#Ludovia14 : avant, pendant, après

Comme promis dans mes précédents articles, voici un article sur le vif de mon 3e Ludovia, avant de reprendre les publications régulières de Cinéphiledoc.

Dès demain je serai, comme l’année dernière, à l’université d’été Ludovia, à Ax-les-Thermes. La thématique de cette année est : « Partages, échanges et contributions avec le numérique ».

J’ai fait mon premier Ludovia il y a deux ans, j’avais publié à cette occasion un petit abécédaire qui faisait le compte-rendu de cette expérience. L’an dernier, pas d’abécédaire, mais un premier article en trois temps, comme l’indiquait le titre.

Dans « Avant », vous retrouverez mon petit programme personnel, les petits points de rendez-vous que je me suis fixée, les explorcamps et tables rondes auxquels je tenterai d’assister (et qui ne correspondent pas toujours à mon formulaire d’inscription, mais l’université étant assez détendue, je ne me fais pas trop de soucis…) mais aussi, pour cette année, l’explorcamp que j’animerai moi-même.

La rubrique me sert aussi d’aide-mémoire personnel, mais elle peut varier très vite, en fonction des derniers mails reçus ou au gré de mes caprices.

Si vous êtes dans les parages, je porterai chaque jour des t-shirts de geeks ou de lectrices… Pas besoin d’en dire plus, vous me reconnaîtrez certainement en les voyant.

Dans « Pendant », vous trouverez des mises à jour de cet article que j’essaierai de faire au fur et à mesure, même si je ne garantis rien.

Enfin, dans « Après », vous trouverez le vendredi ou le lundi suivant Ludovia, des productions, Storify, cogitations, ressentis, etc.

Avant

Mardi 22 août

  • J’arrive par la navette qui part de Toulouse Blagnac à 11h et quelques… Je pense démarrer Ludovia en douceur, en posant mes affaires et en « prenant le pouls » de cette nouvelle édition.
  • 16h-17h : j’irai certainement, cependant, assister aux communications scientifiques faites en salle de conférence :
  1. Florence Canet : Offrir sa veille en partage, Quelles pratiques pour le veilleur 2.0 ?
  2. Laure Carbonnel :  Manières de partager le savoir : le cas de la diffusion de données ethnologiques et ses limites.
  • Ayant été conquise par les présentations en Pecha-Kucha de l’an dernier, j’y retournerai cette année avec plaisir :

20h30 : Aspects pratiques de Ludovia par Aurélie Julien, chef de projet

21h00 : Soirée PechaKucha et autres surprises sur le thème de l’année Partages, échanges & contributions avec le numérique Avec comme intervenants : Thierry Karsenti, Margarida Roméro, Marcel Lebrun, Ange Ansour, Roberto Gauvin, Michel Guillou, JB Piacentino Qwant.

Mercredi 23 août

Le mercredi matin, j’ai prévu de me partager entre les explorcamps et une table-ronde de 11h30 à 12h30, j’attends toujours la thématique prévue pour cette table-ronde.

9h00-10h00 :

  • Explorcamp : Delphine Barbirati, formatrice, AC Grenoble et Michel Guillou citoyen numérique : Publier un commentaire : critiquer pour s’exprimervoir le résumé.

11h00-12h30 : Table ronde culture numérique codes : « sujet » et problématique à venir.

11h30-12h30 :

  • Cyril Mistrorigo, professeur de lettres modernes, AC Limoges invité d’honneur Nouvelle Aquitaine : Le projet Science-Fiction, voir le résumé.

Pour l’après-midi, de 14h à 15h, je serai sur mon Explorcamp, et j’espère vous y voir nombreux !

14h-15h : Lire en affiches et QR-codes au CDI ou sur un tiers lieuvoir le résumé.

15h15-16h15 :

  • Marie Soulié professeur de lettres modernes, AC Bordeaux, invité d’honneur Nouvelle Aquitaine : Utiliser la réalité virtuelle en cours de françaisvoir le résumé.
  • Caroline Gerber professeur de lettres, AC Toulouse et Sandrine Geoffroy professeur documentaliste, AC Toulouse : Book-trailers et booktubes, devenir un lecteur-acteur !, voir le résumé.

17h30-19h : j’assisterai à la table-ronde Collectifs d’enseignants connectés qui se tient à l’espace forum du parc : Les collectifs d’enseignants connectés : entre soi ou nouveaux acteurs de la formation ?

Jeudi 24 août

Matin : j’assisterai principalement aux Explorcamps.

9h-10h : Bruno Vergnes professeur de français, AC Bordeaux invité d’honneur Nouvelle Aquitaine : La classe comme communauté de partage, voir le résumé.

10h15-11H15 : Eric Hitier, professeur des écoles, AC Orléans-Tours : Projet EcoL@b : espace-s, usage-s, circulation-svoir le résumé.

J’essaierai de faire un tour sur le Kiosque à projets de la DNE (11h15-12h15) dans l’espace forum du parc.

Après-midi : à nouveau quelques Explorcamps.

14h00-14h30 : Audrey Démonière –Experte Doc DNE  : Partager son expérience de lecture dans un environnement numérique. 

14h30-15h00 : Brigitte Pierrat DGESCO-DNE : Identifier des ressources et valoriser les travaux en académie : la stratégie veille / diffusion des comptes disciplinaires Twitter d’éduscol et de la DNE. 

Puis la table-ronde « Pratiques pédagogiques » de 15h15 à 17h, ce qui sera la dernière manifestation à laquelle j’assisterai.

Je resterai sur place le soir, puisque je ne reprend la navette pour Toulouse que le vendredi matin. J’espère dans tous les cas avoir le plaisir de vous croiser, et comme l’an dernier, je mettrai cet article à jour au fur et à mesure de cette nouvelle édition de Ludovia !

Pendant

Mardi 22 août

(cette partie d’article sera illustrée et les liens seront ajoutés lorsque je bénéficierai d’une meilleure connexion)

Après-midi : Je suis arrivée vers 14h à Ax-les-Thermes via la navette de Toulouse, après 2h de trajet. Comme mon hébergement n’était pas disponible avant 16h, j’ai pu assister à une partie de la conférence de François Taddéi « Vers une société apprenante ».

J’ai ensuite assisté aux communications scientifiques, dont certaines ne figuraient pas comme annoncées dans le programme, mais j’ai pu voir celle que j’attendais, la communication de Florence Canet :  « Offrir sa veille en partage, Quelles pratiques pour le veilleur 2.0 ? »‬, en compagnie d’Anne Delannoy.

Elle y expliquait les processus de veille parfois inconsciente quotidiens des internautes et de partage, le tout s’appuyant sur des travaux de Louise Merzeau et sur des enquêtes de pratiques.

Pour clôturer cette riche et chaude après-midi, je me suis soumise au délicat exercice de l’interview, une première pour moi si l’on exclut celle réalisée il y a deux ans par une de mes élèves de 3eme. Celle-ci était animée par François Jourde, dont j’ai pu vraiment apprécier la gentillesse, et portait sur mon explorcamp du lendemain. J’en ajouterai le lien en fin d’article dès qu’il sera disponible.

Soirée

J’ai suivi sur Twitter une partie des Pecha-Kucha, puisque j’étais encore en train de dîner lorsqu’ils ont commencé. J’ai ensuite assisté à deux d’entre eux : celui de Margarida Romero sur les usages créatifs du numérique, et celui de Roberto Gauvin qui abordait entre autres les notions de traces, de réseaux sociaux, et le numérique à l’école.

La fatigue commençant à se faire sentir, j’ai abdiqué pour les dernières présentations, que j’essaierai de rattraper via Twitter, puisque des assidus de Périscope, comme Nicolas Le Luherne, me permettent d’y avoir accès en différé.

Mercredi 23 août

Rubrique en travaux : elle sera actualisée tous les jours dans la mesure de mes disponibilités…

Pour patienter, une vidéo sur le temps :

Après

J’ajouterai les moments Twitter ainsi que la présentation de mon Explorcamp dans cette rubrique.

En attendant, une vidéo sur l’attente :

Bon #Ludovia14 à tous !

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Hors-série 2 : #DocEnVacances

Dans ce second hors-série de l’été, place au fourre-tout, à l’imagination et à la mutualisation !

Commençons par le hashtag du titre : #DocEnVacances.

#DocEnVacances

Qu’est-ce que c’est, #DocEnVacances ? Eh bien c’est un hashtag presque inventé (je dis presque car je n’ai vu qu’une personne l’utilisant avant elle sur Twitter, et ce n’était pas l’acception dans laquelle nous l’entendons) par Isabelle Poulain.

Elle a commencé à l’utiliser en octobre 2016 pour signaler quelques lieux qui, dans ses pérégrinations, lui donnaient des idées ou faisaient rêver la #profdoc qu’elle avait pourtant mise en pause au plus profond d’elle-même.

Au début de l’été, inspirée par Sandrine Duquenne qui m’avait suggéré un hors-série sur les bibliothèques, j’ai proposé à Isabelle de transformer le hashtag #DocEnVacances en Padlet où tous les profdocs pourraient déposer leur contribution et leurs souvenirs de vacances.

Curieuse façon d’occuper les vacances, me direz-vous… mais beaucoup de choses en vacances, dans nos activités (ou nos non-activités) peuvent nous donner des idées qui influencent notre quotidien : lectures, sorties, visites, expositions…

En vacances en Norvège, je me suis demandée à quoi pouvait ressembler la bibliothèque de Bergen… évidemment, je n’en aurais pas eu l’idée si je n’étais pas passée devant. Et je me suis du coup convaincue de mettre à la rentrée un jeu d’échecs à disposition des élèves sur une des tables du CDI.

Et bien évidemment, comme vous pourrez le constater dans la suite de cet article, les deux expositions que j’ai décidé d’aller voir cet été à Paris avaient un lien direct avec l’imaginaire que j’ai de mon métier, certes très subjectif, mais tout à fait professionnel.

Trêve de discours, voici le Padlet réalisé pour recenser les contributions des #DocEnVacances !

Made with Padlet

Merci aux contributeurs et contributrices ! Je rajoute régulièrement les tweets où figure le hashtag sur le Padlet. N’hésitez pas à participer et à le faire vivre !

Je poursuis donc cet article avec les quelques lieux que, par hasard ou par choix, j’ai découvert cet été et qui ont nourri mon côté #DocEnVacances.

La Caverne aux livres d’Auvers-sur-Oise

C’est à l’occasion d’une sortie avec une amie, Héloïse (qui d’ailleurs ferait une super profdoc), que j’ai trouvé ce lieu incroyable. Nous étions parties évidemment pour visiter la chambre de Van Gogh, toutes les deux imprégnées de sa peinture et nous remémorant un épisode haut en couleurs de Doctor Who

En revenant du cimetière et en descendant la rue de l’église, nous sommes tombées sur la Caverne aux livres, une librairie des plus atypiques : à la fois librairie ancienne et musée, elle est installée dans une gare désaffectée, et propose à la vente plus de 100 000 livres d’occasion qui envahissent la gare et aussi les wagons immobilisés à quai.

