Petits livres : grands moments ?

Voici le premier compte-rendu de lecture de 2017, qui évoquera non pas un livre, mais cinq.

Pour mes lectures sur le cinéma, j’en suis venue à ressembler à tout lecteur qui commence à connaître un auteur, une collection ou une thématique en particulier, et à attendre, avec plus ou moins d’impatience, certaines sorties.

En bonne cinéphile, j’attends donc avec ferveur les nouveautés des éditions Sonatine ou Rouge profond, la suite des ouvrages sur le cinéma comique d’Enrico Giacovelli (le 3e volume étant prévu pour le mois de janvier), ou encore les nouveaux numéros de la collection « BFI : Les classiques du cinéma » proposée par Akileos.

Ce sont ces derniers, attendus pour novembre 2016, et finalement publiés en janvier 2017, dont je vais parler aujourd’hui.

Une collection dédiée aux grands classiques

Je l’avais déjà évoqué au mois de septembre, au moment où j’ai découvert cette collection, lorsque 3 ouvrages avaient été publiés  : Alien, Shining et Brazil. Je n’ai lu que les deux premiers, qui se sont avérés excellents, et j’avais hâte de découvrir le quatrième et le cinquième éléments 😉 de cette collection : respectivement Le Parrain de Francis Ford Coppola et Les Sept samouraïs d’Akira Kurosawa.

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J’ai dévoré en une après-midi celui consacré au Parrain, et avant d’en dire plus, je voudrais encore une fois faire l’éloge de cette petite collection, qui propose à un prix tout à fait modique, pour chaque numéro, une analyse de film aussi captivante qu’accessible.

Vivement la suite, donc, bien que malheureusement, Akileos n’annonce pas de prochaines sorties pour l’instant.

À la rencontre du Parrain

Ma rencontre avec Le Parrain s’est faite tardivement, mais elle a été préparée, annoncée, par des films qui le mentionnaient et / ou lui rendaient hommage.

C’est d’abord une mention dans La Nuit américaine de Truffaut qui a attiré mon attention : le metteur en scène Ferrand (Truffaut) et la scripte Joëlle (Nathalie Baye) se retrouve pour travailler sur le script du film. Ferrand attrape un journal qui donne la programmation des salles à Nice en 1973 :

Au Kursaal : « Le Parrain« , au Rexy : « Le Parrain« … Dis donc, il n’y a que ça ! Il paraît que tous les autres films se ramassent.

La deuxième fois que j’ai entendu parler du Parrain, à nouveau sans même connaître l’histoire du film (sauf bien entendu que celui-ci évoquer la mafia), c’est à travers cet échange entre Tom Hanks et Meg Ryan dans Vous avez un message (You’ve got a mail), une comédie romantique de Nora Ephron sortie en 1998 :

Cela ne m’a pas plus éclairée mais ça a eu l’avantage de piquer ma curiosité.

C’est finalement en prépa, entre les 10 saisons de Friends et Dragon rouge, que j’ai enfin pu découvrir la trilogie, à l’occasion de la sortie de l’intégrale en DVD.

Je ne vais pas tenter de faire un résumé de cette trilogie, l’une des plus belles du cinéma, même si j’avoue une nette préférence pour les deux premiers volets. Je ne vais pas non plus faire le catalogue de mes scènes préférées. Je crois que j’aime simplement toutes les scènes dans lesquels Marlon Brando fait ne serait-ce qu’une apparition.

Et pour ceux qui voudraient découvrir ou se remémorer cette fresque magnifique, je n’ai rien trouvé de mieux que cette rétrospective, signalée par le site de la revue Première, il y a quelques jours :

Passons maintenant au livre.

Le livre que la collection BFI : Les Classiques du cinéma consacre au Parrain est l’œuvre de Jon Lewis, universitaire et auteur de plusieurs ouvrages sur le cinéma, dont l’un porte déjà sur Coppola.

Je n’ai que du positif à dire de ce livre qui, comme les autres volets de cette collection, étudie le film à sa façon et avec brio (attention, ce livre n’est consacré qu’au film originel de la saga, vous n’y trouverez pas de référence aux deux volets suivants).

Ce qui m’a frappée, c’est la façon dont l’auteur ouvre, si j’ose dire, progressivement l’objectif.

L’ouvrage est construit en trois grands chapitres qui se lisent quasiment d’une traite : « Je crois en l’Amérique », « Je crois en Hollywood » et « Je crois en la mafia ».

Durant le premier chapitre, Jon Lewis concentre son regard sur des scènes clefs du film, et en particulier la première scène, qui ouvre Le Parrain, et où le personnage de Bonasera dit justement cette phrase « I believe in America », au moment même où son visage apparaît à l’écran.

Ces quelques scènes, méticuleusement rapportées et analysées, permettent d’ouvrir le regard du spectateur à l’art de Coppola, à la mise en scène, au scénario, et aux relations entre les personnages, et jusqu’à ce qui distingue la saga du Parrain des autres films de gangsters.

Dans le second chapitre, nouvelle prise de hauteur : « Je crois en Hollywood » décrit la genèse du Parrain, et les relations houleuses entre Coppola et son producteur Robert Evans – relation qui ne s’est pas apaisée avec les années.

Enfin le troisième chapitre, « Je crois en la mafia », est consacré aux rapports du film à cette dernière, tant sur le plan romanesque et scénaristique (Le Parrain étant un roman avant d’être un film, et les deux matériaux ayant puisé leurs sources d’inspiration à la fois dans la société des États-Unis et dans l’environnement quotidien de leurs maîtres d’œuvre) qu’historique et financier.

Bref, comme les numéros précédents de cette collection, et comme le suivant, l’analyse du Parrain par Jon Lewis offre un formidable éclairage non seulement sur un film, mais sur son tournage et sur le contexte de sa réalisation.

Vous reprendrez bien un Kurosawa ?

Il en va de même pour le cinquième ouvrage de la collection, consacré aux Sept samouraïs, par Joan Mellen, professeure d’anglais et d’écriture à la Temple University de Philadelphie, et auteure de plusieurs livres sur le cinéma japonais.

Si son propos n’adopte pas la même structure que celui de Jon Lewis sur le Parrain, on y retrouve la même intention : restituer l’univers d’un film et de son réalisateur, captiver le lecteur par la force évocatrice des images et de l’analyse.

Les Sept samouraïs et Le Parrain ont ceci de commun, au-delà évidemment de leurs différences flagrantes, de retranscrire dans un film l’essence même d’une époque et / ou d’une civilisation, en partant d’un microcosme social bien déterminé : mafia d’un côté, samouraïs de l’autre, pour leur faire atteindre, chacun d’eux, une dimension quasi-mythique.

Chacun a des rites, des codes, des frontières à ne pas franchir, chacun est magnifié par le réalisateur derrière la caméra. La comparaison s’arrête là.

Pour qui ne connait pas Les Sept samouraïs, il s’agit d’un film de 1954 du réalisateur japonais Akira Kurosawa, et mettant en scène sept samouraïs sans maître – des ronins – très différents les uns des autres et venant au secours d’un village attaqué par des brigands :

Ce que j’avais aimé dans ce film, c’était la façon dont était ciselée, sans excès ni caricature, chacune des sept personnalités des samouraïs, ce sur quoi revient évidemment Joan Mellen, et le choc entre deux groupes : ceux qui se battent à pied, avec sabres, bâtons et arcs, et ceux qui combattent à cheval et armes à feu.

Je ne rentrerai pas autant dans les détails de ce livre que je l’ai fait pour celui consacré au Parrain, pour la simple raison que je n’ai vu les Sept samouraïs qu’une fois, et que j’ai dû voir Le Parrain une dizaine de fois.

Il me suffit de dire que Joan Mellen nous transporte elle aussi avec virtuosité dans l’atmosphère du film et de son réalisateur, on y apprend ou on y redécouvre beaucoup de choses sur la culture japonaise, à commencer évidemment par les samouraïs, et on ressort de cette lecture avec à nouveau l’envie de s’émerveiller devant leurs exploits.

Comment comprendre… quand… ?

Je terminerai cet article par la présentation de trois petits livres qui ont, eux aussi, été publiés en janvier 2017. Ces trois livres font partie d’une même collection, aux éditions 404, et ont les mêmes auteurs : Julien Tellouck et Mathias Lavorel.

Il s’agit de : Comprendre les super héros quand on a même pas remarqué que Superman porte son slip par-dessus son collant, Comprendre Star Wars quand on n’a toujours pas compris qui est le père de Luke Skywalker, et Comprendre Game of Thrones quand on n’est pas fan mais que tous nos amis le sont.

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Ces petits ouvrages font entrer le lecteur, avec humour et bienveillance, dans l’univers dont ils traitent, et le néophyte comme le passionné y trouveront leur compte : le néophyte parce qu’il apprendra à enfin décrypter toutes ces références qui l’entourent, le passionné parce que cela lui fera l’effet d’une piqûre de rappel amusante et débridée.

J’ai choisi ces livres, pas parce que je comptais en apprendre plus sur des univers que je connais déjà, mais parce que justement, je savais que je sourirai de ces piqûres de rappel. J’ai d’ailleurs commandé celui sur les super-héros, et un autre consacré aux jeux-vidéos, pour le CDI du lycée, parce que je pense qu’ils peuvent plaire aux élèves.

Ces petits livres, très simples, ne sont pas forcément faits pour être lus d’une traite, on les prend, on les ouvre à une page au hasard, on les repose, on en prend un autre, on les prête, on les lit à voix haute à ses amis.

Ils sont autant propices à la découverte qu’au partage, et ces qualités, c’est bien ce qu’on recherche, et ce que j’ai trouvé durant les cinq lectures évoquées aujourd’hui.

Bonnes lectures et bonnes découvertes à tous, et à bientôt sur Cinéphiledoc !

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Janvier 2017 : séances et animations du CDI

Je profite de ce nouvel article, publié un peu en avance au mois de janvier – mais c’est la faute aux vacances de février qui arrivent très vite – pour souhaiter une belle année 2017, cinéphile et numérique, pleine de bonheur et de projets, aux profs docs qui passeraient par là…

J’avais plein de choses prévues au mois de janvier, et je suis très heureuse de pouvoir enfin vous en parler !

Commençons par les séances, qui sont principalement des poursuites de séquences amorcées les mois précédents.

Séances

Comme ces séances, du coup, n’ont pas forcément donné lieu à des publications ou à des modifications, je vais me contenter de les lister rapidement.

Le 6 janvier, j’ai fait 3h de séances d’EMC :

  • 1h avec les 1ère L où, avec mon collègue d’histoire, nous avons repris le thème de la représentation des femmes dans la société (voir le Google Form du mois dernier) et où chaque élève devait intervenir sur la dernière question à l’oral ;
  • 1h avec les 1STMG1 sur le complotisme où ils devaient poursuivre leur travail de recherche sur une théorie du complot (la carte heuristique ci-dessous montre les représentations des élèves en début de séance :

  • 1h avec les 1STMG3 sur l’identité heuristique (le groupe que ma collègue d’histoire et moi n’avions pas encore vu). Dans ce groupe, certains élèves n’ont pas voulu que leur travail soit publié, voici donc un Padlet un peu moins nourri avec tout de même de très belles cartes heuristiques…

Made with Padlet

Le 7 janvier, j’ai vu un petit groupe d’élèves de seconde, envoyé au CDI par une collègue de français pour une heure de lecture. Je ne suis pas beaucoup intervenue, mais j’ai demandé à la collègue de m’impliquer un peu plus dans ce travail de lecture pour les séances suivantes, ce qu’elle a accepté.

Le 19 et le 20 janvier, j’ai fait 1h de séance en demi-groupe de formation à la recherche auprès d’une nouvelle classe de seconde. Pour ces séances, j’avais voulu modifier mon Google Form – la thématique traitée est toujours celle des Lumières – en ajoutant des captures d’écran et en modifiant l’ordre des recherches afin de faciliter la navigation des élèves.

Voici cette nouvelle mouture :

Enfin, le 20 janvier, j’ai revu les 1STMG3 (groupe 2) pour les faire travailler pendant une heure sur le complotisme. Comme pour les 1STMG1, je suis à nouveau partie d’une carte mentale :

Avant de commencer les travaux de recherche, j’ai demandé aux élèves de faire l’exercice suivant : ouvrir deux pages Google, sur la première taper une recherche neutre (exemple : « Programme Apollo ») et sur la deuxième, ajouter « Complot », le but étant de leur montrer que tout peut être prétexte à complot, et qu’en le cherchant, on finit forcément par le trouver. Ce travail devra être poursuivi durant d’autres séances.

Voilà pour ces quelques séances du mois de janvier…

Expositions

J’ai désinstallé à regret mon calendrier de l’Avent et les décorations de Noël – il faut d’ailleurs que j’enlève mon sapin chez moi… Avec mon collègue aide-documentaliste, nous nous sommes posés la question d’une thématique à proposer aux élèves.

