance sur le complotisme

Comme je l’avais indiqué en décembre et en janvier, j’ai commencé à travailler avec deux classes de Premières STMG sur le complotisme, en collaboration avec leurs enseignants d’histoire-géo respectifs.

Pour les STMG1, je n’ai pu faire à ce jour que la séance 1 de ce travail, que l’enseignant a poursuivi en classe.

Pour les STMG3, j’ai pu voir un demi-groupe faire la séance 1 début janvier et revoir ce demi-groupe durant une deuxième séance fin janvier.

Pour rappel, les élèves devaient faire le choix d’une théorie du complot, trouver trois arguments complotistes et trois contre-arguments. La démarche était complexe.

Pendant cette deuxième heure de travail, les élèves ont donc poursuivi leurs recherches, et en fin d’heure, 4 élèves ont pu passer à l’oral, présenter leur théorie du complot et les différents arguments. Je notais au tableau les points successifs des interventions (voir ci-dessous) et finalement, avec ma collègue d’histoire-géo, nous avons été plutôt satisfaites de cette séance.

  • Formation à la recherche 2nde2

Fin février, j’ai animé 2h en demi-groupe de formation à la recherche auprès d’une nouvelle classe de Seconde. Après le classicisme et le siècle des Lumières, j’ai donc travaillé avec cette classe sur la tragédie grecque.

Mêmes modalités d’organisation que pour les séances précédentes : une présentation d’une dizaine de minutes du portail e-sidoc, puis une mise en pratique par les élèves via le questionnaire suivant :

Enfin, les élèves remplissaient le padlet avec les informations recueillies. J’aurais souhaité, pour changer, faire utiliser un autre outil aux élèves, j’avais envie de faire réaliser une carte mentale interactive et collaborative par demi-groupe, mais je n’ai pas trouvé ce que je souhaitais comme outil.

Il faut dire que mes exigences étaient élevées : un outil de carte mentale gratuit, sans connexion, collaboratif en temps réel, beau, et sur lequel on puisse ajouter vidéos, images et liens internet. Bref, un padlet en carte mentale. Après une matinée entière de recherches, tests et bidouillages, j’en suis donc revenue au Padlet.

Made with Padlet

Voilà pour les séances de cette période, c’est peu par rapport aux mois précédents, mais avec la semaine de la presse qui s’annonce, je ne me fais pas de soucis, mon agenda va se garnir…

Exposition thématique / Valorisation du fonds

Pour remplacer l’exposition sur la journée de l’amitié franco-allemande, j’ai installé fin janvier une exposition sur la Saint Valentin, dont voici l’affiche :

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L’exposition est en deux partie : d’un côté, textes philosophiques et littéraires ainsi que documentaires sur l’amour, de l’autre, la littérature amoureuse avec des romans, des pièces de théâtre et des recueils de poésie.

Cette exposition est restée installée jusqu’à quasiment la fin du mois de février, elle va ensuite céder la place aux deux « poids lourds » du mois de mars, le printemps de poètes et la semaine de la presse.

Nous avons également reçu au retour des vacances notre première commande de 2017, surtout des nouveautés pour le rayon Sciences.

La bonne nouvelle est la réception de deux rayonnages supplémentaires, à l’origine pour la science-fiction, qui était coincée à côté de la sortie de secours et mal valorisée auprès des élèves.

Avec mon collègue aide-documentaliste (qui malheureusement nous quitte à l’issue de ce mois), nous avons décidé de transvaser l’ensemble de la littérature en langue étrangère, et de décaler le reste des fictions (poésie, théâtre, romans policiers) afin que la SF soit davantage visible pour les élèves.

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Et j’en viens au projet phare de ce mois de février.

Promotion de la lecture et littérature classique au CDI

Ce projet aurait pu ne jamais voir le jour, ou du moins il aurait pu ne pas être réalisé aussi facilement. Je tiens donc à remercier chaleureusement les trottoirs inégaux de ma ville, et mon sens inné de l’équilibre, pour l’entorse du genou qui m’a valu une semaine d’arrêt maladie.

Sans eux, je n’aurais pas pu proposer à Sandrine Duquenne (@spdocs), avec laquelle j’avais déjà planché sur un Padlet permettant de proposer des nouveautés pour enrichir un fonds documentaire, de travailler à nouveau avec moi.

La semaine du 30 janvier, nous avons donc échangé pour mutualiser ensemble : oui mais quoi ? comment ? avec quel outil ? et sur quel thème ?