J’ai posté quelques images sur le Padlet, j’en ai tweetées d’autres, je poste avec cet article l’ensemble de mes photos, et ce qui a retenu mon attention : classification, pénalités de retard, rayon cinéma, policiers…

Héloïse a acheté quelques livres et a eu du mal à se retenir de repartir avec un wagon entier 😉 elle a ainsi pu échanger avec le libraire, un passionné fort bavard mais, d’après son ressenti, quelque peu hautain…

Néanmoins, pour les amoureux des livres, la Caverne reste un lieu immanquable et qui fait résonner en nous le paradoxe bordélique et maniaque du bibliothécaire / archiviste / documentaliste.

« Une expérience du chaos » aux Archives nationales

Le 3 août, je suis allée voir les deux expositions que je ne voulais pas manquer cet été. La première était organisée par les Archives nationales. J’en avais eu connaissance via Twitter, et son affiche, avec son côté « Fahrenheit 451 », m’avait tout de suite interpellée.

Un petit extrait de Truffaut (ça fait toujours du bien) avant l’affiche ?

Voici donc l’affiche en question :

Je suis arrivée pour l’ouverture, j’ai donc eu droit à une visite d’exposition quasi privée, avec un événement insolite : une dame des archives est venue me voir, avec le fascicule de l’expo, et s’est confiée à moi. La veille, une de leurs collègues était décédée, victime d’un drame passionnel, étranglée par son conjoint.

Mais revenons-en à l’exposition. Photographies interdites à l’intérieur, c’est bien dommage, car « Une expérience du chaos » est passionnante. Elle retrace les périodes difficiles de changement de régimes, de guerres et de révolutions où les archives sont mises en péril.

L’exposition est concentrée sur deux salles et sur quatre époques clefs : Révolution et empire, Commune, Première guerre mondiale et Seconde guerre mondiale, avec entre autres des « événements archivistiques » tels que la destruction des archives de la noblesse ou la spoliation des collections et des biens culturels par les nazis.

L’ensemble est captivant, et lorsque l’on s’attarde sur chaque document, on peut y passer quasiment une heure et demie. L’entrée plein tarif coûte 6€, et l’on peut visiter le reste des archives nationales ouvertes au publiques.

Je n’ai évidemment pas pu prendre de photos, à part quelques-unes de l’extérieur, et du reste du musée, et je me suis rabattue sur le catalogue, dont le prix reste accessible et qui présente une grande partie des documents de l’exposition.

J’ai également visité les autres salles, au rez-de-chaussée et au premier étage, qui sont pour certaines assez impressionnantes : on y retrouve l’édit de Nantes, le testament de Louis XVI, la dernière lettre de Marie-Antoinette, ou encore des cahiers de doléances.

Le tout m’a fait rappelé une magnifique exposition que j’avais visitée lors d’un voyage à Rome sur les archives du Vatican, « Lux in Arcana » (https://fr.wikipedia.org/wiki/Archives_secr%C3%A8tes_du_Vatican).

« La bibliothèque, la nuit » à la BnF

La seconde exposition que j’ai visitée est celle de la BnF, qui va amener de ma part le plus de digressions et d’imaginaires. Il s’agit de « La bibliothèque, la nuit », une expérience incroyable d’immersion quasi complète en réalité virtuelle.

Même préparé, on ne s’attend pas à ce qu’on va découvrir durant cette exposition.

Avant d’y aller, j’avais échangé avec une amie (toujours Héloïse) sur les bibliothèques, réelles ou fictives, qui peuplent notre imaginaire : celle de Doctor Who, celle des Jedis dans Star Wars, ou encore celle d’Harry Potter,

et s’y étaient ajoutés le cimetière des livres oubliés de L’Ombre du vent ou encore la bibliothèque du Nom de la rose, d’Umberto Eco.

Avec en prime une petite vidéo de Blow Up !

Là encore, pour cette exposition, photos non autorisées, et même pas de catalogue pour conserver une image quelque peu fidèle de l’expérience. Pour le coup, c’est frustrant.

Une première salle, où j’ai réussi à prendre quelques photos :

La seconde salle reconstitue la bibliothèque privée d’Alberto Manguel, dont le livre La Bibliothèque, la nuit, est la principale source d’inspiration de cette exposition. On entend la voix de Manguel, qui évoque l’univers d’une bibliothèque privée et comment son organisation reflète l’univers intime et la personnalité de celui qui y déambule. Déjà on rêve.

Et puis on décolle complètement et on oublie tout ce qui se passe autour de nous : installés dans la troisième salle, avec casque et lunettes de réalité virtuelle, on visite 10 bibliothèques, d’Alexandrie à celle du capitaine Nemo, en passant par la bibliothèque du parlement d’Ottawa, où s’envolent depuis les pages d’un livre d’ornithologie, une multitude d’oiseaux…

C’est magique, il n’y a pas d’autres mots.

Rappelés à la réalité (la vraie, celle-là), on sort, et à la librairie de la BnF, on tente de trouver quelques traces qui pourront servir de souvenir. Mais je l’ai dit, pas de catalogue…

Par contre, des présentoirs assez sympas qui rappelleront au profdoc sa préparation du CAPES (en tout cas, cela m’a rappelé la mienne !) :

J’y ai trouvé le livre de Manguel, évidemment, et un autre livre qui paraît des plus alléchants : Le Palais des archives, d’Isabelle van Welden.

J’y ai retrouvé mes livres préférés de la préparation au CAPES : le Penser / Classer de Georges Perec, De Bibliotheca, La Sagesse du bibliothécaire, Des bibliothèques pleines de fantômes, et j’ai vu quelques pépites, dont un livre, La Bibliothèque invisible, qui recense les livres fictifs.

Venir à la BnF m’a rappelé combien j’aimais les bibliothèques, quelles qu’elles soient, et les expositions virtuelles, celles de la BnF, bien-sûr, mais aussi celles de la Cinémathèque française (on ne se renie pas).

Voilà pour cet article, majoritairement #profdoc, enfin le #profdoc amoureux des livres et plus proche du bibliothécaire et de l’archiviste… mais pas d’inquiétude, mon côté numérique et pédagogique refera surface dans quelques semaines à Ludovia14 !

À la Catherine de Jules et Jim

D’ici là, je ne peux conclure cet article sans une parenthèse cinéphile, puisqu’un monument du cinéma français s’est éteint il y a quelques jours, précédé par un autre monument, Claude Rich, immense acteur élégant et savoureux…

Les deux mériteraient un article entier. Pour Claude Rich, dont j’ai aimé l’ironie dans Les Tontons flingueurs, l’élégance du Souper, la truculence de La Fille de D’Artagnan, et l’odieuse vieillesse du Crime est notre affaire, voici un extrait des Acteurs :

Et pour Mademoiselle Jeanne Moreau, que dire ? que retenir ? Évidemment, ce numéro de Blow Up qui lui rend merveilleusement hommage :

mais surtout, éternellement, Jules et Jim, où elle rayonnera avec le sourire énigmatique d’une statue à tout jamais :

Peut-être à une occasion reviendrai-je plus en détail sur cette immense carrière et sur cette immense comédienne.

Si je considère ces disparitions (j’y ajoute celle de Simone Veil il y a quelques semaines) avec mon oeil de #profdoc, à nouveau changeant de casquette, j’étudie la façon dont l’information m’est parvenue : à chaque fois par une notification ou un coup d’oeil sur mon smartphone.

À chaque fois les mêmes réactions : voir les noms et les hashtags arriver en Trending Topic sur Twitter, tweeter et retweeter des infos et des vidéos, puis étudier la façon dont les différents médias traitent cette information :

  • presse papier ;
  • télévision ;
  • radio ;
  • presse en ligne

Avec pour chaque disparition la façon dont l’information a été « relancée », « réactivée » par des réactions et des hommages :

  • pour Simone Veil, les funérailles nationales et l’annonce, après une pétition, de son entrée au Panthéon aux côtés de son mari ;
  • pour Claude Rich, un silence assourdissant, faisant lui aussi l’objet d’une pétition de Gilles Jacob et amenant l’audiovisuel public à lui rendre plus correctement hommage ;
  • enfin, peut-être influencée par cette réaction cinéphile, mais peut-être simplement conscient du monument qui disparaissait, l’hommage quasi immédiat à Jeanne Moreau, avec des rediffusions de ses films sur Arte, France 5 et France 2, pour ne citer que ces trois chaînes.

Voilà la façon dont, même en vacances, l’actualité m’a marquée, et dont le côté cinéphile a, une nouvelle fois, été influencé par le côté #profdoc (à moins que ce ne soit l’inverse).

Je vous souhaite une belle fin d’été, et vous dis à bientôt, à Ludovia. Comme l’an dernier, je publierai un article que je tenterai de mettre régulièrement à jour. Pour ceux qui seront de la fête, mon intervention sur un explorcamp se déroulera le mercredi 23 août de 14h à 15h. J’espère vous y croiser !

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Hors-série 1 : voyages en cinéma

Voici, après quelques semaines de tergiversations, le premier hors-série de l’été 2017 de Cinéphiledoc. Je ne ferai cet été que deux hors-série, celui-ci, et un autre qui paraîtra aux environs du 20 août.

Les années précédentes, je m’y prenais toujours relativement en avance pour choisir une thématique de hors-série pour tout l’été : j’ai évoqué les enfants parlant de leurs parents célèbres, les romans sur le cinéma, puis les liens entre cinéma et autres arts ou disciplines, le cinéma dans différents pays, et enfin l’an dernier, certains couples mythiques du cinéma.

Cette année, je reprends un thème que j’apprécie beaucoup : comment le cinéma nous permet de nous approprier des lieux que nous n’avons pas encore visité, ou, lorsque nous les avons déjà visité, de nous en souvenir.

Plus simplement : comment le cinéma nous fait voyager.

Histoire d’une thématique glissante…

Cette année, mes pas (et un avion) m’ont portée jusqu’à Bergen. Sandrine Duquenne (@spdocs) me conseillait donc de faire un hors-série sur la Norvège au cinéma.

Problème : hormis peut-être un ou deux films dont je reparlerai plus bas, je ne connaissais aucun film évoquant la Norvège.

Je me suis alors penchée sur les films et les séries évoquant la culture scandinave, et plus précisément les vikings. J’ai lu le très beau livre de François Amy de la Bretèque, Le Moyen-âge au cinéma, dans lequel il revient notamment sur le film Les Vikings, avec Kirk Douglas, mais aussi sur l’un de mes films scandinaves préférés : Le Septième sceau de Bergman.

J’en profite pour dire que j’adore cette collection sur le cinéma proposée par Armand Colin…

J’ai parcouru l’ouvrage en anglais The Vikings on film : essays on depictions of the nordic middle ages, dirigé par Kevin J. Harty. Un ouvrage des plus complets et érudits (avec une pointe d’humour) et allant jusqu’à évoquer Astérix et les Normands

Le principal souci pour la plupart des films regroupés dans ces deux ouvrages (a fortiori pour le deuxième) était que je n’en avais pas vu la moitié.

J’ai donc décidé de faire encore glisser ma thématique en vous proposant deux présentations sur les films et les séries télévisées faisant voyager le spectateur, le tout ponctué de quelques photos de Bergen et de quelques extraits de films.