Nous avons choisi la journée de l’amitié franco-allemande, qui reste ce qu’il y a de plus réjouissant dans les commémorations de janvier.

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J’ai donc proposé d’un côté une sélection de documentaires :

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De l’autre une sélection de fictions d’auteurs germanophones :

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Ainsi que l’affiche et les QR-codes suivants :

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Nous avons également reçu une commande de la Bibliothèque pour l’école passée au mois de novembre, ce qui a permis d’enrichir le fonds documentaire en nouveautés.

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Gestion

Parallèlement à ce catalogage de nouveautés, j’ai poursuivi mon travail d’harmonisation des cotes et des notices (un peu) pour le rayon Arts, et (beaucoup) pour le rayon Philosophie.

Je pense d’ailleurs être poursuivie par la philo, qui était également le rayon que j’avais péniblement fait basculer de la CDU à la Dewey quand j’étais stagiaire au lycée… de là à rêver de Platon, Kant et consorts la nuit, il n’y a qu’un pas.

Je profite que je suis dans le chapitre « Gestion » pour revenir sur la répartition des rayons que nous avons adoptée ma collègue et moi. J’ai en charge les rayons 000 (Généralités) 100 (Philosophie) 200 (Religions) 700 (Arts) et 800 (Littérature) – même si le rayon Littérature est partagé entre nous, puisqu’il s’agit vraiment d’un gros morceau.

Pour renouveler le fonds de ces rayons, j’avais commencé avec ma copine @spdocs par partager un Google Doc, mais je me suis dit qu’il serait tout aussi bien de travailler à plus de deux (plus on est de fous) et c’est pourquoi je vous propose le Padlet ci-dessous, où mettre des couvertures de livres, des notices et des liens de suggestions pour renouveler le fonds. Je n’y ai mis pour l’instant que les rayons sur lesquels nous travaillons toutes les deux, mais libre à vous de rajouter des classes de la Dewey qui vous intéressent.

Made with Padlet

Préparation de la SPME17

Le 5 janvier, j’ai inscrit le lycée à la Semaine de la presse et des médias à l’école. À cette occasion, j’ai recyclé ma présentation de la SPME que j’avais proposée à mes collègues de collège l’an dernier, et voici ce que j’ai envoyé aux enseignants, en guise d’introduction et afin de les appâter, pour cette année :

Et j’en viens maintenant aux deux gros projets de janvier.

Intervention du collectif OA en « Arts visuels »

Voilà un projet que je prépare depuis début décembre, et que je vous avais annoncé : il a enfin eu lieu.

En effet, début décembre, Léo Paget (comédien, réalisateur, et cousin avec qui je vais de temps en temps voir des expos sur le cinéma), m’avait proposé d’intervenir au lycée pour présenter, avec son équipe, l’un de ces projets.

Du coup, entre la construction du projet, les échanges de mails, et l’intervention en elle-même, ça risque d’être un peu fouillis, donc je vais me concentrer sur l’intervention.

Le 17 janvier, Léo est venu avec 3 personnes de son équipe, le collectif OA, pour présenter pendant 2h son travail aux élèves de l’enseignement d’exploration « Arts visuels ».

Léo Paget (réalisateur / monteur), Carlotta Antonucci (réalisatrice), Laure Barbotte (scripte / scénariste) et Alexandre Coelo (compositeur / acteur) ont participé à la réalisation du court-métrage « Je suis enchanté » présenté au Nikon Film Festival.

Pendant 2h, ils ont raconté aux élèves leur parcours, tous venus du studio Muller, une école de théâtre qui les forme également au jeu face caméra, à l’improvisation, au mime, etc. Avec une dizaine d’autres personnes, ils ont monté le collectif OA, qui leur permet de monter des projets et de se former aux différents métiers du cinéma, et de manière accélérée, ils ont réalisé « Je suis enchanté ».

« Je suis enchanté » dure 2mn20 et condense durant ce temps très court une anecdote poignante et terrifiante de la Seconde guerre mondiale, dont l’atmosphère est très bien reconstituée. L’histoire colle parfaitement à la thématique imposée par le Nikon Festival, à savoir « Je suis une rencontre ».

L’équipe du film a expliqué aux élèves le déroulement d’un tournage, les repérages, les contraintes liées aux lieux, aux budgets, au temps, au scénario. Ils ont évoqué le matériel utilisé, le casting , la promotion du film une fois ce dernier achevé, et enfin en quoi consistait le Nikon Film Festival. Ils ont évidemment montré leur film ainsi que 2 making-of.

Cette intervention a beaucoup plu aux élèves et aux enseignants en charge de l’option, et je profite de cet article pour remercier encore une fois l’équipe pour leur venue, en leur souhaitant le meilleur pour ce festival et pour leurs projets à venir.

Pour voir le film : http://www.festivalnikon.fr/video/2016/533

Page Facebook du collectif OA (avec photos de l’intervention, making-of, etc.) : https://www.facebook.com/oacollectif

Stage « Pratiques innovantes et outils numériques au CDI »

Enfin, the last but not the least, mon mois de janvier était centré autour de deux jours qui m’ont bien accaparée et qui ont nécessité, eux aussi, une bonne préparation durant ces derniers mois.

En effet, depuis l’année dernière, je suis dans le groupe des formateurs DAFPA de l’académie de Versailles pour la documentation. Cependant, l’année dernière, je n’étais encore que « bébé formatrice », je n’animais pas encore de stages. C’est à ce titre que j’avais assisté au stage de Cyril Duquenne « Faire évoluer le CDI, quelles stratégies ? ».

Du coup, en février dernier, j’ai proposé avec ma copine Catherine Besse (@docalfred1) de co-animer (parce que c’est plus sympa) le stage « Pratiques innovantes et outils numériques au CDI », qui a été organisé dans mon lycée les 12 et 13 janvier derniers.

Comme nous avons eu suffisamment d’inscrits, nous pouvons organiser cette année deux sessions : l’une chez moi, au fin fond de l’Essonne, l’autre chez Catherine, en mai, au fin fond du Val d’Oise.

Je ne publie donc pas notre support de formation, j’attends la 2e session. Mais voici quelques tweets qui ont ponctué ces deux journées :

https://storify.com/JFiliol/stage-pratiques-innovantes-et-outils-numeriques-au

Cette première expérience de co-animation a été vraiment un bonheur, j’ai adoré ces deux jours plein de stimulation, d’énergie positive, d’échanges avec une vingtaine de collègues des plus agréables, et tout ça avec Catherine qui partage mon goût pour le numérique, le cinéma de filles, les sushis et les nans au fromage !

Voilà pour ce mois de janvier des plus riches, je vous dis à très bientôt, et encore un bon début d’année à tous !

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2016 : Palmarès de lecture

Voici le désormais traditionnel palmarès de mes lectures cinéphiles de l’année écoulée.

Mais avant toute chose, je commencerai par un petit aperçu de ce que j’ai inauguré en 2014 avec l’exposition en hommage à François Truffaut, et de ce que j’ai poursuivi cette année avec la visite de Chaplin’s wolrd : la visite d’une exposition en lien avec le cinéma.

En cette fin d’année, il s’agit de l’une des expositions de la saison 2016-2017 de la Cinémathèque française : « De Méliès à la 3D : la machine Cinéma ».

Avant…

Je ne résiste pas à un petit panel d’impressions parisiennes avant la visite de cette exposition : promenade entre Saint-Michel et Notre-Dame, arrêt à Shakespeare and Co, librairie et salon de thé à l’ambiance feutrée et bibliophile (voir ci-dessous), et déjeuner au Marcello, un petit restaurant italien très sympa presque en face de la Cinémathèque française, qui loge dans l’ex American Center construit par l’architecte Frank Gehry, au 51 rue de Bercy.

Pendant « De Méliès à la 3D »

J’ai déjà dit à quel point j’appréciais les expositions de la Cinémathèque française, le jeu subtil entre le son, l’image, les objets et les textes (ici peu présents). Je le redis encore une fois.

Le commissaire de l’exposition est Laurent Mannoni, auteur du passionnant ouvrage sur L’Histoire de la Cinémathèque française, et directeur scientifique du patrimoine de la Cinémathèque française (en gros, c’est lui qui s’occupe de tous ces objets fascinants que l’on découvre au fil de cette exposition : caméra, praxinoscope, mais aussi des lanternes magiques… toute l’archéologie du cinéma en somme).

C’est un passionné à l’œuvre et on le ressent dans toute cette exposition : cela lui fait plaisir de montrer tous ces monstres de machines aux visiteurs, de les faire fonctionner sous nos yeux et de nous faire ressortir de là émerveillés.

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Comme pour chacune des expositions de la Cinémathèque, on commence par des affiches, et une entrée, on a l’impression d’entrer au cinéma, ou plutôt d’entre « en cinéma », comme on entre en religion, et l’on va vagabonder parmi ce foisonnement d’objets de culte laïque…

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Tout y est : de l’invention la plus ancienne d’Edison, le kinétoscope (savoureusement désignée sous le nom de « the latest Edison ») aux caméras les plus modernes, aux projections 3D et de réalité virtuelle, en passant par les gigantesques hauts parleurs, le plateau de tournage reconstitué de Marcel Carné, et par la fameuse Steadicam chère à Stanley Kubrick.

L’expérience de réalité virtuelle sur laquelle se conclut l’exposition, avec le Kinoscope, est absolument merveilleuse : le film proposé pour l’occasion est un petit chef d’œuvre de poésie et de magie.

Évidemment, il vaut mieux avoir le Cardboard pour pouvoir visionner cette vidéo dans les meilleures conditions, mais j’ai tout de même voulu en garder une trace…

Après…

Je n’ai pas acheté le catalogue de l’exposition, certes très beau, mais je commence à manquer de place dans mes étagères…

J’ai néanmoins flashé sur ce qui est mon dernier coup de cœur de l’année 2016, une perle aux éditions Taschen, comme les archives Kubrick dans mon précédent article : Muybridge. The Human and Animal Locomotion Photographs.

Petit résumé de cet ouvrage, composé en majorité de planches d’images qui décomposent le mouvement :

Le photographe anglais Eadweard Muybridge (1830-1904) fut un pionnier de l’observation visuelle du mouvement des hommes et des animaux. En 1872, il aida notoirement l’ancien gouverneur de Californie, Leland Stanford, à mettre fin à une polémique en photographiant un cheval au galop. Muybridge avait inventé un système complexe d’obturateurs simultanés permettant d’obtenir des arrêts sur image, et de prouver par-là pour la première fois de manière irréfutable qu’un cheval au galop décolle ses quatre sabots du sol pendant une fraction de seconde.

Après cette exposition, j’ai visité pour la énième le musée du cinéma, où était installée durant cette période une exposition temporaire consacrée au cinéma japonais.

Voilà pour cette jolie petite sortie cinéphile, j’en profite pour remercier Léo Paget, comédien, réalisateur et cousin de son état, de m’y avoir accompagné, passons maintenant au palmarès 2016.

Palmarès 2016

D’abord un point rapide :

J’ai lu cette année 14 livres exclusivement consacrés à l’univers du cinéma et des séries télévisées.

Sur ces 14, trois étaient consacrés à un film en particulier, trois autres à un réalisateur, deux à un acteur, deux évoquaient un aspect précis du cinéma, deux autres un aspect précis des séries télévisées.

L’avant dernier évoquait tant d’aspects du cinéma qu’il n’entre dans aucune des catégories précédentes… Quant au dernier, inclassable lui aussi, il l’était, mais moins par les sujets qu’il abordait que par sa manière de les aborder.

Sur ces quatorze lectures, je n’ai rien à redire, et je n’ai passé avec elles que de bons moments, mais il y en a tout de même certaines qui m’ont marquée plus que d’autres et qui figureront dans ce palmarès.

Catégories « sériephile / sérievore »

Évidemment, dans cette catégorie, les deux livres précédemment cités, et qui m’ont autant plu l’un que l’autre, à savoir :

  • Rêves et séries américaines de Sarah Hatchuel, autant pour le sujet du livre, captivant, pour l’auteur, des plus érudites et nous faisant remémorer des scènes de films et de séries télévisées où les personnages ne cessent de vaciller entre rêves et réalité, et nous entre réalités et fictions… Mais aussi parce que le livre promettait presque un contenu numérique (sites Web, vidéos sur YouTube) que j’aurais aimé plus accessible et plus ambitieux, mais tout de même alléchant…

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Catégorie « films et réalisateurs »

Dans cette catégorie, à laquelle 6 livres pourraient appartenir, je choisis de n’en retenir que deux.

Certes, j’ai beaucoup aimé le récit du tournage de La Grande Vadrouille, et j’ai aimé réfléchir sur différents aspects de Shining et de Alien qui m’avait échappé (dans la même collection de ces deux petits ouvrages, j’attends d’ailleurs toujours la sortie de ceux consacrés respectivement au Parrain et aux Sept samouraïs)… mais là encore, deux livres m’ont particulièrement marquée.

