Chaplin’s world

Comme promis dans l’article précédent, voici un petit article cinéphile un peu exceptionnel : celui consacré à ma visite de Chaplin’s world, le musée dédié à Chaplin, qui a ouvert à Corsier-sur-Vevey le 17 avril dernier.

Ceux qui me suivent sur Twitter savent que l’ouverture de ce musée, dans la demeure suisse de Chaplin, avait suscité mon enthousiasme, et que depuis, je bouillais d’impatience à l’idée de le découvrir.

C’est donc parti pour une petite visite, riche en photos et en émotions.

Arrivée

La première chose que l’on aperçoit, c’est le portail…

Évidemment en arrivant sur Vevey par l’autoroute, le visiteur comprendra facilement la place de Chaplin dans cette ville, en voyant les façades des immeubles sur lesquelles apparaît Charlot dans quelques-unes de ses scènes les plus célèbres. Les ronds-points aussi lui rendent hommage.

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Une fois entré dans Chaplin’s World, passé le restaurant et l’accueil, on voit enfin le manoir. N’importe qui ayant été ému par Charlot, comme moi dans mon enfance, ne peut s’empêcher d’avoir le souffle coupé à cette vision.

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Sans exagérer, on ressent à chaque pas, à la vue de chacune des fenêtres du manoir, ceci : « il a marché ici, s’est peut-être assis sur ce banc, a contemplé ces montagnes, a respiré cet air… »

Le manoir

Pour faire le tour du musée, son manoir, son studio, et son parc, il faut environ trois heures, bien occupées et riches en émotions et en remémorations. On se dit que peut-être, on ne manquera pas de croiser Chaplin au détour d’un couloir, et c’est effectivement ce qui se passe.

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À l’entrée du manoir, bien en évidence, la première statue de cire de notre ami, couvée du regard par une belle photographie de Oona. D’emblée, on est saisi.

Le manoir se compose de deux étages à visiter, qui alternent anciennes pièces à vivre et pièces d’exposition, voire mêlent les deux : le rez-de-chaussée avec son bureau, son salon, sa bibliothèque, sa salle à manger, et le premier étage avec une salle de projection où Oona et son mari semblent toujours regarder des films de famille, et la chambre de Chaplin – est-ce là qu’il s’est tranquillement endormi un soir de Noël 1977 pour ne plus se réveiller ?

Les salles d’exposition présentent la vie de Chaplin sous différents angles : voyages, Chaplin en Suisse, célébrités fréquentées par Chaplin… Bien évidemment c’est dans les pièces à vivre que l’émotion reste à son comble…

Après une promenade dans le parc, où l’on respire lilas et cerisiers en contemplant les montagnes, on gagne le studio.

Le studio

On nous fait patienter devant des scènes de Charlot, puis entrer dans une salle de projection assez impressionnante. Le personnel du musée nous annonce que l’on va assister à un film de 10 minutes sur la vie de Chaplin. Images d’archives, aucun dialogues hormis ceux des films et la musique du Cirque, des Temps modernes

Le film s’achève sur quelques gamins dans les rues de Londres au début du 20e siècle. Puis il y a cet instant magique où l’écran se soulève et l’on est invité à se promener dans une reconstitution des rues de Londres : on y croise Jackie Coogan et le policier du Kid, une petite aveugle qui vend des fleurs.

On entre sous le chapiteau d’un cirque. On traverse un couloir où s’anime Charlot dans plusieurs scènes et où il s’affiche.

On y reconnaît la boutique du barbier du Dictateur, une prison, un restaurant, une usine aux rouages énormes dans lesquels on peut se glisser, une maison bien instable, un studio rempli de pellicules, des vitrines où l’on voit le fameux costume de Charlot, les souliers de La Ruée vers l’or, et une banque où sont conservés entre autres un lion de Venise, deux Oscars…


La visite finie, le néophyte et le passionné trouveront de quoi se rassasier à la boutique. Les inévitables chapeaux melon, les magnets, cartes postales, marques-pages et autres produits dérivés, les films, bien entendu, et des livres, beaucoup de livres, notamment l’incontournable autobiographie de Chaplin, dont je n’ai cessé de vous recommander la lecture…

Personnellement, je regrette juste que le musée n’ait pas proposé son propre catalogue. Certes, il y a l’application gratuite Chaplin’s World, disponible sur Apple Store et sur Google Play, qui donne un bel aperçu du manoir mais ne révèle rien (volontairement ?) du studio.

J’ai néanmoins trouvé ce qui sera ma lecture cinéphile du mois de juin, et je garde un souvenir ébloui de cette visite.

Aller plus loin, sur Cinéphiledoc

En attendant, vous reprendrez bien un peu de Chaplin ?

Deux articles sur le cinéma muet en général, et qui abordent un peu Chaplin :

Allez plus loin, avec Chaplin’s world

Pour télécharger l’application gratuite Chaplin’s world : http://www.chaplinsworld.com/actualites-musee/l-application-mobile-de-chaplin-s-world

Le site internet du musée : http://www.chaplinsworld.com/

Pour suivre le musée sur Twitter : https://twitter.com/chaplins_world

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1 commentaire

Classé dans L'usine à rêves

Une réponse à “Chaplin’s world

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