Pour ces deux présentations, j’ai utilisé Genially. Comme j’ai déjà beaucoup parlé sur ce blog de l’Italie et de l’Espagne (en gros de l’Europe du sud), en hommage à l’enseignante de prépa qui m’a fait détester la géographie mais m’a rendue curieuse en me donnant un cours d’une année entière sur les pays de la mer Baltique, je me concentrerai sur cette partie du nord de l’Europe, en l’élargissant juste un petit peu par endroit…

Un dernier mot, pour la réalisation de ces présentations, j’ai été inspirée par cette infographie :

https://geediting.com/blog/most-iconic-book-set-in-every-country/

Si je me concentre pour l’instant sur l’Europe, j’ai bon espoir de pouvoir vous proposer un de ces jours les équivalents pour les autres continents.

Cinédépayse Europe

Dans la présentation ci-dessous, en cliquant sur le nom du pays, vous trouverez le film qui a retenu mon attention.

Comme indiqué plus haut, je ne détaille pas plus les pays du sud de l’Europe, je me concentrerai sur les pays du nord dans mes descriptions et dans les ajouts de vidéos…

(j’en profite pour indiquer que je ne prends pas en compte l’Europe politique sur cette carte, et oui, il y a la Russie, parce que j’arrête l’Europe à l’Oural, parce que la carte que j’ai choisie était comme ça, et parce que je voulais absolument caser Le Docteur Jivago)

Commençons d’ailleurs par ce dernier !

  • Russie : Le Docteur Jivago (1965), réalisé par David Lean, avec Omar Sharif, Julie Christie et Géraldine Chaplin. J’ai toujours trouvé ce film merveilleux, moins pour l’histoire d’amour d’un type incapable de se décider entre deux femmes, et dont le caractère est relativement exaspérant, que pour la peinture de la Russie (paysages et politique) entre 1913 et les années 1950.

  • Pologne : Le Pianiste (2002) de Roman Polanski. Ce film est bouleversant, et il est porté par un Adrien Brody impeccable. Il raconte l’histoire du pianiste juif polonais Władysław Szpilman et sa survie dans le ghetto de Varsovie pendant la seconde guerre mondiale.

  • Allemagne : La Vie des autres (2006) de Florian Henckel von Donnersmarck. Le film réunit tout ce que j’apprécie dans un film : un scénario intelligent, des personnages attachants, une histoire captivante : en 1984 à Berlin-Est, Gerd Wiesler, capitaine de la Stasi — au matricule « HGW XX/7 » dans cette police secrète de la RDA — se voit confier la tâche de surveiller le dramaturge Georg Dreyman.

  • Suède : Le Septième sceau (1957) de Ingmar Bergman. Un film qui a considérablement aidé à ma fascination pour les échecs, même s’il n’a en rien amélioré mon jeu ! Au 14e siècle, un chevalier et son écuyer, après dix ans passés aux croisades, sont de retour en Suède où fait rage une épidémie de peste. Sur une plage déserte le chevalier rencontre la Mort et lui propose une partie d’échecs afin de retarder l’échéance, le temps de trouver des réponses à ses problèmes métaphysiques.

  • Norvège : Nos meilleures années (2003) de Marco Tullio Giordana. Et là vous allez me dire que je triche. Oui, la majeure partie du film se déroule en Italie, et j’aurais très bien pu utiliser ce film pour l’Italie, justement. Mais dans Nos meilleures années, qui évoque l’histoire de deux frères, Matteo et Nicola, et leur famille, entre 1960 et les années 2000, c’est en Norvège que décide de se rendre Nicola à la fin de ses études, allant jusqu’au Cap Nord. Et ce film est pour beaucoup dans mon envie depuis longtemps de découvrir ce pays.

  • Danemark : L’Étau (1962) d’Alfred Hitchcock. J’étais étonnée de trouver parmi les films que j’ai pu voir l’un d’eux se déroulant au Danemark. Mais L’Étau, cette histoire complexe d’espionnage en pleine crise entre les États-Unis et Cuba, a bien quelques scènes à Copenhague, avant de nous faire voyager entre États-Unis, Cuba et France. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, je vous recommande le film, et son casting impressionnant.

  • Royaume-Uni : The Queen (2006) de Stephen Frears. Et oui, j’ai prévenu que j’élargissais l’Europe du Nord. Mais j’aurais pu aussi mettre Le Discours d’un roi, qui est tout aussi parfait comme film à l’anglaise.

  • Irlande : Barry Lyndon (1975) de Stanley Kubrick. Je termine ce petit panorama par l’Irlande, avec ce film de Kubrick dont j’ai déjà abondamment parlé sur ce blog, et qui lui aussi nous fait bien voyager, de l’Irlande à l’Autriche et à la Prusse, puis à l’Angleterre.

Petit ajout (10 août 2017)

Après une conversation avec des amis sur les zombies au cinéma (auxquels Blow Up a d’ailleurs consacré une vidéo), je me suis souvenue d’un film se déroulant en Norvège. Je ne m’en étais pas souvenue et ne l’avait pas mentionné parce que ce n’est pas le genre de film dont je suis familière.

Il s’agit de Dead Snow, film norvégien sorti en 2009. J’ai déjà consacré un article aux vampires au cinéma, je m’y connais moins en matière de zombies, même si j’ai beaucoup aimé un film comme World war Z, ou un nanard comme Cockneys VS Zombies, ainsi qu’une série comme IZombie. Ce qui m’a fait apprécié Dead Snow, c’est sa composante humoristique, et son regard comique sur le déroulé d’un film d’horreur.

Un groupe d’étudiants en médecine décide de passer les vacances de Pâques dans un chalet perdu au milieu des montagnes. Très vite, ils se retrouvent confrontés à des soldats zombies de la Seconde Guerre mondiale victimes d’une malédiction, et les étudiants vont devoir se muer en combattants pour leur propre survie.

… à découvrir ou à redécouvrir !

Voilà pour ce petit tour d’horizon, je vous laisse vous balader seuls dans le reste de l’Europe si le coeur vous en dit, passons maintenant aux séries, pour lesquels le choix a été parfois plus difficile, et parfois plus restreint…

Sériedépayse Europe

Voici déjà la présentation :

Évidemment, pour certains pays, j’ai dû un peu tricher, mais j’ai eu aussi quelques petites surprises. Pour éviter de surcharger l’article en vidéos, voici donc un petit aperçu de ce qu’il y a sur la carte (à enrichir, je suis preneuse de toutes les idées) :

  • France : Kaamelott (je triche, c’est censé se dérouler en Bretagne – donc en Grande-Bretagne – et comme vous le savez, comme la Bretagne est une île, les ennemis arrivent par… milliers).
  • Royaume-Uni : pas moyen de me décider entre Downton Abbey et The Crown, et un bon petit lot d’autres séries historiques…
  • Italie : The Borgias. Attention, pas la merde produite par Canal +, mais la série produite par Showtime avec Jeremy Irons dans le rôle du Pape. À voir aussi : la série Les Médicis, avec Dustin Hoffman dans le rôle de Côme l’Ancien.
  • Croatie : Game of Thrones. Oui, j’ai dit que j’avais triché, mais Dubrovnik en Croatie a été utilisé comme l’un des lieux de tournage pour Port-Réal, donc bon…
  • Allemangne : Deutschland 83 : l’une des séries qui est encore sur ma liste des « à voir ».
  • Danemark, là c’est la surprise : Rita. Une série danoise savoureuse (disponible sur Netflix) sur une prof complètement déjantée. Et ça donne aussi un aperçu assez sympa du système éducatif danois.
  • Norvège et Suède (j’ai regroupé pour faire bonne mesure) : Vikings. J’avais adoré les premières saisons de cette série historique, en particulier le personnage de Lagertha. Il faudrait que je prenne le temps de continuer…
  • Islande. À nouveau une petite triche, pour caser cette fois-ci Sense8, la géniale série des soeurs Wachowski. Certes, ça ne se déroule pas exclusivement en Islande, loin de là, et ne cherchez pas, c’est impossible à résumer.

Voilà pour ce petit tour d’Europe des séries, j’espère pouvoir en voir d’autres qui me permettront d’enrichir cette carte.

J’espère en tout cas vous avoir donné envie de voir ou de revoir de belles choses, et de faire un petit tour d’Europe de chez vous.

En attendant le prochain (et dernier) hors-série de l’été, je vous laisse avec cette photo de Bergen :

À très bientôt !

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Juin 2017 : activités du CDI

Pour ce dernier article avant les grandes vacances, quelques petits ajustements.

En effet, les cours se sont arrêtés le 10 juin dans mon lycée, et étant en déplacement professionnel du 6 au 15 juin, je ne suis revenue que pour les tâches de fin d’année au CDI.

C’est donc un article thématique que je vous propose ce mois-ci, et cela en deux temps.

Dans un premier temps, je vous proposerai une petite réflexion autour du bilan d’activités (ainsi que le bilan d’activités que j’ai produit cette année, et que j’ai déjà communiqué via Twitter).

Dans un second temps, vous trouverez une petite rubrique que j’ajouterai désormais systématiquement aux articles #profdoc.

Les aventures du bilan d’activités…

Cette année a été le théâtre pour moi d’une intense réflexion sur les contenus et les enjeux du bilan d’activités.

Si j’ai commencé ma « carrière » (je ne sais pas pourquoi, cela me fait bizarre d’employer ce mot) en étant convaincue de la nécessité de présenter, au moins au chef d’établissement, mais également au conseil d’administration, un bilan annuel d’activités, et sous la forme généralement d’un document qui allait parfois jusqu’à une trentaine de pages, statistiques compris, j’ai très vite été convertie à la présentation de bilans d’activités en format « light ».

En effet, malgré leur richesse, qui a envie de présenter et de se plonger dans la lecture oh combien captivante des statistiques de fréquentation et de la politique de conservation ?

Bref, dès ma troisième année d’exercice, j’ai commencé à proposer à mon chef d’établissement des formats lights à côté des formats lourds : d’abord sous forme de schéma heuristique, puis sous forme d’infographie sur Piktochart.

Cette année, pour des raisons sur lesquelles je ne reviendrai pas ici, j’ai été amenée à douter : doit-on présenter les activités pédagogiques dans un bilan d’activités ? Le doute s’installant, j’ai posé la question sur Twitter, et j’ai obtenu, évidemment, des réponses quasi unanimes et qui m’ont rassurée : j’étais dans le vrai.

Mais cette période de doute a eu le mérite de me faire réfléchir à mon positionnement, au contenu et à la forme de ce bilan d’activités.

Ce sont les fruits de cette réflexion que je vous soumets, ainsi que les articles qui m’ont permis de l’enrichir :

 

Évidemment, cette réflexion est loin d’être exhaustive, mais elle redonnera quelques éléments clefs de manière rapide à ceux qui, comme moi, viendraient à douter ou souhaiteraient revenir à l’essentiel.

Finalement…

Après quelques insomnies et mûre réflexion, j’ai donc décidé de dissoudre de produire un document qui se concentrerait sur les actions de formation, d’ouverture culturelle et sur la production de ressources numériques, la partie gestion faisant l’objet d’un document séparé.

Une nouvelle fois, j’ai choisi Genially pour ce travail, étant tombée en arrêt devant un modèle proposé qui, à la base, présente l’histoire de la chimie.Ce modèle pré-conçu a exigé de moi une certaine concision et m’a permis de bidouiller afin que l’an prochain, je puisse travailler sur une présentation 100% maison.