Très vite, Sandrine a suggéré de travailler sur la promotion de la littérature classique, en s’inspirant des travaux réalisés par les académies de Nancy-Metz (merci Laureline Lemoine, alias @Baccadoc, pour l’inspiration) et de Toulouse dans le cadre des TraAM Documentation.

Nous nous sommes principalement inspirées de ces deux projets :

Nous avons donc décidé de proposer des affiches consacrées à des auteurs ou à des genres littéraires, avec des QR-codes donnant l’accès à la lecture de leurs œuvres principales, et de mettre en ligne ces affiches sur un Padlet, afin de permettre soit d’imprimer individuellement certaines affiches, soit de les intégrer une par une ou en totalité sur un site ou un portail documentaire.

Durant la semaine du 30 janvier, nous avons travaillé quasiment deux jours complets à distance et réalisé 7 infographies le premier jour et 14 le deuxième, la répartition du travail donnant lieu à quelques échanges comiques :

« Ouin, tu as pris Hugo je voulais faire Hugo !

– Ben tu n’as qu’à faire Flaubert…

– J’aime pas Flaubert ! (…)

Deux heures plus tard :

– Je fais Voltaire, tu fais Rousseau ?

– Ok, je fais le mec qui abandonne ses enfants, toi tu fais celui qui traite le peuple de canaille… »

Une fois les 21 infographies réalisées, nous les avons mises en ligne sur le Padlet, en les classant par siècle. Une rubrique séparée est consacrée aux auteurs étrangers, une autre aux genres littéraires. Un petit bloc d’introduction présente le projet et les possibilités d’utilisation.

La semaine de la reprise (20-24 février), nous avons continué d’enrichir ce Padlet, principalement en ajoutant : la littérature antique, médiévale et renaissante, des auteurs étrangers, la philosophie et quelques genres littéraires…

Trêve de suspense, voici donc le bébé :

Made with Padlet

De plus, Sandrine m’a autorisée à publier sur ce blog les affiches dont je suis les plus fières, en voici donc trois…

Histoire romaine :

Témoins du 19e siècle :

Et littérature épistolaire :

Évidemment, le Padlet continuera de s’enrichir, et je conclus cet article en indiquant que je l’ai proposé en intervention sur un Explorcamp pour la prochaine édition de Ludovia, je croise donc les doigts !

Je finis cet article par une excellente nouvelle reçue le 23 février au soir : le collectif OA, qui était venu au lycée présenter son travail autour du film « Je suis enchanté » le mois dernier, s’est vu décerné le prix du public du Nikon Film Festival. C’est une heureuse conclusion pour cette équipe et l’annonce, très certainement, d’autres très beaux projets à venir, un immense bravo à eux !

Et à très bientôt sur Cinéphiledoc !

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Petits livres : grands moments ?

Voici le premier compte-rendu de lecture de 2017, qui évoquera non pas un livre, mais cinq.

Pour mes lectures sur le cinéma, j’en suis venue à ressembler à tout lecteur qui commence à connaître un auteur, une collection ou une thématique en particulier, et à attendre, avec plus ou moins d’impatience, certaines sorties.

En bonne cinéphile, j’attends donc avec ferveur les nouveautés des éditions Sonatine ou Rouge profond, la suite des ouvrages sur le cinéma comique d’Enrico Giacovelli (le 3e volume étant prévu pour le mois de janvier), ou encore les nouveaux numéros de la collection « BFI : Les classiques du cinéma » proposée par Akileos.

Ce sont ces derniers, attendus pour novembre 2016, et finalement publiés en janvier 2017, dont je vais parler aujourd’hui.

Une collection dédiée aux grands classiques

Je l’avais déjà évoqué au mois de septembre, au moment où j’ai découvert cette collection, lorsque 3 ouvrages avaient été publiés  : Alien, Shining et Brazil. Je n’ai lu que les deux premiers, qui se sont avérés excellents, et j’avais hâte de découvrir le quatrième et le cinquième éléments 😉 de cette collection : respectivement Le Parrain de Francis Ford Coppola et Les Sept samouraïs d’Akira Kurosawa.

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J’ai dévoré en une après-midi celui consacré au Parrain, et avant d’en dire plus, je voudrais encore une fois faire l’éloge de cette petite collection, qui propose à un prix tout à fait modique, pour chaque numéro, une analyse de film aussi captivante qu’accessible.

Vivement la suite, donc, bien que malheureusement, Akileos n’annonce pas de prochaines sorties pour l’instant.

