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Avril 2016 : séances et animations du CDI

Comme prévu, cet article revient sur certaines activités de la fin du mois de mars, et dont je ne parle que maintenant, dans un souci d’équilibrer les articles.

Liaison CM2-6e

Avec la semaine de la presse, c’est la liaison CM2-6e qui a bien occupé la fin de mon mois de mars et le début de mon mois d’avril. Comme je l’avais annoncé dans des articles précédents, j’ai voulu cette année modifier l’organisation de cette liaison.

Pour rappel, à l’origine je faisais 4 séances dans l’année :

  1. séance de découverte du CDI avec plusieurs ateliers (c’est sur cette séance que je me suis faite inspecter au mois de décembre) ;
  2. une première séance de recherche, là encore par ateliers, autour du personnage de Jean Mermoz ;
  3. une seconde séance où les élèves font les ateliers qu’ils n’ont pas pu faire durant la séance précédente ;
  4. et une séance d’échanges avec les élèves de 6e, où ces derniers votent pour le plus beau logo du collège réalisé par les CM2.

Cette année, je souhaitais donc alléger le dispositif et également faire aller les élèves vers une autre production. Je me suis appuyée sur les formations d’Annie Di Martino que j’ai suivies l’an dernier sur la démarche heuristique et du coup, dans ma tête, j’avais pour projet de faire réaliser aux élèves un « arbre » Jean Mermoz.

J’ai donc conservé la première séance de découverte, modifié les séances 2et 3 et supprimé la séance 4.

Pour ce qui est des sujets de recherche, j’attends la même chose des élèves que les années précédentes : des éléments de biographies sur Mermoz, des informations sur ses voyages et sur les avions, et par contre, en parallèle à la réalisation du logo, des informations un peu plus poussées sur le collège en général.

Pour la séance 2, je mets les élèves par équipes, équipes qu’ils gardent tout le long du projet. Quatre équipes sont constituées :

Une fois les recherches effectuées (sur ordinateurs ou dans les livres) l’équipe met en commun les informations sur une feuille A3 qui prépare à la réalisation de l’arbre ou de la carte Jean Mermoz prévue à la séance suivante. En attendant le résultat final, sur lequel je reviendrai après les dernières séances au mois de mai, voici où les élèves en sont pour l’instant (j’ai pris l’exemple que je trouvais le plus abouti) :

Photo 07-04-2016 14 30 09

Retour sur la semaine de la presse

Comme annoncé dans l’article précédent, voici un point sur les séances faites en relation avec la #SPME2016. Pour les deux séances prévues, j’ai pu voir les 3 classes de sixième, sur des créneaux qui se sont étalés du 26 mars au 8 avril.

  • Séances sur les Unes de presse (1h à 3h en fonction des classes)

Les trois séances ont été organisées comme suit :

La veille, je collecte sur le site de l’Agence France Presse (AFP) une sélection de dépêches que je tente de prendre aussi variées que possible. J’ai donc eu :

  1. le 26 mars : les attentats de Bruxelles, la mort de Johan Cruyff, du rugby, des hackers syriens ayant pris le contrôle d’un barrage américain…
  2. le 29 mars : la loi Travail, l’enquête sur les attentats de Bruxelles, la reprise de Palmyre par les troupes syriennes, la tempête sur l’ouest et le nord de la France, les championnats de France de natation, un fait divers sur un homme blessé par balle à Dijon, et une rubrique insolite sur une touriste anglaise qui tente de regagner un paquebot à la nage.
  3. le 7 avril : nous avons écarté, avec ma collègue de français, le vote sur la pénalisation de la prostitution et l’affaire des Panama papers, qu’elle a jugée trop complexe pour des sixièmes. J’ai donc choisi pour cette dernière séance : « Nuit debout », l’arrestation d’une femme soupçonnée de préparer un attentat suicide en Turquie, la fusion de la Communauté des télévisions et radios francophones, la découverte d’un trou noir supermassif, l’arrestation de voleurs de tableaux en Norvège, un festival de musique à Abidjan et le procès pour fraude fiscale de Lionel Messi.

Pour chaque séance, j’essaye de trouver une ou deux actualités françaises pas trop complexes, une à deux actualités internationales, puis je fais en fonction de ce qui m’inspire : sport, culture, fait divers, insolite…

faire-une-une-de-presse

Durant la séance, après une présentation de la chaîne de l’information, de la dépêche au journal, les élèves travaillent par équipes de deux ou trois, récupèrent l’ensemble des dépêches, s’en partagent la lecture et se mettent d’accord sur l’information principale à mettre en Une.

Je leur distribue alors une feuille au format A3, et ils doivent trouver un titre de journal, composer leur Une et l’illustrer. En une heure, ils ne parviennent généralement pas à aller plus loin qu’une esquisse rapide de cette Une, je laisse donc soit le soin à mes collègues de français de poursuivre et de terminer le travail durant leurs cours, soit de revenir au CDI.

Je n’ai pas pu récupérer tous les travaux, et ceux que j’ai ne sont pas terminés. En voici tout de même quelques-uns :

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  • Séances « Décrypter l’info en ligne » (1h)

En ce qui concerne les séances « Décrypter l’info en ligne », j’ai pu aussi voir les trois classes.

La séance se fait en salle informatique en une heure. Les élèves ont accès à la fiche en ligne, ce qui leur permet de cliquer sur les liens. Après un bref rappel sur ce qui a été fait sur les Unes de presse, on leur donne pour consigne de lire en diagonale les deux articles, le premier du Gorafi, le second du Figaro.

Fiche élève : https://magic.piktochart.com/output/12121687-decrypter-linfo-fiche-eleve

Corrigé : https://magic.piktochart.com/output/12124638-decrypter-linfo-fiche-corrige

Après ces quelques minutes de lecture, on insiste davantage sur le Gorafi, mon collègue de français s’intéressant davantage au contenu et à la manière dont est travaillé l’humour par l’article, quand de mon côté j’insiste davantage sur la source de l’information (localisation, mention de l’auteur de l’article…).

Les élèves doivent ensuite cliquer sur les deux captures d’écran montrant l’un, le « À propos » du Gorafi, l’autre, les « Mentions légales » du Figaro (j’ai choisi volontairement de ne pas prendre directement la page « Mentions légales » du Gorafi). Là encore, mon collègue insiste davantage sur l’histoire racontée : pour le Gorafi, celle d’un journaliste dyslexique, pour le Figaro, une société au capital de blablablablablabla… suivent les informations juridiques bien sérieuses et jargonnantes de l’organe de presse.

Quant à moi, je mets l’accent sur les ressemblances trompeuses des deux sites et le talent d’imitation du Gorafi : même charte graphique, même couleur dominante, même logo composé de la première lettre du nom, mêmes lettres mais dans le désert, même revendication d’informer le public…

Puis on passe à la « révélation » : les fameuses phrases issues du « À propos » du Gorafi : « Tous les articles relatés ici sont faux (jusqu’à preuve du contraire) et rédigés dans un but humoristique. L’utilisation de noms de personnalités  ou d’entreprises est ici à but purement satirique. » Lorsque nous avons un peu de temps, je lis aux élèves quelques titres d’articles, ce qui a beaucoup de succès.

Puis on en vient au dernier point de la fiche : la comparaison entre Wikipédia et la Désencyclopédie, avec les deux pages d’accueil, où j’alerte les élèves sur les deux sous-titres des sites. Pour le premier : « Le projet d’encyclopédie libre que vous pouvez améliorer », et pour le second : « La source en pleine évolution d’informations utiles et fiables, entièrement écrite par des singes savants. »

On termine la séance avec la nécessité de savoir d’où vient l’info et de la recouper avec d’autres sites internet et d’autres supports d’information.

Autres séances

  • Stages, rapports et oraux de stage de 3e

Nos élèves de 3e sont allés en stage en entreprise juste avant les vacances de février. J’ai suivi deux élèves en appelant sur leur lieu de stage, j’ai corrigé cinq rapports de stage (chez un artisan, en pharmacie, en médiathèque – très décevant – chez un réparateur en téléphonie et dans un commissariat). Dans le cadre de l’option Découverte professionnelle 3h, j’ai évalué des élèves en oraux blancs, et pour finir, j’ai participé en tant que jury aux oraux de stage, en binôme avec un collègue d’histoire-géo.

  • Projet infographies des 4e

Les élèves de 4e ayant terminé leurs infographies, nous les avons mis en ligne, avec ma collègue d’anglais, sur le site https://heroes4emermoz.wordpress.com/ afin de voter pour la meilleure d’entre elles. Par contre, des problèmes de calendrier ne nous ont pas permis de réaliser le projet sur Genial.ly avec ses classes de 5e, ce que nous essaierons de faire au début du mois de mai.

Projet d’éducation artistique et culturel

  • Exposition DADA

Dans le cadre du projet d’éducation artistique et culturel et de l’histoire des arts, nous travaillons avec mes collègues d’arts plastiques, musique et français, en partenariat avec la maison de l’architecture et de la banlieue, l’espace Jean Lurçat, l’espace Camille Lambert, la médiathèque André Malraux et le conservatoire Claude Debussy de Savigny sur Orge. De nombreux événements ont donc été organisés, ce dont ont pu bénéficier nos élèves. Ils ont notamment pu assister à deux représentation : « La Boîte à joujoux » de Debussy et « Parade » d’Erik Satie.