Trêve de discours, voici le bébé :

L’ensemble des capsules est cliquable et renvoie soit vers une description de l’action, soit vers un lien, soit vers une photo. Le QR-code en bas de la présentation, véritable boite de vache-qui-rit sur la boite de vache-qui-rit, m’a permis d’imprimer l’image qui, une fois agrandie en format A3, pourra être diffusée au sein de l’établissement.

Grâce à cette présentation, je donne un aperçu de mes activités durant l’année, laissant les personnes libres de cliquer ou non pour en avoir les détails.

« Un bon croquis vaut mieux qu’un long discours »

J’en arrive à la petite rubrique qui fait son apparition sur ce blog.

L’outil d’Outils Tice

Depuis longtemps, je suis sur Twitter le site Outils Tice, animé par Fidel Navamuel. De temps en temps, je clique, je retweete, mais bien souvent, j’oublie les outils qui viennent de m’être présentés. Afin d’être plus attentive et d’enrichir mes pratiques, j’ai donc décidé d’expérimenter tous les mois un des outils proposés, qui répond à cet instant T à une question que je me pose ou à un besoin en particulier.

Je testerai donc chaque mois un outil qui a retenu mon attention dans un article d’Outils Tice. Je choisirai indifféremment les articles évoquant un seul outil et les articles évoquant un type d’outils avec plusieurs propositions.

Pour ce mois-ci, j’ai choisi l’article du 22 mai 2017, proposant « 3 outils pour faire de belles images avec des citations ». En effet, cela répondait à mon besoin du moment : proposer un message d’accueil sur le portail esidoc du CDI, message qui serait à la fois agréable pour les élèves et enrichissant.

L’article est disponible à l’adresse suivante :

https://outilstice.com/2017/05/3-outils-pour-faire-de-belles-images-avec-des-citations/

Il me fallait deux choses :

  • un résultat esthétique satisfaisant
  • la possibilité d’intégrer l’image sur la page d’accueil du portail esidoc

J’ai donc choisi Recite : un outil qui ne demande pas de connexion préalable, qui est simple d’utilisation tout en proposant des images plutôt sympas, et que l’on peut télécharger d’un clic.

La petite subtilité, c’est qu’à moins d’avoir zappé quelque chose (et c’est fort possible au demeurant), en dessous de « Bienvenue au CDI », on peut intégrer du code HTML mais on ne peut pas télécharger une image.

Donc j’ai pu certes télécharger via Recite une image avec une citation :

Mais après, j’ai été prise au piège : et maintenant, comment je fais pour l’intégrer sur la page d’accueil d’esidoc (sans avoir à s’enquiller toute la documentation en lecture de chevet) ?

J’ai donc dû réfléchir à un plan B à quelques jours d’intervalle. L’une des options de Recite est un permalien, j’ai donc ouvert le lien et récupéré l’adresse de l’image. Il me restait juste à bidouiller un code HTML pour l’ajouter sur la page d’accueil du portail.

Pour intégrer une image, il faut les balises suivantes :

<img src= »? »> ajoute une image à votre page et ne nécessite pas un marqueur de fin.

<img src= »? » align= »? »> aligne l’image en ajoutant à la place du 2e point d’interrogation « left », « right » ou « center » (pour l’instant c’est le seul paramètre que je n’ai pas encore réussi à changer)

<img src= »? » width=… height=… > règle la taille de l’image en fonction de sa dimension d’origine (mon image était à la base de largeur 600 et de hauteur 720, j’ai donc tout réduit de moitié pour obtenir le résultat final)

Une fois toutes ces manip’ réalisées, voilà le résultat que j’ai obtenu sur esidoc :

Évidemment, j’ai encore à m’améliorer et à corriger des choses pour que le rendu soit fidèle à ce que j’imaginais, mais c’est déjà un point de départ à ce que je souhaitais :

quand je n’ai pas d’événements particulier à annoncer aux élèves, je peux toujours ajouter une citation d’auteur en message de bienvenue !

Mais pour l’heure, cette citation sera le mot de la fin, je vous souhaite un bel été et de bonnes vacances pour ceux qui ont la chance d’en avoir !

À très bientôt !

PS : Pour rappel, je serai à partir du 22 août et jusqu’au 25 août à Ludovia, avec une présentation le 23 août après-midi. Cette présentation a fait l’objet d’un article sur Ludomag. Pour ceux qui le souhaite, je vous attends donc le 23, et même les autres jours, via Twitter (MP, mentions si vous voulez me croiser) et avec un seul L à FILIOL 😉

http://www.ludovia.com/2017/06/lire-en-affiches-et-qr-codes-au-cdi/

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Le cinéma comique, enfin et plus que tout !

Pour ce dernier article cinéphile de l’année scolaire, éditeurs et traducteurs m’ont enfin permis de lire un ouvrage que j’attendais depuis longtemps !

En effet, c’est avec la lecture du dernier livre d’Enrico Giacovelli que j’accueille l’été.

Retour sur une attente…

Comment, je ne vous ai jamais parlé d’Enrico Giacovelli ? Si, bien-sûr, bien que ce soit très irrégulièrement…

La première fois, c’était en mars 2013, à l’occasion de la sortie de son premier ouvrage consacré au cinéma comique américain : Tartes à la crème et coups de pied aux fesses.

En effet, ce n’était là que le premier volume que signor Giacovelli avait décidé de publier sur la naissance, puis la gloire des étoiles du cinéma muet. Ce premier ouvrage revenait sur les premiers temps du cinéma et le court métrage muet, avec Mack Sennett, Fatty Arbuckle, et déjà Chaplin et Buster Keaton.

La fin de l’ouvrage promettait déjà la suite, que j’ai attendu fébrilement (déjà !) et qui est paru presqu’un an après : Le Silence est d’or (années 1920 et 1930). C’est dans celui-ci que j’ai retrouvé mes Chaplin préférés, Buster Keaton (encore) et les premiers Laurel & Hardy. Là encore, un effet d’annonce pour un troisième ouvrage.

Cela a suffi à faire germer dans ma tête l’idée que les publications de Giacovelli seraient plus régulières : en mars 2015, j’ai donc guetté avec impatience le 3e volume. Rien en 2015. Rien non plus en 2016.

Enfin, en janvier 2017, une lueur d’espoir : la sortie du 3e volume était annoncée. Je l’ai pré-commandé. Et derechef, j’ai attendu. Mais les éditeurs (et le traducteur) jouaient avec mes nerfs : la sortie a été plusieurs fois décalée, jusqu’à la mi-mai, date à laquelle j’ai finalement reçu l’objet de mon désir.

J’avais déjà attendu la sortie des Harry Potter, celle des romans de Carlos Ruiz Zafon, mais je n’aurais jamais cru attendre de manière aussi obsessionnelle un ouvrage sur le cinéma…

Donc, en mai 2017, le volume 3 d’Enrico Giacovelli consacré au cinéma comique américain, Parole de comique : La slapstick comedy dans les années d’or des dessins animés et de la comédie sophistiquée (1930-1950) a été publié chez Gremese. Voilà !

 

Et comme d’habitude, le sous-titre est à rallonge.

Attente, trop longue attente !

Évidemment, je ne vous cache pas qu’après avoir attendu aussi longtemps, il fallait que le résultat soit à la hauteur de mes espérances.

Donc je vais commencer par mes petites déceptions concernant cet ouvrage, qui relèvent davantage de la forme que du fond.

  1. ah bon, c’est fini ? mais tu avais dit que… Première déception : 4 volumes étaient prévus à l’origine, mais il semble que Giacovelli ait revu ses ambitions à la baisse. Aucune annonce en fin d’ouvrage, à moins que l’éditeur en ait eu marre d’attendre, lui aussi.
  2. et il est où mon contenu enrichi ? Deuxième déception : Une idée que j’avais adorée pour les deux premiers volumes s’est fait la malle ! La chaîne YouTube liée à l’ouvrage, et proposant les films en parallèle à la lecture, n’intervient pas dans cet opus.
  3. c’est quoi cette phrase ? bon tant pis je passe à la suite… Troisième déception : Il semble que la traduction aussi ait pâti de l’attente, il y a quelques coquilles, des phrases traduites un peu à l’emporte-pièce, mais ça ne vient pas trop altérer la qualité d’ensemble de l’ouvrage, donc j’arrête de râler !

J’ai adoré retrouver cet ouvrage à peu près de même facture que les deux autres (à l’exception de la chaîne YouTube), avec cette couverture rouge qui fait suite à une couverture jaune et une couverture bleu – l’idéal pour ne pas perdre cette aventure du cinéma dans sa bibliothèque !

J’ai adoré retrouver un auteur qui n’est ni avare d’illustrations, ni frileux dans sa manière de parler du cinéma. Entre amoureux cinéphiles, on se comprend !

Bref, ne vous y méprenez pas, malgré mes quelques réserves, je suis ravie d’avoir pu dévorer ce Parole de comique !

Au pays des merveilles du cinéma comique…

Retour sur la lecture de ce troisième volume. Il reprend l’aventure là où, en tout logique, le second l’avait suspendue. Nous sommes donc à l’arrivée du cinéma parlant, qui a fait taire John Gilbert et quelques autres, qui a stoppé net, ou presque, la course effrénée (mais impassible) de Buster Keaton, et dont, pour avoir un aperçu colorisé, il n’y a rien de mieux que Chantons sous la pluie.

Dans les premières pages, l’auteur fait un bref résumé des épisodes précédents en quelques images. C’est, pour le coup, une des petites particularités sympathiques qu’il a gardé d’un livre à l’autre.

Il fait ensuite la distinction entre, si je force le trait, slapstick et screwball, et ce depuis le cinéma muet. En gros, le slapstick, c’est le comique de farce (poursuites, tartes à la crème, coups de pied aux fesses) qui survit notamment avec le cartoon.

Et screwball, c’est la comédie sophistiquée incarnée par Lubitsch, Hawks et Capra, entre autres. La frontière des deux, dans le cinéma comique, est des plus poreuses, comme la chronologie, même lorsqu’il s’agit d’un seul acteur comique.

Premier chapitre, on retrouve les Laurel & Hardy, parlants cette fois. J’y ai glané aussi les plus belles phrases du livre :

Notre sympathie va à ces éternels enfants tout à fait dépourvus de la mignonnerie qui indisposait tant Pascal : petits anarchistes, enfants terribles comme ceux de Cocteau et Vigo, imperméables à la pensée et à l’action commune, au point de se permettre ce que les adultes ne peuvent ou ne veulent plus faire. Voilà pourquoi on éprouve de l’admiration pour Keaton, de l’envie pour Llyod, de la solidarité pour Chaplin, de l’amour pour Laurel et Hardy.