À la rencontre du Parrain

Ma rencontre avec Le Parrain s’est faite tardivement, mais elle a été préparée, annoncée, par des films qui le mentionnaient et / ou lui rendaient hommage.

C’est d’abord une mention dans La Nuit américaine de Truffaut qui a attiré mon attention : le metteur en scène Ferrand (Truffaut) et la scripte Joëlle (Nathalie Baye) se retrouve pour travailler sur le script du film. Ferrand attrape un journal qui donne la programmation des salles à Nice en 1973 :

Au Kursaal : « Le Parrain« , au Rexy : « Le Parrain« … Dis donc, il n’y a que ça ! Il paraît que tous les autres films se ramassent.

La deuxième fois que j’ai entendu parler du Parrain, à nouveau sans même connaître l’histoire du film (sauf bien entendu que celui-ci évoquer la mafia), c’est à travers cet échange entre Tom Hanks et Meg Ryan dans Vous avez un message (You’ve got a mail), une comédie romantique de Nora Ephron sortie en 1998 :

Cela ne m’a pas plus éclairée mais ça a eu l’avantage de piquer ma curiosité.

C’est finalement en prépa, entre les 10 saisons de Friends et Dragon rouge, que j’ai enfin pu découvrir la trilogie, à l’occasion de la sortie de l’intégrale en DVD.

Je ne vais pas tenter de faire un résumé de cette trilogie, l’une des plus belles du cinéma, même si j’avoue une nette préférence pour les deux premiers volets. Je ne vais pas non plus faire le catalogue de mes scènes préférées. Je crois que j’aime simplement toutes les scènes dans lesquels Marlon Brando fait ne serait-ce qu’une apparition.

Et pour ceux qui voudraient découvrir ou se remémorer cette fresque magnifique, je n’ai rien trouvé de mieux que cette rétrospective, signalée par le site de la revue Première, il y a quelques jours :

Passons maintenant au livre.

Le livre que la collection BFI : Les Classiques du cinéma consacre au Parrain est l’œuvre de Jon Lewis, universitaire et auteur de plusieurs ouvrages sur le cinéma, dont l’un porte déjà sur Coppola.

Je n’ai que du positif à dire de ce livre qui, comme les autres volets de cette collection, étudie le film à sa façon et avec brio (attention, ce livre n’est consacré qu’au film originel de la saga, vous n’y trouverez pas de référence aux deux volets suivants).

Ce qui m’a frappée, c’est la façon dont l’auteur ouvre, si j’ose dire, progressivement l’objectif.

L’ouvrage est construit en trois grands chapitres qui se lisent quasiment d’une traite : « Je crois en l’Amérique », « Je crois en Hollywood » et « Je crois en la mafia ».

Durant le premier chapitre, Jon Lewis concentre son regard sur des scènes clefs du film, et en particulier la première scène, qui ouvre Le Parrain, et où le personnage de Bonasera dit justement cette phrase « I believe in America », au moment même où son visage apparaît à l’écran.

Ces quelques scènes, méticuleusement rapportées et analysées, permettent d’ouvrir le regard du spectateur à l’art de Coppola, à la mise en scène, au scénario, et aux relations entre les personnages, et jusqu’à ce qui distingue la saga du Parrain des autres films de gangsters.

Dans le second chapitre, nouvelle prise de hauteur : « Je crois en Hollywood » décrit la genèse du Parrain, et les relations houleuses entre Coppola et son producteur Robert Evans – relation qui ne s’est pas apaisée avec les années.

Enfin le troisième chapitre, « Je crois en la mafia », est consacré aux rapports du film à cette dernière, tant sur le plan romanesque et scénaristique (Le Parrain étant un roman avant d’être un film, et les deux matériaux ayant puisé leurs sources d’inspiration à la fois dans la société des États-Unis et dans l’environnement quotidien de leurs maîtres d’œuvre) qu’historique et financier.

Bref, comme les numéros précédents de cette collection, et comme le suivant, l’analyse du Parrain par Jon Lewis offre un formidable éclairage non seulement sur un film, mais sur son tournage et sur le contexte de sa réalisation.

Vous reprendrez bien un Kurosawa ?

Il en va de même pour le cinquième ouvrage de la collection, consacré aux Sept samouraïs, par Joan Mellen, professeure d’anglais et d’écriture à la Temple University de Philadelphie, et auteure de plusieurs livres sur le cinéma japonais.

