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Mars 2017 : séances et animations du CDI

En raison d’une fin mars bien remplie de séances et d’un mois d’avril rabioté par les vacances, je publie à nouveau le compte-rendu de mes activités un peu avant la fin du mois.

Cela me permettra, entre autres, d’équilibrer l’article d’avril, et de commencer à parler de la semaine de la presse PENDANT la semaine de la presse (puisque, pour moi, la semaine de la presse a commencé le 10 mars et se terminera début mai).

Une fois n’est pas coutume, je présenterai les choses de manière thématique et plus ou moins chronologique. Cela aidera à mieux organiser l’article.

Printemps des poètes

L’une des grandes expositions que j’ai mis en place au CDI, avant le départ de notre aide-documentaliste, qui m’a beaucoup aidé dans son installation, c’est l’exposition consacrée au Printemps des poètes.

Pour cela, j’ai recyclé ma machine à écrire Underwood, qui s’ennuyait quelque peu dans ma cave, et nous avons imprimé quelques poèmes, pour donner un côté visuel à la poésie.

L’affiche de l’expo se présentait ainsi :

https://magic.piktochart.com/output/20576939-printemps-des-poetes

Quant à l’exposition en elle-même, elle était en deux parties, à la fois du côté « documentaires » (à l’entrée) et du côté « fictions », ce qui permettait de mettre à l’honneur les ouvrages du rayons 800 (théorie, figures de style, manuscrits…) et les recueils et anthologies.

La machine à écrire a bien attiré l’attention des élèves, et quelques ouvrages ont été empruntés. En discutant avec une collègue de français, elle m’a indiqué qu’elle souhaitait faire déposer aux élèves des PV poétiques sur les voitures du parking des enseignants.

Le 16 mars, les fenêtres du CDI donnant sur le parking, j’ai donc vu avec amusement des élèves courir d’une voiture à l’autre pour déposer ces petits papiers sous les essuie-glaces.

Il va de soit que je me suis acquittée dès le lendemain de mon amende, en déposant La Bohème de Rimbaud dans le casier de ma collègue.

8 mars : Journée internationale des droits des femmes

Parallèlement à cette grosse expo sur le Printemps des poètes, il m’a semblé important de dédier un espace, même un peu moins imposant, à la journée internationale des droits des femmes.

J’ai donc fait une petite sélection de ressources :

Et j’ai affiché à l’extérieur du CDI l’exposition en ligne des « Découvreuses anonymes » :

Vous pouvez retrouver cette exposition en format PDF ci-dessous :

Les découvreuses anonymes – expo WAX Science Animafac

Entre ces deux expositions, et après, nous avons reçu des commandes au CDI et j’ai poursuivi dans le rayon philo et le rayon arts une harmonisation des cotes et de la signalétique :

Enfin, suite du projet « Lire en affiches et QR-codes au CDI », j’ai profité d’avoir reçu en anniversaire une plastifieuse :

pour imprimer quelques affiches réalisées par Sandrine et moi-même et pour les afficher au CDI. Je vous tiendrai aux courants des éventuelles réactions qu’elles susciteront chez les élèves.

Salons et réunions

Durant ce mois de mars, j’ai participé à quelques réunions : les 8 et 9 mars, j’étais à Eduspot, la première journée avec les Interlocuteurs académiques au Numérique de toutes les disciplines.

  • Le 8 mars au matin, j’ai donc assisté à une table-ronde sur les humanités numériques, avec des exemples de pratiques numériques en lettres qui étaient vraiment enthousiasmantes (je pense notamment au blog I-voix de Jean-Michel Le Baut). Puis il y avait des présentations assez courtes d’initiatives académiques. L’après-midi nous étions en ateliers, toutes disciplines confondues, pour proposer des projets autour de la formation et de l’innovation…

  • Le 9 mars, j’étais avec les Interlocuteurs académiques au numérique en documentation, pour une journée d’échanges et de travail.