J’en profite pour ponctuer les chapitres de ce livre d’extraits vidéos de mes souvenirs préférés. Pour moi, Laurel & Hardy, c’est Them Thar Hills (1934) :

Je passe sur Buster et Llyod que je ne connais pas assez bien pour leur rendre justice. Je glisse au passage ce petit extrait de Chaplin, toujours agréable à revoir :

Dans un chapitre, Giacovelli évoque les Marx Brothers, qui m’ont toujours fascinés par leurs jeux sur le langage, mais dont visiblement mon préféré n’est pas celui de l’auteur. Il s’agit du Grand Magasin, qui est un de mes souvenirs d’enfance :

Ensuite, le rythme s’affole, avec la screwball comedy : j’ai retrouvé avec plaisir L’Impossible Monsieur Bébé, un film d’Howard Hawks de 1938 avec Katharine Hepburn et Cary Grant ; Ernst Lubitsch avec Ninotchka et Greta Garbo, qui rit enfin, et avec le magnifique Le Ciel peut attendre, avec Don Ameche et Gene Tierney ; Women, de Cukor, avec un casting exclusivement féminin ou encore les films de Katharine Hepburn (encore elle) avec Spencer Tracy.

Enfin je suis arrivée au chapitre qui évoquait les dessins animés : les premiers Disney et leurs personnages (j’ai assisté à la naissance de Mickey, Dingo, Pluto et Donald), qui ne suscitent que très peu l’indulgence de l’auteur…

J’ai donc mis quelque peu en sourdine mon faible pour Disney, mais seulement le temps de quelques pages. Et de toute façon, c’était pour mieux connaitre Betty Boop, Popeye et Woody Woodpecker, et pour retrouver la fine équipe de la Warner et de Tex Avery, ça valait le coup.

J’ai savouré la naissance de Porky, Daffy Duck, Bugs Bunny, évidemment, puis de Titi et Grosminet, Vil Coyote et Bip Bip, ainsi que Tom et Jerry.  J’ai retrouvé mon Bugs Bunny favori, Slick Hare, ou apparaît Humphrey Bogart en dur à cuire qui veut absolument manger du lapin.

J’en rajoute un petit pour la route :

Enfin, après toutes ces aventures, le livre se referme avec mélancolie sur les deux derniers Chaplin qui pour l’auteur appartiennent à cette époque et sont un hommage ultime au cinéma comique, Monsieur Verdoux et Les Feux de la rampe, dont je laisse ici l’extrait qui réunit Chaplin et Buster Keaton :

C’est sur ce souvenir, et avec regret, que l’on referme Parole de comique, car l’auteur, s’il clôt courtoisement ce dernier avec un post-scriptum, nous abandonne à la nostalgie, quand le quatrième tome qu’il nous faisait miroiter, promettait également de belles échappées…

Comme pour s’excuser, il termine avec une citation de Spencer Tracy à Edward Brophy dans La Dernière Fanfare de John Ford : « Comment remercie-t-on quelqu’un qui nous a fait tant rire ? »

On ne peut alors pas lui en vouloir, la phrase s’applique à lui, même par procuration, et on ne peut que le remercier de nous avoir, pendant 3 volumes, tenus en haleine.

Merci Enrico Giacovelli, d’avoir réveillé le rire en nous, et quelques souvenirs bien ancrés.

Post-scriptum, moi aussi

J’avais éventuellement évoqué le fait de parler d’un deuxième ouvrage pour cet article cinéphile, mais je préfère rester sur cette note de lecture des plus agréables, et garder d’autres images et d’autres lectures pour cet été.

Durant l’été, je pense publier cette fois-ci un article cinéphile hors-série par mois, et dont le thème n’est pas encore arrêté, et évidemment, fin août un article sur Ludovia.

D’ici là, vous retrouverez dans quelques jours l’article #profdoc, et j’en profiterai pour vous souhaiter de bonnes vacances.

Beaux rêves cinéphiles et à bientôt !

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Mai 2017 : séances et animations du CDI

Malgré un mois de mai bien grignoté par les ponts et les week-ends prolongés, voici les projets que j’ai pu mener, et qui sont arrivés à leur conclusion (c’est malheureusement le cas pour les séances pédagogiques, les cours s’arrêtant le 10 juin).

Formation « Pratiques innovantes et outils numériques au CDI »

Comme certains d’entre vous ont pu le constater, j’ai publié début mai le support de la formation que j’ai animée avec Catherine Besse (@docalfred1).

Il s’agissait de la deuxième session du stage « Pratiques innovantes et outils numériques au CDI », avec une quinzaine de stagiaires, et nous avons profité de cette deuxième session pour mettre à jour notre présentation, présentation que je vous invite à consulter ci-dessous :

Support de formation 2017

La première session de la formation s’était déroulée dans mon lycée au mois de janvier, la seconde s’est donc déroulée dans le lycée de Catherine, à Cergy.

J’en profite pour signaler l’excellent travail de Catherine, publié il y a quelques jours : « Réviser avec YouTube »

J’espère pouvoir intégrer très prochainement cette ressource sur mon portail e-sidoc !

Animations du CDI

Étant peu présente du coup, fin avril et début mai au CDI, j’ai profité d’un rare moment où j’étais disponible pour organiser une exposition, après avoir désinstallé avec retard celle du Printemps des poètes.

Je ne sais pas à quel libraire, bibliothécaire ou professeur documentaliste rendre hommage, ni qui a eu en premier l’idée de s’inspirer des propos de lecteurs, mon hommage sera donc anonyme et collectif, pour cette exposition consacrée à « Je ne me souviens plus du titre… mais la couverture est bleue ».

Exposition déclinable dans toutes les couleurs (et qui m’a rappelé les numéros de Blow Up sur le jaune, le rouge, le bleu… au cinéma – voir ci-dessous), qui se monte rapidement quand on manque de temps et d’idées pour attiser la curiosité des élèves…

Voici l’affiche proposée, et dont j’imagine déjà les déclinaisons en rouge ou en jaune :

Et voici ce que cela donne sur le présentoir :

Petit clin d’oeil aux cinéphiles avec le numéro de Blow-Up qui correspond :

C’est la seule exposition que j’ai pu mettre en place ce mois-ci, avec bien entendu l’exposition des nouveautés…

Quant à l’harmonisation des cotes et de la signalétique, je l’ai pour l’instant laissé de côté au profit de la gestion des séries de français…

Séances (suite et fin, jusqu’à septembre prochain !)

  • Webradio

Au retour des vacances de printemps et durant le mois de mai (jusqu’au 19 mai), j’ai pu assister à chaque quinzaine (sauf lorsque j’animais un stage…) à « l’inclusion » d’une autre classe dans le projet webradio, et aux progrès des élèves.

Si nous ne pouvons toujours pas mettre en ligne les émissions, j’ai pu prendre les élèves sur le vif (en utilisant Prisma). Les enregistrements se sont complexifiés, passant d’une chronique avec musique à un dialogue, et abordant des sujets aussi variés que le harcèlement scolaire, le sport, les animaux, ou encore la première guerre mondiale.

Petit aperçu en images de ces quelques séances :

En relation avec les médias scolaires, j’en profite pour indiquer que le premier numéro d’un journal du lycée a été publié.

Mon intervention s’est certes résumée à apporter un encouragement aux élèves impliqués, à donner accès à la mezzanine du CDI quand ils en faisaient la demande, mais j’ai tout de même eu droit à mon propre exemplaire en couleurs !

  • Recherches sur les nouvelles du 19e siècle, 2nde4

Pour ces deux heures de séance en demi-groupe, j’ai été abordée fin avril par une de mes collègues de français.

Elle souhaitait faire faire à ses élèves des recherches par groupes de trois ou quatre sur une nouvelle en particulier, avec un temps d’analyse (en classe) de la nouvelle, et un temps, relativement restreint, de recherche au CDI.

J’avais préparé, en m’inspirant du travail de Françoise Cahen sur Les Années d’Annie Ernaux, toute une structure avec un Padlet permettant aux élèves de cibler leur recherche et d’ajouter sur leurs Padlets respectifs des ressources et des informations.

Made with Padlet

Évidemment, pris par le temps, tous les élèves n’ont pas pu consulter cette ressource ni se l’approprier…

  • Créer des Unes révolutionnaires

Entre mars et mai, j’ai beaucoup travaillé avec une de mes collègues professeure d’histoire : c’est avec elle que j’ai mené une bonne partie des séances sur les présidentielles avec ses deux classes en EMC : les 2nde6 et les 2nde8.

Durant les vacances de printemps, elle m’a proposé de travailler sur une autre thématique et j’ai immédiatement accepté.

Il s’agissait de faire réaliser aux élèves des Unes de presse consacrées aux événements de la Révolution française. À partir du support qu’elle m’a transmis, je lui ai proposé cette présentation :

Les élèves devaient travailler par binômes sur des thèmes tirés au sort, avec un premier temps de recherche (2h) puis deux heures en salle informatique pour réaliser leur Une sur Piktochart. Ils pouvaient poursuivre le travail chez eux durant une semaine.

Une fois le travail terminé, nous avons enregistré et rassemblé leurs Unes sur un Padlet, et ma collègue souhaitait également les imprimer pour les afficher dans sa salle.

Voici le résultat avec une Une que j’avais réalisée à titre d’exemple pour les élèves, et l’ensemble de leurs productions :

Made with Padlet

J’en profite pour afficher en grand la Une dont nous sommes particulièrement fières, car elle a répondu à toutes les consignes avec un résultat visuel des plus satisfaisants, à savoir celle sur les États-Généraux :

Cette Une respecte toutes les consignes que nous avions données :

  1. un titre de journal (réel ou inventé)
  2. le titre de la Une, avec la date
  3. un texte qui ne soit pas du copier-coller et, si possible, adopte un point de vue
  4. une belle mise en page avec des images cohérentes
  5. un travail signé

Je trouve qu’il s’agit d’un bien beau projet pour clore l’année, et ma collègue m’a déjà assurée vouloir renouveler l’expérience l’an prochain !

Quelques mots pour conclure…

Une petite info d’abord : ma candidature comme intervenante à Ludovia a été retenue, je serai donc présente à Ax-les-Thermes, pour ceux qui y seront aussi, du 22 au 25 août, mon intervention se déroulant a priori le mercredi 23 août après-midi.

Concernant le mois de juin : après 4 ans en collège je renoue au lycée, avec des cours qui s’arrêtent relativement tôt, et les tâches de fin d’années qui arrivent… En fonction du temps que j’aurai, vous aurez donc droit pour le mois de juin à un article #profdoc qui s’attardera sur le bilan d’activités (comme tous les ans), sous une forme qui est déjà prête, et peut-être sur une question thématique, comme je le promets depuis longtemps.

D’ici là, bon mois de juin à tous et bon courage !

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Dessins animés et séries historiques

Avant d’évoquer, dans ce nouveau compte-rendu de lecture, des sujets qui peuvent paraître aussi éloignés que les séries historiques et les dessins animés, je profite, avec quelques jours de retard, pour célébrer avec qui passera par ici le cinquième anniversaire de ce blog.

Depuis 5 ans, Cinéphiledoc a fini par trouver son rythme de croisière, à raison de deux articles par mois (avec quelques exceptions) : un article cinéphile et un article #profdoc qui revient sur mes activités professionnelles du mois.

En 5 ans, j’ai publié 265 articles, et au 22 mai, 56496 visiteurs étaient tombés (par hasard ou non) sur mon blog, avec un peu plus de 119.000 vues (et un record de 385 vues le 27 mai 2016).

Ces statistiques me permettent une excellente transition avec la première lecture de cet article…

Des infos, des chiffres, des infographies !

