2015 : Palmarès de lecture

Pour la 3e fois depuis l’existence de ce blog, voici un petit moment un peu plus personnel, avec le palmarès de mes lectures cinéphiles de cette année.

Avant de commencer, juste une petite aparté : pas beaucoup de livres sur le cinéma sur ma liste de Noël cette année, hormis une référence en la matière, L’Histoire de la cinémathèque française de Laurent Mannoni, mais dont j’ai déjà parlé dans quelques articles, et que j’ai demandé au Père Noël juste pour l’avoir sous la main.

Par contre, de beaux cadeaux tout de même cinéphiles (vous en avez un aperçu ci-dessous) et un craquage, avec le BB8 de Sphero…

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Revenons maintenant à notre palmarès de cette année.

Je n’ai pratiquement pas été déçue par mes lectures de 2015, qui ont été très diversifiées : on y retrouve aussi bien beaux livres, romans et essais, des livres sur des films récents, sur des séries télévisées, comme sur des grands classiques et des icônes de l’âge d’or hollywoodiens.

Je vais donc tenter de restituer cette diversité dans ce petit tour d’horizon de l’année.

Catégorie « séries d’hier et d’aujourd’hui »

Deux livres dans cette catégorie :

  • un beau livre qui utilise habilement les goûts du lecteur en matière de séries pour lui en conseiller d’autres : Vous aimez les séries, ce livre est fait pour vous. L’auteur s’appuie sur l’aspect très addictif de l’univers des séries TV pour allécher son public. Vous aimez Games of thrones, Mad Men ou Les Sopranos ? Vous aimerez telle ou telle autre série recommandée par ses soins. À ce livre je décerne le prix «J’aime les séries mais je (ne) me soigne (pas)».

Friends

  • un essai qui revient sur la série Friends et sur ce qu’elle a de représentatif de la génération X, dans ses aspects culturels, sociaux, familiaux et sexuels. Une vraie belle découverte qui témoigne, encore une fois (comme si elle en avait besoin), que Friends n’est pas qu’une série avec des rires enregistrés mais une plongée dans la société américaine des années 1990-2000, traumatisme post-11 septembre inclus. Pour ce livre, Friends : destins de la génération X, je reprends le prix de l’an dernier ou d’il y a deux ans, le «prix de la madeleine de Proust»

Catégorie « romans / mémoire / on écrit à la place d’une personne ou on se met en scène »

Les auteurs ont été très prolifiques en la matière cette année, avec de très belles découvertes, mais aussi avec des choses qui m’ont laissée un peu plus perplexe. Parmi ces dernières, le roman consacré à James Dean, Vivre vite, de Philippe Besson, qui livre de l’acteur un portrait à travers les voix de ceux qui l’ont connu et la sienne propre. Également dans cette catégorie, Le Festival n’aura pas lieu, de Gilles Jacob, qui revient entre autres sur le tournage de Mogambo et le festival de Cannes en 1968. Vous pouvez retrouver mes impressions sur ces lectures dans deux articles mais elles ne m’ont pas suffisamment marquée pour que je m’y attarde davantage ici.

Il y avait aussi ce roman très intéressant sur Maurice Jaubert, Le Beau Temps, que j’ai beaucoup apprécié, et qui m’a donné envie de revoir des Carné et des Truffaut…

Par contre, deux découvertes m’ont absolument transportée :

  • le prix « coup de cœur de fin d’année » que je décerne au roman Deux messieurs sur la plage, certes publié en août 2015, mais que j’ai choisi après quelques hésitations pour clôturer les comptes-rendus de lecture de l’année 2015. Dans ce livre captivant, l’auteur revient sur l’amitié entre Chaplin et Churchill et sur leur pacte mutuel pour lutter contre le chien noir. Un roman fin, bien mené, énigmatique et inattendu…

Londres-après-minuit

  • et si vous voulez de l’énigmatique et de l’inattendu, ruez-vous sur ce qui a constitué ma lecture de l’année, une merveille de mystère, de suspense, et de déclaration d’amour au cinéma en général et au cinéma muet en particulier, un livre qui se déguste comme un roman noir, avec détective à la Bogart et femmes fatales, un verre de whisky à la main. Londres après minuit est un chef d’oeuvre, auquel je décerne le prix «breath taking»

Catégorie « un mythe au cinéma / le cinéma crée des mythes »

Pour finir avec ce palmarès, il me reste deux ouvrages, que j’ai curieusement lu l’un à la suite de l’autre.

L’un m’a aidée à patienter en attendant la sortie du dernier Star Wars, même s’il m’a laissée quelque peu sur ma faim… Star Wars : une saga, un mythe est une bonne lecture pour ceux qui découvre l’univers de Star Wars ou veulent s’y replonger, mais j’aurais souhaité que l’auteur, Laurent Aknin, s’attarde un peu plus sur certains aspects. Critique à retrouver par ici.

Le second ouvrage remporte le prix du «pavé dépaysant qui fait voyager dans l’histoire» : une lecture aussi érudite qu’agréable, même si ce livre est intransportable ! Il s’agit du Napoléon : l’épopée en 1000 films d’Hervé Dumont, une somme tout autant historique que cinéphile qui plonge le lecteur dans les grandes fresques et les portraits plus intimes des contemporains de l’empereur.

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Mais s’il ne devait rester qu’une lecture, et qui m’a fait continuer à aimer le cinéma vraiment pour le cinéma, et pas seulement tel ou tel genre, ou telle ou telle mythologie… Le cinéma en tant qu’art, en tant qu’expression d’une civilisation, en tant que chant, voire en tant que religion ! c’est bien Londres après minuit que je retiendrai et auquel je penserai au moment d’ouvrir, en 2016, un nouveau livre sur le cinéma.

D’ici là, bonne année à tous et à très bientôt !

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Classé dans Bibliothèque cinéphile

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