Si son propos n’adopte pas la même structure que celui de Jon Lewis sur le Parrain, on y retrouve la même intention : restituer l’univers d’un film et de son réalisateur, captiver le lecteur par la force évocatrice des images et de l’analyse.

Les Sept samouraïs et Le Parrain ont ceci de commun, au-delà évidemment de leurs différences flagrantes, de retranscrire dans un film l’essence même d’une époque et / ou d’une civilisation, en partant d’un microcosme social bien déterminé : mafia d’un côté, samouraïs de l’autre, pour leur faire atteindre, chacun d’eux, une dimension quasi-mythique.

Chacun a des rites, des codes, des frontières à ne pas franchir, chacun est magnifié par le réalisateur derrière la caméra. La comparaison s’arrête là.

Pour qui ne connait pas Les Sept samouraïs, il s’agit d’un film de 1954 du réalisateur japonais Akira Kurosawa, et mettant en scène sept samouraïs sans maître – des ronins – très différents les uns des autres et venant au secours d’un village attaqué par des brigands :

Ce que j’avais aimé dans ce film, c’était la façon dont était ciselée, sans excès ni caricature, chacune des sept personnalités des samouraïs, ce sur quoi revient évidemment Joan Mellen, et le choc entre deux groupes : ceux qui se battent à pied, avec sabres, bâtons et arcs, et ceux qui combattent à cheval et armes à feu.

Je ne rentrerai pas autant dans les détails de ce livre que je l’ai fait pour celui consacré au Parrain, pour la simple raison que je n’ai vu les Sept samouraïs qu’une fois, et que j’ai dû voir Le Parrain une dizaine de fois.

Il me suffit de dire que Joan Mellen nous transporte elle aussi avec virtuosité dans l’atmosphère du film et de son réalisateur, on y apprend ou on y redécouvre beaucoup de choses sur la culture japonaise, à commencer évidemment par les samouraïs, et on ressort de cette lecture avec à nouveau l’envie de s’émerveiller devant leurs exploits.

Comment comprendre… quand… ?

Je terminerai cet article par la présentation de trois petits livres qui ont, eux aussi, été publiés en janvier 2017. Ces trois livres font partie d’une même collection, aux éditions 404, et ont les mêmes auteurs : Julien Tellouck et Mathias Lavorel.

Il s’agit de : Comprendre les super héros quand on a même pas remarqué que Superman porte son slip par-dessus son collant, Comprendre Star Wars quand on n’a toujours pas compris qui est le père de Luke Skywalker, et Comprendre Game of Thrones quand on n’est pas fan mais que tous nos amis le sont.

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Ces petits ouvrages font entrer le lecteur, avec humour et bienveillance, dans l’univers dont ils traitent, et le néophyte comme le passionné y trouveront leur compte : le néophyte parce qu’il apprendra à enfin décrypter toutes ces références qui l’entourent, le passionné parce que cela lui fera l’effet d’une piqûre de rappel amusante et débridée.

J’ai choisi ces livres, pas parce que je comptais en apprendre plus sur des univers que je connais déjà, mais parce que justement, je savais que je sourirai de ces piqûres de rappel. J’ai d’ailleurs commandé celui sur les super-héros, et un autre consacré aux jeux-vidéos, pour le CDI du lycée, parce que je pense qu’ils peuvent plaire aux élèves.

Ces petits livres, très simples, ne sont pas forcément faits pour être lus d’une traite, on les prend, on les ouvre à une page au hasard, on les repose, on en prend un autre, on les prête, on les lit à voix haute à ses amis.

Ils sont autant propices à la découverte qu’au partage, et ces qualités, c’est bien ce qu’on recherche, et ce que j’ai trouvé durant les cinq lectures évoquées aujourd’hui.

Bonnes lectures et bonnes découvertes à tous, et à bientôt sur Cinéphiledoc !

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Janvier 2017 : séances et animations du CDI

Je profite de ce nouvel article, publié un peu en avance au mois de janvier – mais c’est la faute aux vacances de février qui arrivent très vite – pour souhaiter une belle année 2017, cinéphile et numérique, pleine de bonheur et de projets, aux profs docs qui passeraient par là…

J’avais plein de choses prévues au mois de janvier, et je suis très heureuse de pouvoir enfin vous en parler !

Commençons par les séances, qui sont principalement des poursuites de séquences amorcées les mois précédents.

Séances

Comme ces séances, du coup, n’ont pas forcément donné lieu à des publications ou à des modifications, je vais me contenter de les lister rapidement.