« Parade » était précédée d’une intervention en classe de M. Favard, coordinateur de l’action culturelle, pour présenter aux élèves de deux classes (5e et 3e) le contexte de création de cette œuvre, le mouvement Dada et ses artistes. À la suite de ça, j’ai organisé au CDI une exposition Dada, en partenariat avec la médiathèque André Malraux qui m’a prêté des documents. Voici l’affiche de l’expo :

expo-dada

Et voilà ce que ça donne au CDI :

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Nous avons également décidé d’organiser la projection d’un film de Cocteau pour les élèves volontaires, même si nous n’avons pas encore trouvé de dates pour le faire.

Enfin, pour « promouvoir » cette exposition Dada, j’ai publié un article sur le site du collège : http://clgmermoz-savigny.fr/index.php/2016/04/05/exposition-dada-au-cdi/

J’ai également publié sur le site, dont je suis pour l’instant principale rédactrice, d’autres articles sur des projets menés par des collègues : http://clgmermoz-savigny.fr/

  • Mise à disposition d’albums d’Emmanuelle Houdart

La médiathèque de Savigny a aussi prêté des ouvrages illustrés par Emmanuelle Houdart, dans le cadre d’une exposition qui y est organisée. J’ai mis ces ouvrages en présentation pendant une semaine au CDI.

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Certains de nos élèves de 5e se sont rendus à cette exposition et ont assisté à une intervention d’Emmanuelle Houdart.

  • Sorties PEAC

Dans le cadre de ce projet, j’ai donc accompagné deux sorties, juste avant les vacances. La première était justement une sortie à la médiathèque pour assister à une intervention d’Emmanuelle Houdart avec une classe de cinquième.

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Elle leur a présenté ses ouvrages, son métier et son univers et nous avons pu repartir avec un dessin magnifique !

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La seconde était une sortie à l’espace Camille Lambert, à Athis-Mons, pour l’exposition « La peau que j’habite ». Cette exposition d’art contemporain présentait les travaux de deux artistes, Emmanuelle Bouyer et Armelle Caron, qui capturent la lumière, les mouvements, les corps, les espaces personnels où elles ont vécu, et les souvenirs.

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Autres activités et animations

  • Concours de dessin manga

Nous avons réussi, pour ce concours organisé avec un collègue surveillant, à avoir 7 participations, à retrouver ci-dessous :

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Les élèves ayant participé ont reçu des mangas et des livres sur le dessin. J’ai volontairement choisi des prix qui peuvent paraître un peu difficiles pour des élèves de collège (Monster, 20th century boys), mais cela les changera un peu de Naruto et de One Piece

Pour la remise des prix, j’ai fait rapidement cette affiche :

concours-dessin-mangaLes élèves étaient ravis et m’ont demandé d’organiser un nouveau concours de dessin, ce que je ferai sans doute d’ici la fin de l’année.

Autre idée inspirée par un élève et que je trouverais sympa d’organiser : un concours de jeux-vidéos (évidemment à la base, l’élève imaginait que j’allais fournir la console et les jeux, et se voyait sans doute dans une compétition acharnée avec ses camarades, avec des jeux de combats bien connus et dont ils n’ont pas l’âge légal de jouer). Mais le concept me plaît bien et pourquoi pas faire une compétition avec des serious games et voir ce que cela donne… Je vous tiens au courant de mes cogitations à venir sur le sujet !

  • Mini-expo Semaine de la presse et des médias à l’école

Comme d’habitude, j’ai gardé les ressources reçues pendant la semaine de la presse et les ai laissées en consultation libre au CDI, sur mon bureau, avant d’en faire éventuellement don aux élèves et aux enseignants.

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  • Commandes, désherbage et gestion

J’ai manqué de temps pour continuer à nettoyer ma base, mais j’ai réussi ce mois-ci à faire un peu de désherbage de revues, à passer une commande (documentaires, BD et mangas, ainsi que quelques fictions pour remplacer celles qui étaient abimées), et j’attends une prochaine commande pour continuer à rafraîchir mon fonds.

Afin de mieux cerner les besoins et les attentes de mes collègues, et d’anticiper sur les prochaines actions, j’ai décidé, en collaboration avec @spdocs qui m’a soufflé l’idée, de leur proposer un sondage via Google Form.

J’ai pour l’instant 13 réponses (pour environ une quarantaine de collègues, vie scolaire et administration comprises), j’espère en avoir encore. Je ferai un compte-rendu de cette enquête et la mettrai en lien dans l’article du mois de mai.

D’ici là, bonnes vacances à tous et à très bientôt.

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Cinephiledoc fait peau neuve !

Certains d’entre vous l’ont peut-être remarqué en venant rendre une petite visite sur ce blog : depuis aujourd’hui, Cinephiledoc a une nouvelle bannière !

Thèmes suggérés et thèmes personnalisés

Et pas seulement une nouvelle bannière lambda, une bannière interchangeable, une bannière en kit IKEA à piocher dans les quelques suggestions aimablement données par WordPress.

Non, ceci, Mesdames et Messieurs, est une bannière personnalisée. Je répète : per-son-na-li-sée ! Rien qu’à moi ! Du boulot d’artisan ! Pas du meuble en kit.

Vous le sentez le moment où cet enthousiasme va devenir un poil gênant ? Le moment où vous aurez l’impression de m’entendre m’exclamer alors que vous ne faites que me lire ?

J’ai une nouvelle bannière, na-na-na-na-nère !

Bon allez j’arrête. Si si, promis, j’arrête ! Même si j’ai été tentée l’espace d’un instant de faire ma Dame du lac

Merci Gribouilles !

Cette bannière est l’oeuvre de Gribouilles de doc, mentionnée dans le précédent article, durant lequel je la remerciais de m’avoir elle-même citée dans son dernier billet, et durant lequel, également, j’indiquais que j’aimerais bien avoir une bannière personnalisée pour Cinephiledoc (surtout depuis que j’ai vu mon ancien thème sur un blog de biologie ou autre…).

Et boum ! Deux jours après, j’avais une proposition « petite esquisse brouillonne avant récolement », qui avait déjà suscité chez moi un élan d’enthousiasme assez flippant pour mon entourage… un peu dans ce style :

Encore deux jours, et j’avais trois propositions définitives de bannières, parmi lesquelles il a bien fallu en choisir une :

  1. un noir et blanc très sobre, qui obéit complètement au style de Gribouilles ;
  2. une version en couleur avec une pellicule bien mise en avant ;
  3. une troisième version que j’ai finalement retenue, et qui était un bon compromis entre la couleur et quelque chose d’épuré et de « nacré », comme l’a signalé une de mes amies.

Si vous voulez en juger par vous-mêmes :

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Voilà, je voulais profiter de ce court article pour :

  • crier ma joie de manière immodérée
  • rendre hommage à Gribouilles, qui a mis sa signature en tout petit à droite, même que c’est trop la classe d’avoir une bannière estampillée Gribouilles de doc !
  • recueillir vos impressions à ce propos

N’hésitez donc pas à commenter !

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Petits échanges entre blogueurs

Il y a deux jours, j’ai eu la surprise de voir dans les commentaires d’un des derniers articles un petit message de Gribouilles de doc.

Qui est Gribouilles… ?

Gribouilles de doc est l’une des blogueuses doc que je préfère, et que j’ai déjà eu l’occasion de présenter, il y a un petit moment. En effet, elle porte habilement – et fièrement – les casquettes d’illustratrice et de prof doc, ce qui lui permet de croquer sur le vif le quotidien, parfois loufoque, des « dames » (et messieurs) du CDI.

Dans ce commentaire, Gribouilles de doc m’informait qu’elle avait choisi mon blog pour figurer parmi les 11 nommés pour les Liebster awards.

liebster-award

Ayant déjà eu l’occasion de participer à ces petits échanges de bons procédés entre blogueurs, qui permettent de découvrir ou de redécouvrir des publications talentueuses, j’ai bien entendu été très heureuse de ce choix. Cependant, j’ai craint de me répéter et je me suis vite demandée ce que j’allais bien pouvoir dire.

Croque-quotidien

Faire l’éloge de Gribouilles ? Alors ça c’était dans l’introduction – ceux qui ont l’habitude de fréquenter Cinephiledoc savent que je fais souvent des intros à rallonge, comme en témoigne notamment le dernier article.

J’aurais juste à ajouter que je trouve fabuleux le simple fait de croquer le quotidien en dessin, moi qui ne sait pas, mais alors pas du tout dessiner, même pas un arbre, même pas… en fait rien quoi.

 

Et j’en profite pour glisser au passage – si Gribouilles et d’autres dessinateurs talentueux lisent ce message – que je suis à la recherche d’une bannière personnelle et sympa (avec des livres et des pellicules de films) pour mon blog… on ne sait jamais !

Voilà, j’ai déjà pas mal digressé… passons aux petites choses que demande Gribouilles sur ces Liebster Awards.