En décembre de l’année dernière, j’avais déjà évoqué la tendance actuelle, pour les éditeurs, de publier des petits ouvrages synthétiques et ludiques sur un univers.

J’avais alors fait le compte-rendu de lecture d’un ouvrage que j’avais beaucoup apprécié : Star Wars Graphics : L’univers décrypté en infographies, de Virginie Iscan, et publié chez Hachette en août 2015, pour surfer sur la vague de la sortie attendue de Star Wars épisode VII.

Par la suite, dans la même collection, un ouvrage exclusivement consacré à l’épisode VII avait été publié par le même éditeur. J’ai aussi vu passer un livre sur l’univers Marvel.

Mais celui que j’attendais avec impatience, qui vous donne le premier élément du titre, et qui est finalement sorti en avril 2017, c’est celui consacré à l’univers Disney : Disney Graphics : l’univers décrypté en infographie, par Marc Aumont.

L’avantage de ce livre, c’est qu’en 128 pages, il répond tout à fait à son objectif : donner un aperçu de l’univers Disney, depuis ses origines jusqu’à ses héros les plus actuels.

Les premières pages reviennent sur la « success story » avec les longs métrages et la création d’une véritable industrie du loisir. L’auteur se focalise également sur le personnage central de Mickey Mouse.

Une très belle partie (la plus belle ?) est ensuite consacrée aux coulisses de l’univers : dessinateurs, techniques (on y apprend que Blanche-Neige, c’est 3 ans de travail mobilisant plus de 750 artistes), pour des dessins animés qui s’inspirent de la littérature et des mythes universels.

Aucun détail n’est laissé de côté : box office, chansons, parcs d’attraction, télévision, et bien-sûr personnages.

Gros coup de coeur pour les pages qui évoquent les enchanteurs et les formules magiques, les châteaux et les chiens et chats.

Le point faible ? La mise en page. Certes, elle est des plus attrayantes, chaque double-page se consacrant à un thème en particulier et dévoilant des détails insolites, des informations étonnantes, le tout avec un côté ludique indéniable.

Mais certaines pages sont écrites sur fond noir, dans une police pas toujours lisible… c’est le petit bémol de cet ouvrage qui, vous l’aurez compris, comme les livres du mois dernier sur l’enfance, vous donnera un bon bol de nostalgie et de bonne humeur !

Quant à établir un palmarès des classiques Disney, pour ceux qui seraient tentés, voici le mien :

  1. Merlin l’enchanteur
  2. Robin des bois
  3. Bernard et Bianca

Et quant à trouver la relation logique entre dessins animés et séries historiques, je vous rassure : rien de logique là-dedans, si ce n’est que je regarde les uns avec autant de plaisir que les autres !

Passons donc sans tarder à la deuxième partie du titre et au second livre de cet article.

À la conquête des séries…

Je me faisais justement la réflexion qu’il y avait longtemps que je n’avais pas parlé de séries télévisées sur ce blog, ou en tout cas, qu’aucun livre sur le sujet n’avait retenu mon attention.

Comme d’habitude, c’est l’un de mes éditeurs favoris sur le sujet qui m’a fourni ma dose mensuelle de lecture cinéphile : pas Sonatine, pas Rouge profond, mais Vendémiaire.

Jusque-là, sur ce blog, Vendémiaire m’a permis d’aborder des ouvrages aussi variés qu’un Dictionnaire Spielberg et deux essais de Laurent Aknin : Star Wars : une saga, un mythe et Mythes et idéologies du cinéma américain. Cette maison d’édition a aussi enrichi ma bibliothèque de mon seul ouvrage sur Kaamelott à ce jour : Kaamelott ou la quête du savoir, de Nicolas Truffinet.

Je ne consulte décidément pas assez les sites des éditeurs, et c’est par hasard, en cherchant Disney graphics, que je suis tombée sur leurs dernières sorties : L’empire de la mélancolie : l’univers des séries scandinaves, de Pierre Sérisier (que j’ai laissé de côté par trop grande méconnaissance du sujet) et Dominer le monde : les séries historiques anglo-saxonnes, de Ioanis Deroide.

Cette dernière publication avait tout pour me séduire : un titre évocateur, une couverture qui rappelle les vues de Fenêtre sur cour, de L’ombre d’un doute et de Friends, et un sommaire ainsi qu’un index des plus alléchants, allant de Doctor Who à Rome en passant par Mad Men… 

Ayant un faible pour les films historiques et pour les séries (historiques ou non), j’ai donc ouvert avec fébrilité ce petit ouvrage, dont la présentation – seule faiblesse formelle des éditions Vendémiaire (en tout cas pour les livres que j’ai déjà eus entre les mains) – est toute en sobriété et sans aucune illustration.

Le lecteur doit se fier à sa mémoire, à l’auteur, et à sa propre curiosité pour remettre des images sur tout ce que l’auteur évoque dès l’introduction. Dans mon cas, j’ai sauté sur les titres suivants : les Tudors, Mad Men, Vikings, Wolf Hall ou encore The Crown.

Ce qui m’a plu avec ce petit livre, c’est d’abord que le premier chapitre revient sur les origines des séries historiques, à savoir les feuilletons littéraires, quelques exemples de films en feuilleton eux aussi et les émissions de radios.

Après l’introduction, on pourrait croire que l’auteur va dresser un panorama complet (et quel serait alors l’ampleur de sa tâche !) des séries historiques anglo-saxonnes.

Hors, comme l’indique son titre, il se concentre surtout sur les séries anglo-saxonnes (Angleterre, États-Unis et Australie), et ce qui l’intéresse, c’est la façon dont l’histoire de ces pays est vue à travers le prisme de la série télévisée.

Enfin, pour construire son propos, il aborde la question à la fois de manière chronologique (avec les séries les plus anciennes dans les premiers chapitres) et thématiques : « Guerre, familles et voyages dans le temps », « L’âge d’or des mini-séries », « Nostalgie et parodies »…

Dans cet ouvrage, westerns et séries guerrières ont la part belle dans les premiers chapitres ; l’auteur questionne aussi le rapport des séries au voyage dans le temps (notamment avec Doctor Who ou X-Files), mais toujours d’un point de vue d’historien (changer les événements, modifier ou non l’histoire).

Il explore ensuite le rapport des séries à l’histoire nationale, à ses « éléments fondateurs » et à la mémoire, à travers des points sensibles tels que l’esclavage ou l’holocauste.

Dans son chapitre « Nostalgie et parodies », il s’attarde sur des monuments de la culture américaine que sont La Petite maison dans la prairie et Happy Days, pour le versant nostalgique, et sur That’s 70s show, pour le versant parodique, ou encore Mad Men, pour une nostalgie teintée de cynisme.

Ce mélange aigre-doux est représenté à merveille par l’épisode « The wheel » où Don Draper propose une campagne publicitaire sur un projecteur de diapositives en misant sur l’émotion des acheteurs potentiels et sur leurs souvenirs de famille.

Dans « Le temps des héroïnes », on assiste sous la plume de l’auteur au déclin des mini-séries et à l’émergence de séries portées exclusivement par des personnages féminins ou dont les personnages féminins se complexifient progressivement dans une société masculine (comme dans Mad Men ou Masters of Sex). C’est aussi dans ce chapitre que l’auteur revient, pour mon bonheur, sur les adaptations en série de Jane Austen, et plus curieusement, sur les séries policières.

Enfin, dans le dernier chapitre « Du sang, du sexe et toujours plus de séries », on retrouve les séries les plus récentes, avec la figure de Tom Hanks qui s’invite dans séries et films historiques, ainsi qu’un bref tour d’horizon des séries sur la Rome antique, qui laisse une place de choix à Rome.

Si la lecture de Dominer le monde est agréable et saura satisfaire le spectateur en lui fournissant pêle-mêle le souvenir de scènes aussi différentes que celles de Rome ou de Doctor Who, elle peut cependant déconcerter, ressemblant plus à un kaléidoscope qu’à une galerie de portraits.

Les images et les périodes vont et viennent, se superposent les unes aux autres, et se répondent dans un curieux vertige, et le lecteur, tiraillé entre passé et présent, sort du voyage quelque peu ébouriffé, comme le docteur à l’atterrissage de son TARDIS.

Pour finir et retrouver quelque peu l’équilibre, voici une petite aparté personnelle, avec mes séries historiques favorites du moment…

3 univers, 3 dépaysements

  • The Crown

Ceux qui me connaissent le savent, j’ai un faible pour l’histoire anglaise, et j’ai adoré les séries telles que The Tudors, The White Queen, Downton Abbey et évidemment, les adaptations de Jane Austen.

C’est donc avec la plus grande fébrilité que j’ai regardé la série produite par Netflix, The Crown, racontant l’accession au trône d’Elisabeth II, avec Matt Smith (ancien docteur) dans le rôle du duc d’Edimbourg. Une série belle, bien écrite, portée par des acteurs impeccables et qui m’a rappelé Le Discours d’un roi ou The Queen :

  • Stranger things

Pas tout à fait historique mais avec un bon goût de nostalgie pour le cinéma des années 80 (et les années 80 tout court), une série qui mêle humour et science-fiction, avec des personnages très attachants, et dont j’attends avec impatience la saison 2 :

À découvrir, les influences du cinéma dans Stranger things :

  • FEUD

Enfin, mon chouchou dernièrement, la série Feud : Bette and Joan, une série pour les cinéphiles (mais pas que) et qui revient sur la rivalité de deux monstres sacrés du cinéma américain : Bette Davis et Joan Crawford, sur le tournage de Qu’est-il arrivé à Baby Jane ?

C’est prenant, effrayant et bouleversant, à découvrir absolument !

Sur ces quelques conseils, je vous laisse, en attendant très prochainement l’article #profdoc de Cinéphiledoc !

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Support de formation 2017

Le stage « Pratiques innovantes et outils numériques au CDI » s’est déroulé :

  • les 12 et 13 janvier au lycée Albert Einstein de Sainte-Geneviève des bois (91)
  • les 4 et 5 mai au lycée Alfred Kastler de Cergy-Pontoise (95)

Retrouvez ci-dessous le support de formation proposé par Catherine Besse (@docalfred1) et Juliette Filiol (@JFiliol)

 

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Avril 2017 : séances et animations du CDI

Comme promis dans l’article précédent, cet article fera le point sur les activités menées au CDI entre le 22 mars et le 18 avril. Je pourrai ainsi revenir sur la suite (et fin) des séances menées dans le cadre de la semaine de la presse. Je rajouterai quelques petites choses d’ici la fin de la semaine…

Pour ceux qui me suivent sur Twitter, j’ai déjà tweeté un certain nombre de choses, mais l’article me permettra de détailler ces différentes actions.

En fin d’article, j’en profiterai pour répondre à l’invitation de Petite Noisette sur blog-o-noisettes.

Séances #SPME2017

  • Les présidentielles : Seconde 6, Seconde 7, Première STMG3

Avec ma collègue d’histoire-géo, nous avons poursuivi les séances en demi-groupe avec ses deux classes de seconde sur les présidentielles. Pour rappel, les élèves devaient tirer au sort un candidat aux présidentielles, faire une recherche sur son parti puis sur sa présence numérique (site, compte Twitter), et enfin comparer son programme avec celui d’un autre candidat. J’ai publié le formulaire à remplir par les élèves dans l’article du mois de mars.