  • Le premier est une lecture encore relativement récente : Les Archives Stanley Kubrick aux éditions Taschen, et déjà mentionné au début de cet article, puisque j’ai trouvé à la Cinémathèque une autre pépite de ces éditions. J’ai apprécié cette lecture moins pour son contenu que pour le fait que Taschen faisait la démarche de mettre à la portée de (pratiquement) toutes les bourses quelque chose d’aussi riche et d’aussi beau visuellement.

  • Le deuxième est un petit échantillon de ce qu’aura été pour moi l’année 2016, à savoir une année Chaplin : la lecture du dernier projet de Chaplin, The Freak, m’a permis de prolonger le bonheur suscité par la visite de Chaplin’s world. Ce livre, qui se lit comme un roman, est l’un des plus beaux hommages qu’on pourrait rendre à ce cinéaste, un joyau d’écriture et de recherche, et que je n’hésite pas à placer parmi mes plus belles expériences de 2016.

Catégorie « écrire au cinéma / écrire le cinéma »

Pour cette dernière catégorie, deux ouvrages qui mêlent avec virtuosité écriture et cinéma.

  • Le premier, Les Écrivains du 7e art, de Frédéric Mercier, explore les relations tumultueuses entre les écrivains et le cinéma : expériences ratées, projets avortés ou méconnus, ambitions déçues… dans un voyage ouvert sur, peut-être une nouvelle exploration…

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  • Enfin, ultime sélection de ce palmarès 2016, Les Fantômes du souvenir de Serge Toubiana, qui remet à l’honneur le prix de la « madeleine de Proust » que j’avais accordée en 2013 à l’ouvrage de Jean-Pierre Pagliano sur Le Roi et l’Oiseau. C’est l’impression que suscitent en moi de tels ouvrages, qui respirent l’enfance, la nostalgie, les paradis perdus (et retrouvés), les images en mouvement qu’on aperçoit un jour et qui restent gravées en nous, et les rencontres, forcément belles, avec les films et avec les êtres… qui nous font rêver et espérer.

Et c’est sur cette note d’espoir que je clos ce palmarès, vous souhaitant pour 2017 toute la douceur, toute la sérénité, et, pour plagier Serge Toubiana, toute la mémoire du monde…

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Décembre 2016 : séances et animations du CDI

Voici un compte-rendu des activités que j’ai menées au CDI durant ce mois de décembre, et qui, pour la plupart, sont en continuité avec celles du mois de novembre.

Une fois n’est pas coutume, je commencerai par les expositions et animations, ce qui donnera un peu plus de légèreté à cet article.

Expositions / Animations

  • Calendrier de l’Avent littéraire et numérique

Mon grand projet de début décembre était de proposer aux élèves un calendrier de l’Avent, un peu comme ceux que j’avais l’habitude de faire en collège. Étant un peu restreinte par les délais, j’ai décidé de me lancer dans un calendrier littéraire, avec le soutien de notre aide-documentaliste.

Pour chaque jour du mois de décembre jusqu’au 24, ce dernier m’a aidée à trouver un livre mentionnant dans son titre le chiffre ou le nombre du jour : Les Deux Tours pour le 2, Les Trois Mousquetaires pour le 3, Vingt-quatre heures de la vie d’une femme pour le 24… Seuls nous manquaient les 22 et 23, pour lesquels j’ai pris des livres presque au hasard.

Voici le résultat en image :

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Parallèlement, j’ai voulu organiser, inspirée par @Outiltice, un calendrier de l’Avent numérique, avec là encore pour chaque date, une information en lien avec cette date :

https://adventmyfriend.com/11207/ddbe7e9ffb

Afin de sensibiliser les élèves à cette action organisée tout au long du mois de décembre, j’ai réalisé cette affiche :

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J’ai également intégré le calendrier sur la page d’accueil d’e-sidoc et j’en ai envoyé le lien par mail à l’ensemble de l’équipe éducative.

  • Gotlib

Suite au décès de ce dessinateur que j’adore – j’ai des souvenirs de lectures des Dingodossiers qui s’accompagnaient invariablement de fous-rires – j’ai affiché quelques planches à l’entrée du CDI, et nous avons sorti des bacs à BD quelques albums dont nous disposions…

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Voilà pour ces quelques initiatives qui ont égayé le CDI et nous ont permis de patienter dans la bonne humeur jusqu’aux vacances.

Séances

  • Suite TPE

Durant ce court mois de décembre, j’ai pu aider certains élèves de TPE qui souhaitaient réaliser un blog.

J’ai également fait pour une autre classe (les premières S) la séance que j’avais faite le mois dernier avec les premières ES sur la citation des sources.

  • J’ai revu les 2de3

J’avais évoqué le mois dernier la séance apocalyptique avec les 2de3, notamment liée aux ordinateurs de la salle, branchés sur le réseau administratif.

Les séances ont été reprogrammées avec mon collègue de français avant les vacances, avec toujours quelques couacs (ordinateurs qui rament, proxy qui ne permet pas d’aller sur le Google Form, plantage au moment d’envoyer le formulaire…) Bref, malgré tout, les élèves ont pu naviguer sur e-sidoc, et ont pu commencer les padlets, même si ces derniers n’étaient pas aussi réussis que ceux des 2de7…

  • EMC 1STMG3 : identité heuristique

Avec ma collègue d’histoire, nous avons poursuivi avec les 1ères STMG3 le travail sur l’identité amorcé au mois de novembre. Après deux séances d’écriture, j’avais proposé à ma collègue de faire réaliser aux élèves un schéma heuristique sur la manière qu’ils ont de se représenter.

J’ai donc présenté les choses assez rapidement : le mot « MOI » au centre du schéma au tableau, puis j’attends les suggestions des élèves, que je placent tout autour. C’est ensuite à eux de réaliser en une heure le schéma le plus complet possible, et qui donne à la fois une idée de qui ils sont, comment ils se représentent, et de la manière dont ils organisent leur pensée et « fonctionnent dans leur tête ».

J’ai ensuite pris en photo les différents schémas et les ai rassemblés dans le padlet ci-dessous :

Made with Padlet

Je n’ai pu voir qu’un demi-groupe sur cette séance, l’autre demi-groupe n’ayant pas encore fini le premier travail d’écriture sur l’identité.

  • EMC 1L2 : la place des femmes en France

Le débat sur médias et démocratie avec la classe de 1L2 s’étant particulièrement bien déroulé, mon autre collègue d’histoire (j’aime les collègues d’histoire…) a voulu travailler sur d’autres sujets. Il m’a donc proposé une séance sur la place des femmes en France, où j’avais en quelque sorte carte blanche.

J’ai construit le document suivant (j’en profite pour dire que si je cède maintenant souvent à la manie du Google Form, c’est autant pour donner au questionnaire élève une forme attrayante que pour avoir un déroulé clair, lisible, et lui-même attrayant, de la séance) :

Le premier groupe, celui que j’avais déjà vu durant le débat « Médias et démocratie », a été très réceptif à cette séance, et en particulier à la dernière question. Je donne comme exemple 4 réponses, anonymes, bien entendues, une pour chaque photo choisie (je garde l’orthographe et la ponctuation) :

  1. Ségolène Royal : La première photo me fait réagir particulièrement car la phrase « Mais qui va garder les enfants ?  » est un stéréotype sur les femmes au foyer or la place d’une femme n’est pas forcement au statut de femme au foyer.
  2. Hillary Clinton (c’est, pour ce groupe, la photo qui a le plus choqué, les deux dernières obtenant une égalité parfaite) : La seconde photo à propos d’Hillary Clinton me choque énormément car le fait que l’on dise « Quand Hillary Clinton parle, les hommes entendent « sors la poubelle ! » », est une discrimination de la femme rappelant l’époque où elle était considérée comme seulement « bonne à faire le ménage et la cuisine », or une femme est égale à un homme, elle a aussi droit de faire un métier qui lui plait plutôt que d’être femme au foyer.
  3. Cécile Duflot : Cette citation ma enormement choquée car c’est insultat de voir une femme surtout une femme politique comme un objet sexuel. Comment le fait de mettre des robes lorsqu’on est une femme peut etre vu sous cette angle ? C’est TRES insultant . Une femme qui a fait autant d’etudes pour acceder a cet emploi soit denigrée de la sorte . Les femmes se sont battues pour avoir le libre droit sur leurs corps pour que des personnes sexistes la raibaissent a un statut de femme qui veut attirer lattention sur son corps alors que c’est pas le cas . Lorsqu’il la regardent ils voient une robe et non une politienne et je trouve ça degoutant .
  4. Najat Vallaud-Belkacem : La quatrième. Associer une femme à une prostituée (qui vend ses charmes pour de l’argent, ou, ici, un poste) est une violente discrimination, qui non seulement place la femme au rang d’objet mais qui sous-entend qu’elle n’a aucun autre moyen de réussir, que ses capacités ne peuvent pas égaler celles des hommes dans la société.

Le deuxième groupe a eu un peu plus de difficultés à se mettre au travail… mais a tout de même réussi à terminer le questionnaire.

Comme indiqué à la fin du formulaire, nous attendons que les élèves réalisent, suite à cette séance, des travaux de forme libre sur l’aspect de la question qui les aura le plus marqué… rendez-vous donc en janvier pour la suite de ce projet !

  • EMC 1STMG1 : théorie du complot

Le même collègue a voulu travailler avec ses élèves de première STMG sur la théorie du complot. Évidemment, le sujet, foisonnant et tentaculaire, m’a donné plus de fil à retordre que la séance sur les femmes (je ne voulais pas que ça parte dans tous les sens, je voulais à la base leur faire construire un complot et le collègue trouvait l’idée risquée…)

Bref, j’ai proposé un autre formulaire, qui servait lui davantage de déroulé de séance, avec des temps de présentation, de questions / réponses et de débats :

Avec le premier demi-groupe, nous sommes parvenus à l’étape du questionnaire où les élèves doivent présenter une théorie du complot existante, trouver 3 arguments complotistes et 3 contre-arguments.

Les échanges avec les élèves ont été assez enflammés, nous avons pris beaucoup de temps pour discuter avec certains, et avons également décidé de poursuivre cette séance au retour des vacances. Malgré une séance de longue haleine, nous avons eu des réactions très intéressées et réfléchies.

La deuxième séance des 1STMG1 a lieu en dernière heure le vendredi des vacances, je ferai une petite mise à jour de l’article avec un compte-rendu de la façon dont cette séance s’est déroulée.

  • EMC 1STMG3 : théorie du complot

J’ai proposé cette même séance à la classe de 1STMG3 qui travaille sur l’identité. Avec le premier demi-groupe, nous nous sommes d’abord appuyé sur les réactions des élèves et sur ce qu’ils connaissaient ou percevaient de la théorie du complot, l’objectif étant moins de tenter de les convaincre d’un raisonnement ou de son contraire, mais de les amener à confronter arguments et contre-arguments afin de se forger leur propre opinion.

Les complots choisis étaient plus variés et moins « politiques » que ceux des 1STMG1 : Pokémon Go est-il lié à la CIA ? Shakespeare a-t-il vraiment existé ? Michael Jackson est-il mort ?

Nous nous sommes arrêtées au même point que l’autre classe, à savoir la confrontation des 3 arguments et contre-arguments. Nous verrons pour la suite à la rentrée.

Gestion, réunions, cogitations…

Durant ce mois de décembre :

  • nous avons pu accueillir notre nouvelle proviseure,
  • j’ai assisté à une réunion de bassin le 9 décembre, durant laquelle ma collègue et moi-même avons accueilli au lycée nos collègues de bassin, avec une présentation de l’application Folios et des ateliers sur la lecture et les plateformes de mutualisation de notices. L’organisation de cette réunion m’a permis de me familiariser à l’équipement et aux salles du lycée, ainsi qu’à l’accueil de groupes.
  • j’ai participé à un Hang-Out sur les TraAM (Travaux académiques mutualisés) Documentation.
  • j’ai assisté également à mon premier conseil pédagogique le 12 décembre, consacré notamment à l’usage des téléphones portables et autres appareils du même type au sein du lycée et à l’harmonisation de l’évaluation de l’EMC,
  • j’ai poursuivi le travail amorcé en novembre sur le questionnaire GIDEC-GECRI qui permet aux enseignants de recevoir les spécimens de manuels scolaires en fin d’année et j’ai renvoyé le dit questionnaire (ouf !),
  • j’ai modifié les cotes des ouvrages sur le cinéma dans le rayon 700. En effet, certains étaient cotés en 778.5 (photographie pour le cinéma), d’autres en 791.43 (cinéma). J’ai tout basculé en 791.43, en rajoutant une partie sur les genres cinématographiques et les essais consacrés à un film en particulier, ces deux types d’ouvrages étant bien représentés au CDI.