Les 11 questions posées :

  1. Le livre que vous êtes en train de lire ou le dernier que vous avez lu ? Celui du dernier article de Cinephiledoc, Une Renaissance américaine, de Michel Ciment.
  2. Votre livre préféré ? Un seul ? ça c’est dur ! dernièrement j’ai beaucoup aimé Blitz, de Connie Willis, un bouquin de SF génial qui imagine un futur où les historiens devront réellement se rendre dans le passé pour étudier l’histoire. Captivant ! Quant à mon préféré, ça change… souvent.
  3. Pourquoi avoir ouvert un blog ? Parce que j’adore écrire principalement.
  4. Anonymat ou identité réelle ? Identité réelle mais contrôlée.
  5. Préférez-vous le collège ou le lycée ? Je n’ai pas assez de recul pour le dire : je préfère la proximité au public du collège et les contenus travaillés du lycée (et aussi la maturité des lycéens, qui ne demandent pas à tout bout de champ si je préfère Justin Bieber ou les One direction).
  6. Faites-vous réellement l’inventaire tous les ans ? Inventaire, non. Récolement, oui.
  7. Comment vous est venue l’idée de devenir prof-doc ? J’ai vu de la lumière et je suis entrée…
  8. D’après le quiz « Quel prof-doc êtes-vous ?« , quel est votre profil dominant ? Etes-vous d’accord ? Animateur culturel. J’avoue, ça colle bien. Mais bon c’est à égalité avec « Gestionnaire » et « Professeur ». Par contre, je suis déçue, mon côté geek ne transparaît qu’à 10%.
  9. La réaction de votre interlocuteur la dernière fois que l’on vous a demandé votre profession ? « Ah tu es la dame qui dit chut. Et sinon à part être derrière un ordinateur toute la journée, tu fais quoi ? »
  10. Avez-vous un chat ? des lunettes ? un chignon ? Non. Oui. Non.
  11. La dernière fois que vous avez dit « chuuut! » ? Aujourd’hui, vers 14h30…

Les 11 choses sur moi

  1. Je rêverais d’une bibliothèque extensible.
  2. J’ai déjà fait un document où sont classés quasiment tous mes livres sur le cinéma selon un classement idéal que je ne pourrai jamais appliquer parce que je n’ai pas la place !
  3. Surtout en ce moment, je suis capable de réciter des répliques entières de Kaamelott. Ça me contamine jusque dans les moindres conversations. Avec une amie nous avons d’ailleurs tenté d’établir des parallèles entre nos connaissances et les personnages de Kaamelott.
  4. Je remercie le collègue qui m’a mis il y a un certain temps « Gentil dauphin triste » dans la tête pendant deux jours.
  5. Mes amis surnomment mon collège « le collège fou fou fou ».
  6. J’ai déjà mimé une bataille de sabres laser de Star Wars avec des rouleaux de filmolux vides.
  7. J’ai aussi refait le « duel en vers » de Cyrano de Bergerac avec des rouleaux de filmolux vides « À la fin de l’envoi, je touche ».
  8. Je surnomme les enfants que j’aime « mes petits chabichous ».
  9. J’ai une collection de T-shirts marrants que je garde pour la fin de l’année – au moment où j’ai moins besoin de conserver ma crédibilité. Un T-shirt « Bazinga », un T-shirt de Moi moche et méchant et un T-shirt Idéfix entre autres.
  10. Vous me direz que quelqu’un qui se bat avec des rouleaux de filmolux n’a plus beaucoup à craindre de sa crédibilité…
  11. Et je vous répondrai comme Perceval, « C’est pas faux », mais pas parce que je n’ai pas compris le mot « crédibilité ». Sinon, psychologique, c’est tout ce qui se passe à la campagne, non ?

Les 11 blogs sympas…

Côté copines et autres trucs sympas :

  1. Rainbow Berlin
  2. Thèse antithèse foutaises (dis tu refais quand un article ???)

Côté doc, livres, geeks et pros :

  1. Libraire et fier de lettre, une découverte récente bien sympa qui plaira à Gribouilles… si elle ne connaît pas déjà
  2. Le blOg-O-nOisettes, la référence rose et ultime des profs docs
  3. Fenêtre sur, des tutos et des séances
  4. Notorious bib, un bibliothécaire cinéphile
  5. Le blog de David Peyron, auteur d’un superbe ouvrage sur la culture geek

Et c’est là qu’on voit que je ne suis pas prof de maths… il m’en manque… 4. Les cinéphiles :

  1. Cinémiam, l’alliance subtile du cinéma et de la cuisine
  2. Ma semaine cinéma : critiques, palmarès, tout y est !
  3. The Short Knight : un blog en anglais sur Hitchcock
  4. Alfred Hitchcock geek : un autre blog en anglais sur Hitchcock

Les 11 questions à poser… même à ceux qui veulent juste répondre en commentaire !

  1. Votre premier souvenir cinématographique ?
  2. Disney ou Miyazaki ?
  3. Fantasy ou Science-fiction ?
  4. Salle de cinéma ou écran de télé ?
  5. Il pleut dehors, vous larvez dans le canapé, vous avez la flemme de mettre un film, vous zappez… et arrêtez de zapper sur quoi ?
  6. Facebook ou Twitter ?
  7. Le comédien / la comédienne que vous suivrez n’importe où, même s’il / si elle tourne dans une bouse ?
  8. Le pire film que vous ayez jamais vu au cinéma sans oser sortir de la salle ?
  9. Le film inavouable que vous adorez, à prendre au 36e degré et à vanner dans une soirée entre potes ?
  10. Ce qui vous insupporte le plus au cinéma : le bruit des pop-corns, les coups de pieds dans le fauteuil, ou la mamie qui répète toutes les répliques ?
  11. Votre plus beau souvenir cinématographique ?

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Cinephiledoc… deux ans déjà !

Aujourd’hui, cela fait deux ans jour pour jour que ce blog a vu le jour… et voilà une phrase d’accroche pleine de jours (un de plus !).

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C’est donc le moment de chanter faire un petit point sur le pire et le meilleur de ce qui s’est produit sur ce blog entre 2013 et 2014. Commençons par des chiffres :

Les articles

En deux ans, Cinephiledoc a vu paraître 177 articles. Depuis l’année dernière :

  • 10 portaient, de près ou de loin, sur l’information documentation, pratiques de recherches, de lecture et identité numérique ;
  • 24 étaient consacrés à la rubrique « bibliothèque cinéphile » et proposaient des comptes-rendus de lecture de livres sur le cinéma, aussi bien biographies que monographies, voire même, comme désormais on a tendance à les mélanger dans les grandes chaînes culturelles, jeux de culture générale et cinéphile ;
  • 13 articles rapportaient le quotidien de professeur documentaliste – séances, animations, projets divers et variés et joyeusetés administratives ;
  • 7 de ces articles étaient des petits billets d’humeur ou autres petits avis sur des films et des personnalités ;
  • enfin, durant l’été, Cinephiledoc a publié 6 « hors-série » pour vous proposer quelques lectures de vacances.

Au total, 60 articles éclectiques qui se sont fait la part belle dans ce beau fourre-tout de blog ! Et on arriverait à un compte rond de 5 articles par mois, si j’étais assidue… Mais il est vrai que j’ai dû considérablement ralentir mon rythme de l’année passée (2 articles par semaine), malgré un pic en septembre 2013 où j’ai publié pas moins de 11 articles.

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Désormais, je me contente d’un rendement plus modeste, pour lequel j’alterne deux articles dédiés à la « bibliothèque cinéphile » et un consacré au quotidien mensuel du CDI.

Petit point comm’

Malgré ma présence sur les réseaux sociaux, Cinephiledoc reste un blog modeste, que Camilleuh a comparé à un canapé confortable dans un commentaire qui a suscité beaucoup de vagues… (mais je reviendrai là-dessus plus tard).

cinephiledoc 2 ans

Il dispose néanmoins :

  • d’une page Facebook (40 abonnés à ce jour) ;
  • d’un compte Twitter où se mêlent allègrement cinéphiles, docs et paddocks (578 tweets postés et 268 abonnés).

Les profs docs peuvent le retrouver sur la Profdocosphère, et il est mentionné sur quelques blogs de coupines, rédactrices chevronnées et fameuses blogueuses.

Pour le pire…

En un an, ce blog a connu quelques mésaventures.

Souhaitant parler librement de l’interprétation des publications sur les réseaux sociaux, je me suis retrouvée à me défendre contre des petites piques sur Facebook… ce qui m’a permis de rebondir et d’évoquer la difficulté à faire de l’humour devant un écran d’ordinateur.

Très récemment, j’ai eu l’honneur de recevoir, dans le flot des commentaires d’un article, mon premier troll, très courtois au demeurant – le point Godwin n’a absolument pas été atteint – et j’ai pu constater que même les ouvrages innocemment consacrés au cinéma pouvaient susciter un débat enflammé.

Ceci me permet de rappeler une petite règle de vie : je n’applique aucune censure à mes commentateurs, je n’oblige personne à être en accord avec les ouvrages que je propose, du moment qu’on a l’honnêteté intellectuelle de comprendre que mes critiques ne sont pas un compte-rendu exhaustif du livre et que le meilleur moyen de parler d’un livre, reste étonnamment de le lire !

Par contre, j’apprécie toujours de rediscuter d’un film, d’un réalisateur, ou d’un genre cinématographique et de lire les réflexions que ces derniers suscitent.