Le 6 janvier, j’ai fait 3h de séances d’EMC :

  • 1h avec les 1ère L où, avec mon collègue d’histoire, nous avons repris le thème de la représentation des femmes dans la société (voir le Google Form du mois dernier) et où chaque élève devait intervenir sur la dernière question à l’oral ;
  • 1h avec les 1STMG1 sur le complotisme où ils devaient poursuivre leur travail de recherche sur une théorie du complot (la carte heuristique ci-dessous montre les représentations des élèves en début de séance :

  • 1h avec les 1STMG3 sur l’identité heuristique (le groupe que ma collègue d’histoire et moi n’avions pas encore vu). Dans ce groupe, certains élèves n’ont pas voulu que leur travail soit publié, voici donc un Padlet un peu moins nourri avec tout de même de très belles cartes heuristiques…

Made with Padlet

Le 7 janvier, j’ai vu un petit groupe d’élèves de seconde, envoyé au CDI par une collègue de français pour une heure de lecture. Je ne suis pas beaucoup intervenue, mais j’ai demandé à la collègue de m’impliquer un peu plus dans ce travail de lecture pour les séances suivantes, ce qu’elle a accepté.

Le 19 et le 20 janvier, j’ai fait 1h de séance en demi-groupe de formation à la recherche auprès d’une nouvelle classe de seconde. Pour ces séances, j’avais voulu modifier mon Google Form – la thématique traitée est toujours celle des Lumières – en ajoutant des captures d’écran et en modifiant l’ordre des recherches afin de faciliter la navigation des élèves.

Voici cette nouvelle mouture :

Enfin, le 20 janvier, j’ai revu les 1STMG3 (groupe 2) pour les faire travailler pendant une heure sur le complotisme. Comme pour les 1STMG1, je suis à nouveau partie d’une carte mentale :

Avant de commencer les travaux de recherche, j’ai demandé aux élèves de faire l’exercice suivant : ouvrir deux pages Google, sur la première taper une recherche neutre (exemple : « Programme Apollo ») et sur la deuxième, ajouter « Complot », le but étant de leur montrer que tout peut être prétexte à complot, et qu’en le cherchant, on finit forcément par le trouver. Ce travail devra être poursuivi durant d’autres séances.

Voilà pour ces quelques séances du mois de janvier…

Expositions

J’ai désinstallé à regret mon calendrier de l’Avent et les décorations de Noël – il faut d’ailleurs que j’enlève mon sapin chez moi… Avec mon collègue aide-documentaliste, nous nous sommes posés la question d’une thématique à proposer aux élèves.

Nous avons choisi la journée de l’amitié franco-allemande, qui reste ce qu’il y a de plus réjouissant dans les commémorations de janvier.

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J’ai donc proposé d’un côté une sélection de documentaires :

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De l’autre une sélection de fictions d’auteurs germanophones :

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Ainsi que l’affiche et les QR-codes suivants :

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Nous avons également reçu une commande de la Bibliothèque pour l’école passée au mois de novembre, ce qui a permis d’enrichir le fonds documentaire en nouveautés.

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Gestion

Parallèlement à ce catalogage de nouveautés, j’ai poursuivi mon travail d’harmonisation des cotes et des notices (un peu) pour le rayon Arts, et (beaucoup) pour le rayon Philosophie.

Je pense d’ailleurs être poursuivie par la philo, qui était également le rayon que j’avais péniblement fait basculer de la CDU à la Dewey quand j’étais stagiaire au lycée… de là à rêver de Platon, Kant et consorts la nuit, il n’y a qu’un pas.

Je profite que je suis dans le chapitre « Gestion » pour revenir sur la répartition des rayons que nous avons adoptée ma collègue et moi. J’ai en charge les rayons 000 (Généralités) 100 (Philosophie) 200 (Religions) 700 (Arts) et 800 (Littérature) – même si le rayon Littérature est partagé entre nous, puisqu’il s’agit vraiment d’un gros morceau.

Pour renouveler le fonds de ces rayons, j’avais commencé avec ma copine @spdocs par partager un Google Doc, mais je me suis dit qu’il serait tout aussi bien de travailler à plus de deux (plus on est de fous) et c’est pourquoi je vous propose le Padlet ci-dessous, où mettre des couvertures de livres, des notices et des liens de suggestions pour renouveler le fonds. Je n’y ai mis pour l’instant que les rayons sur lesquels nous travaillons toutes les deux, mais libre à vous de rajouter des classes de la Dewey qui vous intéressent.