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  • j’ai aussi modifié les cotes des usuels en arts. En effet, au CDI, nous mettons les usuels de chaque rayon en début de rayon… Ainsi, comme pour le cinéma, on voit très bien ce qui a été fait comme travail de recote, et ce qui reste à faire !

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  • j’ai poursuivi mon travail sur la signalétique commencé au mois d’octobre.
  • j’ai amorcé un échange avec mes collègues responsables de l’enseignement d’exploration « Arts visuels » afin de leur proposer la venue d’intervenants extérieurs. L’échange est en bonne voie et il semble que l’intervention pourra bien avoir lieu ! La suite au prochain épisode…

Bonne fin d’année à tous et à l’année prochaine !

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Cinéma en images, infographies et vidéos

Pour clôturer cette année 2016, et comme mon dernier article de #profdoc va arriver relativement vite, tout comme les vacances et le palmarès de lecture, je vous propose de finir l’année sur un article un peu plus léger, en deux temps.

Dans un premier temps, j’évoquerai, comme d’habitude, l’une de mes lectures cinéphiles de fin 2016. Dans un second temps, je vous propose une petite sélection de mes chaînes YouTube préférées, consacrées au cinéma.

Cinéma en images

J’ai repéré dernièrement, et je ne dois pas être la seule, la tendance des éditeurs à proposer aux lecteurs des ouvrages sur le cinéma – mais ça pourrait être aussi bien sur la peinture, l’architecture ou la littérature – entièrement en dessins, images ou infographies.

Le premier de ces ouvrages à m’avoir frappé était Star Wars Graphics : L’univers décrypté en infographies, de Virginie Iscan, et publié chez Hachette en août 2015, pour surfer sur la vague de la sortie attendue de Star Wars épisode VII.

Ceux qui lisent mes articles #profdoc connaissent à présent ma manie des infographies, et j’utilise quasi quotidiennement le site Piktochart pour à peu près tout et n’importe quoi : le bilan d’activités du CDI, la signalétique, des affiches d’expositions, des lettres de diffusion, etc.

C’est dire si j’ai été sensible à ce petit livre, sans doute ni le premier ni le dernier à présenter un univers cinématographique de cette manière, mais le premier que j’ai repéré.

L’ouvrage s’ouvre sur des généralités : présentation des différentes planètes, des sabres lasers, espérance de vie des différentes races, chronologies, lieux de tournage, taille des vaisseaux, ainsi que cette page, qui m’a beaucoup plu, Jedi vs Sith :

Suivent deux parties chacune consacrée à la première Trilogie et à la deuxième Trilogie, avec à chaque fois des informations sur la taille des personnages, leur parcours dans la galaxie, le Faucon Millenium, les batailles, etc.

Mais c’est un ouvrage plus récent qui m’a rappelé cette tendance actuelle à tout mettre en images, pas seulement pour synthétiser l’information et la rendre visible ou visuelle, mais aussi pour présenter les choses d’une manière différente, parfois bien plus intrigante…

Le livre en question a été publié en octobre 2016 aux éditions Tana. Un film se cache dans cette image : 70 énigmes graphiques pour cinéphiles est co-écrit (ou plutôt co-conçu) par Thomas Seban, scénariste, réalisateur et professeur des écoles (étonnante triple casquette) et Mathieu Persan, présenté comme un passionné du design graphique des années 30.

J’avais repéré ce livre en librairie, sans vraiment l’avoir feuilleté, et je m’attendais à ce que celui-ci prenne son titre au pied de la lettre. En gros je m’attendais à un « Où est Charlie ? » d’affiches de films.

C’est en fait le sous-titre qui doit être pris au pied de la lettre : « 70 énigmes graphiques pour cinéphiles », et la couverture (vous avez deviné ?).

Les auteurs prennent le cinéphile au dépourvu, le déconcerte, notamment avec une page :

— leur

—rage

—rant

—teau

Allez-y, trouvez le titre, vous avez une heure ! Mais si vous n’êtes pas découragés, en regardant la solution, vous vous émerveillerez davantage du goût des jeux de mots et des calembours prisé par ces deux compères, que par les dessins eux-mêmes.

À chaque réponse, on se torture les méninges : pourquoi / comment ont-ils pensé à ça ? et en de rares occasions, qu’est-ce qu’ils ont fumé ?

Une fois l’ouvrage refermé, vous ne le rouvrirez peut-être pas tout de suite, pour pouvoir être à nouveau surpris par ses énigmes, mais vous le laisserez sans doute en évidence quelque part, pour qu’un proche ou un ami, attiré par la couverture, se prenne lui aussi au jeu et se fasse piéger par le dessin de quatre femmes qui collent « off » sur un mur et la cinquième qui colle « on »… (vous l’avez ?)

Voilà pour ces petites lectures légères, passons à la deuxième partie de cet article.

Cinéma sur YouTube

Sur YouTube, je suis abonnée à une quarantaine de chaînes, qui abordent à peu près tous les sujets : cinéma, musique, sciences, histoire…

Sur ces quarante chaînes, 8 sont consacrées exclusivement au cinéma, et une bonne partie des autres aborde à un moment où un autre le cinéma. Je vous donne ici quelques-uns de mes chouchous.

  • Blow Up, évidemment…

Ceux qui suivent régulièrement mes articles cinéphiles ou mon compte Twitter savent que j’attends chaque mardi avec à chaque fois beaucoup d’impatience les nouveaux numéros de Blow-Up, que je boude à chaque coupure estivale, que je râle à chaque retard, et que j’ai une petite préférence pour leurs Playlists « Top 5 », « C’est quoi » et « Bio express ».

J’aime aussi beaucoup les « Introuvables », surtout « Vous connaissez « Have you heard » ? » et « Vous connaissez « Confessions of a nazi spy »?

Le plus dur a été ici de choisir un exemple, une vidéo qui vous donne comme moi envie de plonger la tête la première dans Blow Up :

Je choisis donc ce focus sur l’écrivain au cinéma, mais j’aurais pu choisir la salle de cinéma au cinéma, les chats au cinéma, la porte au cinéma, les fantômes au cinéma, l’école au cinéma… tous parfaits et tous pourvoyeurs de petites madeleines cinéphiles…

  • Le Fossoyeur de films

Ma deuxième chaîne favorite en terme de cinéma, c’est celle du Fossoyeur de films. Je suis moins ses « Après séances », des Vlogs où il évoque les films qu’il vient de voir, j’adore les vidéos « Fossoyeur de films » où il fait des focus sur certains thèmes et où il déterre des pépites du cinéma (surtout horreur, science-fiction, et tournages ayant été particulièrement épiques)

Il a d’ailleurs publié sur Dailymotion des émissions « Film wars » sur des films dont tout, du tournage à la sortie, a été catastrophique, ce qui les a rendu mythiques. Je vous recommande particulièrement ces « Film wars ».

Sur sa chaîne YouTube, ma préférence va à ses apartés, encore rares, où il évoque les comédiens le plus souvent morts à l’écran ou le fameux cri de Wilhelm.

J’ai gardé le meilleur pour la fin : le manuel du savoir-vivre du spectateur.

Un indispensable lorsque l’on va au cinéma, régalez-vous !

  • 2 chaînes en anglais : Cinéfix et Beyond the Frame

Les deux chaînes font des Top et des focus sur certaines thématiques ou certains réalisateurs.

Cette vidéo de Beyond the Frame, consacrée aux bibliothèques et aux librairies, réjouira, je pense, particulièrement les cinéphiles et les #profdoc !

  • Ginger Force

Pour les amateurs d’adaptations littéraires au cinéma, je recommande particulièrement la chaîne de Ginger Force, avec la playlist « Adaptation ».

En voici une idée, avec le désastre « Astérix et Obélix au service de sa majesté », attention ça pique !

  • Movion VS History, Nota Bene

Nota Bene, qui apparaît dans la vidéo de Ginger, et qui a une chaîne YouTube dédiée à l’histoire, consacre néanmoins quelques vidéos aux cinéma, sur la playlist « Motion VS History ».

Puisque je n’ai pas beaucoup parlé de séries télévisées, retrouvez ci-dessus le numéro (en deux partie) de cette playlist consacré à l’histoire dans Game of Thrones.

  • LinksTheSun et ses points culture

L’un des « poids lourds » de YouTube, LinksTheSun, qui s’amuse à décortiquer les paroles de chansons dans ses « Nan mais t’as vu ce que t’écoutes », consacrent quelques-uns de ses « points culture » au cinéma.

J’ai choisi l’une des vidéos les plus récentes, pour vous donner une idée du personnage… J’ajoute que j’ai également utilisé l’une de ses vidéos (un extrait) dans une séance en EMC avec des élèves de Première, vous en saurez plus en fin de semaine !

  • Le petit dernier : Joris Faucon Grimaud

Je l’ai découvert cette semaine via Twitter et cette vidéo que j’ai beaucoup aimée :

Pour clôturer cette sélection et cet article où le cinéma est mis en images, en dessins et en vidéos, je vous laisse avec l’excellent Gotlib et sa merveilleuse planche « Langage cinématographique ».

L’article #profdoc paraîtra vendredi.

Bonne fin de décembre à tous et bonnes fêtes !

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Novembre 2016 : séances et animations du CDI

Pour patienter jusqu’aux vacances, voici un petit compte-rendu des activités que j’ai menées au CDI durant le mois de novembre.

Un mois de novembre bien occupé, avec l’arrivée des dernières commandes de l’année. En effet, le libraire habituel du CDI ayant fait faillite en fin d’année scolaire dernière, il a fallu renvoyer les commandes à un nouveau libraire, qui a tout livré d’un seul coup, principalement des renouvellements du fonds en philosophie et en fictions, mais aussi quelques nouveautés, des annales, et de quoi rafraîchir le rayon 800, dont j’avais déjà parlé le mois dernier.

Cependant, le traitement des commandes n’a pas empêché un certain nombre de séances, et quelques surprises…

Séances

  • Formation à la recherche – secondes

Jusqu’ici, j’ai vu 4 classes de secondes, avec lesquelles j’ai pu travailler de manière plus ou moins approfondie, avec le déroulé de séance suivant :

  1. Présentation du portail e-sidoc et formation à la recherche, avec comme support, le Genial.ly que j’ai partagé le mois dernier.
  2. Questionnaire en ligne sur le portail e-sidoc en lien avec une thématique de lettres (pour l’un des collègues, le classicisme, pour l’autre, le siècle des Lumières)
  3. Réalisation par les élèves d’un mur collaboratif (Padlet) sur la thématique de lettres, à partir de documents trouvés sur le portail ou sur Internet.
  4. Sondage sur les pratiques informationnelles des élèves.

En fonction de la réussite (ou non) de ces différentes séances, j’ajoute les documents produits.

Séance 1 : avec les 2nde5

C’était la première séance, avec 2 demi-groupes. Les élèves ont eu droit à la présentation du portail, puis ils ont répondu au questionnaire (thème de lettres : le classicisme), et certains d’entre eux ont pu répondre au sondage sur les pratiques informationnelles, disponible ci-dessous :

Je n’avais pas encore eu l’idée de la réalisation du mur collaboratif, donc ils n’ont pas pu le faire.

Séance 2 : avec les 2nde3

Échec total de la séance : j’étais dans une salle où le câblage avait été modifié, et les ordinateurs mis sur le réseau administratif. Impossible de se connecter sur quelque session élève que ce soit. Vidéoprojecteur en panne. Séance reportée à une date ultérieure encore inconnue.

Séance 3 : avec les 2nde 6

Les élèves ont eu droit à la présentation du portail, ont répondu au questionnaire avec comme thème le siècle des Lumières (voir Google Form ci-dessous).

Le 1er groupe a commencé à travailler sur le mur collaboratif, avec quelques ressources postées. Cependant les navigateurs n’étaient pas à jour : cela faisait bugger Padlet.  Pas de contribution possible pour le 2e groupe. On fait remplir à quelques élèves le sondage.

Séance 4 : avec les 2nde7

Séance idyllique : les deux groupes sont au taquet, ils finissent le questionnaire assez rapidement, puis enchaînent avec le padlet (un par demi-groupe). Pas le temps pour le sondage, pas grave : avec ma collègue, nous sommes tellement ravies du résultat, que nous ne doutons pas de travailler à nouveau avec cette classe.

Padlet Groupe 1 :

Made with Padlet

Padlet Groupe 2 :

Made with Padlet
  • TPE 1ES : formation à la citation des sources et affaire Wikipédia

Début novembre, j’ai intégré sur le portail e-sidoc du lycée le générateur de citation de sources proposé par Fenêtre sur. J’en ai proposé pour proposer aux enseignants de TPE de faire un petit point aux élèves sur la bibliographie / sitographie.