… et pour le meilleur !

Mais Cinephiledoc a aussi connu de très belles choses en l’espace d’un an, parmi lesquelles :

  • quelques auteurs satisfaits des comptes-rendus que je faisais, modestement, de leur ouvrage, et qui se sont manifestés dans les commentaires, parfois, ou sur Facebook, ou sur Twitter ;
  • la mention de Petite Noisette sur son blog-o-noisettes – en tant que prof doc, ça fait plaisir ! ;
  • un pic de fréquentation parfois pour un article de cinéma, plus souvent pour un article professionnel, comme ce jour où j’ai eu 250 personnes qui sont venues voir si le canapé était confortable… (pour comprendre la blague du canapé, c’est par ici)

Et cette année encore, même si, ça y est, des rubriques segmentent les sujets (ils sont beaux mes onglets !), il y a eu quelques premières :

Les premiers hors-séries de l’été

En effet, bien que j’ai promis de temps en temps des petits comptes-rendus thématiques sur un sujet ou un autre, je n’ai pas souvent eu le temps de le faire.

L’été dernier, j’ai réussi à publier 6 hors-séries : rétrospective du cinéma, romans consacrés au cinéma (en 2 parties), enfants de célébrités qui évoquent leurs parents (2 parties) et le cinéma en chansons.

Cette année, je vous prépare à nouveau une série de comptes-rendus qui aborderont le cinéma de différentes manières – j’annoncerai cela avant l’été. Et cet automne, je publierai également une série d’articles sur le même thème.

Echanges de bons procédés

Moins fréquents que l’année passée, il y a tout de même eu quelques échanges d’articles entre Cinephiledoc et d’autres blogs, que ce soit avec Rainbow Berlin (un article sur le cinéma allemand contre des recettes pour gérer sa visibilité sur Internet), ou avec Foutaises (échanges d’articles sur Boby Lapointe et sur les actrices minaudantes).

Tout récemment, j’ai eu la chance de poster mon premier article bilingue, grâce à l’aide précieuse de Laura, qui a bien voulu se charger de sa traduction.

Et j’ai toujours quelques personnes pour me suggérer des idées d’articles, même si je n’ai pas toujours le temps de m’y consacrer immédiatement.

Un palmarès comme les grands !

Enfin, suite à l’apparition de la rubrique « bibliothèque cinéphile » en février 2013, Cinephiledoc a pu publier en décembre son premier palmarès de lecture, encore une occasion de rappeler quelques bons moments, qui suscitent parfois l’étonnement : oui, j’achète beaucoup de livres sur le cinéma, oui je ne sais plus où les mettre, non je ne m’en lasse pas !

Médaille

Vivement le palmarès 2014 !

Et vivement d’autres lectures, d’autres projets, d’autres séances, d’autres découvertes, et d’autres échanges ! À très vite et merci à tous !

Pour la peine on va quand même chanter :

C’est l’anniversaire dans tous les recoins, c’est presque tout les ans qu’on a l’anniversaire. Grâce à cet anni… c’est la joie c’est pratique, c’est au moins un principe à retenir pour faire la frite… c’est huuuum lalalalala. Cette année c’est bien, l’anniversaire tombe à pic !

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Les vérités bonnes à lire

Suite à l’article que j’avais publié il y a un peu moins d’un mois sur l’interprétation d’une information sur Facebook, à partir d’une expérience personnelle, les réactions suscitées par cet article m’ont amenée à m’interroger, avec l’une des amies qui avaient participé directement à cette expérience, sur la place de la vérité sur Internet, et sur Internet comme source d’informations.

L’article d’aujourd’hui ne sera pas des plus originaux – cette question a suscité déjà de nombreuses publications, beaucoup plus étayées et approfondies que ce que je pourrais publier sur le sujet sur Cinephiledoc. Ce que je propose donc ici, c’est justement le cheminement de ma réflexion, relié directement aux sites Internet et aux articles qui en constituent les étapes.

L’humour et la vérité, de Rabelais au point Godwin

Je me souviens que, lorsque je faisais mes études, une de nos enseignantes nous faisait étudier Le Quart livre de Rabelais. Je ne saurais plus donner les détails de ces cours, mais ce qui m’est restée en mémoire, c’est qu’elle nous signalait l’humour de Rabelais, comme un humour qui paraîtrait déplacé de nos jours, au même titre qu’un humour d’il y a vingt ou trente ans. On ne peut plus rire des mêmes choses aujourd’hui, qu’il y a quelques années et, par conformisme ou par peur, on n’en est désormais réduit à marcher sur des oeufs.

Pantagruel dans Le Quart livre, illustré par Gustave Doré

Pantagruel dans Le Quart livre, illustré par Gustave Doré

La même chose intervient lorsque l’on utilise les réseaux sociaux, et cela pour deux choses :

  • d’une part, on se rend compte que toute vérité n’est pas bonne à dire, et qu’il faut, justement, sur ces réseaux sociaux, maintenir des « apparences sociales ou sociables » ;
  • d’autre part, l’usage du second degré, de l’ironie, ou d’un humour qui devrait se mesurer comme les ondes sismographiques ou l’intensité du vent, d’un peu déplacé à très déplacé, doit, lorsque l’on se revendique comme personne civilisée, s’accompagner d’une mention « troll », « lol », « mdr » et autres efforts de traduction qui rendent ce mode d’expression perceptible à ceux qui nous lisent.
Do not feed troll. Source : Wikipédia. Auteur : Sam Fentress

Do not feed troll. Source : Wikipédia. Auteur : Sam Fentress

Que ce soit l’humour ou la vérité – et je ne rentrerai pas dans des définitions de la vérité qui ferait ressembler cet article à un cours de philo – ces deux modes d’expression sont tantôt édulcorés, affadis, tantôt complètement à vif.

Dans le premier cas, on évite de heurter la sensibilité des autres, en vertu d’une nétiquette non formulée – une sorte d’auto-censure. Dans le second, si jamais on manifeste une vérité ou une critique, ou si l’on pousse l’humour un peu trop loin – volontairement ou involontairement, en fonction du public qui nous lit, on glisse sur la pente fatale qui mène inévitablement de l’incompréhension jusqu’au point Godwin, si le site ne dispose pas de modérateurs vigilants.

Sarcasim mark : le symbole assumé de l'ironie sur Internet

Sarcasim mark : le symbole assumé de l’ironie sur Internet

Ainsi, comme je l’avais brièvement abordé dans l’article sur l’interprétation de l’information, l’expérience soit disant tentée par un internaute de dire toute la vérité – et cela jusqu’à l’insulte, sans souci des convenances ou de la sensibilité d’autrui, était forcément vouée à l’échec, car elle vérifiait l’idée bien connue de « dire tout haut ce que l’on pense tout bas ».

Cette expérience, si elle avait été vraie, aurait-elle eu le même impact ? Un véritable internaute, exaspéré par le consensus social qui nous pousse à forcément « aimer » le statut d’untel ou à ne pas réagir aux commentaires d’untel, aurait-il adopté la même virulence dans la critique ?

Il lui aurait fallu dans ce cas renoncer à tout un attirail de règles de comportements que l’on intègre inconsciemment lorsque l’on s’inscrit sur un réseau social, et du coup s’exposer à un inévitable ostracisme. Pour résumer rapidement : sur Facebook, tu aimes ou tu le quittes.

La vérité brute est tue, et l’humour assez mal accepté, puisqu’il y a quasiment autant de formes d’humour qu’il y a d’individus. Mon humour a peu de chance de ne blesser personne, et l’humour d’autrui peut à tout moment me heurter, que je n’y sois pas réceptive ou que je sois tout simplement mal disposée.

Splendeurs et misères du canular

Vrai ou faux, humour ou sérieux, peu importe de toute façon. Un article construit, fouillé, étayé de sources et d’arguments peut autant susciter la polémique qu’un fake. Il n’y a qu’à comparer les articles plus ou moins approfondis parus suite à la fameuse affaire du bijoutier de Marseille qui avait désarmé son braqueur – fait divers réel ayant suscité la polémique et des commentaires passionnés sur la meilleure façon de se faire justice – et cet article paru sur Darons.net, sur un bébé ayant été mis en garde à vue pour tapage nocturne. Les deux suscitent le même débordement enflammé.

Bon nombre d’internautes tombent têtes baissées dans le panneau – et même un internaute averti, voire un professionnel de l’information, peut, par négligence, ou par manque de temps, se faire avoir. Mais une fois son erreur constatée, grâce aux « A propos », « Qui sommes-nous ? » ou simplement grâce au sous-titre du site, son exploration d’internet n’en sera que plus riche, puisqu’il savourera d’autant plus l’information fausse en la sachant fausse.

Le Courrier des échos

Le Courrier des échos

Il trouvera notamment son bonheur sur :

Le Gorafi

Le Gorafi

Une source inépuisable de surinformation

Encore une fois, vraie ou fausse, cette information foisonnante concentrée sur Internet, et plus encore sur les réseaux sociaux, se substitue de plus en plus aux autres moyens de s’informer. En 2010, cinq journalistes ont participé à l’opération « Huis clos sur le Net » : enfermés pendant cinq jours avec seulement Facebook et Twitter pour s’informer. Et aujourd’hui, je n’ai pas besoin de regarder un match de foot alors que je peux en avoir un compte-rendu minute par minute sur Twitter.