Made with Padlet

Préparation de la SPME17

Le 5 janvier, j’ai inscrit le lycée à la Semaine de la presse et des médias à l’école. À cette occasion, j’ai recyclé ma présentation de la SPME que j’avais proposée à mes collègues de collège l’an dernier, et voici ce que j’ai envoyé aux enseignants, en guise d’introduction et afin de les appâter, pour cette année :

Et j’en viens maintenant aux deux gros projets de janvier.

Intervention du collectif OA en « Arts visuels »

Voilà un projet que je prépare depuis début décembre, et que je vous avais annoncé : il a enfin eu lieu.

En effet, début décembre, Léo Paget (comédien, réalisateur, et cousin avec qui je vais de temps en temps voir des expos sur le cinéma), m’avait proposé d’intervenir au lycée pour présenter, avec son équipe, l’un de ces projets.

Du coup, entre la construction du projet, les échanges de mails, et l’intervention en elle-même, ça risque d’être un peu fouillis, donc je vais me concentrer sur l’intervention.

Le 17 janvier, Léo est venu avec 3 personnes de son équipe, le collectif OA, pour présenter pendant 2h son travail aux élèves de l’enseignement d’exploration « Arts visuels ».

Léo Paget (réalisateur / monteur), Carlotta Antonucci (réalisatrice), Laure Barbotte (scripte / scénariste) et Alexandre Coelo (compositeur / acteur) ont participé à la réalisation du court-métrage « Je suis enchanté » présenté au Nikon Film Festival.

Pendant 2h, ils ont raconté aux élèves leur parcours, tous venus du studio Muller, une école de théâtre qui les forme également au jeu face caméra, à l’improvisation, au mime, etc. Avec une dizaine d’autres personnes, ils ont monté le collectif OA, qui leur permet de monter des projets et de se former aux différents métiers du cinéma, et de manière accélérée, ils ont réalisé « Je suis enchanté ».

« Je suis enchanté » dure 2mn20 et condense durant ce temps très court une anecdote poignante et terrifiante de la Seconde guerre mondiale, dont l’atmosphère est très bien reconstituée. L’histoire colle parfaitement à la thématique imposée par le Nikon Festival, à savoir « Je suis une rencontre ».

L’équipe du film a expliqué aux élèves le déroulement d’un tournage, les repérages, les contraintes liées aux lieux, aux budgets, au temps, au scénario. Ils ont évoqué le matériel utilisé, le casting , la promotion du film une fois ce dernier achevé, et enfin en quoi consistait le Nikon Film Festival. Ils ont évidemment montré leur film ainsi que 2 making-of.

Cette intervention a beaucoup plu aux élèves et aux enseignants en charge de l’option, et je profite de cet article pour remercier encore une fois l’équipe pour leur venue, en leur souhaitant le meilleur pour ce festival et pour leurs projets à venir.

Pour voir le film : http://www.festivalnikon.fr/video/2016/533

Page Facebook du collectif OA (avec photos de l’intervention, making-of, etc.) : https://www.facebook.com/oacollectif

Stage « Pratiques innovantes et outils numériques au CDI »

Enfin, the last but not the least, mon mois de janvier était centré autour de deux jours qui m’ont bien accaparée et qui ont nécessité, eux aussi, une bonne préparation durant ces derniers mois.

En effet, depuis l’année dernière, je suis dans le groupe des formateurs DAFPA de l’académie de Versailles pour la documentation. Cependant, l’année dernière, je n’étais encore que « bébé formatrice », je n’animais pas encore de stages. C’est à ce titre que j’avais assisté au stage de Cyril Duquenne « Faire évoluer le CDI, quelles stratégies ? ».

Du coup, en février dernier, j’ai proposé avec ma copine Catherine Besse (@docalfred1) de co-animer (parce que c’est plus sympa) le stage « Pratiques innovantes et outils numériques au CDI », qui a été organisé dans mon lycée les 12 et 13 janvier derniers.

Comme nous avons eu suffisamment d’inscrits, nous pouvons organiser cette année deux sessions : l’une chez moi, au fin fond de l’Essonne, l’autre chez Catherine, en mai, au fin fond du Val d’Oise.

Je ne publie donc pas notre support de formation, j’attends la 2e session. Mais voici quelques tweets qui ont ponctué ces deux journées :

https://storify.com/JFiliol/stage-pratiques-innovantes-et-outils-numeriques-au

Cette première expérience de co-animation a été vraiment un bonheur, j’ai adoré ces deux jours plein de stimulation, d’énergie positive, d’échanges avec une vingtaine de collègues des plus agréables, et tout ça avec Catherine qui partage mon goût pour le numérique, le cinéma de filles, les sushis et les nans au fromage !