Le 13 mars, j’étais en réunion de bassin au collège du Pont du bois de Saint-Chéron, avec comme thématique principale EMI et EMC, EPI et AP. En fin de réunion, j’ai proposé à mes collègues animatrices de bassin de faire un petit point rapide sur ce que j’avais reçu comme infos institutionnelles à Eduspot. Voici le support de cette intervention :

Enfin, le 20 mars, j’ai assisté à la commission TICE de mon lycée, notamment pour une question sur laquelle je reviendrai dans la présentation des activités durant la semaine de la presse, c’est-à-dire tout de suite.

Semaine de la presse et des médias à l’école

Comme je l’avais indiqué dans mon article de janvier, sitôt l’inscription faite du lycée à la SPME 2017, j’ai commencé à proposer des idées de collaborations à mes collègues (en particulier ceux avec lesquels j’avais déjà travaillé, donc principalement des collègues de lettres et d’histoire).

Avec mon collègue référent numérique, nous avons également amorcé un échange sur un projet de webradio, impliquant pour l’instant une classe de Première L/ES à la fin de la semaine de la presse, je parlerai donc de ces séances dans l’article du mois d’avril.

Cependant, voici le projet, tel que nous l’avons formalisé pour le chef d’établissement, ce qui peut éventuellement être utile aux personnes souhaitant se lancer dans l’aventure :

Le 17 mars, j’ai installé l’exposition consacrée à cette semaine de la presse :

Toujours avec la fidèle machine à écrire et avec mes affiches de Unes, que j’avais déjà utilisées l’année dernière, ce qui m’a fait jouer les équilibristes dans le CDI… j’espère qu’elles ne se décrocheront pas trop souvent et ne m’obligeront pas à remonter sur les tables !

Je profite de cet article pour remercier Nathalie Mignot, IAN doc de Lille, avec laquelle j’ai beaucoup discuté pendant Eduspot, et qui m’a permis d’insérer sur le portail e-sidoc du lycée l’expo virtuelle de la BnF « La presse à la Une : de la gazette à Internet » : http://0911346u.esidoc.fr

Comme je ne garantis pas la pérennité de cette exposition virtuelle sur le portail du lycée au-delà du 25 mars, voici tout de même pour les curieux le lien de l’exposition : http://expositions.bnf.fr/presse/

Merci encore Nathalie !

Pour accompagner et informer les enseignants durant cette semaine, j’ai proposé, comme les années précédentes, un hors-série à ma lettre de diffusion hebdomadaire :

https://magic.piktochart.com/output/21052537-e-instant-cdi-spme17

La forme en est un peu plus attrayante qu’à l’accoutumée, avec quelques infographies et images supplémentaires.

Enfin du côté des séances, je ne présente que celles s’étant déroulées entre le 10 et le 21 mars, et je garde la fin pour plus tard…

  • Séance EMC STMG3 : j’ai poursuivi avec ma collègue d’histoire-géographie les séances déjà amorcées le mois dernier sur les théories complotistes, dans des conditions relativement difficiles, puisque ce jour-là, internet était décédé au lycée. Les élèves ont donc fait leurs recherches sur leur portable, et deux groupes sont passés à l’oral, sur 2PAK et sur Kennedy.
  • Séance EMI et EMC Seconde : avec une autre collègue d’histoire-géo, nous avons programmé des séances avec ses deux classes de seconde, qui nous emmènent jusqu’à la fin avril. Il s’agit d’un travail sur les présidentielles : chaque groupe d’élèves tire au sort un parti qui se présente, fait une recherche sur ce parti puis sur la présence numérique des candidats. Pour finir, il compare deux programmes : celui tiré au sort et celui de son choix. J’ai proposé le support suivant aux élèves :
  • Séance EMI et Lettres Seconde : la collègue de français avec laquelle j’avais travaillé sur le théâtre antique en février a elle aussi voulu travailler sur les élections, en préambule de sa séquence sur l’argumentation. Si nous avons conservé la partie sur la présence numérique des candidats, le gros du travail portait cette fois-ci sur leur profession de foi et la présentation de leur projet. Le support servait moins à garder une trace du travail des élèves qu’à avoir un déroulé de séance clair :

Voilà pour ces quelques séances sur la #SPME2017. Je posterai au fur et à mesure sur Twitter la suite et fin des autres séances, et ferait un article global un peu avant la fin du mois d’avril.