Je n’ai pas pu voir les élèves de S, pour cause de conseils de classe, mais j’ai réussi à faire le point avec les élèves de ES : utilisation de l’icône « Citer ce document » pour les références se trouvant sur e-sidoc, utilisation du générateur pour les ressources extérieures au portail.

J’en étais à la partie « on ne dit pas juste qu’on a utilisé Wikipédia, on cite les différents articles de Wikipédia, et c’est facile, il suffit de cliquer sur « Citer cette page ». Je clique, et là j’atterris sur l’écran suivant :

screenshot00069

Après quelques recherches avec l’aide documentaliste, nous avons découvert que des élèves du lycée s’amusent à modifier des articles, l’adresse IP du lycée est donc bloquée pour vandalisme sur notre encyclopédie collaborative préférée. S’en sont suivis échanges avec les administrateurs de Wikipédia (par mails et sur le salon Educatice), discussion avec la proviseure adjointe du lycée, et j’ai fini par envoyer ce mail à l’ensemble des enseignants (je coupe et j’anonyme le mail à certains endroits) :

Bonsoir à tous,

Je me permets de vous adresser quelques petits cogitations personnelles, suite à un petit couac arrivé au CDI cette semaine.

Alors que j’étais en séance de TPE avec S… et les 1ES1, et que je leur faisait un bref rappel sur la citation des sources et la bibliographie – un générateur de citation de sources est désormais à la disposition des élèves directement sur esidoc – j’ai voulu montrer aux élèves qu’il était très facile de citer un article de Wikipédia.

Qu’elle ne fut pas ma surprise de constater que l’adresse IP du lycée était bloquée par Wikipédia, l’encyclopédie collaborative ayant été victime de la part de certains de nos élèves de modifications abusives (ce qu’ils considèrent comme du vandalisme). Nous avons enquêté avec A… : entre autres, un article sur la Jungle de Calais avec du contenu supprimé et signé James Bond…

Les élèves étaient donc dans l’impossibilité de citer un article jusqu’en juillet 2017.

Suite à ce blocage, j’ai contacté les administrateurs de Wikipédia, je les ai également rencontrés mercredi sur le salon Educatice à Paris.

Vous pouvez être franchement hostiles à Wikipédia, ou relativement neutres à son égard, mais on ne peut nier les partenariats noués par cette dernière avec des institutions culturelles ou universitaires, et les efforts faits par les modérateurs afin d’améliorer sans cesse la qualité des articles (ce que prouve bien le blocage du lycée).

J’invite donc ceux qui le souhaitent à rappeler aux élèves que Wikipédia est un outil de recherche bénévolement mis à leur disposition, et qui, certes ne se suffit pas à lui seul, doit être complété par d’autres sources, mais que la citoyenneté numérique la plus élémentaire exige de respecter.

Et pour les éventuels intéressés, les membres de Wikimédia proposent des actions de sensibilisation et de formation aux ressources de Wikipédia, je suis tout à fait disposée à reprendre contact avec eux.

L’affaire a fait beaucoup rire (surtout la partie sur James Bond) et a permis d’échanger avec un certain nombre de collègues – la plupart ravis de l’existence de Wikipédia. L’adresse IP du lycée reste bloquée, mais cela n’empêche absolument pas de créer un compte (ce que l’un des administrateurs a fait pour moi) afin de surveiller les activités de l’adresse IP, et éventuellement de contribuer. Quant au fait que les élèves étaient dans l’impossibilité de citer un article, les administrateurs de Wikipédia m’ont indiqué qu’il s’agissait d’un bug, et que la fonctionnalité serait débloquée à compter du 30 novembre.
  • EMC en Première STMG : travail sur l’identité

Depuis début novembre, je travaille avec une collègue d’histoire-géographie et sa classe de Première STMG en demi-groupe sur le thème de l’identité.

Dans un premier temps, les élèves devaient poser à leurs parents des questions sur leurs origines, ils devaient ensuite, à partir des réponses obtenues, donner une forme littéraire à ce récit : lettre, conte, carnet de voyages… illustrés avec dessins, images, arbres généalogiques.

J’ai proposé à la collègue de poursuivre ce projet en faisant travailler les élèves sur la réalisation d’un schéma heuristique, ce que nous ferons les prochaines semaines. J’en dirai donc plus au mois de décembre.

  • EMC en Première L : débat « médias et démocratie »

Avec un autre collègue d’histoire-géographie, nous avons pour projet depuis un moment de travailler ensemble soit sur les médias, soit sur le numérique, j’ai donc sauté sur l’occasion lorsqu’il m’a annoncé qu’il organisait un débat avec ses élèves de Première L (une heure en demi-groupe) sur le sujet suivant : « La pluralité des médias est-elle un risque pour la démocratie ? ».

Les élèves avaient déjà fait des recherches préparatoires, et travaillé sur des documents la veille du débat. Ils devaient prendre des notes pendant ce débat afin de rendre une synthèse le lendemain.

J’ai moi aussi pris des notes, depuis l’annonce du sujet, que mon collègue s’est chargé d’introduire en en définissant les termes, jusqu’aux interventions des élèves et les différents points abordés :

En quoi la pluralité des médias est un signe de vitalité démocratique ? Les journalistes doivent-ils dire la vérité ou exprimer leurs opinions ? Quelle influence ont-il sur l’opinion publique ? Quelle est la place des réseaux sociaux dans la circulation des (fausses) informations ? Quelle est la différence entre un chroniqueur et un journaliste ? Quel est le rôle des médias dans le respect de la vie privée d’autrui ? Quelle est la fonction d’une presse satirique ? Les journalistes doivent-ils être neutres ou transmettre des valeurs ?

J’ai beaucoup apprécié ce débat, avec des élèves qui avaient pour la plupart une réflexion poussée, tout en restant très personnelle, sur la question.

Voilà pour les séances du mois.

Expositions et animations

Bien que les présentoirs du CDI soient en ce moment surchargés par les nouveautés et le renouvellement du fonds (voir ci-dessous – photo à venir),

j’ai réussi à proposer aux élèves, juste avant le résultat des élections américaines, une exposition sur les États-Unis, avec à nouveau deux affiches, la version classique :

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et la version augmentée :

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Voici l’exposition mise à disposition des élèves au CDI :

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Fin novembre, cette exposition a cédé sa place à une exposition sur la journée mondiale de prévention du SIDA, organisée par ma collègue.

Quant à moi, j’ai commencé à réfléchir aux animations à proposer aux élèves pour les faire patienter jusqu’aux vacances, et là encore, j’en dirai plus dans l’article de décembre.

Gestion, réunions, formations, salons et réflexions professionnelles

J’avais indiqué que je consacrerai une partie de cet article à un peu de cogitation professionnelle le mois dernier, mais il est déjà bien assez long, je garde donc cette idée pour plus tard et j’ajoute juste ci-dessous les quelques activités autres que séances et animations faites durant ce mois-ci :

  • évidemment j’ai consacré un temps certain au catalogage et à la mise à disposition des nouveautés, en particulier pour le rayon philosophie (dont je suis en charge) et pour les rayons littérature et fictions, qui sont partagés.
  • j’ai commencé à m’occuper du questionnaire GIDEC-GECRI qui permet aux enseignants de recevoir des spécimens de manuels scolaires en fin d’année.
  • pas de réunions ni de formations ce mois-ci. Notre proviseur est partie pour devenir directrice académique adjointe de Haute-Savoie, elle n’est toujours pas remplacée, cela a décalé le premier conseil pédagogique de l’année. J’ai pas mal échangé avec mon collègue référent numérique sur différentes applications éducatives à utiliser en classe (dont Prisma, qui permet de retoucher des photos artistiquement). Nous avons également beaucoup échangé sur l’équipement de la mezzanine en ordinateurs et sur le besoin d’une dotation en tablettes, sur laquelle il faut que nous travaillions…
  • deux réunions prévues le mois prochain.
  • pour finir, j’étais à Educatice le mercredi 16 novembre, ce qui m’a permis, entre autre, et comme je l’ai indiqué plus haut, de rencontrer les personnes travaillant pour Wikimédia, et d’avoir de nouvelles idées d’initiatives et de projets à proposer au lycée.

À suivre au mois de décembre.

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Souvenirs de films, souvenirs d’enfances

Dans mes articles cinéphiles, j’évoque souvent certains de mes souvenirs cinématographiques les plus marquants. Il n’est pas rare que je commence un article par « La première fois que j’ai vu tel ou tel film… » ou par « L’un de mes plus beaux souvenirs cinématographiques reste… »

On se souvient souvent d’un film comme d’une rencontre, que ce soit un vrai coup de foudre, un rendez-vous manqué ou une aversion immédiate. Je préfère généralement parler des rendez-vous manqués, auxquels il arrive bien souvent qu’on laisse une seconde chance, ou des coups de foudre, quasiment jamais des aversions…

Témoigner de mes souvenirs cinéphiles me permet de me remémorer certaines scènes, de ponctuer le film d’émotions et de susciter, à la lecture des livres que je parcours, les plus belles scènes à mes yeux, dans un perpétuel aller-retour.

Cet article ne fera pas exception.

J’y évoquerai deux lectures, qui n’ont de commun que le cinéma, et les souvenirs, les miens, et ceux d’un autre. Car je ne suis pas la seule à accorder une telle importance aux souvenirs de films, loin de là.

Premier souvenir

« Un jour mes parents se rendirent à Tunis, la capitale, et m’emmenèrent avec eux voir La strada. Ce devait être en 1956, j’avais donc sept ans. Le film a provoqué en moi une peur incroyable et suscité une répulsion profonde. Tout dans le film m’effrayait. Aussi bien les visages que les corps des comédiens, leurs gesticulations et leur promiscuité. De même le décor, l’Italie pauvre, en noir et blanc, misérable. Si bien que j’ai vu le film sans le voir, par intermittence, les yeux souvent fermés ou baissés. »

C’est par ces quelques lignes que s’ouvrent Les Fantômes du souvenir, de Serge Toubiana, publiés chez Grasset en octobre 2016. Et ces lignes sont l’une des deux raisons qui m’a immédiatement convaincue de lire la suite. La seconde raison, je la donnerai un peu plus tard.

Un souvenir d’enfance, un souvenir de film, le premier film donc. La Strada. On ne peut pas vraiment parler d’un coup de foudre… Lorsque j’ai lu ces quelques lignes, je me suis souvenue moi aussi de ma première Strada : vers quinze ou seize ans, avec mon père, à la télévision : « Tu vas voir, Fellini, c’est magnifique ! » Je ne crois pas avoir été aussi emballée, pas plus par La Strada que par La Dolce vita… mon Fellini à moi reste Fellini Roma, et je n’ai jamais réussi, encore, à revoir La Strada.

Mais revenons à ce livre et à son auteur, Serge Toubiana. Critique de cinéma, il a été rédacteur en chef des Cahiers du cinéma, directeur de la Cinémathèque française entre 2003 et 2016, et il reste pour moi le co-auteur d’une magnifique biographie de François Truffaut, avec Antoine de Baecque.

Quant à ses Fantômes du souvenir, il est simple, beau, on y fait de belles rencontres (Truffaut, évidemment, Godard, inévitablement, Coppola, Isabelle Huppert…), on y assiste à des événements cinéphiles (anniversaire des Cahiers du cinéma, expositions à la Cinémathèque, projections…), on y observe d’abord la formation d’un cinéphile, puis les coulisses d’une revue, et les coulisses d’une institution.

On y suit des projets tels que la préparation d’un documentaire sur Truffaut, ou la découverte, dans les locaux des Films du carrosse, des bandes sur lesquelles étaient enregistrés les fameux entretiens Hitchcock / Truffaut. On y voit défiler le cinéma en perpétuels allers-retours, présent et passé se côtoient : Henri Langlois et nouvelle Cinémathèque, parcours de cinéastes, portraits d’hier et d’aujourd’hui.

Page après page de cet itinéraire dont on prolonge sans cesse la lecture, dont on diffère sans cesse le moment de le reposer, ce qui m’a le plus frappé, c’est une extraordinaire bienveillance. Hormis La Strada, moins aversion que rendez-vous manqué, et qui fait plus figure d’électrochoc ou de souvenir proustien, Serge Toubiana ne semble retenir que les belles rencontres, les expériences enrichissantes et les émotions.

Et chez cet amoureux de cinéma, vous ne trouverez ni hostilité, ni élitisme, juste (et presqu’exclusivement) les bons souvenirs.

Souvenir d’une rencontre

Je venais d’achever mon Master 1 de Littérature française, et mon directeur de recherche, Jean-François Louette, m’avait enjoint de trouver un sujet de mémoire pour ma deuxième année.

J’avais réussi à le convaincre que mon sujet, tout cinéphile qu’il était (l’influence de Proust dans le cinéma de Truffaut), pouvait tout à fait faire l’objet d’un mémoire de littérature.