Voilà pour ce mois de janvier des plus riches, je vous dis à très bientôt, et encore un bon début d’année à tous !

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2016 : Palmarès de lecture

Voici le désormais traditionnel palmarès de mes lectures cinéphiles de l’année écoulée.

Mais avant toute chose, je commencerai par un petit aperçu de ce que j’ai inauguré en 2014 avec l’exposition en hommage à François Truffaut, et de ce que j’ai poursuivi cette année avec la visite de Chaplin’s wolrd : la visite d’une exposition en lien avec le cinéma.

En cette fin d’année, il s’agit de l’une des expositions de la saison 2016-2017 de la Cinémathèque française : « De Méliès à la 3D : la machine Cinéma ».

Avant…

Je ne résiste pas à un petit panel d’impressions parisiennes avant la visite de cette exposition : promenade entre Saint-Michel et Notre-Dame, arrêt à Shakespeare and Co, librairie et salon de thé à l’ambiance feutrée et bibliophile (voir ci-dessous), et déjeuner au Marcello, un petit restaurant italien très sympa presque en face de la Cinémathèque française, qui loge dans l’ex American Center construit par l’architecte Frank Gehry, au 51 rue de Bercy.

Pendant « De Méliès à la 3D »

J’ai déjà dit à quel point j’appréciais les expositions de la Cinémathèque française, le jeu subtil entre le son, l’image, les objets et les textes (ici peu présents). Je le redis encore une fois.

Le commissaire de l’exposition est Laurent Mannoni, auteur du passionnant ouvrage sur L’Histoire de la Cinémathèque française, et directeur scientifique du patrimoine de la Cinémathèque française (en gros, c’est lui qui s’occupe de tous ces objets fascinants que l’on découvre au fil de cette exposition : caméra, praxinoscope, mais aussi des lanternes magiques… toute l’archéologie du cinéma en somme).

C’est un passionné à l’œuvre et on le ressent dans toute cette exposition : cela lui fait plaisir de montrer tous ces monstres de machines aux visiteurs, de les faire fonctionner sous nos yeux et de nous faire ressortir de là émerveillés.

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Comme pour chacune des expositions de la Cinémathèque, on commence par des affiches, et une entrée, on a l’impression d’entrer au cinéma, ou plutôt d’entre « en cinéma », comme on entre en religion, et l’on va vagabonder parmi ce foisonnement d’objets de culte laïque…

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Tout y est : de l’invention la plus ancienne d’Edison, le kinétoscope (savoureusement désignée sous le nom de « the latest Edison ») aux caméras les plus modernes, aux projections 3D et de réalité virtuelle, en passant par les gigantesques hauts parleurs, le plateau de tournage reconstitué de Marcel Carné, et par la fameuse Steadicam chère à Stanley Kubrick.

L’expérience de réalité virtuelle sur laquelle se conclut l’exposition, avec le Kinoscope, est absolument merveilleuse : le film proposé pour l’occasion est un petit chef d’œuvre de poésie et de magie.

Évidemment, il vaut mieux avoir le Cardboard pour pouvoir visionner cette vidéo dans les meilleures conditions, mais j’ai tout de même voulu en garder une trace…

Après…

Je n’ai pas acheté le catalogue de l’exposition, certes très beau, mais je commence à manquer de place dans mes étagères…

J’ai néanmoins flashé sur ce qui est mon dernier coup de cœur de l’année 2016, une perle aux éditions Taschen, comme les archives Kubrick dans mon précédent article : Muybridge. The Human and Animal Locomotion Photographs.

Petit résumé de cet ouvrage, composé en majorité de planches d’images qui décomposent le mouvement :

Le photographe anglais Eadweard Muybridge (1830-1904) fut un pionnier de l’observation visuelle du mouvement des hommes et des animaux. En 1872, il aida notoirement l’ancien gouverneur de Californie, Leland Stanford, à mettre fin à une polémique en photographiant un cheval au galop. Muybridge avait inventé un système complexe d’obturateurs simultanés permettant d’obtenir des arrêts sur image, et de prouver par-là pour la première fois de manière irréfutable qu’un cheval au galop décolle ses quatre sabots du sol pendant une fraction de seconde.

Après cette exposition, j’ai visité pour la énième le musée du cinéma, où était installée durant cette période une exposition temporaire consacrée au cinéma japonais.