Pour ces séances, nous nous sommes rendues compte qu’une heure n’était pas suffisante. Nous avons donc organisé pour chaque classe une deuxième heure durant laquelle les élèves se concentraient plus spécifiquement sur la comparaison de deux programmes.

En fin de séance, j’ai proposé à ma collègue de remplir avec les élèves une infographie sur la manière dont ils s’informaient activement ou étaient informés sur les présidentielles.

J’ai d’abord fait l’exercice pour moi-même :

Puis j’ai préparé des modèles « vierges » à destination des élèves, et voici ce que les différents groupes ont renseigné :

Suite à ces séances, la collègue d’histoire-géo qui s’occupe des 1STMG3 et avec laquelle je travaille depuis novembre, a souhaité elle aussi faire des séances sur les présidentielles. J’ai donc « mixé » le formulaire réalisé pour l’EMC et celui pour les lettres, cette collègue souhaitant à la fois travailler sur l’histoire des partis et l’analyse des professions de foi des candidats :

Pas de travail sur infographies pour cette classe là, les séances sur les présidentielles clôturent pour cette année une belle collaboration amorcée au mois d’octobre et que j’espère reprendre l’an prochain.

  • Unes de presse : Première L2 et Première STMG1

Avec mon 3e collègue d’histoire-géo, nous avons repris une collaboration qui implique deux de ses classes (séances sur la représentation des femmes dans la société avec les Premières L et sur le complotisme avec les STMG).

Dans le cadre de la semaine de la presse, nous avons décidé de faire produire aux élèves des Unes de presse sur Piktochart. Il a fallu créer un compte Piktochart pour le CDI et tenir compte des aléas du réseau et des versions obsolètes de Firefox sur les ordinateurs du lycée.

Pour les séances, nous avons prévu à l’origine une heure, mais nous sommes passés rapidement à deux heures par demi-groupe avec l’organisation suivante :

  1. veille de séance : collecte des dépêches AFP, téléchargement des images proposées sur Piktochart ;
  2. première heure : présentation de la séance, de l’outil, travail en autonomie des élèves par groupes de deux ou trois. En conservant l’identifiant et le mot de passe, certains d’entre eux ont pu poursuivre le travail chez eux.
  3. deuxième heure : finalisation du travail, « défense » de la Une proposée, réalisation d’une deuxième Une avec les infos de la veille.

Pour l’heure, j’ai rassemblé les Unes les plus abouties sur le Padlet ci-dessous, que j’essaierai d’enrichir si jamais je récupère d’autres travaux :

Made with Padlet

Les élèves parviennent généralement à prendre en main assez facilement l’outil et à organiser la Une en fonction des informations qui les intéressent le plus (certains se spécialisant dans le sport) mais il faut toujours lutter contre les aléas informatiques…

  • Projet webradio : Première L/ES

Comme indiqué dans l’article précédent, nous avons amorcé, mon collègue d’histoire et moi-même, un projet de webradio avec Jean-Pierre, le référent numérique de notre lycée.

Le jeudi et le vendredi de la semaine de la presse, nous avons pu faire notre première séance de présentation aux élèves de Première L/ES, classe que nous avions choisi pour démarrer ce projet.

Lors de la séance avec le premier demi-groupe, nous bénéficiions de l’aide et de l’expertise de Jean-Pierre, qui avait déjà travaillé sur des webradios. Il avait préparé l’organisation suivante :

  1. présentation d’une émission de radio enregistrée en direct, avec un décryptage des différents rôles (animateur, chroniqueur) et de l’équipement : en gros, analyser tout ce qui s’entend et se voit ;
  2. présentation du matériel avec complexification progressive : d’abord deux élèves qui parlent au micro, un troisième chargé de la technique, on ajoute une piste pour la musique, puis l’enregistrement. La séance se termine avec l’écoute de ce qui a été enregistré.

Pour l’exemple, nous avons utilisé la chronique « TubesAndCo » de Rebecca Manzoni sur France Inter :

Retour en images sur ce premier temps :

Pour le deuxième demi-groupe, Jean-Pierre n’étant pas présent, nous avons tenté de reprendre au plus près sa trame, en veillant à ne rien oublier.

A l’issue des deux séances, rendez-vous a été pris avec les élèves pour un deuxième temps qui devrait intervenir fin avril ou début mai, en leur demandant de réfléchir par groupes de trois à un sujet de chronique avec pour chaque groupe deux chroniqueurs et un technicien.

Dans tous les cas, ce début de projet est très prometteur, les élèves se sont montrés très motivés et nous pensons déjà à l’élargir à d’autres classes.

Voilà pour ces quelques séances en lien avec la semaine de la presse, je me tourne désormais vers les deux ou trois projets restants d’ici la fin de l’année et dont je reparlerai certainement au mois de mai ou juin en fonction de leur avancée.

Expositions / Gestion

Le mois d’avril étant bien grignoté par les vacances, je n’ai pas installé de grande expo autre que celle déjà en place de la semaine de la presse.

En revanche, j’ai commencé à plastifier et à installer les affiches réalisées avec Sandrine Duquenne et mises en ligne sur le Padlet ci-dessous (déjà mentionné plusieurs fois) :

Made with Padlet

Voilà ce que cela donne en photos sur certaines étagères :

J’ai également proposé une petite sélection autour des présidentielles, comme je l’avais fait pour la journée internationale des droits des femmes :

Et il y a toujours l’exposition des nouveautés.

J’ai profité du mois de mars pour finir mon travail d’harmonisation des cotes et de signalétique pour le rayon Arts (700), et j’ai amorcé le même travail pour le rayon Littérature (800).

Voilà pour ces derniers travaux de gestion…

Je finis donc cet article avec la réponse à Petite Noisette.

Liebster Award Livresque

Le principe : Dire 11 choses sur soi, répondre aux 11 questions posées par la personne qui vous a nominé(e), poser 11 nouvelles questions aux 11 blogs que vous aurez choisi ! (j’ai choisi, plutôt que de sélectionner 11 blogs, étant donné mon retard, de vous laisser répondre si vous le souhaitez aux 11 questions en commentaire).

  • 11 choses sur moi et les livres
  1. Je rêve de vivre dans un endroit où la bibliothèque sera une pièce à elle-seule car pour l’instant, mes livres montent jusqu’au plafond, et débordent des étagères…  et je pourrai ainsi classer mes livres sur le cinéma : livres sur les réalisateurs, sur les films…
  2. Je suis très possessive de mes livres, on m’en offre et si deux personnes m’offrent le même livre, c’est un cadeau, je ne parviens pas à me séparer d’un des deux exemplaires. En gros mon « désherbage » est restreint à 2 ou 3 livres par an, pas plus.
  3. J’arrive à lire en anglais et j’ai un faible pour les romancières anglaises.
  4. Je lis beaucoup moins de livres de fiction qu’avant, et beaucoup moins de livres en général, car je me concentre sur les ouvrages sur le cinéma.
  5. J’ai lu deux fois et en entier À la recherche du temps perdu, et ce n’était pas sous la contrainte.
  6. Le seul livre qui m’ait fait pleurer – et j’ai vraiment éclaté en sanglots devant mes parents éberlués – était Mon bel oranger. Je revois précisément la scène : je lisais le livre pendant le journal télévisé et j’ai fondu en larmes.
  7. J’ai dû m’y reprendre à plusieurs fois avant d’arriver à lire L’Étranger de Camus, et pourtant, quand j’ai réussi j’ai adoré.
  8. Par contre je n’ai jamais pu dépasser le début de Madame Bovary et de Voyage au bout de la nuit.
  9. J’adore Beauvoir et Sagan.
  10. Je cherche l’équivalent pour toutes les villes du monde de Barcelone pour L’Ombre du vent.
  11. Henri-Pierre Roché, qui a publié Jules et Jim à 74 ans, me laisse penser qu’il n’est jamais trop tard pour écrire un livre (et cela contrecarre le sadisme de mes anciens profs de prépa qui nous sortaient régulièrement que nous étions déjà plus vieux que Rimbaud).
  • Mes réponses aux 11 questions

1.Ton dernier coup de coeur livresque ? Blitz de Connie Willis, ça date un peu mais ça reste pour moi le meilleur livre de science-fiction que j’ai lu récemment !

2.Pourquoi faire ce blog ? Pour donner envie à mes amis de découvrir le métier de « dame du CDI » sous un nouveau jour, pour donner des idées aux copains copines profs docs, pour partager ma passion pour le cinéma, bref pour allier l’agréable professionnel à l’agréable personnel.

3.Quelle adaptation de livre en film as-tu préférée ? Pourquoi ? Il y en a une tonne ! Une version introuvable du Comte de Monte-Cristo avec Jean Marais, justement parce qu’elle est introuvable. J’attends encore l’adaptation parfaite des Hauts de Hurlevent. En plus récent, Le Seigneur des anneaux et Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban.

4.Quel est ton genre préféré ? Tous et aucun, j’aime tout du moment que l’histoire est prenante.

5.Quel est le genre que tu aimes le moins ? Aucun (voir question précédente).

6.Ton métier est-il en rapport avec les livres, et si oui, que fais-tu au quotidien en rapport avec la lecture ? Et comment ! Je range, je classe, je catalogue, je tente de donner envie de lire autrement, j’expose, je commande, je désherbe…

7.Quel est ton premier souvenir de lecture ? Pomme d’api, Astrapi et J’aime lire, car mes premières lectures, c’était surtout des abonnements…

8.Es-tu plutôt bibliothèque ou librairie ? Librairie : j’aime avoir les livres à moi et ne pas avoir à penser à les rendre…

9.Participes-tu à des challenges lecture ? Pourquoi et lesquels ? Non, par manque de temps et parce que je n’aime pas m’imposer une lecture et un calendrier donné.

10.Comment choisis-tu ta prochaine lecture ? en librairie, sur internet, dans les rayons cinéma, romans et bandes-dessinées, et en fonction du résumé, des premières pages et de la date de sortie.

11.Quel personnage de livre te ressemble ? Quand j’étais ado, j’adorais le personnage de BD Henriette (qui me faisait penser aussi à Daria), mais sinon j’aime beaucoup Hermione dans Harry Potter évidemment…

  • Mes 11 questions
  1. Le livre préféré de votre enfance ?
  2. Une lecture que vous avez abandonnée et que vous regrettez ?
  3. Le livre au-dessus de votre PAL ?
  4. Un auteur que vous rêvez de rencontrer ?
  5. On vous donne le pouvoir de créer en vrai un univers imaginaire : lequel ?
  6. Les genres / sujets de livres dont on pourrait se passer ? (fictions ou documentaire)
  7. Papier ou numérique (ou les deux) ?
  8. Une fin qu’on vous a spoilé ?
  9. Où lisez-vous ?
  10. En silence ou en musique ?
  11. Un livre, un seul, à emporter, maintenant, tout de suite ?

Voilà pour ce questionnaire, à vous de jouer, si vous le souhaitez ! Et à bientôt sur Cinéphiledoc !