Cet été-là, en 2008, Serge Toubiana intervenait à la radio, je ne me souviens plus à quelle fréquence, pour évoquer les entretiens Hitchcock / Truffaut, et l’on m’avait soufflé l’idée de le contacter. J’ai donc pris mon courage à deux mains et j’ai laissé un commentaire sur le blog qu’il tenait, en tant que directeur de la Cinémathèque française. J’ai eu très vite la surprise de recevoir une réponse, m’invitant à le rencontrer.

Cela peut paraître dérisoire à une personne extérieure, mais entrer dans les bureaux de la Cinémathèque française, patienter dans une salle à côté de personnes qui s’interpellent, demandant si « on n’a pas des nouvelles de Deneuve », s’assoir dans un bureau rempli de livres et de DVD et donnant sur la Seine, et parler de Truffaut avec Serge Toubiana, cela a de quoi impressionner, et avoir toujours envie de remercier, même 8 ans après.

Voilà pour la deuxième raison qui m’a poussée à lire ce livre, où j’ai reconnu à chaque page cette disponibilité et cet indéfectible amour du cinéma, à l’image de la description qu’il fait du réalisateur Wim Wenders à la fin d’un chapitre :

Jamais froid ni intimidant, toujours amical et généreux. Il transmettait mieux que quiconque à cette époque, l’amour du cinéma, l’ancien et le nouveau. Et d’où qu’il vienne.

Et passé ce souvenir, j’en reviens aux souvenirs !

Premiers souvenirs

En relisant la première phrase de Serge Toubiana, je me suis demandée quel film pourrait m’avoir marquée enfant autant que La strada avait pu le marquer.

Évidemment, des films marquants, il y en a eu, aussi bien des Chaplin que des films d’animation, avec, pour mes souvenirs les plus anciens, une prédilection pour les Don Bluth (Fievel, Brisby et le secret de Nimh, Le Petit dinosaure).

Mais il y en a peut-être trois dont le souvenir n’a été ni effacé, ni déformé : Le Roi et l’oiseau, auquel j’avais déjà consacré un article, Cinema Paradiso, dont j’ai parlé à plusieurs reprises, et Barry Lyndon.

Et c’est justement à Barry Lyndon que je pensais au moment où j’ai ouvert Les Fantômes du souvenir, parce qu’au même moment je parcourais Les Archives Stanley Kubrick, publiées généreusement fin 2016 par les éditions Taschen.

Pourquoi généreusement ? Parce que ces archives, comme celles de Chaplin ou plus récemment de Walt Disney, ont été d’abord éditées dans un format « extra large » et à un prix nettement moins abordable… J’espère donc que cette initiative Kubrick sera suivie d’autres, qui mettront à la portée du cinéphile ces superbes documents.

Dans ces archives, on retrouve évidemment une analyse détaillée des films et de la carrière de Kubrick, ainsi que des projets avortés, (le fameux Napoléon dont je ne cesse de vous rabattre les oreilles). Et une large place est laissée à la photographie, ce qui m’a donné envie de revoir Barry Lyndon.

Barry Lyndon

Barry Lyndon… pour moi à l’origine deux cassettes vidéos, première et seconde partie, en français, avec la voix inoubliable du narrateur, Jean-Claude Brialy.

Une histoire en costumes, magnifique, avec des décors somptueux, et des personnages auxquels, petite, je ne comprenais pas grand chose : un garçon un peu niais du fin fonds de l’Irlande, amoureux déçu, qui s’en va jouer au petit soldat, qui change d’uniforme, qui devient joueur, puis qui se marie…

Et puis il y avait cette musique, que j’écoutais en boucle sur cassette audio, et en alternance à mon panthéon musical avec le Let’s dance de David Bowie et le Non homologué de Jean-Jacques Goldman. Une musique incroyable qui vous arrive dans la tronche dès les premières minutes et qui ne vous lâche plus…

Aujourd’hui, Barry Lyndon a pris pour moi une autre mesure.

Il y a toujours la musique, cette scène d’ouverture fascinante, ce narrateur à l’ironie et à la voix envoûtantes :

Je peux difficilement choisir parmi mes scènes préférées, celle des Grenadiers anglais ? celle de la désertion vers la Prusse ? celle du jeu éclairé à la chandelle ? Je reprendrai juste celle de la bataille :

Avec le temps, j’ai compris que je ne parviendrai jamais à ressentir de sympathie pour les personnages : Barry est un amoureux déçu, qui a perdu toutes ses illusions et qui devient une crapule qu’on souhaite tout de même voir arriver à ses fins.

Quasiment tous les autres personnages sont lâches, hypocrites, menteurs, et même les bons laissent indifférents, comme lorsqu’on lit les Liaisons dangereuses, et qu’on se surprend à préférer la marquise de Merteuil et le vicomte de Valmont, tout odieux et machiavéliques qu’ils soient, face à la niaiserie et à la candeur de tous les autres.

J’ai appris à apprécier la composition des scènes, la magnifique photographie, et le soin accordé à chaque détail.

Toujours maintenant, j’ai plaisir à voir et revoir Barry Lyndon, il reste mon Kubrick indétrônable… et après de longues recherches, des années de disette où elle n’était plus disponible, j’ai enfin remis la main sur la bande originale, qui reprend sa place dans mon atmosphère musicale.

Et pourtant, il y aura certainement des articles à venir où j’évoquerai des souvenirs cinématographiques qui m’auront marquée tout autant que Barry Lyndon.

Mais je repense à cet article de François Truffaut sur Isabelle Adjani :

Je dis parfois à Isabelle Adjani : « Notre vie est un mur, chaque film est une pierre. » Elle me fait toujours la même réponse : « Ce n’est pas vrai, chaque film est le mur. »

À très bientôt !

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Octobre 2016 : séances et animations du CDI

Déjà les quasiment vacances de la Toussaint, j’ai l’impression que le temps a filé et que je n’ai pas fait la moitié de ce que je voulais faire ce mois-ci !

Mais voici tout de même le compte-rendu de mes activités mensuelles, sans cette fois-ci de réflexion perso-professionnelle, je garde ça peut-être pour le mois prochain…

Séances

TPE

J’ai eu ce mois-ci assez peu de séances hormis la poursuite des TPE. Durant ces séances, après la présentation du « Mémo des TPE » (voir article précédent), des méthodes et des outils de recherche, je suis revenue de manière un peu plus approfondie, mais seulement pour une classe, et en collaboration avec leur enseignant de physique chimie, sur la méthode heuristique.

Pour les élèves qui ont déjà abouti à la formulation de leur problématique, revenir à ce moment sur la démarche heuristique peut être un frein, mais pour ceux qui peinent encore à trouver un sujet et à le délimiter, c’est un bon moyen de se creuser la tête.

J’ai ensuite aidé les élèves dans leur recherche, leur navigation sur le portail e-sidoc du CDI ou dans les rayons, dans l’utilisation de la recherche avancée. J’ai suggéré des méthodes et des pistes de recherche, qui ont été retenues ou non, comme pour ce groupe de ES, qui voulait travailler sur les inégalités hommes / femmes dans le travail et à qui j’avais proposé, en vain, de se pencher sur les métiers du numérique.

Je suis toujours avec curiosité les TPE de L (français et philosophie), que je vois le moins, et à qui je viens parfois en aide indirectement, en pointant une nouvelle ressource dans ma lettre de diffusion adressée aux enseignants. Pourtant certains de leurs choix sont vraiment sympathiques, qu’ils cherchent des ressources sur la différenciation pédagogique, ou sur le bonheur au travail, avec les chief happiness officers et les GAFA…

Accueil des secondes et formation à la recherche

Ce mois-ci, j’ai à nouveau accueilli des élèves de secondes au CDI, accompagnés de leur professeur principal. Deux séances en tout, la première d’une heure entière et la seconde d’une demi-heure.

La première, avec une classe que je retrouverai au retour des vacances en séance de formation à la recherche, m’a permis d’amorcer le sujet. Cette séance s’est déroulée en trois temps :

  1. un temps d’environ un quart d’heure où j’ai « délivré la parole divine » (ce que j’aime le moins durant ces séances) : accueil au CDI, règlement, emprunts, les différentes zones… j’essaye de rendre la chose la plus interactive possible en m’appuyant sur l’expérience des élèves qui seraient déjà venus par eux-mêmes
  2. un temps d’un peu moins d’une demi-heure avec le jeu des petits papiers (voir à nouveau l’article précédent), cette fois-ci bien mieux organisé : les élèves prennent un papier, retrouve le document demandé, le note, me l’apporte, et récupère un autre papier, tout en gardant au fur et à mesure tous les papiers successifs. Après rupture des stocks, on comptabilise l’équipe ayant récolté le plus de papier, et qui a droit à ma reconnaissance éternelle…
  3. un 3e temps d’un quart d’heure, avec une présentation du portail e-sidoc et de la recherche sur internet, disponible ci-dessous :

Cela peut paraître certes un peu rapide, mais j’ai prévu de reprendre cette présentation avec eux en séance de recherche.

Pour la classe qui n’est venue qu’une demi-heure, j’ai fait la présentation « parole divine » et le jeu…

Voilà pour les séances menées ce mois-ci, mais j’ai, comme je l’ai annoncé, un bon petit planning de séances qui s’annoncent au retour des vacances.

Planning des séances

  • séances de formation à la recherche : 2 classes de 2nde (les mêmes que pour la découverte du CDI) en demi-groupe (4h)
  • une séance hebdomadaire en demi-groupe au moins jusqu’aux vacances de Noël, en EMC, sur le thème de l’identité, avec une classe de Première STMG
  • un projet avec une autre classe de Première STMG, toujours en EMC, cette fois sur le thème des médias numériques.

Animations du CDI

Ce mois-ci, j’ai organisé deux expositions.

Fête de la science

La première, sur le modèle « à l’intérieur, les documents du CDI / à l’extérieur, les QR-codes à flasher », était consacrée à la Fête de la science. Comme d’habitude pour ces expos, les QR-codes étant proposés aux élèves dans des espaces du lycée où le portable est autorisé, je n’ai pas de visibilité sur le succès ou l’absence de succès du dispositif.

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J’envisage très sérieusement, au fur à mesure, de jouer sur la notion d’utilisation « pédagogique » des smartphones pour faire rentrer les QR-codes dans le CDI.

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https://magic.piktochart.com/output/16246429-fete-de-la-science-2016-qr-codes

Pour les documents du CDI, voilà une petite idée de ceux qui étaient exposés :

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Semaine du goût

La seconde exposition n’était pas prévue à l’origine. Je dois son organisation aux bonnes idées d’Isabelle Poulain, que je remercie encore vivement !

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Comme j’ai mis en place cette exposition pile au début de la semaine du goût, je n’ai pas pris le temps de faire des QR-codes.

L’idée était donc de proposer des ouvrages de fiction ou de documentaires dont le titre évoquerait les repas, la nourriture, ou l’activité même de manger. Je me suis retrouvée dans le rayon des romans à guetter le moindre titre évocateur, depuis Petit déjeuner chez Tiffany jusqu’à L’Orange mécanique, en passant par des choses un peu plus subtiles Charlotte (pour la charlotte), La Religieuse de Diderot (pour la pâtisserie) ou Le Banquet de Platon… Grâce à mes collègues j’ai aussi trouver des ouvrages qui nous enjoignent à « ne pas avaler ça » ou des romans policiers où les types se « mettent à table » !

Une méthode amusante de connaître son fonds !

Communication

  • Twitter au CDI

La grande nouvelle de ce mois-ci est l’arrivée du CDI sur Twitter, après une heure de réunion avec mes collègues, puis d’une autre heure pendant laquelle nous avons créé le compte, choisi les premiers abonnements et lancé le premier tweet. Si vous voulez plus régulièrement des nouvelles du CDI, abonnez-vous donc à @cdieinstein91 !

Le compte est pour l’instant assez confidentiel, mais j’ai prévu une bonne campagne d’affichage :

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Le but est de donner aux élèves des informations générales (réunions, séances), les nouveautés et les expositions organisées par le CDI, et évidemment une veille culturelle et sur l’orientation semblable à ce que j’essayais de faire l’année précédente au collège.

  • Portail e-sidoc

La veille que je transmets chaque semaine aux collègues via l’E-INSTANT CDI me permet également, ponctuellement, d’enrichir le portail e-sidoc.

J’ai déjà évoqué la répartition des tâches proposée par ma collègue. Pour ma part, cette répartition comprend aussi la veille numérique et l’enrichissement du portail en actualités et en ressources culturelles, ce qui me va très bien et contrebalance la gestion des retards et des commandes de matériel !

Voilà ce que cela m’a déjà permis d’ajouter :

Gestion et signalétique

Après m’être fait la main sur le rayon Généralités et sur le rayon Religions, nous avons plongé, ma collègue et moi-même dans le rayon Littérature, où un gros travail de recote et de désherbage nous attendait !