J’ai accès à une information instantanée, mise à jour en temps réel, et que je peux contribuer à transmettre et à fabriquer. Je participe à son éternelle « rafraîchissement », et là encore, je suis confrontée aux réactions qu’elle suscite – enflammées, passionnées, polémiques, spontanées. A moi de faire le tri, et de prendre le recul nécessaire face à cette surinformation.

Sources et pour aller plus loin…

  • Le point culture : l’humour au 16e siècle, Rabelais et Montaigne, sur Fabula.org et la définition de Rabelaisien sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales.

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Le paradigme de la chouette liseuse

Voici un petit article sans prétention, qui ne fera aucunement la promotion d’une liseuse quelle qu’elle soit – on peut se méprendre et considérer «chouette» comme adjectif. Certes, employer le terme «liseuse» au lieu de «lectrice» peut prêter à confusion. J’aurais pu, pour éviter cela, opter directement pour l’expression «chouette qui lit»… mais cela m’aurait privée d’une introduction.

Le sujet de cet article m’a été inspirée par Eva, dont je ne présente plus le blog… il explique à lui seul que les articles les plus facétieux publiés sur Cinephiledoc ait cette source d’inspiration. Il y a quelques semaines, donc, à la lecture de mon projet concernant la liaison CM2-6E, Eva avait soulevé un point qui avait retenu son attention, à savoir :

le fameux dessin de « la chouette qui lit » (…) je me demande en quelle mesure ce dessin de word a figuré au moins une fois sur TOUS les documents relatifs à un CDI ou à une bibliothèque

Pour ceux qui ignorent de quel dessin il s’agissait, le voici :

Chouette liseuse

On peut aussi le trouver sous cette forme :

lecture2

Je préfère mettre de côté le débat zoologique «Est-ce une chouette ? Est-ce un hibou ?», je laisse les experts en ornithologie trancher. Ce qui nous a davantage intéressées, Eva et moi, c’est l’idée selon laquelle la chouette qui lit est représentative de l’univers de la bibliothèque, du / de la bibliothécaire et du lecteur.

L’écueil de la vieille chouette

Laissons de côté les représentations de la bibliothécaire en «vieille chouette», chignon et lunettes complétant le costume – en ce qui concerne ces représentations, notamment cinématographiques, je vous renvoie une fois de plus vers l’excellent Notorious Bib, qui examine à la loupe de quelle façon sont rêvées ou cauchemardées les bibliothèques et les librairies dans les films – de L’Ombre d’un doute à Star Wars (à noter que même dans Star Wars, elle porte un chignon).

Evidemment, c’est cette vision qu’ont bon nombre de lecteurs, ou de non-lecteurs, de la bibliothécaire, et que l’on redoute un jour, suivant que l’on est usager ou professionnel, de côtoyer ou de devenir. La bibliothécaire, plus harpie ou gorgone que muse, voilà l’écueil.

Représentations mythologiques et littéraires

Puisque nous sommes dans la mythologie et la littérature, restons-y, histoire de donner davantage de poids à cette «chouette liseuse» et d’expliquer son omniprésence dans le milieu des livres. En effet, pourquoi des bibliothécaires et des documentalistes voudraient continuer à utiliser cette image, en dépit des clichés qu’elle véhicule ? Pourquoi une «chouette liseuse» est-elle chouette ?

La chouette est l’animal privilégié d’Athéna, déesse grecque de la sagesse, et le symbole de la ville d’Athènes dans l’antiquité, qui figure jusqu’à aujourd’hui sur les pièces de monnaie. Homère attache à Athéna l’épithète de glaukopis («aux-yeux-de-chouette»), cette dernière pouvant partager avec son familier la capacité de voir dans le noir – noir de la nuit pour la chouette, noir de l’ignorance pour Athéna. Athéna, et par extension, son attribut, vont représenter l’éclat de la civilisation grecque, et de la civilisation en général.

Chouette ou hibou, c’est un symbole d’érudition et d’amour de la lecture, modèle repris jusque dans Merlin l’enchanteur. Détourné, certes, mais repris :

C’est cependant leur capacité à voir de le noir qui porte préjudice aux chouettes et aux hiboux, oiseaux nocturnes qui profitent de la cécité de leurs proies pour mieux les chasser. On y voit tantôt un symbole de mort, tantôt la source de diverses superstitions… pour ma part, j’ai toujours trouvé terriblement injuste le sort voué à ce qui est, selon moi, la plus belle des chouettes, l’effraie.

Sources : Peter Trimming, Wikipédia

Sources : Peter Trimming, Wikipédia

Symbole de l’hérésie au Moyen-âge, elle était clouée sur les portes, soit disant pour protéger des orages et conjurer le mauvais sort. Elle figurait ainsi en bonne place parmi tout ce qui était, pour le contemporain, inexplicable, et du même coup, condamné – je vous recommande à ce titre la lecture de l’ouvrage de Jean Delumeau, La Peur en Occident.

Bien-sûr, la chouette et le hibou sont maintenant pratiquement dépourvus de tout cet attirail superstitieux – sauf peut-être auprès des personnes atteintes d’ornithophobie – comme la Guenièvre de Kaamelott – ou auprès des enfants encore influençables et apeurés. Certes, dans Harry Potter, les chouettes et les hiboux sont toujours associés à la sorcellerie – sorcellerie remise au goût du jour – mais sont dévolus à la distribution du courrier.

Considérations zoologiques, tout de même

J’ouvre ici une courte parenthèse sur certaines particularités physiques de la chouette, à savoir :

  • sa capacité à pivoter la tête à 270° ;
  • ses yeux qui lui offrent un champ de vision à 180°, certes pour une vision optimale de seulement 70° ;
  • son ouïe très développée

J’en conclus sommairement que ces trois caractéristiques ont pu être reprises et déformées chez la bibliothécaire pour des qualités telles que :

  • la vigilance en matière d’usages de la bibliothèque – rapportée à tort au rôle de surveillante, voire de gardienne ;
  • l’acuité visuelle qui découle de cette vigilance, et qui lui permet aussi bien de ranger le manga qui s’est retrouvé au milieu des documentaires sur les lézards, de dire à X d’arrêter de jouer à Angry Birds ou de consulter l’historique de recherche qu’Y a oublié de supprimer ;
  • la nécessité de maintenir un lieu relativement calme, ce que certains prendront pour une trop forte sensibilité au bruit

Au-delà de ces considérations physiques, il n’en demeure pas moins que la chouette reste, semble-t-il, un bon moyen de représenter le rapport au livre et à la culture, à moderniser cependant.

D’une représentation à l’autre, diffusion et circulation de l’information

De la chouette comme symbole de sagesse et unique détentrice du savoir – entendez la bibliothécaire à l’ancienne (ou si vous préférez, selon la formulation d’Yves-François Le Coadic, l’approche orientée professionnel) – il faut passer à la chouette comme moyen de circulation de l’information – le modèle Hedwige dans Harry Potter (approche orientée usager).

Transmission de l’information, capacité à retrouver le destinataire du courrier quel que soit l’endroit où il se trouve : voilà bien certaines des missions propres aux professionnels de la documentation, notamment la veille, qui consiste à mettre à disposition de l’usager l’actualité propre à un sujet donné.

Si la chouette n’est plus le seul volatile à occuper le champ de l’information et de la communication –

logo-twitter

– elle reste tout de même représentative de la relation à l’usager. Et ça, c’est chouette.

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Méfiez-vous du chat qui dort… sur Internet.

Pourquoi les chats sur Internet suscitent-ils l’enthousiasme ? Pourquoi on ne lit jamais les « commentaires précédents » sur Facebook ? Pourquoi notre voisin ne voit pas l’image de la même manière que nous ? Pourquoi le terme « officiel » fait polémique ? Peut-on atteindre le point Godwin en publiant une photo de chat qui dort sur un réseau social ? Toutes ces questions m’ont obsédée ces dernières 48 heures, tout cela à cause d’une banale anecdote, et voilà pourquoi !

Les littéraires et les amateurs de mythologie antique connaissent bien les deux monstres marins Charybde et Scylla, Charybde étant un gouffre marin qui engloutit eau, navires et poissons, Scylla une créature monstrueuse vivant sur un rocher. Les deux, tourbillon et récif, vivent de part et d’autre d’un détroit maritime que doit notamment franchir le héros Ulysse. Ils ont donné lieu à une expression : « tomber de Charybde en Scylla« , que l’on peut traduire par « de mal en pis », ou « d’un péril vers un autre plus grand encore ».

De Charybde en Scylla appliqué à l’identité numérique…

Voici une introduction bien spectaculaire pour évoquer une anecdote, ma foi, bien ordinaire. Il y a quelques jours, je discutais avec une amie sur Facebook. Au détour de la conversation, je lui affirme « demain, c’est officiel, je dors ». L’amie en question, taquine, veut me mettre face à mes contradictions : « si c’est officiel, publie-le sur ton mur ».