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Retour en enfances

Pour ce compte-rendu cinéphile du mois d’avril, je vous propose une exposition, deux livres et un coffret qui ont tous en commun de mettre les enfants à l’honneur.

Contrairement à un précédent article, dans lequel il s’agissait de retrouver, derrière le personnage, l’enfant devenu adulte qui l’avait incarné, ce sont cette fois les visages fictifs qui auront la part belle.

Depuis le 29 mars, en effet, la Cinémathèque française propose une exposition, « Mômes & Cie », et j’ai pris l’habitude d’attendre ces expos avec impatience et de vous en faire un compte-rendu sur ce blog.

Pour préparer cette visite – et cet article – je me suis demandée qui incarnait pour moi le mieux un enfant au cinéma. J’ai écarté les grands classiques, non pas volontairement, mais parce que j’ai pu suffisamment en parler dans d’autres articles.

J’ai laissé le Kid avec Charlot, Antoine Doinel avec son copain René, et tous les personnages de dessins animés, pour les retrouver peut-être un peu plus tard.

Et j’ai préféré laisser la place à Toto, qui pour moi reste à la fois l’un des enfants les plus espiègles du cinéma italien, avec sa petite bouille malicieuse, et véritablement l’enfance de ma propre cinéphilie…

Évidemment, c’est toujours particulier d’entendre Philippe Noiret doublé en italien, mais la magie reste la même… Un gamin minuscule, qui aime le cinéma comme un fou, qui nous fait découvrir tout un pan du cinéma international de 1945 à 1980 (je taille large) et qui ne se doute pas de sa propre vocation.

J’ai repensé aussi au film collectif Enfances, sorti en 2007 et racontant l’enfance de six grands réalisateurs (Hitchcock, Bergman, Tati, Renoir, Welles, Fritz Lang)… je me suis dit que j’aimerais qu’un jour, ce petit bijou sorte en DVD…

Fidèle à mon habitude et avec ces visages en tête, je suis allée voir l’expo de la Cinémathèque.

Mômes et Cie

Le matin même du jour où j’avais décidé de respecter cette tradition cinémathécale (adjectif en cours de définition avec Léo Paget), la chronique PopNCo de Rebecca Manzoni sur France Inter, consacrée à E.T., m’avait mise dans le bain.

https://www.franceinter.fr/emissions/pop-co/pop-co-12-avril-2017

J’ai profité d’un temps quasi estival pour venir à cette expo, et en arrivant à Bibliothèque François Mitterrand, j’ai marché jusqu’au parc de Bercy, ce qui m’a permis de tomber directement sur l’entrée de la cinémathèque :

Je n’ai pas pris beaucoup de photos à l’intérieur : comme une friandise, l’exposition se savoure, se déguste avec les yeux, assis ou allongés par terre.

Dans les différentes salles, les différentes émotions de Vice-versa, moins le dégoût et plus le courage. Un grand écran, des décors minimalistes. La première salle dans laquelle on débouche, c’est la Joie, et j’ai été accueillie par le Kid.

Tout de suite on est saisi. Des grandes salles avec les émotions, des plus petites salles annexes avec des photos, affiches, citations. Quelques costumes, comme la robe couleur de lune de Peau d’âne et la robe du magicien du Voyage dans la lune de Méliès. Un Nimbus 2000 flottant dans les airs.

Pour finir une dernière salle, « À vous de jouer », avec un grand mur à crayonner à la craie, Kirikou sortant de la brousse, une lanterne magique, Persepolis à faire défiler.

Simplement, efficacement, cette exposition pour les enfants et ceux qui le sont restés, vous ramènent directement en enfance. Je n’ai pas regretté le voyage, loin de là.

Et cette fois-ci, j’ai cédé à la tentation et ai pris le catalogue de l’exposition.

1001 visages, 1001 prénoms…

Vous me direz, je n’ai pas compté…

C’est un beau livre qui appelle à la nostalgie, ce catalogue d’exposition. Enfance et cinéma : d’Antoine à Zazie a été co-édité par les éditions Actes Sud et la Cinémathèque française, et est paru en mars 2017.

L’essentiel de l’ouvrage est pensé comme un abécédaire, qui ne commence pas tout à fait à Antoine et ne finit pas tout à fait à Zazie. Comme de juste pour une publication de la Cinémathèque, il s’ouvre sur une préface de son président, Costa-Gavras, et de son directeur général, Frédéric Bonnaud.

Suivent trois témoignages de cinéastes : Christophe Honoré, Michel Ocelot et Nicolas Philibert, ainsi qu’une très belle citation de François Truffaut, présence tutélaire et indispensable, puisque réalisateur des Quatre cents coups, de L’argent de poche et de L’Enfant sauvage.

Le lecteur ne sera donc pas étonné de retrouver Antoine Doinel – car Antoine ne peut être (presque) que lui – Victor, Julien ou Patrick en tournant les pages…

Quelques impressions au fil des pages…

Retrouver Alexandre, avec son théâtre de marionnettes et sa lanterne magique, son air à la fois lunaire et boudeur, et se souvenir de la découverte pas si lointaine de Fanny et Alexandre, d’Ingmar Bergman.

Voir évoquée la Alice de Alice au pays des merveilles et se dire que, même si chez Tim Burton, c’est Alan Rickman qui fait la voix de la chenille, c’est tout même le Disney que je préfère…

Se dire que c’est logique que ce soit Serge Toubiana qui signe le texte sur Antoine Doinel…

Sourire en lisant le texte de Mathieu Macheret sur le Voyage de Chihiro, parce qu’il fallait bien qu’il y ait un film de Miyazaki dans le lot.

Frissonner en repensant à Sixième sens et à cette réplique mémorable « Je vois des gens qui sont morts ».

Suivre Harry Potter des romans de J.K. Rowling à la saga cinématographique avec Christophe Honoré.

Fredonner « A spoonful of sugar » et espérer que son bureau se range tout seul, comme la chambre de Jane et Michael dans Mary Poppins.

Se rappeler la première fois où l’enfance passe de l’insouciance à l’horreur dans Au revoir les enfants

Avec Charlot, courir sur les toits pour retrouver le Kid, ramassé par les services sociaux.

Revoir Persepolis.

En tombant sur Matilda, croire avoir affaire à l’adaptation du roman de Roald Dahl alors qu’il s’agit d’un film de Paul Newman…

Se remettre du choc de la petite Paulette orpheline de Jeux interdits, et de cette musique hypnotique à la guitare.

Éclater de rire à la mine quelque peu alcoolisée de Petit Gibus dans La Guerre des boutons d’Yves Robert (et pas les remakes ultérieurs).

Voir avec plaisir un film de Wes Anderson représenté : Moonrise Kingdom.

Refermer le livre avec le dialogue entre Gabrielle Sébire, commissaire de l’exposition, et Patrick Bouchain, son directeur artistique.

Que dire de plus ?

Comme la plupart des catalogues d’exposition de la Cinémathèque, il s’agit là d’un très bel ouvrage, pensé comme une galerie de portraits.

Justement, le seul petit regret serait que des photos, j’aurais aimé en avoir plus, et c’est une surprise, cette étonnante sobriété dans un ouvrage sur les enfants au cinéma. Mais c’est un regret qui s’oublie vite, tant le livre suscite en lui-même d’images et de souvenirs…

Il m’a d’ailleurs immédiatement fait penser à un autre ouvrage que je venais d’acheter…

Chihiro, Totoro, Mononoké

La mode est aux documentaires consacrés aux films d’animations, pas seulement en livres, mais aussi en vidéo.

Dans les rayons des librairies, est-ce la célébration d’un anniversaire quelconque, mais on retrouve un certain nombre de livres sur l’univers Disney (et j’espère qu’un jour, Taschen éditera en format poche le très beau livre qu’il a consacré aux archives Disney).

Plusieurs fois, la chaîne Arte a diffusé un magnifique documentaire sur Walt Disney, en deux parties. Je n’ai pas trouvé de vidéo d’extrait, et ce documentaire n’existe (pour l’instant ?) pas en DVD, mais voici le lien vers sa version VOD sur le site de la chaîne :

http://boutique.arte.tv/f10870-walt_disney_deux_parties

Il fallait bien que les studios Ghibli fassent eux aussi l’objet d’un documentaire – même si par le passé, au moins un beau livre consacré à Miyazaki avait été publié.

C’est le cas ici, et je rassure tout de suite les économes, voici qui vous donnera un bel aperçu, exhaustif et à la hauteur, des studios Ghibli.

Hommage au studio Ghibli : les artisans du rêve est un ouvrage collectif publié en mars 2017 et co-édité par Ynnis et Animeland.

Le livre, agréable et coloré, s’ouvre sur les biographies des deux membres fondateurs du studio : Hayao Miyazaki et Isao Takahata.

S’ensuit une présentation succincte mais complète de la genèse de Ghibli et de ses premières oeuvres : Nausicaä et Le Château dans le ciel. Puis l’ouvrage se contente de suivre la chronologie et les productions successives, de manière simple et efficace, avec pour chaque période, une page d’introduction :

Totoro et le Tombeau des lucioles, sortis simultanément, Kiki la petite sorcière, les « années fastes » avec notamment Porco Rosso et Princesse Mononoké, le « sacre de Miyazaki » avec Le Voyage de Chihiro et Le Château ambulant (mon préféré),

la relève puis le retour de Miyazaki avec Le Vent se lève.

Après l’étude des oeuvres les plus récentes, viennent l’interview de trois anciens animateurs des studios, tout un chapitre sur l’univers musical de Ghibli, avec un compositeur emblématique : Joe Hisaishi, des articles qui étudient le style, les personnages féminins, l’univers étendu (musée, exposition, produits dérivés), et enfin une vingtaine de pages d’illustrations hommages.

En 130 pages, ce petit livre réussit avec élégance et virtuosité son hommage à l’univers Ghibli et se révèle un indispensable pour tous les amoureux du studio. Non seulement, il donne envie de revoir tous les films les uns après les autres, mais il n’oublie pas de rappeler l’influence d’un film en particulier sur Miyazaki et Takahata : Le Roi et l’oiseau, de Paul Grimault et Jacques Prévert.

Détail ? Pas si je veux vous toucher un dernier mot d’un coffret déniché dans une de nos grandes enseignes…

Le Roi et l’oiseau, encore et toujours

Le 11 avril, il y a 40 ans, disparaissait Jacques Prévert. Est-ce la raison pour laquelle ce coffret était en vente ? Pas que je sache…

© Gebeka Films

Prévert, c’est l’oiseau, impertinent, qui fait fi de la royauté, poète et libérateur. Le Roi et l’oiseau est sorti deux ans après la mort de Prévert, et il a tout d’une oeuvre testamentaire, prenante, émouvante et inoubliable.

Pour ceux qui souhaiterait découvrir ou redécouvrir l’une des plus belles contributions du poète au cinéma (avec Les Enfants du Paradis), guettez ce coffret, vous y trouverez évidemment le film, des documentaires, la bande originale, des facs-similés, des partitions et l’affiche du film entre autres…

Et pour ceux qui souhaiteraient d’abord en savoir plus, quoi de mieux qu’un numéro de Blow Up :

Espérant avoir réveillé votre âme d’enfant avec toutes ces images, je vous dis à bientôt sur Cinéphiledoc !

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