J’ai pu découvrir à cette occasion, de nouvelles perles, rassemblées depuis en réserve sous l’appellation ironique de « fonds patrimonial » et dans l’attente de l’avis ou de la récupération des collègues de lettres…

Après un mois d’effort, et malgré environ encore une étagère entière à traiter, cela commence enfin à ressembler à quelque chose… il ne manque plus que l’arrivée de la commande qui permettra de donner un nouveau coup de jeune à ce rayon !

Indépendamment de cela, j’ai réfléchi à une nouvelle signalétique dans les rayons documentaires qui me sont attribués :

Ce ne sont pour l’instant que des ébauches (surtout pour les rayons en réfection) mais elles ont plu à mes collègues, qui m’ont proposé de les réaliser aussi pour leurs rayons.

Réunions et formation professionnelle

Entre fin septembre et le 18 octobre, j’ai assisté à plusieurs réunions, formations et présentations :

  • le 27 septembre, j’ai assisté à la première réunion de formation de formateurs de l’année.
  • le 5 octobre, j’étais à la première réunion nationale des TraAM Documentation
  • dans le courant du mois, j’ai vu passer l’appel à contribution du MEN sur l’esprit critique

J’ai donc répondu en envoyant mon infographie sur la rumeur, réalisée en mars dernier à l’occasion de la semaine de la presse :

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et ma présentation, également sur la rumeur, réalisée au même moment :

J’en ai profité pour afficher et partager au CDI l’infographie que j’ai vue passer à l’occasion de cet appel à contribution, et que je trouve vraiment chouette… (elle m’a donné de bonnes idées pour la présentation à destination des enseignants et que je veux faire cette année pour la semaine de la presse)

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  • le 12 octobre, j’ai assisté de manière assez enthousiaste à la présentation de la plateforme de lecture Glose,

J’ai tout de suite imaginé des possibilités d’actions et de projets, j’en ai déjà discuté avec le collègue de français qui me laisse ses classes de 2nde à la rentrée pour la formation à la recherche, j’ai déjà créé mon compte et j’envisage de créer un compte pour le CDI et de le relier au compte Twitter @cdieinstein91

  • enfin le 18 octobre, j’ai assisté (ou assisterai, cela dépend du moment où cet article paraîtra) à ma première réunion dans mon nouveau bassin.

Voilà pour ce court mais dense mois d’octobre. Bonnes vacances à tous (du moins à ceux qui ont la chance d’en avoir) et à très bientôt sur Cinéphiledoc !

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50 ans et pas une ride

Pour ce compte-rendu de lecture du mois d’octobre, j’ai cédé à la tentation d’évoquer un souvenir cinématographique presque unanimement partagé, avec, je l’espère, un peu de légèreté et beaucoup d’humour.

Quatre questions en introduction…

Avant d’entrer dans le vif du sujet, petit questionnaire, auquel je vous propose, si vous le souhaitez, de répondre en commentaire.

  1. Quel film vous fait le plus rire ?
  2. Quel film vous fait non seulement le plus rire, mais vous fera rire à nouveau à chaque fois que vous le reverrez ?
  3. Lorsque vous en parlez, de quel film ne pouvez-vous pas choisir une seule scène et dire « c’est celle que je préfère », avant de vous raviser à coup de « Non celle-ci, ou plutôt non, celle-là » ?
  4. Enfin, quel film pouvez-vous voir et revoir au gré de ses rediffusions même si vous en possédez une copie dans votre DVDthèque ?

Vous me répondrez sans doute, pour chaque personne, une réponse différente, et moi-même je serai capable de donner chaque jour une réponse différente (sachant qu’à ce questionnaire, je pourrais aussi bien répondre « la série Kaamelott », ou « les films Mon petit doigt m’a dit ou Le Crime est notre affaire).

Mais je pense tout de même qu’avec une certaine régularité, je tomberai sur un film avec De Funès, et, toujours avec régularité, sur La Grande Vadrouille.

Souvenirs cinématographiques de La Grande Vadrouille

Je ne sais plus si j’ai déjà parlé de La Grande Vadrouille sur ce blog, j’ai dû inévitablement mentionner ce film lorsque j’ai parlé il y a quelques années des dictionnaires thématiques, dont celui consacré à De Funès, et j’ai dû  l’évoquer au moment du décès de Marie Dubois, inoubliable Juliette qui recueille Augustin et Peter Cunningham poursuivis par les allemands.

Je saute donc sur l’occasion – 50 ans, c’est trop beau – et m’attarde quelques instants sur mes souvenirs de La Grande Vadrouille.

Tout d’abord, je ne me souviens absolument pas de la première fois où j’ai vu ce film. Je me souviens de mes premiers Chaplin, de La Nuit américaine, de mes premiers Bogart et Bacall, ou encore du Roi et l’oiseau ou de ma première vision époustouflée de Barry Lindon

Je n’ai aucun souvenir de ma première Grande Vadrouille. Par contre, assez facilement, je dirai que depuis cette première rencontre, j’ai eu l’impression toujours d’être accompagnée par ce film, et de ressentir ce même plaisir, cette même joie, à chacune de nos retrouvailles. La Grande Vadrouille peut ainsi répondre à mes deux premières questions ci-dessus, et également à la quatrième.

Enfin, pour ce qui est des scènes cultes, il est vrai que j’ai bien du mal à me décider, même si la mélomane en moi retiendra évidemment la scène de l’opéra avec De Funès en chef d’orchestre… L’amateur d’absurde se souviendra le rire aux lèvres de l’interrogatoire « De moi vous osez vous foutez ». Le nostalgique retiendra la première rencontre (dans le film, puisqu’ils avaient tourné avant Le Corniaud) entre Bourvil et De Funès :

J’ai également une tendresse particulière pour les scènes aux hospices de Beaune, en particulier celle-ci :

car elle me rappelle Caradoc dans Kaamelott, et ses obsessions culinaires « Le gras c’est la vie », et l’extrait qui suit immédiatement « Dites trente trois, trente trois. – Thirty three, thirty three »…

Bref, c’est avec bonheur, et facilité, que j’ai décidé de ma lecture du mois de septembre, à savoir un livre sorti à l’occasion du cinquantième anniversaire de ce phénomène cinématographique.

Les 50 ans de La Grande Vadrouille

L’ouvrage est sorti, très opportunément, en septembre 2016 : il s’agit de Sur la route de La Grande Vadrouille : les coulisses du tournage, un livre de Vincent Chapeau, préfacé par Danièle Thompson, et sorti aux éditions Hors Collection.

On le présente comme une « édition spéciale 50 ans du film », de 144 pages.

Néanmoins, et c’est là que j’ai cédé à la facilité, ce n’est ni sous cette couverture, ni avec ce nombre de pages que je connais ce livre, mais dans une précédente édition de 2004, celle-ci de 112 pages… j’ignore donc tout des 32 pages supplémentaires, j’essaierai d’y jeter un oeil pour un éventuel addendum !

Voici le livre tel que je le connais, et tel que je l’ai trouvé à l’office de tourisme de Meursault, lors d’un petit séjour des plus sympathiques en Bourgogne il doit y avoir trois ou quatre ans.

Après la préface de Danièle Thompson, et une brève introduction de l’auteur, ce dernier revient en quelques pages sur la genèse de La Grande Vadrouille, depuis le succès du Corniaud en 1965 jusqu’aux démarches de financement, en passant par l’écriture du scénario et les repérages.

Puis le lecteur est embarqué sur un tournage qui débute à Vézelay le 15 mai 1966, pour s’achever le 12 septembre dans un train aux abords de Paris, où un parachutiste anglais s’excuse par mégarde dans sa langue maternelle auprès d’un officier SS. S’ensuivent deux mois de post-production, avant une sortie triomphale en décembre 1966.

S’il n’était peut-être pas de bonne humeur en ouvrant le livre de Vincent Chapeau, parce que les jours raccourcissent, parce que les températures baissent, parce que… parce que… parce que… ce même lecteur va vite se rendre compte que la bonne humeur, l’euphorie, l’humour n’étaient pas que dans le scénario, et sont contagieux.

Il va suivre les comédiens parmi les plus célèbres du cinéma français des années 60-70, et toute une équipe de cascadeurs, décorateurs, figurants, d’abord dans une ambiance bourguignonne festive, entre Meursault, Beaune et Vézelay, puis dans le Cantal, pour enfin se faufiler dans la fourmilière des studios de Boulogne-Billancourt.

Le livre de Vincent Chapeau se déguste comme un bon repas – entrée, plat, dessert – servi avec une bonne bouteille : photos, documents d’archive, lettres, extraits du scénario, repérages géographiques, et évidemment, anecdotes.

Bons repas, bonne humeur et anecdotes de tournage

Comme je l’ai dit plus haut, le périple commence en Bourgogne, et on suit avec délectation les journées de tournage qui s’achèvent soit en dégustations de repas gastronomiques (et autres escargots), soit en visites de caves de la région.

On y attend Bourvil oublié sur la départementale à la fin de la journée par le régisseur, on y observe De Funès faire ses emplettes en verres à vin.

On assiste à des accueils d’habitants toujours fébriles et enthousiastes, à un tournage où chacun des deux larrons émerveillent par leur talent comique, Bourvil toujours chantonnant et de bonne humeur, et qui s’applique à dérider un De Funès taciturne en l’appelant « mon petit poussin »…

Évidemment il y a ce qu’on connait, les anecdotes dont on a forcément entendu parler et qu’on relit avec plaisir, et puis il y a les choses que l’on apprend – ou plutôt que j’ai apprises :

Pêle-mêle :

  • les répétitions harassantes de De Funès pour faire un bon chef d’orchestre,
  • la colère de Terry Thomas à l’idée de devoir tourner une prise supplémentaire dans les eaux froides du zoo de Vincennes,
  • la mort de Gil Delamare, roi des cascadeurs, au beau milieu du tournage, mais sur un autre tournage,
  • les visites de Michèle Morgan à Gérard Oury d’un plateau à l’autre des studios de Billancourt,
  • les difficultés et les tractations pour réussir à tourner dans l’Opéra Garnier,
  • les reconstitutions en studio de la loge présidentielle de l’opéra, des égouts de Paris, des chambres de l’hôtel du globe,
  • le trac de Marie Dubois pour son premier jour de tournage,
  • l’estime et le respect mutuels, et communicatifs, d’un réalisateur et de ses deux acteurs principaux

Le tout suscite en nous, à la lecture de ce livre, une pêche incroyable. On est heureux d’observer ces coulisses, d’assister à ce bonheur, parfois mêlé évidemment d’angoisses professionnelles et d’incertitudes, et on se sent privilégié de pouvoir le faire. Les plus âgés (et pour le coup les plus chanceux) d’entre nous, se rappelleront à cette lecture la sortie en salles de La Grande Vadrouille.

Je me contenterai, personnellement, de tenter une nouvelle fois de me souvenir de la première fois, de la première fois où j’ai vu un bombardier anglais traverser l’écran, se croyant au-dessus de Calais et apercevant la Tour Eiffel. De la première fois où j’ai vu De Funès diriger Faust, de la première fois où j’ai vu Bourvil repeindre une façade.

Et je me souviendrai aussi de tous les films suivants, des uns et des autres. Du Cercle rouge pour l’un, de La Folie des grandeurs pour l’autre…

Et je garderai en mémoire l’impression ultime que m’a laissée ce livre, celle de feuilleter un album de famille, entourée par des êtres exceptionnels par leur talent, leur richesse, leur douceur et leur simplicité.

Et je remercierai, encore une fois, La Grande vadrouille d’exister.

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Septembre 2016 : séances et animations du CDI

Je publie cet article #profdoc avec un peu d’avance, pour équilibrer avec l’article du mois prochain…

Avant de reprendre ce traditionnel article mensuel, j’aimerais commencer cette nouvelle année scolaire par quelques petites réflexions, d’ordre personnel et professionnel, mais sans aucune ambition.

La vie numérique de M…

En effet, avant de parler de mon nouvel établissement et de mon nouveau CDI, j’aimerais m’attarder sur ce phénomène actuel qui consiste à rejeter et à diaboliser le numérique, en partant d’une personne de mon entourage.

M… ne supporte pas le numérique. Si je prends le risque de parler de lui aujourd’hui, c’est bien parce que je sais qu’il ne mettra pas les pieds sur ce blog.

M… a aujourd’hui la soixantaine, il est fonctionnaire au sein de l’éducation nationale, et utilise a minima le numérique dans sa vie professionnelle : il envoie des mails, en reçoit, et, il me semble, maîtrise parfaitement les éléments d’une suite bureautique.