Mon mur sur Facebook n’est pas une coquille vide : je partage des photos, des articles de ce blog ou d’autres blogs, mais je n’aime ni les statuts qui évoquent le déroulement d’une journée du type :

  • j’ouvre la fenêtre et je découvre le temps qu’il fait
  • je compte les pas qu’arrive à faire mon bébé avant de se retrouver sur les fesses
  • je fais étalage de mes humeurs successives

ni publier des photos de moi. J’ai donc cru que je m’en tirerais à bon compte en envoyant à cette amie une photo par MMS, où je pose baillant, et un post-it sur le front « Demain, je dors ». À raison, un MMS n’était pas assez officiel pour elle.

Sleeping_baby_cat

J’ai donc publié les simples mots « C’est officiel », avec cette photo, prise sur l’article « Sommeil » de Wikipédia, et utilisée par la page « Dormir » (centre d’intérêt) de Facebook. Et voici ce qui a suivi (je restitue les grandes lignes des commentaires qui ont suivi, évidemment sans mention du nom des personnes) :

A : C’est moins drôle qu’avec le post-it, mais d’accord, on va dire que ça officialise la chose (…)

B : Tu prends un chaton et tu ne me le dis même pas ?

A : Tu vois, Juliette, je te l’avais dit, que ce n’était pas terrible comme officialisation. La preuve, les gens ne comprennent pas !

C : Le suspense est horrible, je ne comprend pas, je ne comprend pas !

A : Et moi je me marre, parce que je sais, mais c’est à Juliette de l’annoncer « officiellement » (j’adore rajouter du suspense).

D : Si c’est pas un chaton, c’est quoi ? Un bébé ? Vous allez vous marier ? Et non, en effet, on ne comprend pas trop à quoi tu fais allusion mis à part cet adorable petit chaton sur la photo.

Possibilités d’interprétation du texte et de l’image

Voilà donc la première partie de cette conversation, sans véritable intervention de ma part (j’ai découvert ça le lendemain matin). On peut constater que :

  1. je n’étais pas vraiment aidée par la copine qui était complice de cette expérience (figurée par la lettre A) – quoique ! et qui a joué sur le terme « officiel » et ses dérivés avec délectation…
  2. le dit terme « officiel » bouleverse tout le monde ;
  3. ce terme associé à un chat qui dort va susciter toutes les hypothèses, des plus cohérentes (l’adoption d’un chaton) aux plus inattendues, en tout cas pour moi (mariage, bébé…)

J’ai donc décidé au plus vite d’intervenir, histoire de remettre de l’ordre là-dedans et de calmer les imaginations les plus débridées, quitte à décevoir, soutenue par A !

J (Moi, en somme) : aujourd’hui je dors ! (on ne peut plus explicite, non ?)

A : Fallait juste comprendre que ce matin elle dormait (…)

E : Vive les vacances !

C : Tu dors, mais poilue, c’est ça?

F : Vous allez vous marier !!! Génial !

J (encore moi) : mais non !

F : un  bébé ou un petit chat ?

A : Mais il faut lire les commentaires d’avant !

Donc je reprends : je révèle le pot-aux-roses (sensationnel, il faut le rappeler, l’activité de dormir étant un événement en soi, on s’en doute), persuadée d’arrêter la chaîne de commentaires. Ma complice dans l’affaire me soutient, et une nouvelle venue dans la conversation, E., semble avoir compris, puisqu’elle associe le sommeil aux vacances.

C’est compter sans une autre personne, qui, n’ayant pas lu les commentaires précédents (défaut très répandu chez les utilisateurs de Facebook, moi la première), reprend à son compte les hypothèses inattendues. Déjà, en voyant tout ce tintouin, je me dis que tout un jargon professionnel peut être mobilisé : économie de l’attention, flux d’information, utilisation des réseaux sociaux… et je suis tentée par une action radicale : supprimer la photo.

Gestion de son profil Facebook

Evidemment, certains de mes amis, s’amusant beaucoup de cette situation, ne sont pas d’accord. Je laisse donc la photo, et s’en suit un débat passionné sur la gestion de l’identité numérique :

A (complice n°1) : C’est dommage, moi aussi je trouvais ça drôle l’imagination très fertile des gens…

C (complice n°2, qui trouve tout cela très drôle depuis le début) : Imagination fertile? Ils parlent tous de bébé ou de chat, c’est pas très fertile… Et mon dieu que c’est sexiste, en plus !

A : Je veux dire par là qu’ils extrapolent, même si c’est fait sans grande originalité…

J (toujours moi) : tu es la voix de la raison, C., et à peu près la seule personne sensée de la conversation… tu me connais assez pour savoir que je n’annoncerais jamais un mariage ou le fait d’être enceinte sur facebook… déjà une photo de chat qui dort sort complètement de l’ordinaire quand on connaît mon profil…

C : N’empêche faire le lien entre un chat et un bébé. . Je ne sais pas pour qui c’est le plus offensant, le chat, le bébé ou les parents… Tu serais plus du genre à faire une citation littéraire ou cinematographique.

J : Ou juste à prévenir les gens en privé.

À ce stade, j’ai déjà vexé les gens qui ne sont pas très familiers de ma manière de fonctionner sur Facebook et ceux qui associent le terme « officiel » et le « chat qui dort » à un mariage ou à un bébé sont partis bouder, taxés par mes copines de manque d’originalité. On en tire tout de même une conclusion : je n’annonce pas les événements importants et privés sur un réseau social.

Et nous nous orientons alors vers quelque chose de plus proche de ma personnalité, à savoir les références littéraires, cinématographiques et numériques (blogs, comportements geeks, séries télévisées, etc.) : C., qui a pointé du doigt ma passion pour les citations, s’émerveille de ce « bruit » inhabituel sur mon mur – assez calme généralement, peu commenté, en tout cas moins commenté quand je mets le lien vers un de mes articles que quand je partage une photo de chat qui dort !

C : C’est un vrai roman cette publication. A quand des livres épistolaires du 21 ieme siècle, qui relatent les conversations facebook ? Parce que tu tiens un nouveau « À la recherche du temps perdu » là. Avec cela dit, beaucoup plus d’action que dans l’original. Et des chats. Beaucoup de chats. Les chats, c’est le web. Et le porno aussi. Voir les deux en même temps.

Et si j’écrivais un article sur les chats ?

C’est donc C., la première, qui m’a donné cette idée d’article, car si j’ai abandonné l’idée de littérature épistolaire, j’ai aussitôt rebondi sur l’idée d’écriture, et un panneau lumineux dans ma tête – type néon de grande enseigne – m’a alertée : « BLOG BLOG BLOG !!! » J’en ai profité, puisqu’on parlait de chat sur Internet, pour faire de la pub à Eva, prodigieuse auteure du blog Thèse antithèse foutaises, et grande amatrice de lol cats et de chat de Schrödinger.

Du coup, la question se posait : un article d’accord, mais sur quoi et dans quelle rubrique ?

  • la capacité des gens à extrapoler à partir des photos de chats…
  • la capacité à extrapoler tout court (une rose aurait-elle eu le même effet ?)
  • la gestion de l’identité numérique

Chat, officiel, point Godwin et Radio Londres…

Et là, comme un dernier sursaut, une des participantes à la conversation qui ne s’était plus manifestée, a voulu donner son avis, tout à fait légitimement, sur notre manière de railler les amateurs de chatons qui dorment :

E : L’extrapolation ne vient pas seulement de la photo. S’il n’y avait pas eu le statut personne n’y aurait fait attention et cela restait une belle photo de chaton ! Les écrits sont plus fautifs que l’image.

C’est donc mon « C’est officiel » qui fait polémique, tout autant que la photo du chat ! Et j’ai un instant craint que la conversation, sur un sujet à la base si anodin, ne tourne au vinaigre, voire atteigne le fameux point Godwin ! Plus récemment, un internaute n’avait-il pas suscité la polémique, non pas en abordant le sujet des nazis ou de Hitler, mais en déclarant purement et simplement la guerre à ses contacts sur Facebook, et en leur crachant au visage des vérités blessantes, méchantes et gratuites – expérience risquée et totalement fausse à retrouver ici.

Pour finir sur une note plus joyeuse – et tout en m’excusant, telle les transports en communs, de la gêne occasionnée, auprès de mes contacts éventuels lecteurs de cet article – je propose de publier la première photo venue associée à un message de Radio Londres. J’attends vos interprétations, des plus sages aux plus farfelues, lâchez-vous !

Fromages

« Les fraises sont dans leur jus »

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Google, c’est rien qu’une dissertation – ou comment rendre le n’internet compréhensible aux littéraires

Comme promis depuis une semaine, voici (enfin) la contribution de Sky, de Rainbow Berlin, sur Cinephiledoc. En effet, suite à sa proposition d’évoquer les splendeurs du cinéma allemand, je lui ai demandé d’apporter ses lumières à la question cruciale « Comment réussir sur Internet quand on est motivé mais naïf ? »

Avec son franc-parler naturel, elle a donc décidé de donner quelques ficelles, non pas aux profs-docs studieux qui ont bien suivi leurs cours sur les moteurs de recherche, la veille et autres joyeusetés numériques, mais plutôt aux littéraires pur jus ! Pour les premiers, voici une plaisante piqûre de rappel ; pour les seconds, une petite mise à l’étrier. Dans tous les cas, attachez vos ceintures, ça va secouer un brin !