D’ici là, bonne semaine de la presse à tous et à très bientôt !

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BD et cinéma

Voici le compte-rendu de lecture du mois de mars.

Je profite pour rédiger cet article de mon regret présent, à savoir le 3e volume d’Enrico Giacovelli sur le cinéma comique américain, dont la sortie, initialement prévue pour février, est désormais annoncée pour la mi-avril.

J’avais réussi, prenant mon mal en patience, le mois dernier, à évoquer les deux petits livres sur Le Parrain et Les Sept samouraïs, mais j’ai été trop prise pour pouvoir fouiner dans les librairies ces derniers temps, du moins dans le rayon cinéma.

J’en profite donc, je le redis, pour rédiger cet article qui me faisait envie depuis longtemps, mais qui va encore susciter quelques regrets de ma part…

BD et cinéma, d’un côté mais pas de l’autre

En effet, cela fait longtemps que pour mes articles cinéphiles, je cherche non seulement dans les rayons documentaires, dans les romans (je ne désespère pas de trouver un bon roman de science-fiction sur le cinéma, je crois que Connie Willis l’a déjà écrit, mais il est pour l’heure introuvable*), mais aussi dans le rayon bandes-dessinées et mangas.

*pour les curieux de Connie Willis, l’auteur de Blitz, voici un résumé de son roman Remake, sorti en 1994, que je rêve de dénicher :

Alis rêve de danser. Elle rêve de devenir la reine des claquettes dans une vraie comédie musicale. « Mais réveille-toi, ma pauvre petite ! » lui dit Tom.
     Car à Hollywood, il y a longtemps qu’on ne tourne plus de films, qu’on n’emploie plus d’acteurs. Depuis la révolution infographique, on ne fait plus que des remakes. On prend les vieux films et on les censure, ou on les trafique. Et c’est ainsi que Marilyn donne la réplique à Tom Cruise ou que Charlie Chaplin tombe amoureux de Sharon Stone…
     En ce moment, le job de Tom consiste à « nettoyer » les classiques (c’est-à-dire visionner les versions originales et couper toute image où apparaissent alcool, tabac ou drogue). Travail de titan : c’est fou la quantité de bourbon ou de champagne que consommaient les héros des films d’antan ! Soudain, évoluant aux côtés de Fred Astaire, il reconnaît… Alis ! Mais non, voyons, ce n’est pas possible ! Ce film a été tourné en 1949 !
     A moins que…
Et voici la couverture, qui fait tout autant rêver, en tout cas moi :

Je suis souvent revenue sur mes méthodes pour trouver des livres, j’ai évoqué ma veille sur le sujet, les maisons d’éditions que j’affectionne, les moments où, en dernier recours, je me rabats sur internet et où je commande un livre sans l’avoir feuilleté avant, je n’ai pas besoin de m’étendre là-dessus à nouveau.

À moins d’être complètement passée à côté d’une pépite, jusque-là, je n’avais pas remarqué que la BD évoque beaucoup le cinéma.

L’inverse est évidemment vrai, la bande-dessinée inspire le cinéma, qui adapte tous les ans tout un stock de bandes-dessinées et de comics, jusqu’à saturation.

Je ne suis pas sectaire et je comprends qu’on souhaite rendre hommage à un univers graphique en l’adaptant à l’écran… mais Boule & Bill ? le Marsupilami ? Les Profs ? et dernièrement Gaston Lagaffe ? Évidemment ça n’exclut pas les réussites (critiques et/ou commerciales) mais parfois j’aimerais que certains héros restent sur le papier… et je me demande quel scénario on pourra tirer de l’humour tout « slapstickien » de Gaston Lagaffe…

Le papier, revenons-y. Si, en faisant quelques recherches, j’ai trouvé des films inspirés de la bande-dessinée, et si j’ai eu quelques infos sur Wikipédia, je n’ai pas toujours trouvé l’inverse, à savoir le cinéma qui inspire la bande-dessinée.