Pourtant, dès qu’il sort de ce cadre professionnel, M… fuit tout contact avec le numérique. Il a un téléphone portable qu’il n’allume que lorsqu’il prend la voiture pour de longs trajets, il ignore ce que sont des SMS ou des MMS, il n’est pas sur les réseaux sociaux. Il faut dire qu’il habite dans une zone mal desservie par internet…

Autour de lui, ses amis, parfois bien plus âgés, échangent des photos sur leur smartphone, sont sur Facebook, et font des achats en ligne.

Régulièrement, M… m’appelle pour me demander de passer une commande, s’indigne des « gamins » toujours sur leurs portables, ne comprend pas pourquoi la banque, EDF, ou le moindre prestataire de service lui demande son adresse mail, ou est exaspéré par ses copains branchés qui essayent de le convertir au numérique.

Sur le plan numérique, tout nous oppose, M… et moi : pour moi, la moindre démarche administrative se fait en ligne, j’y prend mes rendez-vous chez le médecin, j’y consulte mes comptes, j’y remplis ma déclaration de revenus.

J’ai du mal à rester éloignée d’un outil numérique, ordinateur, tablette ou smartphone, je consulte le trafic sur le RER, les dernières actualités, la météo, les embouteillages sur la N104, les dernières infos sur Twitter… et je m’exaspère de la moindre absence de wifi.

M… est un membre de ma famille mais il est loin d’être un cas isolé. Combien de collègues ai-je rencontré, qui refusent tel ou tel projet impliquant un soupçon de numérique parce que « ça prend trop de temps » ou « c’est trop compliqué », ces collègues qui préfèrent encore un affichage papier en salle des profs ou un mot dans leur casier, parce que leur boite mail académique déborde de courrier non lu…

À Ludovia, université numérique, le maire de la ville d’Ax-les-Thermes nous vantait telle ou telle zone de la ville où il n’y avait pas encore de wifi, et nous suggérait de venir nous y ressourcer. Les 3/4 de la salle avaient tablettes, ordis, ou portables à la main.

À la rentrée, on a beaucoup parlé d’un ouvrage dénonçant les méfaits du numérique dans l’éducation. Il était cependant assez comique de voir que les auteurs de ce livre en faisant la promo avec un compte dédié sur Twitter, comme si des végétariens mangeaient de la viande pour se convaincre de ne pas en manger…

Régulièrement, je tombe sur des articles de presse qui évoquent, chez certains, cette peur et ce rejet du numérique, et des innovations technologiques en général.

Et après tout, qui suis-je pour juger ?

Il y a des enseignants formidables qui se passent de numérique, qui s’impliquent et multiplient les projets sans avoir besoin, comme moi, d’être accro à leur smartphone.

Et il y a ceux, dont je fais partie, qui continueront à faire du numérique parce que cela leur convient et parce qu’ils pensent que cela est nécessaire aux élèves pour évoluer dans le monde qui nous entoure.

Il y a des élèves qui sont, malgré l’étiquette « digital natives » qu’on leur colle, bien moins à l’aise avec le numérique qu’on ne se l’était imaginé (j’en ai fait l’expérience en collège).

Il y a ceux aussi qui d’emblée nous dépassent par leur aisance devant un écran – comme cet élève de quatrième l’an dernier, qui apprenait à coder au CDI.

J’aime le numérique dans tout ce qu’il représente d’accès au savoir, à l’information, dans tout ce qu’il facilite en matière de vie quotidienne et de communication, j’aime tout cet éventail de personnes qu’il me fait rencontrer, néophytes ou convertis, observateurs ou acteurs, et je suis consciente de ses dérives et de ses excès.

Même si je l’utilise quotidiennement et si je cherche à impulser des actions qui forment au numérique et qui s’appuient sur ses outils, je ne chercherai jamais à l’imposer professionnellement à quelqu’un…

J’ai simplement du mal avec toutes les personnes qui me tiennent le discours du bout de bois et du « c’était mieux avant ».

Voilà pour ces quelques cogitations personnelles, qui n’ont pas d’autre prétention que de poser à plat ce que je gamberge dans ma petite tête, et dont, j’espère, vous excuserez la platitude.

J’en profite tout de même pour vous renvoyer, si le cœur vous en dit, à la lecture de quelques articles, où sont intervenus sur le sujet notamment Anne Cordier ou Nicolas Le Luherne

Entrons désormais dans le vif du sujet de cet article.

Nouveau CDI, nouvel établissement

Entre l’année dernière et cette année, je fais le grand écart : je passe d’un collège de moins de 300 élèves à un lycée de plus de 1000 élèves. Je passe d’un petit couloir où il suffisait de faire 2 mètres pour être soit à la vie scolaire, soit en salle des professeurs, soit à l’administration, à un labyrinthe qui exige de moi une bien plus grande activité physique. Je passe d’une trentaine d’enseignants à environ 120 profs, je passe d’un poste seul à un double poste (avec deux autres personnes en appui)…

Les contrastes sont nombreux et saisissants. Mais pour ceux qui suivent ce blog depuis quasiment sa naissance, ils savent que finalement, ce lycée et ce CDI ne sont pas nouveaux pour moi… En effet, c’est dans ce lycée que j’ai fait mes premières armes. Je ne me retrouve donc pas complètement en terra incognita, j’ai le dépaysement et la nouveauté sans être désorientée, ce qui est, pour le coup, assez confortable.

Bien-sûr, en quatre ans, ce CDI a évolué, et j’ai dû me réhabituer, aussi, à ne plus être seule à la barre. Je commence d’ailleurs à apprécier certains aspects du double poste, sur lesquels je reviendrai…

Voici donc d’abord à quoi ressemble, visuellement, ce CDI :

Plus grand qu’au collège, mais pas immense non plus. Moins d’ordinateurs que je n’en avais au collège, mais une mezzanine avec vidéoprojecteur.

Concernant le fonds, le CDI dispose de 40 abonnements, et les documentaires sont classés en Dewey. Le fonds est en cours de rénovation, certains rayons ont bien besoin d’être rafraîchis et la tâche est titanesque. Voici donc pourquoi j’apprécie le double poste : une répartition de la gestion des rayons ainsi que des abonnements.

Cette année, je m’occupe des Généralités (000), de la Philosophie (100), de la Religion (200), des Arts (miam du cinéma) – 700 – et d’une partie de la Littérature (sauf littérature étrangère) – 800.

Je suis déjà parvenue, durant ce premier mois, à harmoniser les cotes du rayon 000 et du rayon 200. J’ai jeté un coup d’œil au rayon 100, qui a subi un bon désherbage l’an passé, et j’ai trouvé de belles petites perles dans le rayon 800.

En ce qui concerne les fictions, nous faisons rayons communs. Mais le fonds reste encore relativement peu attrayant, et vieillot. J’ai souvent l’impression de faire de l’archéologie documentaire, à enlever au cutter de vieilles cotes manuscrites maintenues par du scotch jauni (avec parfois plusieurs couches, à passer au carbone 14), et à découvrir la date du premier emprunt (1977) d’une édition des Mythologies de Roland Barthes ou de feuilleter Les Héroïnes de Corneille, édition de 1924, dont je ne sais si un jour il a jamais été emprunté…

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Autant dire qu’il y a de quoi du boulot !

Néanmoins, sur ce CDI partagé, voici ce que j’ai réussi à faire en septembre :

Séances

  • Accueil des secondes

Pour l’instant, je n’ai vu qu’une classe de seconde. Il y en a 11 en tout.

Cette séance d’une heure s’est déroulée en 3 temps : une présentation du CDI et de ses espaces, des conditions de prêts, des équipes, etc., un jeu de piste en équipe de 2 à 3 élèves, avec les petits papiers présentés ci-dessous.

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À chaque fois qu’une des équipes rapporte un papier rempli, elle récupère un autre papier, jusqu’à épuisement du stock. Cela permet aux élèves de se familiariser rapidement, et de manière amusante, avec les différents espaces du CDI.

Durant le 3e temps, ma collègue d’histoire-géo présentait à une moitié de la classe des revues spécialisées, pendant que j’aidais l’autre moitié dans leurs recherches en EMC.

  • TPE

Du fait de nos emplois du temps, les TPE sont répartis entre ma collègue et moi. J’ai une classe de S, une de ES et une de L. Pour l’instant j’ai vu les S et les ES, à qui j’ai fait cette présentation en première séance :

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https://magic.piktochart.com/output/15864748-memo-tpe

Puis à qui j’ai fait ces deux présentations en deuxième séance :

Les présentations sont accessibles directement sur le réseau pédagogique de l’établissement, et j’ai déjà quelques groupes convertis au mur collaboratif.

Je n’ai pas vu les L, qui me posent régulièrement des lapins.

  • Projets à venir

J’ai déjà quelques séances de formation à la recherche programmées avec les secondes, mais pas seulement.

J’ai pu discuter avec quelques collègues et commencer à réfléchir à deux projets en particulier : un en STMG sur la veille, et un en première ES, normalement, sur le numérique, et en particulier sur l’usage des réseaux sociaux dans le cadre de la campagne présidentielle à venir. Je vous tiendrai au courant au fur à mesure que ces projets se construiront.

Pour les ateliers et autres clubs, je n’ai pas encore d’idées précises, si ce n’est un atelier jeux, qui, sans empiéter sur le foyer, permettrait aux élèves de découvrir chaque semaine un nouveau jeu…

Communication

Pour l’instant, encore, je suis en pleines cogitations, mais j’ai réussi à mettre en place quelques petites choses.

  • Lettre de présentation

Même si j’étais déjà connue de certains collègues, j’ai tenu à me présenter à nouveau : voici donc le mail que j’ai envoyé, quelques jours après la rentrée :

Bonjour à tous,

Je me permets de vous adresser ce message afin de me présenter à vous à nouveau.

Ancienne professeure documentaliste stagiaire au lycée Einstein, j’ai travaillé pendant 4 ans au collège Jean Mermoz de Savigny-sur-Orge avant de revenir cette année parmi vous en tant que titulaire, avec beaucoup de bonheur.

Ceux qui me connaissent déjà savent qu’il me tient particulièrement à cœur de travailler avec vous et d’expérimenter de nouvelles choses.

Les thématiques qui m’intéressent sont entre autres les usages pédagogiques et l’identité numériques, la publication en ligne, le cinéma et la littérature. Mais je n’exclue aucun autre thème de travail et serai toujours heureuse et impatiente de travailler avec vous, quoi qu’il arrive !
Je profite également de ce message pour mettre à votre disposition une infographie que j’avais proposé aux enseignants de mon collège l’an dernier (ne vous formalisez donc pas d’y trouver mentionné le nom de mon ancien établissement), et que j’espère pouvoir enrichir durant l’année :
https://magic.piktochart.com/output/10741612-boite-a-outils-du-cdi

N’hésitez pas à venir me trouver ou à m’envoyer un petit message ! Je suis également légèrement accro à la caféine durant les périodes scolaires, en particulier au moment de démarrer la journée…

Bonne fin de semaine et au plaisir de vous retrouver !

Juliette FILIOL
Professeure documentaliste
@JFiliol
Cette première lettre m’a permis d’amorcer des échanges et j’ai eu quelques retours, tous très sympathiques.
  • L’E-instant CDI

J’ai voulu reprendre, en l’adaptant au contexte, à l’existant (une lettre hebdomadaire de la proviseur adjointe) et au public, la lettre de diffusion que je faisais au collège. J’ai donc repris une formule hebdomadaire, en la centrant davantage sur culture, éducation et numérique.

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https://magic.piktochart.com/output/15886286-e-instant-cdi

Pour le nom de cette lettre, il fait référence au nom de l’établissement, le lycée Albert Einstein, « E-instant » commençant comme Einstein, et au numérique avec le E du début.

  • Agenda en ligne

Une première, inspirée des pratiques de certains collègues, j’ai décidé, pour faciliter mon organisation, de mettre à disposition des collègues mon agenda. Cela est aussi motivé par le fait qu’avec le double poste, j’ai souvent des demi-journées, ça me permet de m’y retrouver.

https://calendar.google.com/calendar/embed?src=c7v4b2mlf6jqm3l2tt2joud6b0%40group.calendar.google.com&ctz=Europe/Paris

Animations du CDI

J’ai pu reprendre mes expos thématiques, la première sur les Journées européennes du patrimoine.

Cependant, le règlement intérieur du lycée et le règlement du CDI étant relativement stricts, j’ai dû adapter mes expos augmentées. Voici donc l’affiche que j’ai placée sur la porte du CDI.

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https://magic.piktochart.com/output/15864356-expos-augmentees-lycee

Chacune des expos est « annoncée et prolongée » en dehors du CDI.

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https://magic.piktochart.com/output/16006085-expo-augmentee-jep

Voilà ce que ça donne pour les Journées du patrimoine.

Et c’est tout pour l’instant. Je reste en ébullition et en attente des autres choses à impulser, à reprendre, et à mettre en place. D’ici là, vous retrouverez très bientôt le prochain article cinéphile, avant l’article doc du mois d’octobre…

À bientôt !

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