« Tu m’écris un truc sur la visibilité sur internet en échange ? » Voilà ce que m’a dit Juliette, un dimanche soir, quand je lui ai demandé si elle était intéressée pour publier un article mon blog Rainbow Berlin à propos du cinéma allemand. Ce à quoi j’ai répondu : « C’est-à-dire ? » « T’as carte blanche »

Carte blanche. Gnié ? Alors, entre deux articles sur les élections allemandes (qui sont très drôles cette année, c’est la folie…) j’ai un peu réfléchi à cette histoire de visibilité.

Toi, toi et toi, là, au fond, vous avez aussi un blog, non ? Et à l’instar de Juliette sur cinephiledoc, ou de moi-même sur Rainbow Berlin, vous écrivez des trucs orignaux et de qualitésuper drôles, genre coolissimes à mort, parfois même carrément intelligent, et du coup, vous voulez qu’on vous lise. Nan mais parce qu’écrire pour soi seulement, ben, euh, c’est pas top moumoute. C’est l’intérêt du n’internet après tout : obtenir une audience de fooolie !

Et avouez-le : les résultats n’ont pas été à la mesure de vos espérances. Pas d’Eldorado du lecteur, pas d’amour, pas de gloire, pas de beauté. Est-ce que Google vous aurait trahis ? Hé bah non ! C’est juste que vous êtes nuls. Et voici comment l’être (un peu) moins.

Travaillez votre référencement

Source : Fenêtre sur

Source : Fenêtre sur

Vu que je m’adresse à des littéraires, je vais faire simple : Google, c’est une grande bibliothèque remplie d’étudiants studieux. L’étudiant studieux, appelé « bot » ou « spider », parcourt sans arrêt la bibliothèque (le web) pour alimenter et mettre à jour ses connaissances (soit sa base de données). Il collecte :

  • L’adresse de chaque page trouvée : soit le titre de l’œuvre et son auteur.

  • Le contenu de cette page : soit les citations

  • La liste de liens de cette page : soit les références sur lesquelles s’appuient le travail universitaire consulté

Un étudiant consciencieux prendra le temps de consulter les références données par les œuvres consultées pour enrichir sa culture et étayer ses connaissances, à l’instar du bot qui, une fois sa lecture terminée, saute à la page liée et continue son travail de recherche.

L’idée pour l’étudiant est de pouvoir, le jour de l’examen, et au regard de la problématique donnée par le sujet (soit la requête sur le moteur de recherche), s’appuyer sur les travaux et les œuvres maîtresses les plus pertinentes (soit les résultats sur les moteurs de recherche).

Donc si vous voulez que votre contenu soit visible sur Gros Google, il faut que les gens fassent référence à votre contenu : il faut qu’ils mettent des liens, de préférence dans leurs articles, vers votre site web.

Plus un étudiant studieux va voir une référence à vos œuvres dans ses recherches, plus il va se dire qu’elles sont importantes et il faut qu’il les connaisse, les consulte, les lise, les analyse. La même pour le bot : plus il voit votre lien, plus il va le suivre et tomber sur votre site et le crawler c’est-à-dire lire son contenu – et Google va se dire que, si tant de gens vous « link » (oui, le online marketeur, il parle franglais parce que c’est la classe etpicétou) alors vous devez être une pierre angulaire du grand woueb et vous devez apparaître devant les autres sur son moteur de recherche. Votre site répond à la problématique de l’internaute, tout comme des œuvres répondent à la problématique d’une dissertation.

Cela s’appelle une stratégie de backlink. Il existe d’ailleurs un petit outil très simple qui vous permet de voir quels et combien de liens pointent vers votre site – en gros, kicéki parle de vous.

La puissance de feu des mots-clefs – attention aux âmes sensibles !

Retour, donc, à notre étudiant.

Imaginons maintenant que nous avons là un élève un peu fainéant (hum, comment ça, c’est pas difficile à imaginer ?) qui lui, aimerait juste trouver deux trois œuvres pour avoir juste la moyenne, parce que oh, hein, faut pas déconner, ce soir, on s’la colle et Gégé a ramené de la vodka, et pis y’a Maud à pécho, elle est trop bonasse, enfin, c’est Gilles qui l’a dit.

Bref.

Cet étudiant fainéant va aller au plus court en allant directement au rayon de la bibliothèque qui traite de son sujet. Pour l’exemple, on prendra la littérature allemande parce que ça fait nana érudite de prétende savoir ce qu’est la littérature allemande. A l’appui de la classification de Dewey, l’étudiant va donc se rendre au rayon 830 et chercher son bonheur.

Et bien Google fonctionne (presque) pareil grâce aux Index. L’algorithme de Google dresse – à l’avance – une liste de toutes les pages qui contiennent le mot « littérature » et « allemande » de façon à pouvoir répondre immédiatement aux recherches sur ces mots : c’est un index. Et cet index, c’est le rayon 830 de la bibliothèque.

Google fait cet exercice pour tout type de combinaison de mots, dans quasiment toutes les langues du monde. Dewey peut aller se rhabiller !

Il est donc important de construire vos articles avec les mots-clefs thématiques liés à votre sujet pour que Google puisse vous intégrer à son index, et de préférence dans le bon index, hein. Parce que recevoir des visites sur son site avec des mots-clefs « Homme nu en érection » ou « Pute à baiser » fait questionner le type de contenu qu’on a publié (Juliette, tu pourras me remercier des quelques visiteurs (parce que ce sera forcément des hommes, hein) qui viendront chercher du porno sur Cinephiledoc, c’est cadeau).

Le backlink, lui, faisant preuve de votre expertise sur le sujet et vous permettant de damner le pion à vos concurrents.

J’ai beau être une experte de l’online marketing (sisi, je suis une experte d’abord), moi aussi j’ai des visites sur des mots-clefs bizarres. Pourquoi ? A cause de mon article « Pute, baiser et autres motsallemands qui nous font ricaner ». Ah bah ça, fallait s'y attendre, hein ! 

J’ai beau être une experte de l’online marketing (sisi, je suis une experte d’abord), moi aussi j’ai des visites sur des mots-clefs bizarres. Pourquoi ? A cause de mon article « Pute, baiser et autres mots allemands qui nous font ricaner ». Ah bah ça, fallait s’y attendre, hein !

Mais attention ! Tous les mots-clefs ne se valent pas ! Certains attirent plus de trafic que d’autres : en gros, ça revient à dire que certains sont des sujets plus facilement traités et donc vous aurez plus de mal à apporter un éclairage nouveau dessus, vos concurrents étant en place depuis longtemps. L’intérêt des mots-clés est de se positionner sur des termes ou des expressions pas trop concurrentiels : vous aurez ainsi plus de chances d’obtenir un bon référencement sur des requêtes très précises.

Pour continuer l’analogie avec la bibliothèque, si vous écrivez un livre sur « Toute la littérature allemande de 500 avant J.C. à 2013», votre livre (c’est à dire site) va être consulté, certes, mais :

  • Vous allez en chier à l’écrire (oui, quand même, c’est un peu long)

  • Les étudiants vont être noyés dans le flot d’informations et leur engagement, calculé par Google, sera pauvre (je vais expliquer ça plus bas). S’il faut que notre étudiant fainéant se farcisse 4 000 pages avant de trouver les deux à trois infos qu’il cherche, il va aller chercher l’info ailleurs au bout de 2 secondes. Et donc ne pas lire, ni référencer votre contenu.

  • Les bots vont avoir du mal à comprendre l’information car elle ne sera pas segmentée en partie claires et unifiée.

  • Du coup, Google ne va pas être capable de vous ranger dans un index précis (quel rayon, 840 ou 930 ?)

Finalement, et même si votre bouquin est intéressant et qu’on vous référence dans d’autres publications, Google vous trouvera chiant, ennuyant, confus, et peu pertinent par rapport aux recherches des utilisateurs. Il vous laissera tomber aux oubliettes, là d’où Chuck Norris, Miley Cyrus et des conseils très pratiques liés à votre santé n’auraient jamais dû sortir.

Il aurait était plus pertinent d’écrire plusieurs livres en découpant le sujet en unités thématiques faisant sens, pour que l’étudiant fainéant, mais aussi l’etudiant studieux (le bot quoi) trouvent l’info rapidement sans se farcir tous les auteurs relous de la littérature allemande et puissent l’intégrer à l’index qui lui est dévolu : le 840 et non le 930.

Google propose un outil très pratique nommé adwords (si vous avez des amis/connaissance qui travaillent dans le n’internet, probablement qu’ils l’ont beaucoup maudit ces derniers temps…), qui permet de générer des mots-clés sur un sujet donné, et de voir les tendances de recherche pour ces mots-clés, ainsi que leur degrés de concurrence. Cet outil est configurable par langue, par région et donne un aperçu (presque) complet des mots-clefs synonymes que vous pouvez utiliser pour vous sortir de la masse de la concurrence.

Le contenu est roi (la forme aussi un peu)

La plupart d’entre vous ici sont profs, non ? Et vous savez, comme tout prof, qu’une bonne dissertation rencontre plusieurs écueils.