Voilà pour cette jolie petite sortie cinéphile, j’en profite pour remercier Léo Paget, comédien, réalisateur et cousin de son état, de m’y avoir accompagné, passons maintenant au palmarès 2016.

Palmarès 2016

D’abord un point rapide :

J’ai lu cette année 14 livres exclusivement consacrés à l’univers du cinéma et des séries télévisées.

Sur ces 14, trois étaient consacrés à un film en particulier, trois autres à un réalisateur, deux à un acteur, deux évoquaient un aspect précis du cinéma, deux autres un aspect précis des séries télévisées.

L’avant dernier évoquait tant d’aspects du cinéma qu’il n’entre dans aucune des catégories précédentes… Quant au dernier, inclassable lui aussi, il l’était, mais moins par les sujets qu’il abordait que par sa manière de les aborder.

Sur ces quatorze lectures, je n’ai rien à redire, et je n’ai passé avec elles que de bons moments, mais il y en a tout de même certaines qui m’ont marquée plus que d’autres et qui figureront dans ce palmarès.

Catégories « sériephile / sérievore »

Évidemment, dans cette catégorie, les deux livres précédemment cités, et qui m’ont autant plu l’un que l’autre, à savoir :

  • Rêves et séries américaines de Sarah Hatchuel, autant pour le sujet du livre, captivant, pour l’auteur, des plus érudites et nous faisant remémorer des scènes de films et de séries télévisées où les personnages ne cessent de vaciller entre rêves et réalité, et nous entre réalités et fictions… Mais aussi parce que le livre promettait presque un contenu numérique (sites Web, vidéos sur YouTube) que j’aurais aimé plus accessible et plus ambitieux, mais tout de même alléchant…

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Catégorie « films et réalisateurs »

Dans cette catégorie, à laquelle 6 livres pourraient appartenir, je choisis de n’en retenir que deux.

Certes, j’ai beaucoup aimé le récit du tournage de La Grande Vadrouille, et j’ai aimé réfléchir sur différents aspects de Shining et de Alien qui m’avait échappé (dans la même collection de ces deux petits ouvrages, j’attends d’ailleurs toujours la sortie de ceux consacrés respectivement au Parrain et aux Sept samouraïs)… mais là encore, deux livres m’ont particulièrement marquée.

  • Le premier est une lecture encore relativement récente : Les Archives Stanley Kubrick aux éditions Taschen, et déjà mentionné au début de cet article, puisque j’ai trouvé à la Cinémathèque une autre pépite de ces éditions. J’ai apprécié cette lecture moins pour son contenu que pour le fait que Taschen faisait la démarche de mettre à la portée de (pratiquement) toutes les bourses quelque chose d’aussi riche et d’aussi beau visuellement.

  • Le deuxième est un petit échantillon de ce qu’aura été pour moi l’année 2016, à savoir une année Chaplin : la lecture du dernier projet de Chaplin, The Freak, m’a permis de prolonger le bonheur suscité par la visite de Chaplin’s world. Ce livre, qui se lit comme un roman, est l’un des plus beaux hommages qu’on pourrait rendre à ce cinéaste, un joyau d’écriture et de recherche, et que je n’hésite pas à placer parmi mes plus belles expériences de 2016.

Catégorie « écrire au cinéma / écrire le cinéma »

Pour cette dernière catégorie, deux ouvrages qui mêlent avec virtuosité écriture et cinéma.

  • Le premier, Les Écrivains du 7e art, de Frédéric Mercier, explore les relations tumultueuses entre les écrivains et le cinéma : expériences ratées, projets avortés ou méconnus, ambitions déçues… dans un voyage ouvert sur, peut-être une nouvelle exploration…

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  • Enfin, ultime sélection de ce palmarès 2016, Les Fantômes du souvenir de Serge Toubiana, qui remet à l’honneur le prix de la « madeleine de Proust » que j’avais accordée en 2013 à l’ouvrage de Jean-Pierre Pagliano sur Le Roi et l’Oiseau. C’est l’impression que suscitent en moi de tels ouvrages, qui respirent l’enfance, la nostalgie, les paradis perdus (et retrouvés), les images en mouvement qu’on aperçoit un jour et qui restent gravées en nous, et les rencontres, forcément belles, avec les films et avec les êtres… qui nous font rêver et espérer.

Et c’est sur cette note d’espoir que je clos ce palmarès, vous souhaitant pour 2017 toute la douceur, toute la sérénité, et, pour plagier Serge Toubiana, toute la mémoire du monde…

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