Il y a bien le divin et regretté Gotlib, et son Cinémastock en deux volumes, où il parodie avec délectation des univers cinématographiques connus (films d’aventures, de chevalerie, adaptations littéraires…)

 

Mais je lui préfère définitivement ses Dingodossiers, où il décortique davantage l’univers du cinéma, des acteurs, des réalisateurs, bref… le making of.

Voici donc ci-dessus ma planche préférée de Gotlib, consacrée au cinéma.

Et plus récemment ?

Et bien rien qui retienne mon attention. Mais peut-être me suggérerez-vous quelques titres.

J’ai néanmoins trouvé un article sur le sujet : http://www.comixtrip.fr/tops/top-10-bd-cinema/ et où le Cinémastock de Gotlib figure en bonne place.

Je n’ai trouvé que ce top, mais régulièrement je parcours encore les rayons BD des librairies, à la recherche d’une perle rare qui évoque l’univers du cinéma.

Hommage au cinéma

C’est au CDI que j’ai trouvé mon bonheur, avec l’une de nos acquisitions récentes : La Parole du muet : 1. Le géant et l’effeuilleuse, paru chez Grand Angle en avril 2016.

Je me souviens certes l’avoir aperçu dans les rayons au moment de sa sortie, mais sans doute prise par un autre ouvrage à ce moment, je ne lui avais pas donné sa chance.

À tort, car cette bande-dessinée répondait à toutes mes attentes. BD à six mains – Laurent Galandon pour le scénario, Frédéric Blier (Blier ? voilà un nom bien cinématographique) aux dessins, et Sébastien Bouet aux couleurs – elle rend hommage dès sa première de couverture au cinéma et ne le quitte plus.

Vous pouvez en suivant ce lien lire les premières pages.

L’histoire ?

Le lecteur suit les aventures de Célestin, un gentil géant naïf, lassé de décevoir son père comme clerc de notaire, qui quitte la Province et part s’installer à Paris pour faire du cinéma, avec pour tout bagage une cinéphilie de 1927 qui rappelle celle d’Henri Langlois, et une bonhomie qui ne le quitte pas.

Dans ces coulisses du cinéma encore muet, on croise bonimenteurs, projectionnistes, vedettes, accessoiristes, et les petites mains côtoient les grandes vedettes, que ce soit sur la pellicule ou dans les studios parisiens.

Au détour d’un hall de gare, on aperçoit Méliès dans son magasin de jouet, Méliès déjà sacralisé par Martin Scorsese dans Hugo Cabret, et remis à l’honneur, mais avec la douceur du clin d’oeil, dans cette jolie planche :

Les personnages, esquissés avec délicatesse, sont tous aussi attachants les uns que les autres, et sont tous inoubliables à leur manière : le « bon gros géant » qu’est Anatole, qui a des allures d’Hitchcock avant l’heure, le nain incollable en caméras et en techniques, le pianiste ancien combattant, le propriétaire de salle qui arrondit ses fins de mois avec des projections clandestines réservées aux adultes, et la petite effeuilleuse sourde et muettes qui lit sur les lèvres…

Des créatures fragiles, des freaks touchants de démesure, plongés dans une usine à rêves encore à son adolescence mais déjà impitoyable.

C’est simple, beau, et efficace.

Pour parachever ce beau moment de lecture, on trouve à la toute fin de l’album quelques planches documentées sur le cinéma :

Je vous laisse le soin de les découvrir par vous-même si le coeur vous en dit, je n’en ai mis qu’un extrait.

Même tardive, cette découverte m’a beaucoup plu, et je vous la recommande d’autant plus que le second tome est annoncé pour début avril.

Je ne lui consacrerai sans doute pas un article entier, mais j’en toucherai quelques mots avant ou après l’ouvrage d’Enrico Giacovelli, si celui-ci daigne sortir un jour !

Sinon, j’ai bien autre chose dans mes étagères, que j’ajouterai en fonction du temps que j’ai, soit à la fin de cet article d’ici la fin du mois, soit dans le prochain.

Avant de me plonger dans la semaine de la presse et ses multiples séances, je vous laisse confortablement installés en compagnie de Gaston, qui vous bercera jusqu’au prochain article #profdoc !

À bientôt !

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