Le premier, c’est la gangrène de l’enseignement : le plagiat. On connait tous l’histoire d’un prof qui a piégé ses élèves et les a pris en flagrant délit de recopiage du woueb. Pour Google, c’est tout pareil : le contenu copié (duplicate content pour les initiés, ouais, toujours ce problème de franglais, c’est une tare, dans ce métier) est pénalisé et vous risquez de perdre vos places durement acquises. Votre contenu doit donc être unique ! Mais aussi n’être ni trop court, ni trop long. En terme internetstique, 1500 mots est une longueur raisonnable et beaucoup appréciée des bots.

Second écueil : la forme. Et oui, forme et contenu sont indissociables. Lorsqu’un étudiant écrit une dissertation, il y a un minimum à respecter : le texte doit faire une longueur suffisante, le contenu doit être utile/pertinent au regard de la problématique et ce ne doit pas être du recopiage. Si vous récupérez du contenu depuis un autre article, l’œuvre d’un écrivain (soit d’un autre site), de manière légitime, vous prenez bien soin de nommer l’auteur, de mettre sa citation entre guillemet, de réécrire en entier le titre de l’article et de le souligner (soit mettre un lien vers le site original). Et bien entendu, éviter trop de fautes de gras mère et d’or tôt graphe dans votre dis sert ta sion.

Et bien c’est tout pareil pour votre site ! Il ne faut, en plus, pas abuser des mots-clés, la juste mesure se trouvant entre ce dont les bots ont besoin pour indexer votre contenu et la compréhension qu’aura l’internaute de votre contenu. En cas de doute, toujours faire pencher la balance du côté expérience utilisateur, car un contenu de qualité amène toujours du backlink de qualité spontané. Aussi garder à l’esprit les internautes, pressés et impatients (comme le sont les profs qui corrigent les copies sur un coin de table de la salle des profs en écoutant d’une oreille les ragots de Mme C. tout en essayant de corriger suffisamment vite pour aller chercher leur petite dernière au judo) lisent vos textes en diagonale et n’hésitent pas à sauter des paragraphes. Il faut donc ETRE CLAIR et structurer votre article !

Troisième écueil : les metrics (je vous le dis, indécrottables, ces marketeurs de l’internet, ils ne savent même plus parler frenssè correctement, une honte !), donc, les metrics, disais-je, des internautes visitant votre page sont pris en compte par Google pour juger de la qualité de votre texte : taux de rebond, temps de lecture, nombre de pages vues par visites etc. Soit l’intérêt que le lecteur (professeur) porte à votre site (dissertation). Si les metrics sont mauvaises, si les étudiants abandonnent votre livre sur « Toute la littérature allemande de 500 avant J.C. à 2013» dès la première page pour consulter le deuxième résultat du moteur de recherche, alors Google va envoyer votre contenu prendre la poussière sur les rayons de la réserve, là où atterrissent les livres qui ne servent plus à rien. Si les utilisateurs apprécient mieux votre concurrent, alors votre concurrent se doit d’être devant vous.

Si vous arrivez à passionner suffisamment le vieux Mr. W. pour qu’il oublie Mme C. ragotant sur Mme V. ou de passer prendre sa petite dernière au judo, alors vous avez tout bon et Google va le remarquer. Et va vous booster devant vos concurrents.

Alors si avec tout ça vous n’obtenez ni l’amour, ni la gloire, ni la beauté, vous aurez au moins quelques lecteurs en plus. Bon, allez, les devoirs pour cette semaine : faire monter votre site sur la première page de Google. Un bon point à celui qui arrive à se placer en premier dans les résultats de recherche sur le mot-clef : « la littérature allemande de 500 avant J.C. à 2013 ».

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Sur la sphère…

Depuis la rentrée, Cinephiledoc est beaucoup plus doc que cinéphile, et pour cause : entre les nouveaux projets, les séances, les citations de Petite noisette, mon côté Doc est fort occupé. J’attend également la contribution de Sky, de Rainbow Berlin, qui a été retardée par divers impondérables !

En revanche, si le côté Cinéphile est plutôt calme en ce moment, c’est parce qu’il souffre cruellement du manque de nouveautés en cinéma ! J’ai repéré quelques ouvrages à paraître qui ont piqué ma curiosité, mais évidemment, j’attend de les recevoir…

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En cette fin de semaine, la grande nouvelle est que j’ai inscrit Cinephiledoc sur la ProfDocOsphère, un site de mutualisation fait pour et par des professeurs documentalistes. En cela, cet article ressemble quelque peu à celui publié par Petite noisette sur son blog, et qui salue la même démarche !

ProfDocOsphère fait partie du site Doc pour Docs, un site hyper complet et qui aborde tous les aspects du métier, et est administré par Fenêtre sur, blog(ueuse) que j’ai déjà eu l’occasion de mentionner pour son talent geek.

Le site comprend un annuaire qui référence les principaux sites de la profession : des sites collaboratifs comme Cactus acide et Doc pour docs, des sites institutionnels (en majorité des sites académiques), et des sites personnels, parmi lesquels on retrouve ceux que j’ai déjà cités dans un précédent article, certains que je connaissais déjà (Tic tac doc, Les trois couronnes) et d’autres qu’il me tarde de découvrir (Le grain et l’ivraie, BibliObjectif).

A noter que ce site dispose également d’un flux d’actualités grâce auquel on peut voir directement les dernières publications des sites référencés, et un outil de recherche fédérée. L’idéal comme outil de travail !

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La petite surprise du week-end

J’ai un petit peu hésité sur la forme à donner à cet article, vous allez vite comprendre pourquoi. Hier, en vadrouillant sur mes petits sites et blogs favoris, je me suis rendue compte que j’avais été citée par Petite Noisette dans un article consacré au Versatile blogger award.

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Cette découverte a immédiatement suscité trois réactions :

  1. Petite Noisette m’a citée ! C’est super chouette ! J’adore son blog, c’est trop génial !
  2. Ok, mais il faut encore que je fasse un article sur ces awards, ma foi, fort sympathiques, mais à force je n’ai plus d’idées ? J’ai déjà fait deux articles là-dessus ! Pour preuve, ici et ici.
  3. Oui, mais bon, c’est tout de même Petite Noisette qui me cite, faut que je fasse quelque chose ! Je vais quand même écrire un petit mot.

J’ai donc décidé de ne pas poursuivre cette petite chaine, mais de faire un petit truc à ma sauce. D’abord en expliquant ce revirement. Qui est Petite Noisette ? Eh bien c’est la rédactrice du BlOg-O-nOisettes, un blog de référence pour les profs-docs et futurs profs-docs, une mine d’informations non seulement sur les textes, les séances pédagogiques, mais aussi sur la littérature jeunesse et le cinéma. Clairement, c’est le blog de quelqu’un d’hyperactif et curieux, qui s’intéresse à tout et qui ne fait rien à la légère.

Être citée par Petite Noisette, c’est un peu comme lorsque l’on voit pour la première fois l’un de ses articles publiés dans une revue scientifique, sentiment qu’a bien dû ressentir Eva lors de la parution de son article sur la sérendipité dans la revue Cygne noir (ceci est une parenthèse).

Bref, voilà, moi contente ! Et pour fêter cet évènement, j’ai décidé de mentionner dans ce petit article cinq blogs cinéphiles et cinq blogs docs (hormis le BlOg-O-nOisettes) !

Les blogs docs :

  1. L’Odyssée d’Ln, un blog très complet sur le quotidien d’une prof-doc avec ses projets, ses séquences pédagogiques et ses bilans.
  2. Fenêtre sur, le blog hyper-pro d’une prof-doc hyper-geek, avec des tutoriels et des séquences, sans cesse à l’affût de nouvelles idées (dont la profdocOsphère).
  3. Docabord, et le quotidien du CDI semaine après semaine, avec séquences et projets, évoqué par Marie.
  4. Gribouilles de doc, un blog BD très très sympa pour retrouver les affres et les bonheurs du métier en dessin…
  5. Vie de doc, une déclinaison de Vie de merde, spécialement pour les profs-docs.

Mais évidemment, maintenant que Camille, lauréate toute fraîche du CAPES de doc, est à présent stagiaire quelque part dans les montagnes, je n’attend qu’une chose, c’est qu’elle lance elle aussi son propre blog (et je l’aurai à l’usure).

Les blogs cinéphiles :

  1. Notorious Bib, un super blog sur les bibliothèques dans l’univers du cinéma, de L’Ombre d’un doute à Star Wars
  2. Cinémiam, le blog des gourmands qui ont faim quand ils vont au cinéma (sa rédactrice a d’ailleurs publié tout plein de livres bien sympas : cuisine dans les films de Chaplin, cuisine dans l’univers de James Bond et autres petites dégustations…)
  3. Ma semaine cinéma, le blog d’un hyperactif du ciné, qui donne envie de voir plein de choses (et en plus j’adore la présentation et des catégories comme « 10 bonnes raisons de regarder…« )
  4. Il a osé, un blog cinéphile passionné et passionnant, qui dévore tout, grands classiques et derniers sortis, avec le même appétit.
  5.  The Season of Margaux, un blog que Eva m’avait fait découvrir, lui aussi très beau visuellement, et dont la lecture ne me fait jamais regretter le voyage !

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